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Troy Davis devait mourir

Publié le 24 septembre 2011
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En dépit des manifestations de soutien, Troy Davis a été exécuté mercredi 21 septembre dans l’État de Géorgie, aux États-Unis.

Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse

Ses dernières heures ont donné lieu à un véritable déferlement médiatique et un engagement politique à tous les niveaux. Jusqu’à l’Union Européenne et au Pape.

Aujourd’hui, tout le monde connaît par cœur les faiblesses du dossier – pas de traces d’ADN, l’arme de crime n’a pas été retrouvée en sa possession, il y a juste eu neuf témoignages mais sept témoins se sont rétractés… Mais réciter le mantra n’est pas signe d’un grand mérite, au vu de la façon dont il a tourné en boucle depuis une semaine.

Avec une telle mobilisation et des failles aussi béantes dans le verdict rendu, il n’en est que plus étonnant que rien ne soit parvenu à empêcher son exécution aux États-Unis. Je sais bien, il s’agit des États-Unis, un pays affreux où personne n’aurait l’idée d’émigrer. Mais même Obama n’a pas levé le petit doigt.

Dans une rubrique intitulée Les Tueurs de Flics sont les Derniers Bébés-Phoques des Médias, Ann Coulter revient d’une façon un peu plus corrosive sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Voici une traduction de l’essentiel :

« 59 % des Américains pensent aujourd’hui qu’au moins un innocent a été exécuté au cours des cinq dernières années. Il y a plus de preuves crédibles que des extra-terrestres aient marché parmi nous que d’un innocent exécuté aux États-Unis dans les 60 dernières années, et plus encore pour les cinq dernières années.

Mais à moins que les membres du public ne s’attaquent personnellement à la lecture des transcriptions d’audience dans chaque jugement de peine de mort, ils n’ont aucune façon de connaître la vérité, et ne comptez pas sur les médias pour la leur dire.

Il est à peu près impossible de recevoir la peine de mort ces jours – à moins que vous ne fassiez quelque chose de complètement fou, comme tirer sur un flic devant des douzaines de témoins sur le parking d’un Burger King, seulement quelques heures après avoir tiré sur une voiture de passage au sortir d’une fête.

C’est ce que Troy Davis fit en août 1989.

Ouch. Passons aux témoins, aux éléments matériels et au reste :

« Après un procès de deux semaines avec 34 témoins à charge et 6 témoins pour la défense, le jury de sept Noirs et cinq Blancs [autant pour le parti-pris de racisme] pris moins de deux heures pour déclarer Davis coupable du meurtre de l’Officier Mark MacPhail, ainsi que de divers autres crimes. Deux jours plus tard, le jury le condamna à mort.

Il a été répété [dans divers médias] qu’il n’y avait pas de preuves physiques liant Davis aux crimes commis cette nuit.

Davis sortit un revolver et tira sur deux inconnus en public. Quelle preuve physique les médias attendent-ils ? Il n’y a pas eu effraction pour pénétrer dans une maison, pas de voiture volée, pas de viols ou de bagarre pour accompagner les tirs. Où faudrait-il chercher de l’ADN ? Et pour prouver quoi ?

Je suppose que ce serait édifiant si les douilles des deux tirs de cette nuit correspondaient aux balles. Et ce fut le cas. C’est une preuve physique.

C’est vrai que l’essentiel du faisceau d’éléments contre Davis vient de dépositions de témoins oculaires. Ce genre de chose a tendance à se produire lorsque vous tirez sur quelqu’un sur le parking encombré d’un Burger King.

Comme toutes les preuves tendant à établir la culpabilité, les témoins oculaires ont mauvaise presse récemment, mais le côté oculaire dans cette affaire ne se limitait pas à des inconnus essayant de distinguer un grand type noir d’un autre. Plusieurs des témoins connaissaient Davis personnellement. »

L’essentiel des dépositions de témoins établissent ce qui suit :

« Deux grands et jeunes Noirs harcelaient un vagabond sur le parking du Burger King, l’un dans un t-shirt jaune et l’autre dans un t-shirt blanc batman. Celui habillé en blanc utilisa un revolver brun pour gifler le vagabond. Lorsqu’un flic leur cria d’arrêter, l’homme en blanc se mit à courir, puis fit demi-tour sur place et tira sur le policier, marcha vers son corps et lui tira encore dessus, souriant.

Quelques témoins décrirent le tireur comme portant un t-shirt blanc, d’autres que c’était un t-shirt blanc avec une inscription, et d’autres encore l’identifièrent comme un t-shirt Batman blanc. Pas un seul témoin ne dit que l’homme en t-shirt jaune ne frappa le vagabond ou ne tira sur le policier.

Plusieurs amis de Davis témoignèrent – sans se rétracter – qu’il était celui en blanc. Plusieurs témoins oculaires, à la fois des connaissances et des inconnus, identifièrent formellement Davis comme celui qui tira sur l’Officier MacPhail.

Maintenant les médias proclament que sept des neuf témoins contre Davis au procès se sont rétractés.

En premier lieu, l’État a présenté 34 témoins contre Davis, pas neuf, ce qui donne une certaine idée de la méticulosité des médias au sujet des faits sur les affaires de condamnation à mort.

