L’État français est immoral !

Tu ne fumeras point, tu ne boiras point de soda, tu ne loueras point ta chambre de bonne à des prix exorbitants

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L’État français est immoral !

Publié le 18 septembre 2011
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Tu ne fumeras point, tu ne boiras point de soda, tu ne loueras point ta chambre de bonne à des prix exorbitants… auquel cas, dans la taxe et l’impôt tes péchés, tu absoudras.

Par Ulrich Genisson

La morale est ce code informel qui nous permet de dire, instinctivement, qu’un acte est bon ou mauvais. Il en existe deux types, disons – simplement – une morale individuelle et une morale collective. Voici quelques exemples de la cohabitation difficile de ces deux morales : il est immoral de tuer un cambrioleur qui s’introduirait chez vous mettant potentiellement en péril votre vie, mais il est moral de tuer un soldat lors d’une guerre que votre État aurait déclarée. On explique à ses enfants qu’il est immoral de racketter quelqu’un, or l’État au travers de l’impôt nous impose de nous exécuter au risque de nous jeter en prison ou de réquisitionner nos biens ! On voit bien là qu’insidieusement, l’État s’est accaparé la morale individuelle pour l’imposer petit-à-petit à la collectivité, il a pris ce qui était de la responsabilité de chacun pour l’imposer à tous. Par cette prise de contrôle de la vie de chaque citoyen, la possibilité de régler les cas particuliers est rendue impossible par une règle impersonnelle qui s’applique de fait à tous.

Revenons sur la naissance de la morale. Depuis la nuit des temps, l’Homme n’est qu’un, mais plusieurs humanités existent et cohabitent. Axel Kahn m’a appris qu’il fallait être humain pour être inhumain. L’humain a cela d’unique, dans le monde du vivant, qu’il est capable d’être inhumain, c’est-à-dire dépourvu de cette qualité qui différencie l’homo sapiens de l’Homme. Aucune autre espèce vivante n’étant capable de tuer par pur plaisir ou vengeance, nous nous sommes donc créés une vue de l’esprit (qui régie nos interactions et nos comportements, admissibles ou non dans une vie en société), un carcan, que nous devons respecter au risque d’être exclu de cette société : la morale était née. Il est clairement entendu que la majeure partie de cette morale nous vient des temps anciens, au moment où les fondations des grandes religions ont été posées : tu ne tueras point, tu ne voleras point, etc.

Curieusement cette morale à géométrie variable diffère selon la société dans laquelle l’on se trouve. Par exemple, boire de l’alcool sera valorisé en Occident mais pas en Orient, tuer une vache sera banal en Europe mais inconcevable en Asie, fumer de l’opium sera une coutume en Asie mais durement réprimé en Occident. La morale est au cœur de tout cela, c’est elle qui régie la vie des différentes sociétés et c’est elle qui pousse les peuples à réclamer des lois. Le principe de ces lois étant finalement l’application systématique à tous de la morale de quelques uns.

Désormais en Europe, et plus particulièrement dans les pays de culture catholique, la possession d’argent, de capital, de richesse est de plus en plus perçue comme immorale. Dans l’imagerie collective, ce bien a forcément été volé à quelqu’un, et ce, même s’il a été gagné honnêtement, dans le respect des lois. En résumé, un homme riche est forcément un homme qui a « profité » des autres. Jésus n’aurait-il pas prononcé : « Je vous le dis, il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Évangile selon saint Matthieu, 19, 24). L’État français, en ayant empêché la création de plus de richesses à partager ces 35 dernières années, a donc pris le parti de répartir équitablement la misère. En ce sens, Winston Churchill déclara, un jour : « Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. » L’État a donc fait le choix de la vertu socialiste.

Certaines lois, dont de très récentes, en sont la preuve

La loi sur les loyers exorbitants des chambres de bonnes. On nous assène qu’il est immoral de louer très cher un logement très petit. L’État envisage donc de créer une taxe, lors de la loi de finance 2012, qui fiscaliserait un peu plus ces Thénardier des temps modernes. Louer un bien insalubre de 9m² ne serait pas moral, mais le taxer, c’est-à-dire engraisser l’État sur la misère, le serait ?

La taxation de la prostitution. Se prostituer pour gagner sa vie, ou être proxénète, est jugé immoral, et, est même puni par la loi. Mais il semble tout à fait moral, pour le gouvernement, de taxer ces revenus de la chair tels des bénéfices non commerciaux. Sur une passe à €30, €10 iront à la prostituée, €10 au souteneur et €10 au fisc, seuls ces dix derniers euros seraient en accord avec la morale publique ?

