Pouffons ensemble sur l’UMP turbo-libéral

D’après le Monde et des députés de la majorité, l’UMP serait ultralibéral. On croit rêver.

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Pouffons ensemble sur l’UMP turbo-libéral

Publié le 25 août 2011
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Pouffons ensemble sur l’UMP turbo-libéral

« Les libéraux », ce sont ceux qui n’y connaissent rien et n’en ont jamais vu le moindre échantillon qui en parlent le plus. On en a un magnifique exemple lorsque la presse rapporte de fines analyses de politiciens et que ce mot y est évoqué. Là, c’est Le Monde qui ouvre le bal.

Côté presse, le sujet « Les Libéraux de l’UMP » provoque la bruine habituelle d’articles du Maônde, du Figolu, de Labération et autres puissants organes dont la relative turgescence doit beaucoup plus aux subventions étatiques qu’à leur lectorat déjà fort étiolé.

Et côté politique, tout son spectre est rempli de pignoufs vrombissant âneries sur âneries au sujet des libéraux quand ce n’est pas sur les autres sujets dont la maîtrise générale peine de toute façon à dépasser le niveau du CP.

À l’instar de la rencontre inopinée d’un proton et d’un anti-proton, la collision des pisse-copies incultes et des parlementaires ignares provoque un feu d’artifice de particules virtuelles d’information dont la nullité globale est parfaitement en ligne avec la théorie quantique. L’énergie produite est conséquente, et permet de produire plein de petites phrases juteuses.

Il faut bien comprendre que c’est un peu la guéguerre entre le Figaro d’un côté, vaguement acquis au socialisme honteux et inassumé de l’UMP, et les journaux comme Libé ou Le Monde de l’autre, farouchement et naïvement convaincus de la pertinence du socialisme et de son parti officiel.

Et actuellement, les primaires du PS se profilent assez mal : les tensions s’accumulent entre les bouffons qui se bousculent pour devenir patron à la place de Sarkozy. Tout ceci n’augure pas d’une victoire facile pour ce parti.

Dès lors, on ne s’étonnera pas que la presse relaie de façon fort sonore les bisbilles dans les rangs de la majorité, histoire d’y attiser les scissions, alors qu’on sait déjà qu’au moindre écart sensible, de vigoureuses distributions de baffes et de tonitruantes exclusions viendront calmer les impétrants.

Bref : une fois les transparentes machinations du Monde écartées, il n’en reste pas moins une somme considérable de déclarations affolantes.

Tout part de Dominique Bussereau.

Bussereau, ce n’est pas le nom d’un gros oiseau mou qui fait des « Chpont ! Chpont ! » rauques en lieu et place d’un « cuicui » clair et tonique, mais c’est bien le président du conseil général de la Charente-Maritime, et il a accordé récemment un entretien au Figaro. Et il y dit ainsi :

« Jean-François Copé a toutes les qualités intrinsèques pour être un bon chef de parti. Mais il doit davantage songer à 2012 et un peu moins à 2017. Le langage de l’UMP, en particulier celui de Jean-François Copé, est trop libéral et trop conflictuel. Il ne faut pas donner l’impression que certains travaillent au coup d’après. »

Copé, un politicien qui inspire confiance.Oui, quand on y réfléchit, c’est vrai que ce brave Copé inspire immédiatement confiance mais qu’il a tout intérêt à calmer les flots de libéralisme puissant qui dégoulinent de sa personne, afin de ne pas effaroucher les dindons électeurs habituels du parti majoritaire.

Du reste, on s’interroge alors sur toutes les saillies du brave Jean-François qui permettraient de lui donner un Bonus Libéral si scintillant…

Eh bien en fait, il s’agirait de ses prises de positions sur la laïcité (il en veut beaucoup beaucoup), l’immigration (il en veut très peu très peu), et… c’est tout. Ça décoiffe, hein ? Surtout que ce qu’il propose en matière de laïcité (encore plus d’intervention de l’État) c’est… tout sauf libéral, et que ce qu’il suggère pour l’immigration c’est… tout sauf libéral.