Parmi les témoins qui ne rétractèrent pas un mot de leur témoignage contre Davis se comptent trois membres de l’Armée de l’Air, qui virent les tirs depuis leur van dans la voie de drive-in du Burger King. L’aviateur qui vit ces événements d’assez près pour identifier de façon certaine Davis comme le tireur expliqua lors de l’interrogation contradictoire, « vous n’oubliez pas quelqu’un qui se penche sur un homme pour l’abattre. »Les témoignages rétractés sont les preuves les moins fiables de quoi que ce soit, puisqu’ils prouvent seulement que les avocats de la défense sont parvenus à faire pression sur certains témoins pour affecter leur déposition – après que le procès soit terminé, ce qui s’avère bien commode. […]

Trois des rétractations vinrent d’amis de Davis, apportant des modifications mineures ou peu crédibles à leur déposition au procès. Par exemple, l’un dit qu’il n’était plus sûr d’avoir vu Davis tirer sur le policier, bien qu’il ait été à un mètre cinquante de lui à cet instant. Le reste de son témoignage impliquait toujours Davis.

Une rétractation présumée de la petite amie du vagabond (décédée depuis) n’était pas une rétractation du tout, mais au contraire une réitération de tous les passages de son témoignage au tribunal, incluant une identification directe de Davis comme le tireur.

Seules deux des « rétractations » alléguées (sur 34 témoins) se rétractent sur quelque chose de valable – et ces deux déclarations écrites et sous serment furent défaussées par la cour parce que Davis refusa aux déclarants de témoigner aux auditions ultérieures au procès, alors même que l’un attendait juste à l’extérieur de la salle d’audience, prêt à venir à la barre.

La cour avertit Davis que son refus de rappeler ses deux seuls témoins sincèrement rétractés rendrait leurs rétractations écrites sans valeur. Mais Davis refusa quand même de les convoquer – ce qui suggère, comme le dit la cour, que leurs déclarations n’auraient pas tenu face à un examen contradictoire.

Avec des adversaires de la peine de mort aussi obsédés par la race de Davis – il est noir – il doit être noté que tous les témoins mentionnés ci-dessus sont eux-mêmes Afro-Américains. Le premier homme sur lequel Davis tira dans une voiture cette nuit était Afro-Américain. […]

Il y a une raison pour laquelle plus d’une douzaine de cours ont examiné l’affaire Davis et ont refusé de casser sa condamnation à mort. Il est aussi innocent que n’importe quel homme exécuté depuis les années 1950 au moins, c’est-à-dire, aussi coupable qu’il est possible de l’être. »

Troy Davis était coupable de meurtre. Il a été condamné à l’issue d’un procès équitable et de tous les recours garantis par la justice américaine. S’il y a quelque chose de scandaleux, ce n’est pas son exécution, mais les 22 ans d’attente entre son crime horrible et sa mort méritée, et le tombereau de mensonges et d’approximations livrés par les médias dans la dernière ligne droite de l’affaire.

Le même jour, quelques heures avant Troy Davis mais au Texas, Lawrence Brewer, un Américain de 44 ans, était exécuté lui aussi. Lawrence Brewer était membre d’une organisation raciste pro-blanche.

Après avoir capturé et battu James Byrd, un Noir père de famille rencontré par hasard au bord d’une route, Brewer attacha le corps inconscient à son pickup et le tira sur près de cinq kilomètres des chemins de campagne, en prenant bien soin de faire zigzaguer le véhicule afin que le corps ballote de gauche à droite. Sa victime reprit connaissance, mais fut écorchée aux coudes jusqu’à l’os et mourut décapitée par un obstacle sur la route. Le meurtrier n’exprima jamais le moindre regret pour ses actes.

Il n’y a pas eu beaucoup de manifestants anti-peine de mort pour essayer de sauver Lawrence Brewer. Pourtant, Lawrence Brewer aurait dû susciter encore plus d’engagement anti-peine de mort que Troy Davis. En effet, pour des individus plus avides de brandir une banderole que de s’intéresser au dossier, Troy Davis aurait pu être victime d’une erreur judiciaire, mêlant la lutte contre la peine de mort au simple activisme pour une révision de son procès.

Au contraire, le cas Brewer se ramène à l’essence même du combat anti-peine de mort : la défense envers et contre tout du pire des salauds, un coupable dénué de remords et méritant largement sa peine.

En choisissant de défendre intensément le cas le plus « sympathique » et le plus « douteux » (des sentiments bien superficiels, comme on l’a vu) le militantisme des adversaires de la peine de mort montre qu’il est à géométrie variable, ce qui suffit à conclure que ces derniers suivent des objectifs politiques sans rapport avec la justice ou l’humanisme. Mais on s’en doutait déjà : les États-Unis ont pratiqué 46 exécutions en 2010, contre peut-être 8000 pour la Chine la même année.

Et dans quel silence !

—-
Article repris du blog de l’Auteur avec sa permission

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  • Si on est contre la peine de mort, il ne devait pas mourir, mais avouons que la campagne « il est noir et on n’a jamais retrouvé l’arme et 7 des 9 témoins à charge se sont rétractés » répétée a l’identique sur tous les médias jusqu’à plus soif, avait quelque chose de coordonné qui ne ressemble pas à du journalisme.