La loi sur les sodas à sucre ajouté qui veut prendre soin de notre ligne, mais pas de notre portefeuille, va rendre légal le fait d’imposer les « imbéciles » qui consommeraient encore ce type de sodas. Donc boire un jus de pomme contenant 110 grammes de sucre par litre serait moral mais boire un cola avec 106 grammes de sucre au litre, « boooooh», ça ne le serait pas. Rassurez vous cette nouvelle taxe vous permettra justement de vous racheter une morale !

La probable loi sur les gains de l’Euromillion. La Française des jeux, organisme d’État, distribue des gains fantastiques aux gagnants du premier rang. Mais pour l’UMP, trop c’est trop, une bonne loi limitant les gains rendra moral le fait de gagner €30 millions, ce qui ne semble plus être le cas avec le plafond actuel des €185 millions.

Il parait parfaitement immoral qu’un épargnant, un méchant capitaliste comme disent les collectivistes, arrive à se constituer un complément de retraite grâce à la location d’un appartement. Remédions donc à cela le jour où il souhaitera vendre ce bien en taxant la plus-value qu’il pourrait réaliser. D’un autre côté, est-il moral qu’un député, arrivé à cette même retraite, puisse percevoir €1.548 par mois en ayant occupé son poste seulement 5 ans ?

Le fumeur n’est pas plus épargné. Non seulement sous l’emprise d’une drogue plus dure que certains produits illicites (ce n’est pas moi qui l’affirme mais plusieurs études), le fumeur esclave de son mégot devient une prostituée de l’État en devant verser 400% du prix de son paquet en taxes (un paquet hors-taxes coute environ €1,15, ne l’oublions pas). Il s’offre ainsi le droit d’avoir un cancer (€70.000 de taxes pour une consommation d’un paquet par jour pendant 40 ans). J’espère juste que les héritiers de ceux qui n’en auront pas eu, pourront demander à l’État le remboursement du trop perçu. Si le tabac était dangereux, il serait interdit selon les principes d’un « État nounou » qui protège son peuple. S’il ne l’est pas, arrêtons les taxes ! Sinon, je réclame par pur nihilisme une taxe sur la naissance, qui est bien la chose la plus dangereuse au monde, car elle engendrera au final la mort à coup sûr.

Justement concernant la mort. L’euthanasie n’est pas légale en France, mais cette interdiction de choisir quand et comment quitter ce monde soulève régulièrement des interrogations. L’État, une fois de plus, sait ce qui est bon pour nous, même à notre chevet, sur notre lit de mort. Pourtant l’euthanasie qu’il interdit, l’État la pratique sur son peuple puisque nous sommes en train de succomber à une mort lente, mais certaine, si nous ne sommes pas gagnés très vite par un sursaut, une soif de liberté ! Le collectif prenant toujours plus d’emprise sur l’individu, nous perdons toute faculté à prendre des décisions, nous concernant, avec pour seul juge notre libre arbitre.

La cupidité des hommes est immorale aux yeux de l’État, c’est pourtant sa nature et depuis la nuit des temps. C’est bien la confrontation de la cupidité de l’un qui régule celle de l’autre. L’État, ne supportant pas cette concurrence, a décidé d’être le plus cupide de tous pour nous guérir. Votre argent immoral le deviendra après lessivage par l’impôt ! Une alchimie bien dangereuse qui a pourtant la bénédiction du peuple, puisqu’il en redemande. La morale étatique est devenue son opium.

Rappelons-nous le discours d’investiture de Ronald Reagan, président des États-Unis, le 20 janvier 1981, qui avait bien conscience du danger de cet État tout-puissant en période de crise :

Dans cette crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème ; l’Etat est le problème. De temps en temps nous avons été tentés de croire que la société est devenue trop complexe pour être contrôlée par la discipline de chacun, que le gouvernement par une élite était supérieur au gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et bien, si personne parmi nous n’est capable de se gouverner lui-même, alors qui parmi nous a la capacité d’en gouverner un autre ?

Depuis la révolution de 1789, le peuple français ne s’est jamais autant trouvé à la croisée des chemins. Il va devoir trancher entre perdre totalement ses libertés au profit d’un État surpuissant qui aura le rôle de régenter la vie de chacun, ou alors choisir la voie de l’indépendance et de la liberté, avec un État minimum qui laisse chacun libre de s’accomplir sans compte à rendre. Le chaos économique, dans lequel nous entrons, va nous pousser à faire ce choix très bientôt…

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  • L’homme politique n’est pas immoral, il est moral, surtout pour les autres.
    L’euthanasie :
    Quand votre chien a une tumeur incurable, le vétérinaire lui injecte une surdose d’anesthésique, le chien s’assoie tout doucement puis se couche : c’est fini.
    Quand un être humain a une tumeur incurable, on le martyrise avec des tuyaux dans tous les trous et on le laisse hurler pendant des jours au prétexte que son cœur est en trop mauvais état pour supporter la morphine. Les infirmières excédées par les cris l’engueulent, il fait sous lui, il est hagard, il a perdu toute dignité.
    Ça coûte une fortune à la société, mais donne bonne conscience aux hommes politiques. L’euthanasie ? Mais mon cher, on maitrise parfaitement la douleur de nos jours.
    La retraite :
    L’Etat n’est pas si obtus, puisque paradoxalement, c’est chez ses propres fonctionnaires qu’il a mis en place la retraite par capitalisation : la Préfon.

