Lizarazu, PSG-Montpellier, mondialisation, libéralisme, paillettes et hypocrisie

TELEFOOT

Grand numéro de socialisme dégoulinant et larmoyant de l’ex-footballer Bixente Lizarazu sur le plateau de Téléfoot

Grand numéro de socialisme dégoulinant et larmoyant de l’ex-footballer Bixente Lizarazu sur le plateau de Téléfoot, l’émission de TF1, ce matin.

À l’occasion de la préparation du match PSG-Montpellier de ce soir, le jeune homme nous a gratifié de ce commentaire : « le PSG c’est la mondialisation, le libéralisme, les paillettes », à opposer au vertueux club de La Paillade Montpellier qui, lui, est local, petit et pas riche.

Bien entendu on ne peut s’attendre à ce qu’un footballeur ait les connaissances pour comprendre que les investissements qataris dans le PSG sont essentiellement ceux d’un État, ou du moins de la confusion entre la richesse d’un pays, celle de son État, et celle de la famille régnante. On n’arriverait pas à expliquer à M. Lizarazu en quoi ceci ne correspond pas au libéralisme, certainement en raison de son manque de connaissances dans ce domaine. On rappellera à ce sujet qu’il fut l’un des tous meilleurs du monde dans son métier, et qu’on ne peut exiger de personne d’être le meilleur en tout.

L’excusant donc sur ce point, on reviendra juste sur les questions de mondialisation et — horreur — de richesse. M. Lizarazu, puisque la richesse est un défaut, vous n’aurez aucune objection à exposer le montant de votre patrimoine personnel à votre public. Donc : à combien se monte-t-il ?

Quant à la richesse critiquable d’un club de foot, avez-vous déjà oublié celle du club où vous avez passé vos plus belles années dans l’adulation, et où vous avez gagné la ligue des champions ? Il me semble bien qu’il se place au rang du quatrième club le plus riche du monde, tout là-haut avec le Real, le Barça et Manchester United. Ce qui était bon pour vous serait donc devenu mauvais pour vos collègues actuellement en activité ? Et par quelle opération du Saint Esprit ?

Et quant à l’horreur de la mondialisation, pourrait-on savoir d’où vous lancez de si sages déclarations ? Ne serait-ce pas du cœur de l’empire Bouygues, où vous émargez si grassement — dîtes-nous combien, puisque vous ne faites pas partie des sales riches, n’est-ce pas ? Bouygues ne serait-il pas le numéro 1 mondial du BTP, actif dans – ignoble abomination – le monde entier ?

Et vos contrats de sponsoring, passés et présents, dont les spots publicitaires qui donnent régulièrement le plaisir de revoir votre joli minois sur nos écrans, les passez-vous exclusivement auprès d’entreprises locales équitables de la Creuse ? Non, il ne me semble pas.

Bref, finalement, moi qui vous admire depuis longtemps, je suis empli de confusion. Pour vous, le libéralisme, au sens de la rémunération du mérite — mérite qui, vous concernant, doit être si bien rémunéré –, c’est bien ou c’est mal ?

La richesse, pour vous qui avez travaillé dans l’un des clubs les plus riches de votre industrie, avec le magnifique succès que l’on sait, c’est bien ou c’est mal ?

La mondialisation, quand on a joué sur tous les terrains de la planète, qu’on fait de la pub pour des multinationales et qu’on travaille directement pour l’une des plus grandes d’Europe, on est pour ou on est contre ?

Comme je sais que votre qualité première est le franc-parler, je dois éliminer, comme cause du doute qui me saisit, l’hypocrisie de votre part. Ça ne peut être ça. Mais alors quoi ? Quel Lizarazu dois-je croire ? Le Lizarazu riche, mondialisé, paillettes et libéral (car il n’a guère craché sur la juste rémunération de son mérite) ou l’autre ?