Vis ma vie de chômeur à Pôle Emploi (3)

Publié Par Auteur invité, le dans Travail & emploi

Par Olivier.

Premier épisode

Deuxième épisode

25 mars 2016 – Premier atelier : CV

Je me suis rendu à mon atelier CV, j’étais en colère, plutôt furieux d’en n’être que là après près de 2 ans d’inscription.

Malheureusement, le prestataire ne vient pas. Je l’appelle grâce au numéro de téléphone qui est noté sur la convocation, on me dit qu’il est chez son médecin, et sur un ton de reproche agacé, qu’il a prévenu tous les candidats du report de l’atelier.

Une condescendance intuitive envers un chômeur qui n’écouterait pas sa messagerie ?

Ben oui, il les a prévenus tous mais pas moi. Et heureusement pour moi, pas non plus mon collègue-chercheur-d’emploi qui grenouille à mes côtés, stupéfait du retard de plus de 30mn que nous subissons alors ; si j’avais été seul, on aurait pu soulever le doute sur ma propre bonne foi… Même moi, j’aurais pu douter de mon téléphone… Parce que là aussi : menace de radiation en cas d’absence…

Un second RDV me sera donc donné plus tard, non sans avoir eu à convaincre qu’avec plus de 200 CV dans la nature, mon smartphone prend sa douche avec moi, et que, oui, les prestataires aussi peuvent mentir ou, au mieux, être persuadés d’avoir fait leur boulot…

4 avril 2016 – Happy Enrolment Day ! 2 ANS ! – Second atelier : Motivation

pole emploi rené le honzecEntre-temps (quelques semaines de plus de perdues, 2 ans d’inscription à Pôle-Emploi aujourd’hui…), j’ai droit à l’atelier LDM. Acronyme interne pour Lettre de Motivation.

Pas de problème : le prestataire est présent.

Il distribue des fascicules en fonction de l’atelier : oui, nous sommes dans un atelier multi-disciplines où certains viennent pour leur CV, d’autres pour parfaire leur motivation, les derniers pour apprendre à se servir d’un traitement de texte (plutôt : pour se faire dactylographier leur CV…) ; nous sommes tous mélangés (une dizaine de personnes), donc pas question d’un magister, d’une présentation à voix haute ou autres interactions ; en outre le prestataire part et revient quand ça lui chante… « Je suis à côté, je reviens » sera son leitmotiv…

Première réflexion : pourquoi ne pas proposer les 2 ateliers d’une traite ? Je découvrirai d’ailleurs plus tard, lors du 4ème atelier, que c’est largement faisable dans le temps normalement dévolu à l’exercice… surtout pour distribuer des fascicules et partir boire un café… c’est tout de même censé durer une demi-journée complète, un atelier…

Seconde réflexion : pourquoi ne pas donner ces fascicules directement lors de l’inscription à Pôle-Emploi (même en PDF !) pour donner le plus rapidement possible les outils indispensables à la présentation professionnelle de notre époque, évitant peut-être pour la plupart d’entre nous, une cruelle perte de temps, et le surcoût d’ateliers stériles ?

Ces livrets sont produits par Pôle-Emploi mais sont distribués par des prestataires via un cofinancement européen (c’est écrit dessus), et ce au bout de 2 ans d’inscription…

Mais aujourd’hui je n’ai pas droit au fascicule sur les CV, uniquement celui de la LDM, et pour cause, je suis convoqué pour ma motivation uniquement… gagnons du temps… Cherchez l’erreur…

Mes coreligionnaires semblent en outre aussi motivés que ceux de la présentation des métiers de l’agriculture : « ouais, ils m’obligent à venir, moi je m’en fous, je touche le chômage encore 18 mois », dit l’une dès que le formateur s’absente, ce qui est assez rapide, d’ailleurs, le café étant sans doute presque froid…

Et autres échanges fort intéressants sur la condition humaine et enfin ce thème si classique : « Pourquoi doit-on travailler ? ».