    L’Etat sait ce qui est bon pour vous.

  • Heu la Préfon….beuurrk….et feu CREF…ouille !!! L’Etat gestionnaire de l’épargne ça craint !!!

  • Bel article mais petite précision sur la moral catholique. Ce qu’entendait dire le Christ par la parabole du riche n’est pas que la richesse soit mauvais en tant que telle mais sa relation avec elle. Le Christ insiste sur le mépris des richesse afin de se consacrer à son salut. Ce qui est immoral c’est l’avarice, pas la possession. St Clément d’Alexandrie constatait que sans richesse la charité n’existe pas or il s’agit d’une vertu, la richesse est nécessaire pour la réalisation de cette vertu. Il existe donc une différence fondamentale avec le socialisme: le socialisme considère que le pauvre à un droit à la fortune du riche or l’Église considère que le riche a un devoir moral vis à vis du pauvre.

    On a ainsi des exemple d’entrepreneur qui ont par la suite décider de consacrer leur fortune dans un but altruiste, ex: Bill Gates.

    Certes l’Église a produite une condamnation du libéralisme comme du socialisme (ainsi que du communisme et du nazi), pourquoi? Elle restait dans la même logique que les Pères de l’Église, considérant que la seule recherche du profit, au mépris de l’autre, était mauvais. Ce qu’elle rejette c’est l’égoïsme que peut porter l’individualisme. J’ai trouvé sur ce site un article sur la moral du libéralisme, vu sous cet angle la condamnation de l’Église peut tomber. Enfin, même dans ses critiques virulentes du libéralisme, l’Église n’a pas appelé au collectivisme mais bien à la responsabilité individuelle de chaque chrétien

    • Je serai bien curieux de connaître la source exacte où l’église condamne le libéralisme, il a bien quelques évêques ignorant qui se sont exprimé dans ce sens mais pour ce qui est d’une déclaration officiel et claire, comme avec la déclaration de Jean-Paul II sur l’excommunication automatique des communistes ???
      Le jour où elle décidera de le faire, elle signera alors son arrêt de mort de faite par faillite de sa mission. un article fort intéressant traite de la question :
      http://www.scribd.com/doc/36135609/Francois-Guillaumat-Liberalisme-et-Christianisme

  • @ condé.

    merci pour ces précisions. Mon but était de faire tenir dans un seul article le changement de polarité de la morale en France vis-à-vis de la richesse. L’histoire est capitale pour expliquer ce phénomène. J’ai mis en avant les faits, maintenant il est certain que les causes peuvent être longuement débattu.
    Merci pour votre message.

  • L’hypertrophie de l’État et ses dérives liberticides et spoliatrices semble être consubstantiel aux démocraties.
    C’est THE problème !

  • Cher auteur,

    Étant libéral et catholique je cherche a concilier les deux, mais trouvant dans le catholicisme une religion de la liberté individuelle j’arrive a trouver des correspondance. Il est bien entendu que les deux ont des objets distinct (salut de l’Homme d’une part, défense de sa liberté de l’autre) par contre leurs échanges ne peuvent être que bénéfique.

    Sur l’euthanasie, le problème n’est pas de savoir si une personne peut se suicider ou pas, il n’est pas interdit de se donner la mort. Par contre l’euthanasie implique que l’on ordonne à une personne d’en tuer une autre, comment peut on accepter que l’État impose à des médecins de tuer leur patients, en contradiction avec leur serment. Le libéralisme étant baser sur la non atteinte réciproque à l’intégrité de l’autre (cf Hobbes) comment peut on défendre l’euthanasie d’un point de vue libéral. Si une personne a peur de la vieillisse qu’elle se suicide avant; mais qu’elle ne demandent pas à une autre d’agir à l’encontre de sa conscience.