Comme on peut le voir, c’est un déferlement de libéralisme côté Copé, et on comprend que l’UMP fasse tout pour le calmer : il ne s’agirait pas que la base socialiste de l’électorat note une similarité trop grande avec le PS. D’ailleurs, de son côté, Jean-François Lamour, un député qu’on chuchote filloniste (ce n’est pas une injure et ce n’est pas contagieux du tout), nous déclare : « Prenons garde à ne pas afficher cette seule image libérale de l’UMP. »

Il fallait bien sûr lire : « Prenons garde à ne pas afficher cette sale image libérale de l’UMP. ».

Voilà, c’est dit, c’est compris : le libéralisme à l’UMP, on le veut en dose homéopathique, surtout qu’on a absolument aucune idée de ce que c’est que ce machin-là. Et d’ailleurs quand on l’évoque, c’est avec les adjectifs-pincettes habituels de « ultra », « néo » ou « giga » (on s’y perd), comme Damien Meslot, député qu’on dit proche de Xavier Bertrand (On le dit « proche » parce qu’avec la rotondité croissante de Xavier Bertrand, il devient difficile d’être plus que ça).

Et que nous dit le Damien ? Ceci :

« Qu’observe-t-on depuis près d’un an que Jean-François Copé a pris les rênes du parti ? Les radicaux sont partis et les gaullistes sociaux se sentent isolés. On prend le risque de réduire l’UMP aux ultralibéraux alors qu’il faut se rassembler derrière le président de la République. »

Quand on se rappelle que les parlementaires ont compté dans leurs rangs, jadis, des gens comme Victor Hugo, on voit l’immense fossé dans lequel sont tombés ceux d’aujourd’hui, fossé dans lequel ils barbotent tous avec un contentement affiché quelque peu navrant.

Mon brave Meslot, si l’UMP devait se réduire aux ultralibéraux, il n’y aurait plus personne dans ce parti : il n’y a pas un seul de ces clowns qui ait émis une seule proposition vaguement libérale sur les 15 dernières années, pas un.

Le libéralisme de l’UMP ? Mais laissez-moi pouffer doucement !

Bear Facepalm

Depuis que ce parti est entré dans le paysage français, et même en se contentant de regarder les catastrophes que Sarkozy a enfilé comme des perles, pas une mesure libérale n’aura été tentée.

Les tartuffes de gauche crient à l’ultralibéralisme lorsqu’ils évoquent, l’œil révulsé et la bave aux lèvres, la défiscalisation des heures supplémentaires. C’est comique (un socialiste qui bave, c’est courant, mais c’est toujours amusant). Un vrai libéral, sans même être turbo ou giga, aurait fait sauter la notion même d’heure supplémentaire et aurait détaché proprement toutes les cotisations du salaire pour instaurer le versement du brut intégral au salarié (ce qui leur aurait fait un joli bonus, au passage), en laissant aux syndicats, aux prud’hommes, aux salariés et aux patrons le soin de déterminer les modalités des nouveaux contrats de travail qui en auraient résulté. Les timides bricolages de l’UMP en la matière n’ont d’ailleurs absolument rien rapporté, si ce n’est des migraines. Le versement du salaire complet, en revanche, aurait nettement amélioré le sort de millions de personnes.

Quant aux autres « avancées turbolibérales » de l’UMP, les Français auront surtout noté l’averse compacte de taxes ou les mesures sécuritaires ridicules, contre-productives et visant toujours le portefeuille du contribuable avant la protection des victimes.

Entreprendre en France n’a jamais été aussi complexe et dangereux. Louer son bien en France n’aura jamais été aussi délicat. Symétriquement, devenir locataire n’aura jamais été aussi difficile. La dette a explosé dans des proportions babylonesques, en parfaite opposition avec tous les principes libéraux de base. L’avalanche ininterrompue de conneries pro-lobbies (que ce soit la musique ou les médocs, le bâtiment, les banques ou l’automobile, etc.) n’a même pas ralenti alors que la situation financière de tout le bordel étatique n’a jamais été aussi critique.