  • votre texte es totalement fausse Troy Davis ne méritait pas la peine de mort ,parcequ’il y’a trop de doute sur son cas.vous avez des Idée Injuste,on a sacrifier la vie de troy davis ,c’est honteux pour un etat democrate

    • Ce qui est génial sur le web c’est qu’on peut immédiatement apporter une correction à quelque chose de faux qu’on y trouve. Nous vous serons sincèrement reconnaissants de nous dire quel fait est faux dans cet article, et en quoi. Saisissez votre chance.

      • « S’il y a quelque chose de scandaleux, ce n’est pas dans son exécution, mais dans les 22 ans d’attente entre son crime horrible et sa mort méritée »

        « Sa mort méritée » peu parfaitement être considéré comme une affirmation fausse. Je suis étonné de cet article pro death.

  • @ Falo:

    Je pense que l’auteur à raison de publier cet article. On peut être contre la peine de mort de manière absolue, au fond peu importe que Davis soit coupable ou innocent, ce qui compte est que ce châtiment est contestable dans nos sociétés d’aujourd’hui. Si l’on veut vraiment s’attaquer à la peine de mort il faut le faire dans tout les cas, que la personne soit coupable ou innocent. Ne s’attaquer qu’aux cas douteux et aux innocents dans le couloir de la mort vous ne vous attaquez pas au problème.

    Cela dit sur le fait que le doute doit profiter à l’accuser je suis évidement d’accord avec vous. La question est: y avait il un doute raisonnable sur la culpabilité de Davis? Les médias disent oui, le jury et les juges disent non. La justice américaine fonctionne ainsi et cela a bien profiter à un de nos compatriotes récemment…

    Lutter contre la peine de mort est un combat valable, mais il faut le mener avec honnêteté et pour tous ceux qui sont concernés.

  • M. Montabert, merci pour cette mise au point. Chez nous, en France, il y a cette affaire emblématique : l’Affaire Ranucci dite aussi Affaire du pull-over rouge que vous connaissez certainement. Cette histoire a été racontée par Gilles Perrault dans le best-seller « Le pull-over rouge », en 1978. En 2006, un passionné de cette affaire et commandant de police à la retraite, Gérard Bouladou a écrit une contre-enquête intitulée « Autopsie d’une imposture ». Si ce n’est déjà fait, je vous invite à lire ces deux livres, en commençant par le livre de Perrault. Vous serez édifié.

  • Je suis contre la peine de mort car dans son principe elle vole la vie d’un homme et que sa vie n’appartient qu’à lui. Donc, discuter de sa culpabilité ou pas, n’a aucun sens. Qui soit-il, quoi qu’il ait fait, il reste un homme et, à ce titre, on ne peut s’arroger le droit de lui retirer la vie.

  • «  » »Lutter contre la peine de mort est un combat valable, mais il faut le mener avec honnêteté et pour tous ceux qui sont concernés. » » »

    Tout à fait. Et c’est bien pourquoi je suis aussi atterrée par la mise à mort de James Byrd, comme je l’aurais été de celle de Staline, Hitler ou ABB.

    Et c’est encore bien pourquoi que les discussions sur leur culpabilité n’ont aucun sens.

  • Effectivement, le cas de Davis est plus que douteux. Mais la véritable honte dans l’acte de la peine de mort est de contredire le véritable objectif de la justice.

    La justice, contrairement à la vengeance, a pour objectif de protéger la population. La peine de mort, je trouve cela malsain et inutile. La population se complaît dans l’acte de mort, comme les romais devant les jeux du cirque, et cela a tendance à renforcer leur esprit de violence. De plus, le fait de « faire payer à cette ordure » se résume à une simple vengeance, et c’est indigne de l’humain.

    D’après le peu d’information que j’ai pu récolter, je penserai plutôt que Davis était innocent, rendant sa mort d’autant plus scandaleuse mais même s’il était le dernier des boucher, l’abattre comme un chien reviendrait à se rabaisser à son niveau. Et si j’avais moi même signé son arrêt de mort, je serai incapable de me voir dans une glace jusqu’à la fin de mes jours, car indirectement mais surtout volontairement, j’aurai tué cet homme.

    La peine de mort est une aberration, et si le cas Davis peut réveiller un peu les gens, je ne trouve pas qu’en parler soit une mauvaise chose. Que ça tombe sur lui ou sur quelqu’un d’autre, il faut que la population réfléchisse, prenne du recul et se demande quelle est l’utilité d’assassiner « légalement » un être humain, aussi méprisable soit il. La peine de mort, c’est du meurtre.

  • moi je suis pour la pein de mort, mais seulement pour les fioles! pour l’affaire de troy davis, je trouve sa vraiment degeulasse!!ils n’avais aucune preuve,scientifique! sans arme du crime. Alors que 7des 9 témoins reviendront sur la déclaration et avoueront bien menti. (certains sous la préssion des enqueteurs). et finalement il a été éxécuté ce mercredi soir à 22h33 en géorgie,au états unis en 2011 soit 20 ans .