  • Merci pour votre commentaire.
    Je prône la liberté. Ni plus ni moins. Celle de pensée, de culte, politique, économique… la liberté est tout ! Pour ce qui est de l’euthanasie, je suis en train d’écrire sur le sujet, mais pour moi la réponse est simple et revient à l’individu. Il serait très facile de résoudre le problème en amont par exemple en demandant a chacun ce qu’il en pense au moment de ses 18 ans et ainsi créer un fichier des dernières volontés… Vous indiquez qu’il n’est pas interdit de se suicider… Avez-vous déjà essayé de dire a votre médecin que vous comptiez vous suicidez demain ? L’internement sera d’office, vous perdrez vous libertés… le problème de l’euthanasie étant l’assistance. Moi je pense que cette décision revient à l’individu et surtout pas à la société…

  • On ne pense pas de même façon à 18 et à 90 ans. Si on me dit à 18 ans si je veux que l’on me tue ou pas ou si je veux être atteint de sénilité ou pas n’est absolument pas logique. Sur la question de la liberté individuelle nous sommes d’accord, c’est à la personne de choisir, le problème vient quand cela revient à obliger quelqu’un à en tuer une autre malgré ses préventions morales. Ensuite que l’encadrement, quand on regarde ce qui se passe ailleurs les dérives sont nombreuse. Pays bas et Belgique condamné par l’ONU, émigration de retraité néerlandais en Allemagne, la Belgique qui envisage l’euthanasie des malades mentaux et des enfants à partir de 12 ans (à ce demander pourquoi l’Allemagne nazi a été condamné pour sont programme Aktion T4, lutte des Églises à l’époque), etc…

    Il y aura forcément des dérives. Regarder pour l’IVG. Aujourd’hui de plus en plus de médecins font jouer la clause de conscience. Résultat, le Conseil de l’Europe a vu un projet de protocole additionnel visant à restreindre très fortement la clause de conscience. Heureusement il a été vidé de son sens mais je crains que ce ne soit qu’un contretemps.

    Pour nourri votre réflexion: http://www.koztoujours.fr/?tag=euthanasie Je vous avertis, l’auteur est contre^^

  • On traite des humains pire que des chiens.

    Ya ka se suicider ?
    C’est ce qui se passe. Pourquoi Gilles Deleuze s’est jeté du haut d’un escalier ? Gunther Sachs s’est tiré une balle dans la tête ? Ils n’ont pas voulu de la maltraitance qui venait, et je ne parle pas seulement de la souffrance, mais aussi de la perte de dignité :
    « Alors, il est pas gentil, ce matin, le pépé ? » Le pépé pas gentil et qui hurle comme une bête était agrégé de mathématiques de son vivant.
    « On a fait un beau caca dans sa coucouche ? » Le on qui a fait dans la coucouche était, de son vivant, un entrepreneur qui a donné du travail à des centaines de personnes. Ou une mère de famille, ou un clochard.

    L’éthique devrait commander au personnel soignant d’abréger la souffrance inutile qui réduit l’être humain à l’état d’animal, sauf qu’il est conscient de l’humiliation. Le personnel soignant n’a pas à être maltraitant. C’est la loi. Or il l’est.

    La dérive qu’on craint : accélérer les choses pour l’héritage.
    Marc Dugain a écrit un amuvais livre.

    • Hugues : « L’éthique devrait commander au personnel soignant d’abréger la souffrance inutile qui réduit l’être humain à l’état d’animal, sauf qu’il est conscient de l’humiliation. Le personnel soignant n’a pas à être maltraitant. C’est la loi. Or il l’est. »
      —————————-
      Donc si on suit votre démo, pour que les soignants (quelques crapules en tout cas et qui de toute façon, n’auraient pas dus être soignants) n’agissent pas comme des malfaisants, tuons les patients qui ne méritent pas de vivre.
      Mais c’est que t’es bien débile, toi !

    • je suis d’accord. aucune place pour l’éthique du personnel dans ce choix…

    • Non, on ne traite pas les humains pire que les chiens. On zigouille les chiens plus légèrement que les humains.
      Et puis vous allez vite en besogne à préférer la mort à la souffrance.

      Et puis mettre en relief la supposée goujaterie du personnel des soins palliatifs pour affirmer que la dignité du patient est atteinte pour en conclure que le meilleur moyen de lui rendre justice est de le supprimer, relève d’un renversement de valeurs. Dans ce cas là, l’indignité ne concerne pas le patient mais le personnel soignant qui devrait, si l’on suit votre logique, être euthanasié ayant perdu, non par souffrance mais par bassesse d’âme, sa dignité.

    • Le personnel ne maltraite pas les patients. Chaque cas est unique. Ma compagne, qui a travaillé plusieurs année en maison de retraite ou avec des handicapés, s’est fait sacrément maltraité que ce soit par les patients ou les employeurs.