Le prestataire semble pressé d’en finir, il nous dit bien de signer avant de partir (Wow, déjà 40mn !) car la signature signifie que l’on part avec la connaissance et que l’atelier a été efficace. Sans signature, un second atelier sera programmé pour parfaire nos lettres. Quelle honnêteté !

Il est néanmoins présent, lui. Mes collègues-chercheurs ont tous pris la fuite, comprenant qu’ils n’étaient pas obligés de comprendre (comme quoi un minimum de réflexion suffit parfois), mais qu’une simple signature manuscrite les rendrait à leurs vies numériques.

Seul avec l’animateur, un peu inquiet par la continuité de ma présence – est-ce donc si rare ? – j’ose évoquer ma réelle carrière, confronté à la problématique kantienne du mensonge ou de la vérité. Sa réponse est sans appel, Kant a raison : pas de mensonge !

Bon, ça ne va pas être simple, alors…

Après m’avoir donc appris à rédiger mes motivations en me donnant un livret édité par Pôle-Emploi digne, donc, d’un support d’auto-formation (je suis passé par l’AFPA, je connais bien l’auto-formation), l’animateur me suggère l’alternance pour retourner dans l’informatique. Conseil que je suivrai, d’ailleurs, dès le jour-même, m’inscrivant dans une école délivrant ce type de formations ; 3 mois plus tard, je n’ai toujours pas de retour malgré mes relances et 2 visites physiques, d’ailleurs, mais c’est une autre histoire.

8 avril 2016 – Troisième atelier : CV (en lieu et place du premier, que de temps perdu)

À l’instar du prestataire LDM, mon « Dieu du CV » est présent ici aussi.

Hélas, ici aussi c’est du multi : et hop ! Cette fois c’est une photocopie du livret sur « comment faire des CV », toujours édité par Pôle-Emploi mais « il n’y en a plus, désolé pour les photocopies, elles devraient être lisibles ».

J’avais noté que mes camarades venus pour les CV lors de mon précédent atelier avaient également reçu des photocopies. Décidément, il doit y avoir grève des imprimeurs ou une coupe de budget. Quant au PDF en ligne, il n’est toujours pas d’actualité : quel plaisir de se faire convoquer pour se faire remettre un document d’auto-formation photocopié… visant l’apprentissage de réponses à des offres d’emploi en ligne… Pas très écolo, Pôle-Emploi…

En 3 temps, je comprends rapidement que je n’aurai pas droit à une aide personnalisée en ce vendredi après-midi, veille des vacances scolaires sur l’académie Aix-Marseille (et oui, ne l’avais-je pas dit, l’histoire se passe près de Marseille, ça vous étonne ?…) :

  1. « Je vous laisse mon mail, vous m’enverrez vos CV et je vous ferai un retour »
  2. « Mais pas la semaine prochaine, je suis en congés »
  3. « Tout le monde a signé ? »

À 15h30 nous sommes dehors. Une bonne demi-journée provençale bien remplie !

De retour à mon domicile, je m’atelle au CV, dont je dispose enfin des tenants et aboutissants, car si j’ai le réel besoin d’un argumentaire correctif interactif, l’auto-formation me convient parfaitement en amont. Je ronge mon frein pendant la semaine de congés du prestataire puis lui envoie mon CV pour critique.

Je reçois une réponse édifiante : « Il y a encore beaucoup de travail, voici un modèle pour vous inspirer », un document Word attaché vantant les mérites d’un commercial dont la simpliste carrière est totalement inadaptée à ma situation, et de surcroit doublon d’un des modèles présents dans le fascicule… beau travail de critique…

« 1+1 = 2. Tu comprends ? Non ? Je t’explique : 1+1 = 2. Tu comprends ? Non ? Mais si…… »

Je ré-exécute l’exercice et renvoie une version remaniée dont je commence à être fier.

Je n’ai jamais eu aucun retour supplémentaire de la part du prestataire.

24 mai 2016 – Quatrième atelier : CV, LDM et Utilisation du site Web de Pôle-Emploi (si, c’est possible, tout d’une traite !)