  • Je suis contre la peine de mort car en cas d’erreur de jugement c’est impossible de réparer (En fait je serais pour la peine de mort dans un système où si le juge se trompe il se fait exécuter. De fait, il n’y aurai quasiment plus d’exécution.)

    Mais tuer un assassin est tout à fait juste.

    • Et comme la justice est humaine, elle n’est pas infaillible. Ergo, il peut toujours y avoir erreur de jugement ce qui entrâine qu’on ne peut pas tuer un assassin. Soyez cohérent.

  • Vous reprochez aux médias et personnes qui se sont engagés depuis plus de 10 ans pour la défense de Davis Troy d’entonner des mantras sans se préoccuper du fond du dossier. Avez vous vraiment lu les médias sérieux, ceux qui ont travaillé sur ces dossiers (avocats, politiciens engagés, associations, etc.) .

    Ce n’est pas parce que les médias ces derniers jours ont repris en boucle des visions simplifiées, ce n’est pas parce que le dossier a pu être instrumentalisé que le dossier est vide.

    Amnesty International, dont le sérieux n’est pas à démontrer, a largement étayé l’ensemble du dossier sur les différents points. Je vous invite à vous y reporter vous n’y faites nullement mention, ce qui ‘m’interroge sur vos intentions. Lisez ce qu’ont déclaré les témoins oculaires qui se sont rétractés, les pressions dont ils ont fait l’objet, les péripéties des différents recours, etc.

    La présentation du dossier d’Ann Coulter.que vous rapportez est assez différente de celle que fait Amnesty. A mon sens peu importe qui a raison… l’existence même de ces éléments contradictoires constitue en soi un doute largement suffisant qui aurait du stopper cette procédure irréversible et sans appel maintenant.

    Troy Davis a rappelé au moment d’être exécuté que le combat pour la justice ne s’arrêterait pas avec son décès. Ceux qui ont pu l’approché savent que ce combat de 20 ans l’avait profondément transformé. Je vous invite à lire son testament en espérant que vous puissiez être à votre tour touché par cette histoire et qu’elle vous amène à reconsidérer votre conclusion. Le fait que les Chinois (vous le dite) exécute 8000 personnes n’est pas un

    • Luc: « Le fait que les Chinois (vous le dite) exécute 8000 personnes n’est pas un.. »

      unilobé ? unique ? universel ? un vain mot ? une réalité ?

    • « Amnesty International, dont le sérieux n’est pas à démontrer »
      Les arguments d’autorités, ça ne marche pas. C’est même dangereux.

      Accessoirement, le but du billet n’est pas franchement de discuter de la culpabilité de Davis. Il est plutôt de montrer
      a/ que les médias ne font pas leur travail
      b/ le Deux Poids Deux Mesures des belles âmes.

      Vous êtes contre la peine de mort ? Ca tombe bien, les libéraux aussi. Mais dans ce cas, il faut souffrir que des raclures comme Brewer survivent.

      • Stéphane Montabert
        25 septembre 2011 at 9 h 21 min

        « Vous êtes contre la peine de mort ? Ca tombe bien, les libéraux aussi »:

        Pardon? Je ne savais pas que la position sur peine de mort déterminait le libéralisme de chacun.

        • Ce n’est pas ce qui est dit. Il existe des libéraux pour (conservateurs notamment, dans des cas précis), mais la position logique la plus facilement défendable est d’être contre.

  • Il me manquait visiblement des informations à propos de cette affaire.
    Apparemment, il était réellement coupable.
    Ce qui ne m’empêche pas d’être opposé à la peine de mort, mais pour d’autres raisons.
    En premier lieu, j’estime que tuer une personne coupable en dehors du champ de la légitime défense ramène l’exécuteur au même rang que l’assassin -surtout que nous avons tous eu un jour ou l’autre l’envie de voir crever un salopard, au hasard un pédophile, ce qui devrait nous amener à nous interroger sur nous-mêmes- sans compter le risque de tuer un innocent qui existera toujours.
    Ensuite, je crois que ça ne résout rien et ne fait qu’ajouter une peine à une autre au lieu de contribuer à réparer ou atténuer les conséquences du crime.
    J’aurais préféré que le meurtrier travaille, éventuellement en prison si on l’estime capable de réitérer son acte, sinon sous des conditions de surveillance adaptées (bracelet électronique etc) , afin de contribuer aux besoins des famille et ayants droit de la victime, rembourser ses dettes, nourrir sa famille, payer les séances chez le psy ou les frais de scolarité de ses conjoints, enfants et autres.
    Cela me semble résoudre bien plus de choses que le fait de tuer une personne supplémentaire.
    Concernant l’exécuté, s’il est réellement coupable je ne vais pas pleurer sur lui, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne me suis pas exactement senti offusqué par l’exécution la même nuit d’un membre du KKK pour des faits tout aussi horribles, peut-être même bien plus vu le côté « torture » , que ceux reprochés à Troy Davis.
    Du moins si l’accusé est toujours la même personne qu’au moment des faits et 22 ans après ceux-ci je crois légitime d’en douter : toute personne est à priori capable de s’amender.
    Cela dit, le passage sous silence de tous ces éléments m’amène une fois de plus à m’interroger sur le rôle des médias et la manipulation qu’ils opèrent en suggérant ou en laissant dire au lieu de démentir la rumeur…
    Par exemple, l’accusation de racisme ne tient pas la route vu que la majorité des témoins et jurés était noire!
    Petite ouverture pour finir : si on est contre la peine de mort y compris pour un coupable, comme l’est la majorité des français, peut-on décemment tolérer l’avortement qui concerne par définition un innocent?
    Un peu de cohérence serait bienvenue!