  • La loi actuelle permet de renoncer aux soins et ne se concentrer que sur la lutte contre la douleur, quitte à ce que cela abrège de manière indirecte la vie du patient. Cela me paraît un équilibre appréciable: refus de l’acharnement thérapeutique, refus de l’euthanasie par mise à mort. Que l’on développe les soins palliatif et cela facilitera le traitement de la fin de vie. Il restera toujours certains cas qui ne pourront être traité correctement, mais doit on faire une loi, avec tout les risques de dérives que cela impliques, pour une extrême minorité de cas?

    • Le problème d’une loi, c’est qu’elle s’impose a tous, et du coup à personne… elle va créer une multitude de cas particuliers qui ne seront pas traités. Je suis donc anti-lois… J’ai lu les ouvrages de Mme De Hennezel sur le sujet, ils sont passionnant, et m’ont ouvert un peu plus à la vision que seul l’individu concerné peut choisir et personne d’autre. Il faut donc que certains choix se fasse avant les problèmes… mais bon c’est un sujet complexe, qu’il ne faut pas traiter a la légère… j’y reviendrai dans un prochain article.

  • La morale libertarienne exige qu’ on ne juge pas les conséquences d’un acte( sinon c ‘est le domaine de l’arbitraire) mais la manière dont l’acte s’est déroulé( les personnes étaient elles consentantes?). Abandonner les morales conséquentialistes est une bonne méthode pour limiter le pouvoir de l’état.

  • Si la loi oblige à tuer c’est immoral. Si on tue de soi même c’est un meurtre. Si vous considérez que le consentement peut permettre de se dédouaner d’un meurtre j’ai hâte, en tant que futur avocat, de plaider cela devant une cour d’assises: « Mr le Président il ne peut s’agir d’un meurtre, la victime était consentante. Elle ne peut le prouver? C’était un accord verbale »…. La vie en société implique le respect d’un certains nombre de codes et de normes, pas forcément étatique, qui permettent cette vie en société, le « Tu ne tueras point » me parait un minimum.

    • je suis d’accord. c’est pour ça qu’il faut regler ces problèmes d’accord a l’avance. Le libéralisme repose beaucoup sur le contrat libre. il faut donc contracter en avance…

      • Contracter en avance sur une telle chose me paraît impossible. Demandez à 20 ans comment l’on devra vous traitez dans 50 ans et plus me parait délicat. Nul ne sait comment vous allez évoluer et comment la médecine va également progresser. Aujourd’hui l’on sait traitez la quasi totalité des douleurs ressentit, certes tout n’est pas parfait mais à moins de cas extrême vous ne souffrirez pas. Contracter sur le fait que l’on vous tueras me paraît immoral. Le libéralisme est bâti sur la protection de la vie et de la liberté individuelle. Renoncer par avance et par contrat à sa vie me paraît comparable à accepter de devenir esclave par contrat. Si l’on veut éviter la déchéance que l’on se suicide, l’objectif sera atteint et l’on ne demandera une violation des serments d’autrui.

  • Condé, dans le cas que vous évoquez, c’est justement le rôle du procès de déterminer si la victime était consentante ou non( avec le risque d’ une erreur judiciaire). Si l’acte peut sembler choquant en soi c ‘est parce qu’on ne connait pas les motivations de la victimes, motivations qui ne regarde qu’elle. Vous dites ensuite que la société produit des règles, des coutumes… mais la question qui se pose est de savoir si nous devons sanctionner les personnes qui ne respectent ces règles alors qu’elles ne portent pas atteinte à autrui. Ma réponse est non SANS EXCEPTION sinon nous rentrons dans le monde qui est le notre, celui d’une éthique normative, où chacun peut violer la vie de chacun au nom de ses croyances, de ses valeurs, etc.

  • Administrer une substance à quelqu’un, même avec son accord, n’est ce pas lui porter atteinte? D’ailleurs en droit le fait de tuer, même avec l’accord de l’autres, cela reste un crime. Ce qui est poursuivi est d’abord l’atteinte à la société, le procureur est là pour défendre la société, la partie civile jouent un rôle annexe. Ce processus permet aussi d’apaiser le procès et de ne pas en faire une vengeance.

    Sur la motivation des personnes demandant l’euthanasie il y aurait beaucoup à dire, sont elles vraiment consentante ou est ce la famille qui fait pression?

  • C’est parce que nous sommes dans une société collectiviste qu’un procureur s’autorise à parler au nom de la société, dans une société libertarienne, le juge aurait à se prononcer en fonction de l’accord qu’ auraient signé des individus libres et responsables et non pas en fonction d’une loi voté par des parlementaires cacochymes et avinés.