Plusieurs semaines et un mois plus tard, interpellant encore et toujours mon Conseiller en lui fournissant les évolutions de ma CV-thèque personnelle (près de 150 modèles à ce jour), incluant cette fois ma candidature en « Conseiller en emploi et insertion professionnelle », travaillée avec 2 brillants prestataires, je n’obtiens pour réponse qu’une nouvelle convocation à un nouvel atelier CV, motivée par le fait cette fois que « je n’ai pas les bonnes compétences pour être Conseiller en Emploi… « 

C’est quand même lui qui m’a orienté vers ce poste, je suis perplexe, j’en déduis que je ne suis toujours pas au point sur le papier, car un argumentaire pareil ne m’aide que très peu. Les bonnes compétences où ? Dans ma carrière ? Sur mon CV ? Humaines ? Historiques ? Quelles compétences, d’ailleurs, évoque-t-on ici ? Un peu d’interactivité et d’explications eussent été bienvenues, mais non, j’obtiens encore une fois la même réponse avec la même fiche ROME liée au métier ciblé, en pièce jointe, et dont je dois m’inspirer.

Brrrr…. Je ne peux pas, d’un côté prétendre que je sais un truc en plagiant les compétences ROME pour coller au bousin, et à la fois ne pas raconter de bobard…

OK. J’ai désormais 45 ans. 2 ans de SUIVI et je suis toujours en stage CV.

L’impression d’être baladé. Je ne vois pourtant pas de mobile à mon Conseiller qui ferait qu’il cherche très activement à me faire perdre du temps… peut-être est-il, lui, toujours syndicaliste ?

Allons, pas de paranoïa… Non, ça doit faire partie de mon travail à moi : apprendre et non attendre que cela tombe tout cru… Et j’adhère, bien sûr, je me fiche du poisson sans la leçon de canne à pêche qui va avec, l’émancipation est une valeur forte chez moi…

Je retourne donc près du métier une centième fois…

Le formateur, un interne Pôle-Emploi cette fois, est – comment disent les jeunes, aujourd’hui ? Oui – le formateur est juste trop top. Énergique, il a réponse à tout.

Méfiance : ce n’est pas normal. Néanmoins, enfin de l’interactivité entre un formateur et des stagiaires ! Enfin un stage qui me semble utile ! Autour de moi, néanmoins, à part un quinquagénaire qui a déjà créé plein de boîtes dans sa vie et qui d’ailleurs devrait normalement avoir retrouvé un emploi (mais qui vient quand même), et une dame s’exprimant très mal en français qui semble chercher sincèrement à s’en sortir, je suis de nouveau en présence de membres de la Grande Loge des Je-m’en-foutistes (« P…. il m’a gavé, le formateur, heureusement qu’il était sympa… » – dixit un jeune éclairagiste qui n’a pas su répondre à la question dudit formateur : « Quelles sont selon vous les 3 compétences demandées à un bon éclairagiste ? »)…

Je fais le constat, néanmoins, en sa présence – celle du formateur, pas du prétendu éclairagiste – que ma lettre-de-motivation-thèque et ma CV-thèque sont correctes.

De toute façon, chaque personne en lien avec Pôle-Emploi qui a pu me Conseiller sur mes CV a exigé de moi une approche différente (sauf mon propre Conseiller qui s’est toujours contenté d’un « il y a encore du travail » et d’un transfert en « stage CV »). Manifestement, cette fois-ci, le formateur CV et moi-même avons la même approche intellectuelle de la recherche d’emploi, et j’ai donc une bonne note… puisque j’ai la bonne forme.

Ça me rappelle mes relations avec mes profs, à l’école, où les férus de méthode semi-globale ne juraient que par la reproduction face à la compréhension… et je n’avais pas une bonne mémoire.

Je remarque également que le support de formation fourni n’est pas le même que celui produit par Pôle-Emploi et distribué par ses prestataires… Étrange… « Je l’ai fait moi-même, ce support » nous dira le formateur.

Il insiste néanmoins sur la nécessité et l’utilité de recourir au site corporate de Pôle-Emploi pour mettre en ligne nos CV (5 au max, ce qui couvre à peu près mon propre éventail professionnel), créer des recherches par abonnement, postuler en ligne et surtout, obtenir des explications quant aux refus ou disqualifications, explications qui permettront d’avancer dans l’affinement de nos recherches et de la constitution des CV.

