Mali : Hollande fin stratège

Le regard de René Le Honzec.

imgscan contrepoints 2013-2327 Mali

Le drame des deux journalistes assassinés par des islamistes locaux, tombés dans un piège de règlements de comptes entre diverses factions qui ne connaissent que la corruption et la trahison comme mode politique, rend difficile la réflexion critique après l’émotion. Je veux quand même rappeler que si la guerre de Libye doit beaucoup à un certain mégalomane vieillissant à chemise blanche qui a dû enthousiasmer un conseil restreint élyséen dopé à la substance prohibée, la guerre du Mali est celle de Flanby, à lui tout seul. Avec, dès le début une vue claire, politique, stratégique du problème sahélien. Il a d’abord dit qu’on n’irait pas (nov 12), puis qu’on aiderait uniquement en logistique, puis qu’on aiderait au sol, puis qu’on envoyait des troupes (janv 2013), mais qu’elle ne resteraient pas (mars 13), mais qu’elles resteraient le temps nécessaire, puis qu’on laisserait un contingent restreint, puis qu’on laisserait… tout le monde.

Ajoutez l’absence ridicule d’une politique syrienne et l’absence de décision pour la Centrafrique, vous avez le chef de l’État français dans toute sa splendeur. Rendons-lui le mérite d’appliquer les mêmes fines stratégies dans l’hexagone, l’écotaxe en étant le dernier avatar en date, en attendant la suite. Souriez, vous êtes non-gouvernés par les socialistes.