  • Désolé Phil mais je ne suis pas libertarien et je reconnais une utilité à l’existence de l’État. Certes la France actuelle est marqué par un certains collectivisme et une crise politique profonde. Le problèmes avec l’euthanasie est de savoir si oui ou non la personne qui en fait la demande est bien libre et consentante. Le cas du Dr Bonnemaison fait froid dans le dos, il a tué ses patients, lui dit que c’était avec leur consentement mais il est bien le seul à le dire. La quasi totalité des demande d’euthanasie disparaisse avec une meilleur prise en considération du malade et de sa douleur. Il restera toujours une minorité de cas, mais doit on agir pour une telle minorité, doit on accepter les risques immenses de dérives pour quelques cas extrême? Doit on accepter de voir l’État décider si une personne doit vivre ou mourir. Un des moyens de préserver la liberté est justement de dire qu’il y a une frontière à ne pas franchir, que se soit de la part des États ou des individus, afin de préserver la liberté et la dignité humaine, une frontière dont même un contrat ne saurait disposer.

    • je suis d’accord avec vous. ne nous opposons pas. l’euthanasie ne doit pas être systématique, mais seulement réservé a des cas extrèmes ou la mort ne vient pas, mais ou la soufrance, elle est bien la ! vous avez raison sur les soins paliatifs. j’en reviens encore une fois au choix de l’individu…

      • Je conteste dans l’absolue l’euthanasie. Demandez à quelqu’un de vous tuer est un acte contraire à toute formes de morale ou de droit. La vie doit être un principe intangible et il ne faut jamais regarder l’administration de la mort comme une solution.

  • Caesar : « L’hypertrophie de l’État et ses dérives liberticides et spoliatrices semble être consubstantiel aux démocraties.
    C’est THE problème ! »
    ———————-
    L’hypertrophie de l’État et ses dérives liberticides et spoliatrices sont des tendances qui existent partout sans exception. Donc dire qu’elles sont consubstantiel aux démocraties, c’est comme dire que la queue remue le chien.
    A noter que Hayek, dans la Route de la Servitude faisait une distinction entre démocratie européenne, où il y a une sorte de fascination pour le planisme et l’organisation étatique des idées allemandes et démocratie américaine où la constitution même se méfie de l’Etat. Un discours à la Reagan, qui dit que « l’Etat n’est pas la solution, l’Etat est le problème », on ne l’entendra d’un homme d’Etat au pouvoir en Europe (sauf peut-être de Thatcher, qui n’est pas un « homme » d’Etat, lol). Donc l’hyper-étatisme n’est pas une fatalité en démocratie.

    • relire les routes de la servitudes pour les hommes d’état, ainsi que par le peuple, serait d’un grand secours de nos jours… pour éviter les memes erreurs que je vois revenir a grands pas…

  • Depuis que l’on considère que l’État émane de la Nation, avec le dogme de la volonté générale, toute critique de l’État est mal perçue. J’avoue que j’ai redécouvert avec plaisir les conceptions thomistes sur le bon gouvernement, sa légitimité et sa critique. On a oublié que l’État n’est qu’un moyen et non une fin.

  • Très bon article. Néanmoins, j’aimerais faire remarquer qu’il manque la fin de la citation biblique, laquelle modifie en profondeur l’interprétation que l’on peut avoir de ce passage.

    La phrase complète est :  » il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer au royaume de Dieu, mais rien n’est impossible à Dieu ».

    • merci pour cette précision. 🙂 tout n’est donc pas perdu! :))

    • Excellente remarque : la citation tronquée fait perdre le principal du message et favorise les interprétations erronées. Le texte complet de Matthieu dont est extrait cette citation (re)définit par ailleurs la Morale, simple, évidente et unique, d’essence nécessairement divine diront les croyants, valable pour tous les hommes, de chaque époque et de chaque culture.

      Lorsque l’Eglise aborde le libéralisme, elle en condamne sa dérive matérialiste, l’individualisme et le relativisme moral qui conduisent aux collectivismes (étatisme, socialisme et fascisme), mais le libéralisme en tant que tel n’est pas mis en cause (cf les dernières encycliques de B16 à ce sujet).

      • « il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer au royaume de Dieu, mais rien n’est impossible à Dieu ». ce qui veut dire en clair, qu’un riche peut entre dans le domaine de dieu s’il abandonne sa richesse ? ou alors que dieu accorde des cartes VIP ?…

        je respecte toutes les croyances, et je ne suis absolument pas un spécialiste des religions. Frédéric lenoir a été mon voisin, j’aurais du en profiter pour améliorer mon histoire des religions.

        J’ai fait un billet simple, facile a comprendre par tous, surtout pas trop long ni trop théorique. chose finalement très difficile.

        Je vous encourage donc, si vous le souhaitez, à nous expliquer les différentes visions chrétiennes, car manifestement il y a bien des différences entre un catholique, un protestant, un orthodoxe, un anglican, un morman, pour ce qui est de son rapport avec l’argent…

        si vous souhaitez exprimer votre avis sur le sujet, ce sera avec plaisir.