    • fred972: « si on est contre la peine de mort y compris pour un coupable, comme l’est la majorité des français »
      ———————
      La majorité des Français n’était pas contre mais largement POUR la peine de mort quand son abolition avait été imposée par les politicards, en déni de tout semblant de démocratie. Bref, dans cette histoire comme partout ailleurs, une minorité d’activistes a réussi, en France en tout cas, à imposer leur idéologie sur le reste de la population par le mensonge et la manipulation, comme dab.

      • En 1981 cklr. Mais aujourd’hui?

        • La peine de mort ne règle rien. Je le pense aussi. Mais en même temps, est-ce un problème important ? Puisque finalement cela, en France, concernait moins d’une dizaine d’individus par an. Et ces quelques individus étaient des assassins…
          Je sais bien que c’est un lègue crucial de la présidence de Mitterand, mais j’aurais préféré qu’il fasse baisser le chômage ou la dette.
          Enfin, je pense que l’affaire de la peine de mort est une question d’honnêtes gens pacifiques. Les tueurs, eux, ne se la posent pas la question.

  • Luc : « Amnesty International, dont le sérieux n’est pas à démontrer, a largement étayé l’ensemble du dossier sur les différents points. »
    ——————————————–
    Amnesty International a repris la même fable du « sept des neuf témoins de l’accusation sont revenus sur leur déposition », alors qu’il y a eu 34 témoins à charge. Bref, comme « sérieux », on repassera. Visiblement, Amnesty veut tellement la vérité qu’il en arrive à en inventer une ! Si son dossier Davis était si solide, pourquoi a-t-il besoin de mentir aussi grossièrement ? En matière de droit, si on suit le principe millénaire du falsus in uno, falsus in omnibus, la crédibilité d’Amnesty est donc NULLE.

    Amnesty International est idéologiquement contre la peine de mort, lui demander de faire un dossier objectif sur le sujet, c’est comme s’attendre à ce qu’un végétalien fasse un dossier sur les bienfaits de la charcuterie.

  • Sauf que la Chine n’est certainement pas considérée comme étant le plus grand Etat démocratique du Monde.

  • Je suis contre la peine de mort. Je n’applaudis pas l’exécution d’un Troy Davis qui n’a jamais manifesté aucun repentir et qui a eu l’outrecuidance de faire la morale à ses bourreaux. Amnisty que je tenais en haute estime s’est déshonoré, en collaboration avec les médias « mainstream », en se livrant à une grotesque désinformation. De quoi vomir…

    Prompts à salir les Etats-Unis, ils ont suggéré que le jury était motivé par le racisme. Peut-être bien… avec la majorité de Noirs qui le composaient. Un commentateur a parlé d’un ancien membre du KKK exécuté la même nuit. Mais comme sa cause n’était pas « vendable », ces menteurs d’Amnisty et des médias ont usé du cas Davis pour gagner le soutien à l’abolition de la peine de mort en misant sur les préjugés anti-américains de l’opinion publique européenne.

    Si ce n’est pas de la manipulation machiavélique pour servir une juste cause, qu’on me dise ce que c’est.

    • Je suis d’accord avec l’article, meme si oser finir sur la perspective d’un combat idealiste et donc vain contre la dictature la plus peuplee du monde, est incohereny avec le reste. Et donc tend par la meme a faire passer lec anti peine de mort pour des blaireaux.

  • Moi aussi j’ai tiqué quand j’ai entendu dans les médias que le condamné était noir et qu’il avait selon les jurés tué un policier blanc. J’ai tiqué bien sûr pour la mention des couleurs. S’il ne disent pas que la victime et l’accusé étaient droitiers ou gauchers, ou que l’un était grand et l’autre était petit, mais que l’un était noir et l’autre blanc, c’est que ces dernières infos sont censés être plus pertinentes que les premières. Autrement dit, c’est vraisemblablement pour suggérer que le procès était biaisé par des considérations racistes. Comme si le simple fait qu’un noir soit accusé du meurtre d’un blanc est en soi une preuve de racisme anti-noir…

    De ce point de vue, je trouve cet article bienvenu. Peut-être certains lecteurs prendront avec plus de pincettes ce qu’ils entendent dans les médias après sa lecture. Malheureusement, il y a pas mal de problèmes sérieux dans ce papier. Il me semble que notamment qu’il se vautre aussi dans les travers qu’il dénonce, mais dans l’autre sens. Les problèmes que je vois:

    1. Le message du corps de l’article c’est que contrairement à ce que la campagne médiatique a suggéré, l’accusé était certainement coupable des faits reprochés. Mais le titre est qu’il « devait mourir », comme si de la culpabilité de l’accusé il s’ensuivait automatiquement qu’il devait être mis à mort. En réalité, il y a deux questions mélangées dans cette histoire, celle de la culpabilité de Davis et celle de la peine de mort. Implicitement, l’auteur accepte le principe de la peine de mort pour meurtre. Mais en se concentrant sur l’autre question comme s’il suffisait d’y répondre pour conclure qu’il a été justement condamné, il ne fournit aucune justification pour la peine de mort. C’est quand même dommage.

