Quatrième université libérale en Côte d’Ivoire

Audace Institut Afrique et UnMondeLibre.org ont organisé le séminaire Afrique & Liberté, à Grand Bassam en côte d'Ivoire.
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Quatrième université libérale en Côte d’Ivoire

Publié le 29 septembre 2012
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Audace Institut Afrique et UnMondeLibre.org ont organisé, avec le soutien de la Smith Family Foundation et de la fondation Atlas pour la recherche économique, éminents think tanks américains qui défendent la liberté dans le monde, le séminaire Afrique & Liberté, à Grand Bassam, du 20 au 24 septembre 2012.

Afrique & Liberté 2012

Quarante participants ivoiriens venant d’horizons différents (étudiants, professeurs, chercheurs, activistes, journalistes) se sont réunis sur le site de la Maison de l’apprenti pour la quatrième édition de l’université libérale en Côte d’Ivoire. La liberté, remède contre la pauvreté en Afrique était le thème central qui a animé la rencontre.

Alors que certains croient que l’entrepreneuriat est étranger à l’Afrique, l’histoire montre que le continent a au contraire une tradition commerciale importante. Il a en effet connu de grandes civilisations dont l’essor était basé sur le commerce notamment du sel, de l’or et, plus tristement, de la traite avec, entre autres : l’empire du Ghana du VIIIe au XIIe siècle ; l’empire du Mali XIIIe au XIVe Siècle ; l’empire Songhaï du XIIe au XIVe Siècle et l’empire du Monomotapa du XVe au XVIe Siècle. Aujourd’hui encore le continent regorge de créativité entrepreneuriale comme le prouve le dynamisme du secteur informel.

Pour que l’entreprise se développe et qu’elle participe activement à la création de richesse, il faut impérativement revoir son cadre institutionnel. Aujourd’hui, créer une entreprise en Côte d’Ivoire s’apparente à un véritable chemin de croix. La complexité de la règlementation du milieu des affaires ; la lourdeur des taxes ; le système juridique défaillant qui fragilise les investissements et le climat de confiance nécessaire à la prise de risque  dissuadent totalement le créateur d’entreprise.

Alors que depuis les indépendances l’Etat montre son incapacité à créer de la richesse pour les populations, il est urgent de libérer ces dernières pour qu’elles puissent devenir elles-mêmes des acteurs du développement, des créateurs de richesse. Le rôle de l’état doit se limiter à créer un cadre dynamique dans lequel les individus peuvent faire leurs affaires tranquillement sans être écrasés par l’administration et l’impôt. L’état doit ensuite jouer le rôle de protecteur (sécurité mais également protection juridique).

L’entreprise, créatrice de valeur ajoutée, permet la progression du PIB par habitant. Elle est donc au cœur de la réflexion sur le recul de la pauvreté.

Il est donc important de ne pas tout attendre de l’Etat. Bien au contraire. Il faut limiter et contrôler son action. En effet, depuis des décennies, il préfère protéger les monopoles d’entreprises étrangères amies que promouvoir un environnement sain de concurrence. Quand une entreprise est seule sur un marché et qu’en plus elle est protégée par des dirigeants, elle fixe les prix qu’elle veut et ce sont les consommateurs qui doivent payer le prix fort. L’Etat doit sortir de la sphère économique et cesser d’entraver les échanges commerciaux. Aujourd’hui, les formalités et les frais de douane freinent le commerce et isolent la Côte d’Ivoire du reste du monde. Les Ivoiriens ne doivent pas avoir peur de s’ouvrir au monde. On a souvent tendance à leur faire croire qu’il faut se fermer et se protéger pour ne pas être mangé par le reste du monde. Pourtant, la seule vérité économique universelle réside dans l’échange. Le vrai problème du pays est le manque de liberté qui conduit les plus grands entrepreneurs et les plus créatifs des habitants dans l’ombre. Jamais Steve Jobs, pionnier de la révolution de l’ordinateur, n’aurait pu inonder le monde de sa créativité s’il n’avait pas vécu dans un environnement libre !

Il est nettement ressorti des échanges de ce séminaire que la liberté est la clé du recul de la pauvreté et que la société civile doit s’organiser efficacement pour demander cette liberté à ses dirigeants. C’est un sujet qui doit être au cœur de la réconciliation nationale.

Les intervenants :

Emmanuel Martin, responsable du projet UnMondeLibre de la fondation ATLAS
Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique
Emmanuel Noubissié, Chargé Principal des opérations – Banque Mondiale.
Lorenzo Bertolini, Spécialiste Principal en développement du secteur privé -Banque Mondiale.
Gisèle Dutheuil, directrice d’Audace Institut Afrique


Climat des affaires en Côte d’Ivoire : Lorenzo… par unmondelibre

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  • Ca fait quelques temps que je suis Koulibali de loin, que je lis ses articles et regarde ses videos. Il a un discours rafraichissant compare aux montagnes de communisme et de nationalisme que servent regulierement ses opposants.
    Seulement le probleme est qu’un homme comme Koulibali est trop honnete pour jouer sur la fibre religieuse pour se faire elire dans un pays ou cette question est malheureusement tres importante. on peut naivement esperer que son combat pour la liberte individuelle pourrait transcender ce clivage chrétien-musulmans qui menace le pays en permanence. Par rapport a Ouattara, Koulibali est dans l’opposition, mais il a ete plus raisonnable que les chantres de Gbagbo en prenant la tangeante et en se désolidarisant de la lutte armee pour le maintient du petit tyran.

    Alors que l’on regarde souvent la situation politique de l’Afrique comme un panier de crabe, des hommes politiques comme Koulibali, on en aurait bien besoin en France.

    Par contre il est clair que Ouattara, forme au keynesianisme le plus pur et ayant bosse au FMI, ne lui donnera probblement AUCUNE responsabilite digne de ce nom. Il a par ailleurs trop de gens a recompenser pour se soucier de mettre des gens competents comme Koulibali aux postes importants. Sans vouloir faire dans la caricature, c’est un peu le Ron paul de cote d’ivoire meme s’il est moins autrichien pur jus.

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