        • Ce que Jesus a voulu dire par là, c’est que de manière générale, et surtout a son époque a Nazareth, les riches étaient peu scrupuleux, vivaient dans le vice etc… Cependant, il n’y a pas de règle générale, et Dieu est celui qui jugera de toutes façons ceux qui iront au paradis ou pas.

          Faut faire attention a remettre dans le contexte les paroles d’un prophète aux alentours de l’an 30 en palestine … surtout qu’elles ont subi la triple déformation de la transcription par l’évangéliste, puis la traduction en latin et enfin la traduction en français.

          C’est pourquoi il est idiot de prendre la parole d’évangile au pied de la lettre. De plus, la majorité n’est que paraboles et allégories.

          • Qu’entendez vous par « il n’y a pas de règles générales »? Dieu et son Fils nous ont laissez suffisamment de commandement afin que nous puissions décider ou non de notre salut, il n’y a pas d’arbitraire or c’est ce que je crois lire dans vos mots. Certains protestants croient en la prédestination, c’est à dire que peut importe ce que l’on fait sur Terre, Dieu a déjà jugé. Certes, dans son omniscience Il connaît sans doute notre destiné, mais le fait qu’Il ait fait l’Homme libre implique que jusqu’à notre dernier souffle nous décisions ou pas de notre salut.

            Sur la question de la transcription des Évangiles, la question est résolu depuis longtemps. Il faut d’abord noter que la Bible n’est pas un texte dicté par Dieu (contrairement au Coran), mais inspiré par l’Esprit, ce qui veut dire qu’il y a une part d’interrogation et d’interprétation. Cependant sur les points essentiels (Décalogue, Paroles du Christ), il y a une certitude assez certaines sur ce qui a été dit ou pas. Il faut se rappeler que les Évangiles ont d’abord été transmis oralement comme cela se faisait beaucoup à l’époque avant d’être progressivement mit par écrit. Il faut aussi rappeler l’extraordinaire travail des Pères de l’Église et des premiers Conciles dans la fixation du canon des textes. Quand aux traductions, certes il peut toujours subsister des coquilles mais ce n’est plus sur cet aspect que portent les critiques des anti chrétiens.

            La Parabole n’est qu’une histoire pour mieux faire comprendre le message, c’est un moyens d’éclaircir et non d’obscurcir, bref on peut toujours s’y fier.

            J’avoue que ce n’est pas le sujet que je maitrise le plus et j’essayerai de faire quelques recherches.

          • comprenez : « il n’y a pas de règle générale [sur les riches] ».

            Je ne suis pas théologue, mais être riche en soit n’est pas un pêché, ce qui est un pêché c’est l’orgueil, et comme le note bubulle, la richesse peut faire naitre l’orgueil.
            J’imagine que du temps de Jesus, les riches non orgueilleux ne devaient pas être monnaie courante.

            Pour l’évangile, je pars du principe que jesus est un être humain, un philosophe, un prophète, je ne crois pas au surnaturel, si vous m’excuserez. Et de toutes manière, inspiré par l’esprit ou pas, ça n’empêche pas l’évangéliste ou le traducteur d’avoir un biais. C’est d’ailleurs pour ça que les 4 évangiles sont différents.
            Il est fort possible que l’idée de jesus fut plus complexe qu’une simple comparaison avec un chameau et une aiguille, le role de l’évangéliste étant de le faire comprendre au gens « simples ».

        • Le « riche » fait référence à toutes les sources d’orgueil (pouvoir, intelligence, charisme, beauté physique, réussite professionnelle ou intime, don, etc.)

  • Pour ce qui est du rapport à l’argent l’Église a des les origines expliquer les Paroles du Christ. Ce dernier est venu apporter le salut à tout les hommes qui peuvent librement décider ou non de faire leur propre salut.

    Pour ce qui est de la richesse proprement dite, si le Christ rappel fréquemment qu’il est difficile pour le riche de faire son salut c’est que ce dernier à plus de chance de se concentrer sur l’aspect matériel de l’existence, en négligent son prochain. Ainsi St Clément d’Alexandrie insiste sur le mépris des richesses en ce quelles peuvent détourner l’homme de son salut. La position du chrétien ne doit pas être l’abandon systématique de toutes richesse (encore que certains hommes puissent être appelé à un tel chemin, appel auquel il peut librement répondre ou pas), mais ne pas être avare. Il rappel également que la Charité est une vertu théologale (qui à Dieu pour objet) avec la Foi et l’Espérance. Si les hommes n’avaient rien la Charité ne serait qu’un vain mot, il faut posséder avant de pouvoir donner. Le Chrétien doit donc faire un usage modérer de sa richesse.

