De l’école communale au service de renseignement : Alain Zabulon

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Alain Zabulon prend la tête du renseignement français. Un de ses anciens camarades de classe lui adresse quelques conseils pour respecter les libertés des français.

Alain Zabulon prend la tête du renseignement français. Un de ses anciens camarades de classe lui adresse quelques conseils pour respecter les libertés des français.

Par Alain Toullec.

vie privee , internetAlain Zabulon… Nous étions inséparables tout au long de nos classes de CM1 et CM2… Côte à côte au même pupitre, avec l’encre violette et la plume sergent-major, les premiers poèmes ancrés à force de les répéter, (« Demain dès l’aube » de Victor Hugo ne m’a jamais quitté)

Nous ne participions pas aux bandes rivales qui s’affrontaient dans la cour -il n’y avait aucune violence, les instits surveillaient tout cela de près – et nous devisions ensemble sur le monde en déambulant pendant la récréation… Déjà trop sérieux…

Et puis c’était le temps de Thierry la Fronde, de Belphégor, une seule chaîne en noir et blanc mais surtout le manège enchanté avec Pollux et zébulon… Nous en riions ensemble… Il m’apprit ainsi l’existence de la tribu d’Israël dont son nom était tiré.

Nous nous sommes dit au revoir après la cérémonie des prix sous le préau de l’école communale… Et nous ne nous sommes jamais revus, séparés par les années Lycée.

Quoi de commun aujourd’hui entre l’énarque, grand serviteur de l’Etat et le libertarien, fonctionnaire défroqué, qui réclame le droit de l’individu à disposer de lui-même et donc le recul de ce même Etat envahissant nos vies privés ?

Le voilà, cet ami d’une enfance si lointaine qui va coordonner le renseignement…

Alors, j’ai envie d’interpeller mon vieux camarade. Nous nous tutoyions alors.

« Alain, n’oublie pas que la liberté est fragile, et qu’au nom de la sécurité, de la protection sociale et économique s’étend « la route de la servitude ».

Rappelle-toi notre bon vieux La Fontaine dans sa fable du loup et du chien.

Le chien est gros et gras, le loup est un pauvre hère. Il lui demande ce qu’il faut faire pour avoir cette belle vie.

« – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons :

Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.  »

Le Loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.

« Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.

– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?

– Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »

Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. »

Alors, je vous le dis cordialement : renseignez-vous, Monsieur le Préfet, puisque c’est votre tâche. Pas sur nos pensées, nos actions et nos comportements : nous sommes seuls aptes à en mesurer la pertinence. C’est notre responsabilité.

Mais, vous apprendrez que les français vont bientôt découvrir que la Liberté est une idée neuve dans notre pays.

Et que, pour savourer cette liberté, beaucoup d’entre eux ont compris qu’ils allaient être contraints de courir hors des frontières !