Un plan de lutte contre les délocalisations

Bercy veut renforcer la fiscalité sur les filiales étrangères de sociétés françaises.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 325 délocalisation

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un plan de lutte contre les délocalisations

Publié le 28 juin 2012
- A +

Bercy veut renforcer la fiscalité sur les filiales étrangères de sociétés françaises. Peu importe de perdre de gros contribuables, l’essentiel est de punir.

Un article de l’aleps.

C’était une promesse du candidat Hollande. C’était même la promesse de tous les candidats : lutter contre les délocalisations. Il y a à cela deux méthodes : l’une consiste à libérer les entreprises françaises de leurs chaînes fiscales, sociales, réglementaires, c’est celle que personne n’envisage sérieusement ; l’autre est de traquer et de punir.

Un grand nombre de sociétés françaises, parmi les plus puissantes et les plus performantes exercent une part importante de leur activité à l’étranger. Les industriels en particulier ont implanté des usines, et il y a trois zones d’accueil : la zone de l’Union européenne pour laquelle la France est tenue de subir la concurrence fiscale, la zone européenne hors Union (Norvège, Russie, Ukraine, Turquie par exemple) et la zone mondiale, en particulier américaine et asiatique.

L’avantage pour les Français est de bénéficier des conditions sociales (salaire et droit du travail) et fiscales moins rigoureuses que celles qu’elles subissent en France. Pour la fiscalité, le gouvernement va mettre un terme à ces montages. Désormais les profits, dividendes et transactions réalisés à l’étranger seront soumis à la loi fiscale française. Voilà qui remet sérieusement en cause la stratégie des groupes français consistant à expatrier une bonne partie de leur production en Chine, aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Inde, etc.

Quelle sera la réaction des entreprises françaises ? On dit le groupe PSA particulièrement concerné par la question ; de quelle défense dispose-t-il ? Ce qui est à craindre c’est l’effondrement de ces sociétés, alors que les Allemands, Japonais, Chinois et autres ne se privent pas de jouer sur le « dumping fiscal ».

La classe politique ne comprend pas que pour sauver quelques milliers d’emplois en France il faut accepter de créer quelques emplois à l’étranger. Un travailleur roumain chez Dacia ne prend pas la place d’un travailleur français chez Renault, il garantit la survie de Renault en France.

Mais à Bercy comme à Matignon, peu importe de perdre de gros contribuables, l’essentiel est de punir.

—-
Sur le web.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)

    Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
1
Sauvegarder cet article

Par Arnaud Pineau-Valencienne. Un article de l'IREF Europe.

En quatre décennies, le déficit public du pays devient vertigineux. Son origine remonte à la première alternance de la Ve République. La France subit par dogmatisme un chambardement en matière de gestion de ses finances publiques. Nos partenaires américains et anglais nous le ferons comprendre lors d’un somptueux dîner à Versailles par leur silence éloquent.

Les promesses démagogiques fleurissent, « flattent les mouvements d’option » et l’addition se paie immédiatement

Poursuivre la lecture

Par Francis Richard.

Ce recueil de contributions n'a pas l'ambition d'être un manuel de la gestion parfaite d'une crise. Mais il souhaite apporter un éclairage nouveau sur les mois que nous venons de vivre et les temps à venir. Les analyses des prochaines pages ont pour trait commun de se fonder sur des faits et de faire confiance davantage aux individus qu'aux gouvernements au moment de gérer les conséquences de la crise. En espérant que cet ouvrage puisse contribuer à la discussion et faire du "monde d'après", un monde de libertés !<... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Elie Blanc.

Ce vendredi 5 novembre à 19 heures, Radio libertarien a le plaisir d’accueillir Simone Wapler (que les lecteurs de Contrepoints connaissent déjà) ainsi que Thibault Laurentjoye, membre du collectif des Économistes atterrés. Nos deux intervenants présentent l’avantage d’être tous les deux particulièrement intéressés par les questions relatives à la fiscalité et à la politique monétaire. Ils devront répondre à une question simple : les impôts sont-ils un fardeau ?

La fiscalité étant un thème qui suscite la controve... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles