Corruption d’eurodéputés, de mieux en mieux

Le parlement européen est-il réellement réformable

Non, ce n’est pas un blague. L’eurodéputé autrichien Ernst Strasser, qui a été filmé à son insu en train de se vanter à des journalistes, « Bien sûr que je suis un lobbyiste, oui », va être remplacé par quelqu’un qui a été deux fois eurodéputé et qui a sa propre firme de lobbying.

Qui dit mieux pour remplacer un eurodéputé tombé en disgrâce pour avoir accepté de changer les lois de l’UE contre la promesse de € 100.000 ?

Strasser, qui a démissionné après que le Sunday Times ait révélé des vidéos de lui en train d’accepter de proposer des amendements pour € 100.000 en salaire de consultant, est remplacé par Hubert Pirker, qui lui même a travaillé comme lobbyiste professionnel depuis qu’il a quitté le parlement européen en 2009. Il était eurodéputé de 1996 à 2004 et de 2006 à 2009.

Le site web de l’ancienne firme de consultant de Pirker, EU-Triconsult, a été enlevé d’Internet, mais parmi les services proposés, il offrait à ses clients et prospects « mes réseaux et mon expérience de négociation et de lobbying auprès des institutions européennes et internationales, à votre disposition ».

Pendant ce temps là, l’eurodéputé roumain impliqué dans le coup du Sunday Times « du cash contre des lois », l’ancien ministre des Affaires étrangères Adrian Severin, a été expulsé du groupe socialiste au parlement européen, mais a refusé de démissionner de son poste d’eurodéputé. Le troisième eurodéputé impliqué dans le scandale, l’ancien ministre des Affaires étrangères Slovène, Zoran Thaler, a démissionné.

Nous avons posé la question hier de savoir si le parlement européen est réformable. Ceci n’est pas un bon début.

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