Et tout ça, ce serait ultralibéral ?

Vous, messieurs de l’UMP, vous, messieurs de la presse, vous avez quoi exactement à mi-chemin de vos deux oreilles pour oser prétendre dégoiser sur un tel sujet si vous dites d’aussi abrutissantes conneries ? Votre ultra-inculture et votre turbo-novlangue montrent surtout que des gens comme vous aux commandes d’un pays, ou pire, à manipuler l’opinion publique, représentent un vrai danger, permanent, constant et répété que vous infligez à ce pays depuis 35 ans !

Entre Le Monde dont les rédacteurs ont du mal à synchroniser leurs mouvements pour touiller en rythme la purée chaude qui flocule dans leur crâne et les énarques-winners empaquetés par douze au sein d’un parti résolument ancré dans la paillette, les bulles et un culte étrange des courses de poulet sans tête, la définition du libéralisme subit toutes les torsions possibles pour habiller le méchant, le vilain et le monstrueux.

Devant leurs analyses aussi foireuses de la situation, il sera donc d’autant plus drôle de les voir perpétrer les mêmes erreurs et provoquer les mêmes catastrophes, engloutissant ainsi la belle sociale-démocratie qu’ils chérissent affectueusement.

Et le bonus, c’est qu’ils disparaîtront avec elle.
—-
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  • « Words, words, words » comme dirait Shakespeare.

    Les hystéries sémantiques et théoriques absolutistes ont montré au cours de l’histoire leurs limites, à l’image du communisme ou d’autres totalitarismes…

    Car, toutes les idéologies et les philosophies trouvent des limites, des confrontations, des points de tensions et ne s’appliquent jamais totalement et intégralement, quand bien même, elles prétendent les résoudre.

    Vous mélangez ce qui ne sont que des éléments de langage politique qui font sens à un moment donné et sur des choses précises, à un idéal avec des applications totales et concrètes.

    Et la citation de Damien Meslot montre que vous ne voyez pas que le libéralisme dont il est fait référence est clairement circonscris au langage, à la stratégie et pas concrètement à des applications politiques.

    Vous faites du dogmatisme et surtout, du purisme, ce qui est une tartuferie comme une autre surtout pour le libéralisme et la philosophie libérale, qui n’a jamais été aussi tranchée dans l’histoire ou dans la philosophie (à moins que vous ayez des exemples à donner pour ma culture).

    De plus, vous faites un contre sens flagrant sur « Tartuffe », lorsque vous dites « Les tartuffes de gauche crient à l’ultralibéralisme lorsqu’ils évoquent, l’œil révulsé et la bave aux lèvres, la défiscalisation des heures supplémentaires. »

    On peut résumer l’idée de ce paragraphe par : « Couvrez ce libéralisme que je ne saurais voir »…

    Car le contresens est là, Tartufe est un hypocrite, pas un puritain authentique, puritain. Pour filer la métaphore, le puritain authentique serait la pensée de gauche, un sein devient pornographie, il voit très bien le sein mais ne désire nullement avoir la femme intégralement. Alors que le tartufe occulte le sein (il le voit sans le voir) pour mieux avoir la femme totalement.

    Il est vrai que l’inculture est partout et que beaucoup de mots ou expressions sont utilisées à tort et à travers avec des contresens agaçants pour les âmes sensibles. Mais les qualifications de « libérale » à outrance et à toutes les sauces, sont malgré tout, moins galvaudés et fausses que d’autres. Et comme vous parlez de Victor Hugo, je ne vous conseille pas de lire ses livres ou sa biographie et son rapport au social et au libéral (notez l’absence du « isme ») car il pourrait très bien rentrer dans la catégorie des incultes dont vous parlez comme tant d’autres.

    • « Mais les qualifications de « libérale » à outrance et à toutes les sauces, sont malgré tout, moins galvaudés et fausses que d’autres »
      Mais bien sûr, c’est évident, puisque c’est vous l’arbitre de ces choses.

      Pour le fond de votre commentaire, je remarque que d’après vous, point n’est besoin de noter que l’UMP, le Monde et tant d’autres racontent n’importe quoi : ce ne sont que des éléments de langage, ce n’est pas grave, rien de gênant. Et au final, tout ce beau monde désigne un coupable qui n’a rien à voir sans que ceci vous choque. Dire que le libéralisme réclame moins d’état et pas plus, et que les actions de l’UMP ont absolument tout fait pour augmenter le rôle de l’état et non le diminuer, ce n’est absolument pas dogmatique, mais je comprends que ça agace les groupies de la droite.

      Et pour Hugo, je faisais référence à son style, pas à ses idées politiques.

    • « Et la citation de Damien Meslot montre que vous ne voyez pas que le libéralisme dont il est fait référence est clairement circonscris au langage, à la stratégie et pas concrètement à des applications politiques.

      Vous faites du dogmatisme et surtout, du purisme, ce qui est une tartuferie comme une autre surtout pour le libéralisme et la philosophie libérale, qui n’a jamais été aussi tranchée dans l’histoire ou dans la philosophie (à moins que vous ayez des exemples à donner pour ma culture).  »

      Je vois toujours pas le rapport. Il y aurait une stratégie libérale? Dites-moi ce que c’est je ne comprends pas.
      Les mots ont un sens, et vous les transgressez allègrement, comme ça vous chante.

    • « Et la citation de Damien Meslot montre que vous ne voyez pas que le libéralisme dont il est fait référence est clairement circonscris au langage, à la stratégie et pas concrètement à des applications politiques.

      Vous faites du dogmatisme et surtout, du purisme, ce qui est une tartuferie comme une autre surtout pour le libéralisme et la philosophie libérale, qui n’a jamais été aussi tranchée dans l’histoire ou dans la philosophie (à moins que vous ayez des exemples à donner pour ma culture). »
      ________________________________________________________________

      Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté(Confucius)

  • Un grand billet, qui résume à lui seul les flots de consternation et de désespoir qui m’avaient saisi à la lecture de cet article du Monde. Bravo !

  • h16 -> Ce que je veux dire avant tout et que je vous reproche dans votre analyse, c’est que vous ne voulez pas voir le libéralisme où il est, et surtout que, si il n’est pas absolu et total, pour vous, il n’existe pas. C’est un écueil des idéologisations à outrance, on retrouve ça aussi à gauche avec le mot social, ou dans les religions.

    Tremondo -> Je ne transgresse pas les mots, j’essaye de vous apporter un peu de rigueur et d’honnêteté.

    Le libéralisme est une philosophie diffuse qui trouve des applications à des moments et sur des politiques précises. Ce n’est pas le tout ou rien tel qu’il est exposé dans ce site… Ou alors je n’ai rien compris aux philosophes du libéralisme depuis plus de 200 ans. C’est certainement la pensée et l’idéologie où la doxa et ses applications sont les plus vagues (d’où l’absence d’utopie libérale).

    Je vous invite à ouvrir un dictionnaire ou alors un dictionnaire historique et regardez comment il est et a été employé…

    Vous le chargez d’absolu et d’idéal univoque alors que son sens a été beaucoup plus large…

    Par exemple, voyez les personnages dans la littérature (au XIXe siècle par exemple) qui sont désignés comme libéraux et partisans du libéralisme, sans parler de l’usage dans les autres langues, comme l’anglais, aux Etats-Unis ou la gauche est dites « liberal » malgré des politiques étatiques indéniables… Et si je vous suis, les « professions libérales » n’ont rien de libérale et il faudrait les nommer autrement. Mais peut-être que c’est un complot des incultes de l’UMP et du Monde.

    Pour imposer votre définition du libéralisme, je vous propose de rentrer à l’académie française et de survivre suffisamment longtemps pour travailler sur la lettre L.

    Enfin, dans ce texte de h16, le mot « tartufe » a été utilisé de travers, quand l’utilisation courante du mot libéral, libéralisme et le préfixe « ultra » que vous dénoncez, n’est pris dans un sens large qu’il a toujours eu et non dans un contre sens.

    La précision des mots est aussi dans leurs nuances et leurs usages courants et pas uniquement dans l’idéologisation.

    • « Ou alors je n’ai rien compris aux philosophes du libéralisme depuis plus de 200 ans »

      Ah, un éclair de lucidité.

      Mais vous savez certainement mieux ce qu’est le libéralisme que les libéraux, n’est-ce pas?

    • Ce n’est pas parce que certains cherchent à pervertir le sens d’un mot que son idée disparaît.

      Un chat est un chat.

      Proposez-vous donc de changer de mot pour qualifier exclusivement l’idée d’origine du libéralisme ?

      En Amérique, ils ont déjà fait cela avec le terme libertarian. Cela n’empêche pas le fait que ceux-ci sont toujours qualifiés par leurs adversaires de néo-ultra-libéraux.

      Le novlang est une invention ancienne et a toujours eu pour but de lutter contre les idées en corrompant les mots.
      Changer de mot ne changera rien car ces mauvaises intentions persisteront.

      On cherchera toujours à faire passer les libéraux pour des larbins en costume-cravate, amis des riches, des banques, de la finance et des apparatchiks, car ils préfèrent que l’intérêt de chacun soit garanti plutôt que défendre l’intérêt de leur groupe social au détriment des autres.

    • LOL
      Oui, on va dire ça.

    • « c’est que vous ne voulez pas voir le libéralisme où il est »

      Il est dans les écrits de Hayek ou Mises, mais sûrement pas dans le personnel et la politique de l’UMP. C’est un parti de socialistes honteux qui copulent avec les communistes chinois et la CGT.

      Avant, pour discréditer un adversaire politique, on le traitait de pédé, maintenant de libéral. Sacré progrès n’est-ce pas ?

      Quant au langage, dès que je vois un qualificatif politique commençant par néo ou ultra, je sais que j’ai affaire à un ignorant ou un cuistre. On n’a jamais traité Polo Pot d’ultra communiste que je sache, et pourtant Staline était une petite bite en comparaison. Les seuls néo à ma connaissance à s’être qualifiés de la sorte étaient les néo-socialistes de Déat.

    • Joli troll, et pas fat ni supérieur pour un rond de carotte.

  • Aux Etats-Unis le mot football n’ a pas le même sens que dans le reste du monde.
    Il en est de même de l’utilisation du mot libéral dans ce pays. Il faut être vraiment inculte pour ne pas le savoir.

  • Mais ça désigne bien des sports ? Donc quelque chose de nature comparable (ou alors je suis vraiment inculte) Le sens se trouve dans la pratique mais les deux ne sont pas faux (le football dit selon les français serait plus juste puis que l’on joue surtout avec les pieds (mais pas que). Il en va de même pour ce qui touche les idées libérales.

    • Oui, et demain je vais dire que Zinedine Zidane était le meilleur patineur artistique. Ben oui, c’est du sport, non?

      Enfin bref, renseignez-vous sur la definition du mot « libéral » (car vous ne la connaissez manifestement pas – indice: ça n’a rien à voir avec la « definition » que l’on peut entendre dans les médias et encore celle sortant de la bouche des politiciens), comparez avec la politique de la bande à Sarko et vous arriverez à la même conclusion qu’h16.

    • Mon brave, tu pédales dans la semoule.