L’approche n’est pas absurde. Loin de là. Je m’engagerai sur l’exercice avec regain d’espoir.

Et tout à coup, à 15h25 précisément, il ajoute : « il me reste 5 mn pour vous présenter l’alimentaire ».

Il attire ainsi notre attention sur les recherches d’offres « ne demandant pas de compétences particulières », tout en bas de la liste de recherche par thèmes, « Les métiers alimentaires sont là », nous dit-il, un peu gêné, mais probablement conscient qu’il faut bien vivre, aussi.

Mon voisin quinqua-qui-a-bien-sûr-déjà-trouvé-du-boulot s’interroge : « Alimentaire, c’est les restaurants ? ». No comment.

À 15h30, nous sommes dehors. Encore un bel après-midi bien rempli au pays des cigales…

À suivre…

  1. Bon courage. Etant personellement passe par les services de l ANPE (nom a l epoque) dans la meme region, je peux vous dire que c est inutile de compter sur eux. A l epoque mon conseiller avait ete assez honnete pour me le dire. En RH j y connais rien mais par contre je travaille dans informatique. Quelques conseils :
    1) cobol c est certes perime mais il y a toujours des gens qui maintiennent les vieux programmes. J ai un ami qui fait ca. Il est d ailleurs difficile de trouver des gens pour ca car aucun jeune ne souhaite le faire car c est un suicide professionnel
    2) pour se former a des techno modernes, c est pas tres difficile. Trouve toi un livre ou un tutorial sur internet et essaie. S il te faux un serveur, un vieux pc sous linux ou un rasperry pi fait l affaire. Essaie d apprendre en regardant le code de projet open source voire choisit un projet et participe. Rien de mieux pour appredre que de faire
    3) vu votre age et votre passe syndical, vous n avez aucune chance en SSII, qui ne recrute que des jeunes qu ils peuvent arnaquer facilement. S ils sont surnomme dans le milieu marchand de viande c est pas pour rien. Si vraiment vous devez candidater pour eux n hesitez pas a mentir, eux n hesitent pas a truquer les CV envoyes au client. Inventez des experiences dans des societes ayant coulees, utilisez votre second prenom sur le CV …
    4) la france etant mal barre, pourquoi ne pas essayer un autre pays. Parlez vous anglais ou allemand ?

    1. Oui ça s’appelait ANPE à l’époque, ce qui voulait dire A Ne Pas Embaucher. Çà a changé de nom mais pas les habitudes !

      1. et aujourd’hui ( pas d’emploi ) lol

  2. « Ce n’est pas un signe de bonne santé que de vouloir s’adapter à une société malade », disait J. Krishnamurti, ou plus prosaïquement, comme le disait Coluche : « La société ne veut pas de nous ? Qu’elle se rassure, nous ne voulons pas d’elle non plus.
    Tout est dit…envole-toi

  3. François Vandenberghe

    Bonjour Olivier. Il existe un programme spécialement dédié aux informaticiens seniors ayant besoin d’une remise à jour des connaissance. Cela se passe à l’Ecole 42 (Paris) et c’est financé par Pôle Emploi. Dans votre cas, Il vaut mieux viser des formations intensives à temps plein que l’alternance. L’alternance vous prendra deux ans et vous serez obligé de trouver un employeur. En alternance : sans employeur, pas de formation, d’où retour à la case départ. Même à votre âge, vous trouverez à être employé si vous maîtrisez Java (ne pas confondre avec Javascript), Pyton, PHP, Symfony, Pour vous faire une idée de ces langages, allez sur le site gratuit de MOOC (cours en ligne) openclassroom. Avec la connaissance des principaux langages web et logiciels utilisés aujourd’hui, vous pourriez aussi vous lancer dans la formation. Il y a d’énormes besoins de formation en codeurs partout en France. Cela vous permettrait de mettre en valeur votre attirance pour l »humain.

