Il va vraiment falloir que quelqu’un se décide à renverser la table !

Malgré l’urgence des réformes nécessaires au redressement du pays, on attend…

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Il va vraiment falloir que quelqu’un se décide à renverser la table !

Publié le 15 juin 2014
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Malgré l’urgence des réformes nécessaires au redressement du pays, on attend

Par Nicolas Nilsen

Je suis généralement d’une nature plutôt calme. Mais là, vu l’état du pays et l’effondrement d’une classe politique totalement discréditée (tous partis confondus), je crois qu’il va vraiment falloir que quelqu’un – ou le peuple – se décide à renverser la table.

 

On a plus de 5,2 millions de chômeurs, Pôle emploi est au bord de l’explosion… et la SNCF est en grève, les taxis sont en grève, les intermittents du spectacle sont en grève, l’UMP se discrédite tous les jours un peu plus avec des combines et des stratégies personnelles dérisoires et le gouvernement est totalement tétanisé : on attend désespérément une purge des gaspillages publics, on attend une refonte de tout le système de formation professionnelle qui est une véritable honte, on attend qu’ils dynamitent Pôle emploi qu’il faut reconstruire de fond en comble, on attend qu’ils réforment les modes de scrutin, on attend qu’ils instaurent plus de proportionnelle, on attend qu’ils rendent possibles les référendums, on attend des propositions pour reconstruire une Europe qui a été désavouée, mais rien ne vient… Les constructions de logements neufs s’effondrent (à tel point qu’ils parlent même de ne pas sortir les décrets d’application de la loi ALUR), les plans sociaux se multiplient, les entreprises perdent des parts de marché, les Français croulent sous les impôts, les retraites ne sont plus garanties, ni les prestations sociales…

Et, face à ce désastre, vous savez ce que vient de décider l’Assemblée nationale cette semaine ? Elle vient de créer une commission d’enquête parlementaire sur… l’impact de la loi sur les « 35 heures » – pardon sur « l’impact sociétal, social, économique et financier de la réduction progressive du temps de travail ». Cela fait seize ans qu’ils nous disent qu’ils vont supprimer cette loi votée en 1998. Il y a le feu au lac, on a plus de 5,2 millions de chômeurs et nos chers Parlementaires coupés du monde et des réalités se donnent un délai de 6 mois pour rédiger leur rapport. On hallucine !

Réformer de fond en comble. Et vite !

Il faut vraiment que quelque chose change dans ce pays qui s’enfonce dans l’immobilisme et le découragement. Et donc que les politiques sortent de la naphtaline ! Qu’ils montent au front et arrêtent de se planquer à l’arrière où ils cachent leur manque de courage. Qu’ils se décident à réformer tous les statuts, dans tous les domaines, profondément, et vite. Sinon je pense que les gens vont exploser.

À propos de la grève de la SNCF, j’entendais dire qu’il y avait un tel niveau de nervosité et de haine sur les réseaux sociaux, qu’un de ces jours il y aura des représailles physiques d’usagers contre la SNCF… Après les municipales et les européennes, l’exaspération est telle que la France ne tiendra plus longtemps comme ça. Si les politiques ne se décident pas à prendre vraiment le taureau par les cornes et à réformer ce pays de fond en comble – comme s’il s’agissait de le reconstruire après une guerre – eh bien c’est le peuple qui le fera : avec des fourches !

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  • Il n’y a pas « une » colère populaire mais « des » colères populaires.
    Le seul point de convergence des citoyens serait l’incapacité des gouvernants à gouverner. Mais dans les attentes, il y a autant de chapelles qu’il y a de corporations ou de communautés; chacun veut encore tirer la couverture à soi, et seul l’étatisme répond à ces attentes.