    2. L’auteur nous explique que les gens sont des hypocrites parce qu’ils dénoncent l’exécution de Davis et pas de l’autre. S’il est vraisemblable que certains militants aient été biaisés par leur politiquement correct (l’accusé noir étant tout de suite plus sympa que l’autre, de ce point de vue), l’auteur oublie tout d’un coup que la campagne pour Davis ne se résumait ou ne se définissait pas comme une campagne anti-peine de morts. Davis a eu de nombreux soutiens pro-peine de mort, non parce qu’ils étaient indignés par cette peine en général donc, mais parce qu’il pensaient que Davis était innocent ou qu’il y avait trop de doutes sur sa culpabilité. Et l’association militante anti-peine de mort de l’Etat a condamné les deux exécutions. Bref, comme souvent, une campagne est faite par des gens aux objectifs divers, ce n’est pas la peine de faire comme si c’était une campagne anti-peine de morts, un point c’est tout. Et à partir du moment où pour de nombreux acteurs de la campagne, le problème n’est pas la peine de mort, mais la question de la culpabilité de Davis, il n’y a rien d’anormal à ce qu’ils traitent différemment les deux exécutions s’ils pensent que l’autre gars exécuté était coupable (ce qu’il a avoué sans regrets apparemment).

    En dehors de ce dernier point douteux, la substance de l’article réside entièrement dans la longue citation du blogpost d’Ann Coulter. Citer sans réserve la Coulter est une mauvaise idée. Tout d’abord il y a le problème suivant:

    3. Puisque Coulter connait si bien le cas Davis, on peut se demander pourquoi elle parle dès le titre de son post de « tueur de flic ». Cela suggère que le coupable aurait tué la victime parce que c’était un policier, de la même manière que des médias disent que Davis était noir en suggérant que c’est pour cela qu’il a été exécuté. Mais Coulter doit bien savoir que le policier en question n’était pas en service. Comment le meutrier pouvait-il donc savoir que la victime était policier? Etant donné le caractère particulièrement sensible du meurtre de policier aux Etats-Unis, spécialement dans le public cible républicain de Coulter, je suggère que ça sent l’entourloupe pour se les mettre dans la poche à peu de frais. Ca n’a pas l’air bien honnête en tout cas (on peut aussi se demander pourquoi il faudrait spécialement s’indigner du meurtre d’un policier par rapport à celui d’un cheminot ou d’une caissière, mais c’est une autre histoire).

    4. Ensuite, Coulter se fout du monde:
    « Davis sortit un revolver et tira sur deux inconnus en public. Quelle « preuve physique » les médias attendent-ils ? Il n’y a pas eu effraction pour pénétrer dans une maison, pas de voiture volée, pas de viols ou de bagarre pour accompagner les tirs. Où faudrait-il chercher de l’ADN ? Et pour prouver quoi ?
    Je suppose que ce serait édifiant si les douilles des deux tirs de cette nuit correspondaient aux balles. Et ce fut le cas. C’est une « preuve physique ». »

    Elle omet de dire que l’arme n’a pas été retrouvée. Gardant cela en tête, la réponse à la question « où faut il chercher de l’adn (ou d’autres traces)? » a au moins une réponse évidente. Sur l’arme. Pour prouver quoi? Pour prouver que c’est Davis qui a tiré ou quelqu’un d’autre. Evidemment c’est un gros élément à charge si on trouve ses empreintes sur un flingue et qu’une analyse ballistique permet de dire que c’est l’arme du meurtre. Sans l’arme, rien de tout ça, il y a plus de place pour le doute. Je crains que Coulter feigne de ne pas voir que c’est d’une importance décisive.

    5. Puis elle voudrait nous faire croire qu’elle peut aplatir les critiques avec son histoire de douilles. Elle dit que c’est une preuve physique. « Une preuve physique de quoi? » pourrait-on lui demander. Qu’il y a bien eu des tirs. Mais depuis quand le fait que des douilles correspondent aux balles tirées nous dit qui a tiré? Ce qu’il est question de prouver pour l’accusation c’est la culpabilité d’un individu, pas qu’il y a eu des tirs. Trouver des douilles est une preuve physique qu’il y a eu des tirs (comme si on ne le savait pas déjà…), pas de qui est le tireur. A mon avis, cette histoire de douilles ne suggère qu’une chose: Coulter, ce n’est pas du sérieux.

    6. Enfin Coulter fait exactement ce qu’elle reproche aux médias ici:
    « Maintenant les médias proclament que sept des neuf témoins contre Davis au procès se sont rétractés.
    En premier lieu, l’État a présenté 34 témoins contre Davis, pas neuf, ce qui donne une certaine idée de la méticulosité des médias au sujet des faits sur les affaires de condamnation à mort. »

    Il est vrai que l’histoire des neuf témoins est vague dans les médias mais ce n’est pas un chiffre sorti de nulle part non plus, le vrai chiffre étant 34. 34, c’est le nombre de témoins appelés par l’accusation. Mais cela ne veut pas dire que tous ces témoins ont identifié Davis comme le meurtrier. 9, apparemment, c’est le nombre parmi ces 34 de ceux qui ont identifié Davis comme le meurtrier ou affirment l’avoir entendu admettre sa culpabilité. Coulter n’est donc pas plus « méticuleuse » que « les médias ».

    Enfin, Montabert ne le cite pas, mais Coulter ajoute dans son post, alors qu’elle s’est focalisée sur Davis, qu’il n’est certainement pas moins coupable que « tous les exécutés depuis au moins 1950 ». Sans blague? Comment sait-elle qu’il n’y a pas l’ombre d’un doute sur toutes ces condamnations? Pas une explication, juste cette affirmation. Je ne vois pas pourquoi on devrait la prendre plus au sérieux que des médias biaisés dans l’autre sens.

    • Stéphane Montabert
      25 septembre 2011 at 9 h 52 min

      J’apprécie la qualité de votre réfutation, mais il n’empêche qu’Ann Coulter donne une contradiction bienvenue à un flot continu d’informations mensongères toutes biaisées dans le même sens. Si les faiblesses que vous révélez dans son argumentation suffisent à vous faire tiquer, j’imagine que vous devez être en rage face aux mensonges pro-Troy Davis?

      MacPhail travaillait comme agent de sécurité, donc devait porter une sorte d’uniforme, même s’il n’était pas à proprement parler un agent en service. Je vous accorde le point 3, Davis ne savait pas forcément s’il tuait un policier. Personnellement, je ne vois guère ce que ça change. Quant à clamer que seuls 9 des 34 témoins seraient venu à la barre, je n’ai aucune information en ce sens.

      J’ai intitulé mon article ainsi précisément parce que de la culpabilité de l’accusé il s’ensuit qu’il devait être mis à mort, suivant la législation américaine et la validité de son procès. Je ne suis pas rentré dans un débat de fond sur le principe de la peine de mort pour meurtre; je me borne à constater que la peine de mort existe aux Etats-Unis. Le billet était assez long ainsi sans s’engager sur la pertinence de cette peine.

      « La campagne pour Davis ne se résumait ou ne se définissait pas comme une campagne anti-peine de morts » – quand vous écrivez cela, je me demande si nous avons accès aux mêmes médias. La campagne pour Davis a été exclusivement une campagne anti-peine de mort, utilisant les prétendus doutes sur sa culpabilité comme argument supplémentaire.

      L’arme n’a pas été retrouvée, mais les douilles et les balles, si. Il est tout de même difficile d’en faire abstraction. Les témoins ont identifié Davis – ou l’homme en t-shirt batman blanc – comme le tireur. A partir du moment où l’arme du crime a disparu de la scène de crime, n’importe quelle arme aurait été hautement suspecte (voire probablement irrecevable) si elle avait été retrouvée plus tard. Si une arme avait été trouvée avec les empreintes de Troy Davis mais sans que les balles correspondent, on ne sait pas si on aurait été en présence de l’arme du crime ou d’un simple pistolet sans rapport. Si un pistolet avait été retrouvé avec les traces de balles mais sans les empreintes de Troy Davis dessus, rien n’aurait permis de lever le doute puisqu’elle aurait pu être nettoyée ou utilisée par quelqu’un d’autre entre-temps.

      « Il est vrai que l’histoire des neuf témoins est vague dans les médias mais ce n’est pas un chiffre sorti de nulle part non plus, le vrai chiffre étant 34. 34, c’est le nombre de témoins appelés par l’accusation. Mais cela ne veut pas dire que tous ces témoins ont identifié Davis comme le meurtrier. 9, apparemment, c’est le nombre parmi ces 34 de ceux qui ont identifié Davis comme le meurtrier ou affirment l’avoir entendu admettre sa culpabilité. Coulter n’est donc pas plus « méticuleuse » que « les médias ». »

      Les 34 témoins ne connaissaient pas Davis personnellement, certains ont identifié comme tireur « l’homme en t-shirt batman blanc » sans nommer « Davis ». Vous êtes en train de sous-entendre que 25 témoins n’ont identifié personne, ce qui est un fieffé mensonge.

      « Enfin, Montabert ne le cite pas, mais Coulter ajoute dans son post, alors qu’elle s’est focalisée sur Davis, qu’il n’est certainement pas moins coupable que « tous les exécutés depuis au moins 1950″. Sans blague? Comment sait-elle qu’il n’y a pas l’ombre d’un doute sur toutes ces condamnations? Pas une explication, juste cette affirmation. Je ne vois pas pourquoi on devrait la prendre plus au sérieux que des médias biaisés dans l’autre sens. »

      Je vous retourne la charge de la preuve: indiquez nous donc quelques-unes de ces condamnations erronées. Attention, pour que ça compte, il faut que cet aveu d’erreur judicaire soit le fait d’officiel américains s’exprimant dans le cadre de leur fonction.

      • « Davis, […] n’est certainement pas moins coupable que « tous les exécutés depuis au moins 1950″.  »

        Ce serait drôle si le sujet n’était pas si grave. En effet, il est notoire qu’il y a des innocentés posthumes parmi les exécutés (et c’est assez indigne de la part d’un prétendu libéral de se retrancher derrière l’absence d’aveu officiel…). Moins coupable qu’un innocent c’est pas possible. Coulter a donc formellement raison : Il n’y a pas un seul humain sur terre (y compris nous même qui évoquons l’affaire) qui est « moins coupable que TOUS les exécutés » , et Davis ne fait pas exception. De là à conclure qu’on peut exécuter Davis, et en fait n’importe qui … c’est de la rhétorique de bas étage

        • Stéphane Montabert
          25 septembre 2011 at 13 h 10 min

          Allons, allons, vous nous parlez de faits « notoires » et vous n’êtes pas fichu de fournir un lien vers le moindre aveu d’erreur judicaire sur un cas de peine de mort, exprimé par un officiel américains s’exprimant dans le cadre de ses fonctions?

          Bizarre.

          • Arf, ce qui serait bizarre ce serait un aveu officiel !
            Et de toute façon, encore une fois, un libéral n’attribue à la parole officielle aucune valeur particulière qui ferait qu’elle serait requise pour faire preuve

          • Stéphane Montabert
            25 septembre 2011 at 19 h 05 min

            C’est notoire ou ça ne l’est pas. On ne peut pas prétendre que tout le monde sait quelque chose et ne pas sortir une seule source officielle l’admettant. A moins que ces choses-là, par extraordinaire, n’atteignent pas Internet?

    • Merci Xavier, ça fait plaisir de lire que tout le monde ne se gargarise pas du « politiquement incorrect » qui donnerait automatiquement un brevet de dissidence.

      Cet article me fait honte.

  • Article pitoyable d’un représentant de l’extrême droite suisse qui joue sur un fait dramatique réel (un possible innocent condamné à la peine de mort et finalement exécuté sans possibilité de révision du procès) en s’appuyant uniquement sur une seule opinion tierce.

    « Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c’est qu’on est convaincu qu’on dit la vérité parce qu’on dit ce qu’on pense. » Sacha Guitry.

  • Nous ne sommes pas tous du même avis, mais nos bastons « ont de la gueule »…La discussion s’est ouverte ici, on peut aller lire pour s’informer, et donner son avis…http://www.liberaux.org/topic/49262-peine-de-mort/

  • On s’en fout de la peine de mort, elle n’est plus dans notre culture, tant mieux, elle fait juste une rente à Badinter qu’on sort de la naphtaline. Elle avait l’avantage d’économiser les coûts de l’incarcération et solutionnait radicalement le problème de la récidive.

    Les Américains, c’est leur législation, c’est comme les armes à feu, nous, ça nous scandalise, eux, ça fait partie du folklore.

    Ce n’est pas moi qui vais militer pour l’abolition dans un autre pays que le mien où elle est abolie, parce que là, on n’a pas fini : dans les pays arabes, au hasard, on ne fait pas tant de chichis. On lapide et on pend sans problème de société à débattre à l’infini.

  • Moi, je trouve que l’article est instructif et si l’on y ajoute les remarques de Xavier M, on a davantage d’éléments pour se faire une opinion que dans la présentation des médias.

    ce que montre les discussions relatives à cette affaire est que les doutes existant sur la culpabilité dans une affaire de meurtre relèvent souvent de questions relatives à la qualité de l’enquête policière. Les faits présentés par les policiers peuvent sembler ne présenter aucune faille mais on peut s’interroger sur la volonté des policiers de rajouter quelques preuves pour fabriquer un coupable ou pour amener les éléments matériels, les témoignages à se conformer à leur intime conviction.

  • Les droitsdelhommistes crient au scandale à propos de la peine de mort aux USA qui considèrent inhumaine, mais ne s’inquiètent pas des condamnations à perpétuité : entre tuer et condamner à la réclusion à vie je ne sais pas ce qui est plus inhumain …

    En outre, à propos de l’abolition de la peine de mort en France – dont les socialistes se gargarisent – il est intéressant de savoir que le 9 octobre 1981, François Mitterrand obtenait l’abolition de la peine de mort. Vingt-cinq ans plus tôt, ministre de la Justice du gouvernement de Guy Mollet, il approuvait les premières exécutions capitales de militants du FLN …
    Voir à ce sujet les articles suivants :

    http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/8969b934-d89c-11df-b29b-af70f635f971/La_peine_mortelle_de_Fran%C3%A7ois_Mitterrand

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2798

  • un homme comme Lawrence qu’il crève on s’en fou, mais quand des doutes subsiste sur la culpabilité d’un homme noir blanc ou jaune peut importe, pas d’éxécution!!!! BENEFICE DU DOUTE PAS DE PRESOMPTION DE CULPABILITE

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