  4. Pole emploi trouve rarement des emplois ce n’est pas une nouveauté. Donc, selon vous, c’est la faute de pole emploi, des prestataires tire-au-flanc, des autres chercheurs d’emploi pas motivés ….. Et vous Olivier, faudrait peut-être arrêter d’attendre tout des autres. 18 mois pour un atelier CV c’est tard, certes, mais des bouquins sur l’écriture des CV et des lettres de motivation il y en a plein les librairies (ou sur internet) qui vaudront largement le meilleur atelier pole emploi. Il y a même des prestataires privés qui vous rédigeront votre CV. Certes, il faudra lâcher un peu d’argent plutôt que de compter sur un système en faillite.
    Quant à COBOL c’est un langage qui a encore de beaux jours devant lui, il est au cœur des SI de centaines de grosses entreprises. Faute de documentation personne n’a le courage migrer ce « core » vers des technologies plus modernes. Il n’a pas du bouger beaucoup depuis la dernière ligne de code que vous avez pondue au début des années 2000.
    Par contre vu votre situation, il va peut être falloir accepter de bouger un peu, revoir ses exigences à la baisse …..
    Pour info j’ai le même âge que vous, Contrairement à vous je n’ai pas connu « l’âge d’or » de l’informatique (fin 90, début 2000). A cette époque, je faisais une reconversion autrement plus difficile que la vôtre. Depuis, j’ai déménagé à Paris, j’ai eu 8 employeurs différents, j’ai accepté quelques missions de merde et je viens même de changer de pays.
    Alors bougez-vous !!! Au lieu de vous plaindre.

  5. J’apprécie votre humour et celui de pole emploi…
    Ils ont le même humour du nord au sud !

    J’attend avec impatience la suite de vos aventures.
    Une idée en passant, pourquoi ne pas en faire un scénario de film ? Il y a vraiment matière à un film tragico-comique!
    Une pierre deux coups, cela rentabilisera vos mésaventures, et satisfera votre coté syndicaliste en faisant bouger des choses dans ce beau pays.

    Ou pour rester local, vous pouvez proposer vos service aux scénaristes de « plus belle la vie » !
    ils n’ont jamais traité ce sujet, à ma connaissance.

  6. Je voudrais juste apporter mon commentaire sur mon exp. perso.

    Il y a quelques années, juste après juillet 2006 et le coup de boule de Zidane, j’ai entamé une carrière de chercheur d’emploi. Et au total cela m’a pris 14 foutus mois pour retrouver du boulot.

    Mais le truc formidable, c’est qu’au bout de 12 mois pile poil, je devais probablement passer dans une autre case, car ma conseillère PE, qui était bien mais pas top (comme dirait Serge Karamazov, aucun lien de parenté) m’a envoyé vers un prestataire extérieur, pour, idem, aborder au mieux les entretiens, les CV et LdM.

    Et comment dire, le gars était absolument génial. Sincèrement et sans aucune ironie. En 2 séances le mec avait reboosté mon moral à fond (première séance, au bout de 5 min il me dit que bon bah vu mes LdM et mon CV y’a pas à s’inquiéter, ça va tomber tout seul). Rien que ça, quand on se prend une lettre de refus tous les 2 jours et un itw raté tous les 15j, ça redonne le moral. J’ai fait je crois 3 séances dans sa boite avant d’être sur les rails de ma nouvelle embauche.

    Coïncidence ? Je ne le pense pas (comme dirait Paul Newman)

    Bref, tout ça pour dire que si PE m’avait collé là au bout de 3 mois au lieu de 12, j’aurais coûté moins cher à la société.

  7. Et bien moi aussi je suis passé par l’ANPE en 1977-78, au retour du service militaire. Inutile de vous raconter, c’est (c’était)très proche de votre parcours. Rien n’a changé….
    Après avoir vainement répété que je prenais n’importe quel emploi à mi-temps (pour me donner le temps de travailler mes dessins pour devenir un prodige de la BD), en ayant marre de m’entendre re-répondre « précisez », j’ai fini par postuler pour « palefrenier à mi-temps ». Curieusement, je n’ai pas eu de proposition…A l’époque, il n’y avait pas encore la mode des lettres de motivation!

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