  • Bon allez, pour tous ceux qui, comme Adrien ne savent pas ce qu’est le libéralisme, quelques liens ou on peut en trouver une définition:
    http://dantou.fr
    http://www.wikiberal.org/wiki/Libéralisme
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Libéralisme
    http://www.objectifliberte.fr/2003/05/libralisme-dfin.html

    Après avoir lu, qui serait d’assez mauvaise foi pour dire que la bande du nabot a quoique ce soit voir avec le libéralisme?

  • Mateo -> Oui et on appellera ça « le patinage artistique américain ». Comme tous les esprits simples, vous n’êtes pas sensibles aux nuances.

    J’ai l’impression que c’est vous qui ne savez pas ce qu’est la philosophie libérale et j’ai beau lire et relire les définitions dans des dictionnaires (là où on trouve des définitions) je ne vois rien qui sortirait intégralement les actions politiques du gouvernement du libéralisme, à part en étant un puriste neuneu, ou un tartufe (c’est-à-dire un hypocrite).

    Vous ne la voyez que comme un principe arrêté, fini et arrêté (par Hayek) qui ne serait pas traversée par des contradictions et des tensions. J’aimerais bien que vous me présentiez ce qui fait autorité en matière de pensée libérale, une sorte de comité garant de l’orthodoxie du libéralisme et des idées libérales.

    Je ne vois pas en quoi ce que je dis sort du libéralisme. Et comme je l’ai dit dès le départ, là c’est un point de sémantique, qu’une véritable pensée critique vis-à-vis du Monde ou du gouvernement par rapport au libéralisme.

    • « Je ne vois pas en quoi ce que je dis sort du libéralisme. »
      En fait, personne ne voit ce que votre purée mentale veut dire précisément.

      Par contre, tout le monde aura noté que vous traitez vos interlocuteurs avec un peu trop de condescendance. C’est normal : les cuistres et les fats procèdent souvent de la sorte.

  • Cherchez le libéralisme dans un dictionnaire? Ah bon, vous n’avez donc pas d’encyclopédie ou vous vous contentez de quatre mots mal choisis pour un concept qui a plus de 200 ans.

    Mais continuez, moi je les aime poilus et baveux car ce sont les plus culottés 😀

    Un comité? Institut Coppet, Molinari, Hayek, Freedom Institute, Québécois Libre, Société du Mont Pélerin, Mises Institute,… Trouvez donc, parmi les instituts se revendiquant libéraux, quelqu’un prêt à infirmer les propos de ce billet et je vous paie l’épilation!

    Ce qui est merveilleux avec la sémantique c’est qu’elle se rattache à un concept pour avoir un sens. Selon vous, les mots sonnent juste jolis à l’oreille et faut pas leur en demander plus donc je ne vois pas trop pourquoi vous vous acharnez à tenter de nous assurer que, zut et flûte à la fin, le libéralisme c’est bien plus soviétique que ce que nous, les méchants puristes, osons raconter.

  • Je veux bien que ce soit moi le « fat » et le « condescendant ».

    Mais je ne réfute à personne de se revendiquer du libéralisme.

    Les liens de Matéo confirment ce que je dis « le libéralisme n’est pas un courant monolithique » comme il est écrit sur le site Objectif libéral. Et même si ce n’est pas ce qui domine forcément, il y a bien des libéraux à l’UMP.

    Alors peut-être qu’il faut être adoubé par les autorités compétentes par un rite dont vous avez le secret pour se revendiquer de votre libéralisme mais, comme l’indique le Robert historique des noms propres :

    « Libéral, ale, aux adj. et n. a été emprunté (v.1175) au latin liberalis, dérivé de liber (libre) qui, comme ingenuus (ingénieux) et generosus (généreux) est passé du sens propre « qui concerne un homme libre » au sens figuré, psychologique de « digne d’un homme généreux »
    Libéral est apparu avec ce sens psychologique encore en usage mais supplanté par généreux.
    {…}
    De nos jours il est employé spécialement en parlant de la vie politique anglais. Par extension, libéral qualifie aussi un état d’esprit large, tolérant en matière sociale et politique. Il recouvre enfin un concept économique né d’une réaction envers les contraintes du colbertisme. »

    En français il y a une expression péjorative contre les libéraux avec le mot « libérâtre » (en 1866).