    Si l’on prend St Jean Chrysostome, ce dernier admet que la richesse est une nécessité pour l’homme de la chute, après le péché originelle. Ce qu’il condamne, c’est le mauvais riche, celui qui ne pense qu’à lui et ne se préoccupe pas du pauvre. Il considère que le riche à un devoir moral vis à vis du pauvre.

    Pour conclure on peut considérer qu’il existe une différence fondamentale avec le socialisme: le socialisme considère que le pauvre à un droit à la fortune du riche or l’Église considère que le riche a un devoir moral vis à vis du pauvre.
    Certes cela paraît grandement incompatible avec certaines thèse comme celles de Ayn Rand (qui ne sont pas pour autant dépourvue d’intérêt), mais ce message reste à mon sens compatible avec le libéralisme. L’Église n’appel pas à un collectivisme étatique, certes elle parle souvent de la communauté des chrétiens, mais elle reste fondamentalement basée sur la Liberté: la liberté de chaque être d’adhérer ou non au message du Christ et de répondre librement à son invitation à le suivre.

    Ensuite les différence existant entre les diverses tradition nous pourrions consacrer tout un blog à ce sujet 🙂

    • merci beaucoup, ces informations sont très interessantes pour ce bâtir un avis. 🙂

      • De rien. De manière générale j’ai remarqué que très peu de gens allait voire sur le site du Vatican, or c’est une mine de textes et d’informations. Cela m’a conduit à considérer que quand je lis des articles hostile à l’Église et au Pape en particulier je ne sais pas si c’est par bêtise ou incompétence que les auteurs ne vont pas y faire un minimum de recherche (cf l’affaire sur le préservatif avec B XVI, quand il s’agit du Pape ils ne savent même plus faire une analyse grammaticale de base)

        Si le message de l’Église vous intéresse, même d’un point de vu purement intellectuel je vous recommande d’aller consulter le Catéchisme officiel dont la dernière édition a été superviser par le Cardinal Ratzinger: http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM

  • Votre débat théologique me passe très largement au-dessus de la tête, mais je trouve que quand on refuse l’euthanasie, on devrait mettre un bémol sur certains mots. Dignité par exemple. Ou encore charité. Je sais que beaucoup de médecins pratiquent l’euthanasie active sans le dire, clandestinement. A l’hôpital de Bayonne, il semblerait qu’il y ait eu dénonciation pour des histoires de rivalités et querelles internes. J’ai signé la pétition pour le Dr Bonnemaison.

    • je comprends. c’est pourquoi dans mon article j’ai voulu faire une synthese… le but étant de mettre en lumière, l’immoralité de l’état.

  • Le duel pratique pendant des décennies voire des siècles est une forme d euthanasie .

  • Connaissez vous les recherches d’alice miller sur l’influence de l’enfance ?
    http://www.alice-miller.com/

    « La Maltraitance, l’Abus de l’Enfant
    C’est quoi?

    Les humiliations, les coups, les gifles, la tromperie, l’exploitation sexuelle, la moquerie, la négligence etc. sont des formes de maltraitances parce qu’ils blessent l’intégrité et la dignité de l’enfant, même si les effets ne sont pas visibles de suite. C’est à l’âge adulte que l’enfant maltraité jadis commencera à en souffrir et en faire souffrir les autres. Il ne s’agit pas là d’un problème de la famille uniquement, mais de toute la société parce que les victimes de cette dynamique de violence, transformées en bourreaux, se vengent sur des nations entières, comme le montrent les génocides de plus en plus fréquents sous des dictatures atroces comme celle de Hitler. Les enfants battus apprennent très tôt la violence qu’ils utiliseront adultes en croyant à ce qu’on leur a dit : qu’ils ont mérité les punitions et qu’ils étaient battus « par amour ». Ils ne savent pas qu’en vérité la seule raison des punitions qu’ils ont subies était due au fait que leurs parents ont subi et appris la violence très tôt sans la remettre en cause. A leur tour ils battent leurs enfants sans penser leur faire du mal.

    C’est comme ça que l’ignorance de la société reste si solide et que les parents continuent en toute bonne foi à produire le mal dans chaque génération depuis des millénaires. Presque tous les enfants reçoivent des coups quand ils commencent à marcher et toucher les objets qui ne doivent pas être touchés. Cela se passe exactement à l’age quand le cerveau humain se structure (entre 0 et 3 ans). Là, l’enfant doit apprendre de ses modèles la gentillesse et l’amour mais jamais, en aucun cas, la violence et les mensonges (comme: « je te bas pour ton bien et par amour »). Heureusement, il y en a des enfants maltraités qui recoivent l’amour et la protection chez les « témoins sécourables » dans leur entourage. »

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