Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit vient récompenser des dissidents iraniens

Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été remis aujourd »hui au réalisateur iranien Jafar Panahi et à l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh.

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Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit vient récompenser des dissidents iraniens

Publié le 12 décembre 2012
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Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été remis aujourd »hui au réalisateur iranien Jafar Panahi et à l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh.

Par la rédaction de Contrepoints.

Jafar_Panahi

Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été remis aujourd »hui au réalisateur iranien Jafar Panahi et à l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh. Ce prix récompense chaque année un ou plusieurs défenseurs des droits de l’Homme et des libertés dans le monde. Les dirigeants des groupes politiques du Parlement européen, qui choisissent les lauréat, ont choisi de les récompenser « pour avoir fait preuve d’une force et d’un courage exceptionnels face à l’oppression et l’arbitraire. »

Le réalisateur Jafar Panahi avait réalisé dans la clandestinité en 2011 Ceci n’est pas un film. Le film avait été présenté au festival de Cannes après avoir pu quitter le pays dans des conditions rocambolesques. Il a été condamné en 2010 à 6 ans d’assignation à résidence et 20 ans d’interdiction d’exercer son métier et de quitter le territoire iranien. Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne des droits de l’homme, a été condamnée en 2011 à 11 de prison pour « diffusion de propagande et conspiration mettant en danger la sécurité de l’État » et à 20 ans d’interdiction son métier d’avocate.

Interdits par le pouvoir islamiste en place de quitter le pays, les deux lauréats ont désigné cinq représentants pour recevoir le Prix en leurs noms : Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2003 ; Karim Lahidji, fondateur de l’association iranienne des juristes et de la ligue de défense des droits de l’Homme d’Iran ; Solmaz Panahi, fille de Jafar Panahi ; Costa-Gavras, réalisateur et président de la Cinémathèque française ; Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque française.

Interrogée sur l’impact du prix, Shirin Ebadi estimait qu’il « a attiré une attention internationale sur le combat des prisonniers politiques en Iran, particulièrement des avocats emprisonnés. » Karim Lahidji, fondateur de l’Association iranienne des juristes et de la Ligue pour la défense des droits de l’homme en Iran, ajoute que « ce Prix est un message direct à l’adresse des prisonniers politiques, à l’adresse des défenseurs des droits de l’homme, à l’adresse de Jafar Panahi et Nasrin Sotoudeh. »

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