    Les citoyens de ce pays ont peur de perdre leur système socialiste, et leur seule pensée est de faire « payer » leur voisin (banquiers, « riches », fonctionnaires, classes moyennes…)

    • D’accord avec vous. Les révoltes en masse ne naissent réellement que lorsque les peuples n’ont plus rien à perdre. L’illusion que nous avons encore à perdre étant savamment maintenue (le confort, en partie artificiel, dont nous bénéficions renforçant cette illusion), je ne sais pas si la fourche sera de sortie de sitôt pour bouter les élites hors de leurs nids. Pour cela, il faudra qu’il soit trop tard : perte réelle de biens, coupures réelles d’énergie, manque réel d’argent pour se nourrir, fins des illusions sur l’emploi, etc. D’ici là, le bazar va continuer et s’aggraver, les biens de l’État (les nôtres, donc) être vendus ou dégradés, et les gens ne descendront dans la rue que de façon corporatiste.

  • Dans la liste des composants de la chienlit, il y a un grand absent: la pétaudière solaire, exemplaire de l’impéritie de nos élus. La maison brûle et les pompiers pyromanes s’occupent du sexe des anges en se regardant le nombril.

  • QUI…aura le courage et la lucdité ?

    • Expurger le trop plein de fonctionnaires (hormis une partie des régaliens) c’est à dire de un à deux millions à 3,5 millions d’Euros en moyenne chacun, je vous laisse faire la multiplication, le résultat est vertigineux (chiffre Didier Mingaud)

  • Bonne idée que de voir comment « renverser la table »!
    Deux remarques à ce joyeux programme :
    -les édiles, de gauche comme de droite, ayant toujours présent à l’esprit qu’ils peuvent perdre leurs mandats, ont paré au plus urgent; c’est à dire comment bloquer le système en rendant l’alternance la plus difficile possible! Envisagez les difficultés de comment lancer un nouveau courant politique! C’est quasi impossible ou alors disposer de moyens financiers importants!
    -l’explication de la gabegie de « fin de règne » ; tout simplement que le binôme entreprises/élus, voyant arriver la fin de leurs possibles magouilles en tous genres, se hâtent de boucler leurs arrangements (l’entreprise pas certaine que le possible nouvel élu le reconduise comme fournisseur privilégié et/ou que l’élu se voyant en fin de mandature ne se hâte lui aussi de faire « rentrer la monnaie)
    Il y a une vingtaine d’années il était de bon ton de se moquer des « combinacciones » à l’italienne, aujourd’hui nous avons une classe politique qui a dépassé en tous points leur savoir d’alors! Des gamins, ces magouilleurs de « ritals », nous sommes en république bananière et ce ne sont pas les rodomontades de Valls qui me feront changer d’avis!!

  • « Gna gna gna gna faut qu’ils agissent » : si vous croyez à l’action politique, engagez-vous au lieu de vous défouler inutilement sur Internet.
    « Gna gna gna gna pas content » : quel intérêt à ces billets d’humeur déclivinistes rasoirs qui ne nous apprennent rien ? Informez-nous du monde plutôt que de vos humeurs dont on se contrefout. Vous voulez parler des 35h et de leur bilan, OK, faites-le, avec plaisir…

  • Tant qu’il y aura du porno, aucun risque de révolte sociale.

  • avec des fourches ? mais pas que …avec toutes les armes qui circulent dans ce pays , sachant entre les mains de qui elles sont , je vous laisse imaginer le bordel que cela donnerait , d’autant que la plupart des français n’ont rien pour se défendre…même pas une fourche…

  • Seul le FN est en mesure de faire exploser le système et de renverser la table. Mai svous lui crachez dessus alors que c’est aussi notre intérêt !

    AU lieu de lui cracher dessus, on devrait militer pour une dissolution de l’assemblée et l’adoption d’un scrutin proportionnel.

    • @ Binitials, non !
      On ne change rien, sauf un tout petit détail quasi insignifiant : contrôler les élus (au nombre divisé par 2 au minimum) par des citoyens (retraités, 80 me semblent correct) tirés au sort dans la circonscription dont ils sont issus

  • Le prurit révolutionnaire chatouille tout le monde, mais il n’en sort jamais rien de bon.

  • Il nous faut surtout remettre un roi sur le trône la république ne convenant décidément pas à la France…Je précise une monarchie constitutionnelle…

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