Ni putes ni soumises

Jihadistes (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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La charmante sœur du tueur d’enfants Merah s’est barrée avec homme et enfants vers le califat en Syrie. L’honnête mère de famille turque avec ses enfants devant moi à la caisse du supermarché portait le voile. La RATP trouve normal de promouvoir une pub de carte de paiement spéciale « gassar » ramadan avec un femme voilée. Au contraire, la Cour de Cassation vient de donner raison à la fameuse crèche « Baby Loup » qui avait licencié une employée voilée.

Ce voile devenu banal et omniprésent sur les chaînes d’info au moindre micro-trottoir s’est répandu comme un éclair, à l’échelon du temps historique. En 1984 était créée une officine du PS, noyautée par les étudiants trotskystes Dray, Désir et Malik pour encadrer à son profit le « malaise des banlieues ». « La Marche pour l’égalité » démarre en mars 83, avec le soutien de la Cimade, du père catholique Delorme et du Pasteur Costil, relayée par le PS (Georgina Dufoix marche), puis, la deuxième année avec à sa tête Farida Belghoul qui, 30 ans plus tard, se rapprochera d’Alain Soral. Il n’y avait pas de voiles dans ces manifs de filles en jeans et cheveux en bataille.

Trente années plus tard de politiques très coûteuses en deniers publics d’intégration, le voile est devenu un sujet politique. La pression des mœurs puritaines dans les banlieues pousse Fadela Amara à la création de l’association « Ni putes ni soumises » en 2003, tandis qu’Isabelle Alonso crée « Chiennes de Gardes », version bourgeoise gaucharde. Toutes deux ont bénéficié de la publicité active des médias subventionnés et des subventions de l’État (jusqu’à 490.000 euros pour NPNS).

Actuellement, 800 jihadistes français combattraient en Syrie ou en Irak maintenant ; c’est l’équivalent de l’effectif d’un régiment complet de l’Armée de Terre Française. Des femmes, parfois très jeunes converties, ont tenté de les rejoindre, comme la sœur de l’assassin d’enfants. Les Associations féministes sont devenues des coquilles vides, et en allant sur leurs sites vous pourrez constater la futilité de leur « actions ». C’est le voile qui a gagné : ni putes, ni soumises, jihadistes sont les nouvelles tendances ; peut-on penser que c’est en discutant du sexe des anges libéraux qu’un libéral pourra répondre à ce défi socio-culturel ? Ou peut-on dire que la Politique a son rôle à jouer en dehors des problèmes de marché ?