    Je ne sais pas si tout ça rentre dans votre définition de libéral mais en tout cas l’histoire du mot démontre que ça ne correspond pas à une soi disant « novlangue » élaborée par un complot de socialistes inavoués.

    Le « libéralisme » comme opposition à l’étatisme et au socialisme vient de Maine de Biran en 1816-1818. Mais l’usage le rapproche souvent aux libéralités.

    Au passage, je pense pouvoir avancer que les grandes fortunes qui ont proposé dernièrement de payer plus d’impôts, sont des libéraux bons teins et traditionnels dans ce sens de libéralité, d’ailleurs la réaction de Mélenchon le souligne en disant que ce ne sont pas à eux de dire quand et combien ils doivent payer d’impôts. Ca montre bien un authentique antilibéralisme dans le sens le plus historique et le plus habituel du terme… Qui ne correspond pas à votre libéralisme.

    Je pense même ne pas avoir constaté beaucoup de générosité, de tolérance et d’ouverture d’esprit dans vos réactions. Vous êtes plus dans la tradition réactionnaire (c’est à dire l’imprécation, d’ailleurs le texte de h16 est dans ce style) que la tradition libérale qui a participé à l’élaboration d’outils critiques et rationnels et pas simplement une idée « de base » et systématique comme vous la défendez.

    Il est important de rappeler le sens des mots, leur usage communément admis dans le temps et l’histoire et le présent car mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde comme dirait Camus. Et l’usage que vous faites du mot libéral est réductif et circonscrite à une doctrine effectivement libérale mais qui ne trouve pas des applications uniquement chez eux et par eux.

    • Je crois que le seul commentaire digne de ce TL;DR complètement HS est
      facepalm

      Quant à la tolérance, brave troll, il y a des maisons pour ça.

    • blablabla

      On peut le tourner comme on veut, tous les gouvernement prennent par-ci par là une mesure qu’on peut plus ou moins appeller « libérale », et celui-ci ne fait pas exception. Mais enfin dans l’ensemble seul un idiot ou un tartufe, comme vous dites, peut dire que le gouvernement va dans le sens du libéralisme, qu’on le prennent au sens le plus absolu ou le plus large.

  • Désolé si je peux avoir l’air agressif mais je suis dans le ton de l’édito de h16 qui me dépasse haut la main en violence.

    Le sujet de cet édito est sur la mauvaise utilisation du mot libéralisme par les politiques et les médias… Je ne parle que de ça…

    Encore une fois, un tartufe est un hypocrite. Et ce qui est hypocrite et tartufe par excellence c’est cette phrase interchangeable de P :
    « Tous les gouvernement prennent par-ci par là une mesure qu’on peut plus ou moins appeler « libérale » »

    On remplace « libérale » par « sociale » et ça marche aussi. Surtout quand on avance l’idée qu’il y a un « socialisme honteux », et pourquoi pas un « libéralisme honteux » au gouvernement ? ça fonctionne très bien (C’est d’ailleurs ce que met en évidence ce qui est dit de Jean-François Coppé).

    Les qualificatifs dans le genre « ultra » ne sont là que comme signes (qui sont utilisés depuis longtemps) dans un langage politique lié à des orientations politiques et journalistiques qui prennent sens dans un contexte précis, ici, celui de l’UMP, pour faire des distinctions au sein d’un mouvement politique qui a pour but de rassembler largement les droites.

    Et dans les droites on retrouve des libéraux qui ont toujours eux leur place comme l’a démontré le livre de référence de René Rémond « Les droites françaises de 1815 à nos jours » dont le libéralisme (orléanisme) est la troisième composante avec les légitimistes (à rapprocher du conservatisme) et les bonapartistes (à rapprocher du gaullisme). Et évidemment il n’y a perméabilité entre ces trois pôles de la droite.

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