Libéralisme à la Macron : attention au piège !

Publié Par Gérard Dussillol, le dans Politique

Par Gérard Dusillol.

Le nouveau concept de social-libéralisme, maintenant dans toutes les bouches médiatiques, s’appuie sur la démonstration de respectables économistes dont l’autorité est très largement reconnue. Si bien qu’il est n’est pas si facile de « détricoter » l’argument qui le fonde.

Essayons de le reprendre :

  • On part de l’idée que les valeurs de liberté individuelle au XVIe siècle en France s’opposaient au conservatisme monarchique et aristocratique. Soit.
  • Or le mot conservatisme est traditionnellement associé à la droite, qui voudrait ainsi conserver son pouvoir. D’ailleurs le mot anglais Tory est traduit en Français par parti Conservateur. Cela signifierait alors que s’opposer au conservatisme monarchique, ne peut que relever d’une opinion de gauche.
  • L’émergence ensuite en France d’une pensée prônant la liberté, cette fois dans le domaine économique, se situerait pour les défenseurs du social-libéralisme, dans le droit fil de la pensée des Lumières ; et c’est ainsi que la pensée libérale devient une pensée de gauche. Et pour étayer l’argument, on nous fait savoir qu’un Frédéric Bastiat se serait dit lui-même de gauche.
  • Ça ne serait que bien plus tard qu’aurait émergé une autre pensée de gauche, le marxisme. Or celle-ci est radicalement opposée au libéralisme, puisque prônant la propriété collective des moyens de production, et à toute forme de propriété individuelle… elle impose un étatisme régissant tous les aspects de la vie économique des individus et des entreprises.
  • En fait il y aurait deux pensées de gauche, la deuxième ayant depuis plus d’un siècle totalement marginalisé et occulté la première. Mais la vraie, l’originale… est celle des libéraux de la première moitié du XIXème siècle.

CQFD : on peut être à la fois être un vrai homme de gauche et tout à fait libéral ! Beau travail de sophisme !

Que peut-on répondre à cette brillante démonstration ?

On constatera tout d’abord qu’elle implique qu’en fait que tout est de gauche, tout appartient à la gauche : les idées de liberté comme leur contraire c’est à dire le dirigisme voire la domination ou même la dictature étatique… C’est pour le moins paradoxal !

Que reste-t-il alors à la droite ? Qu’est-ce que cela peut signifier être de droite, si l’on suit ce raisonnement ? Il ne peut s’agir que du conservatisme, c’est à dire de ne pas vouloir changer l’ordre établi, et par voie de conséquence refuser d’apporter de nouvelles idées ou mettre en œuvre des solutions pour le bien ou le bonheur du peuple… Donc être de droite se ramène au mieux à l’indigence intellectuelle, au pire à l’amoralité. Cela rappelle les violentes polémiques de l’intelligentsia gauchiste des années 60 et 70 contre les quelques rares penseur qui osaient s’opposer à elle.

On se retrouve enfin, une fois de plus, dans ce paysage trop connu de l’amalgame :

  • D’abord affirmer que revendiquer la liberté individuelle induit nécessairement le fait de prôner la liberté économique, peut paraître évident, les mots ayant même racine et se rapportant à la même idée fondamentale.

En fait ça ne l’est pas : la notion de liberté individuelle procède d’une réflexion philosophique voire religieuse sur l’unicité et l’intégrité de la personne humaine. On notera ainsi que l’origine de cette idée est bien antérieure à la révolution française et n’a rien à voir avec le fait d’être de gauche ou de droite.

Mandeville et Smith

La notion de liberté économique procède, elle, d’une approche à la base « utilitariste » : quel est le système d’organisation économique et social le plus efficient : est-ce que le laisser-faire laisser- passer va induire le chaos social ou au contraire créer plus efficacement de la richesse pour l’ensemble de la collectivité (en fait c’est un problème de rendement-risque) ? Et c’est tout le génie des pères de l’économie libérale Bernard Mandeville et Adam Smith que d’avoir perçu quelque chose de tout à fait contre-intuitif : si disaient-ils, on laisse sous certaines conditions, tous les individus poursuivre leur intérêt individuel, donc a priori  leur égoïsme… et bien non, cela ne va pas générer de chaos social mais va au contraire créer une richesse dont tout le monde y compris les plus pauvres pourra bénéficier. Les succès de l’économie libérale qui s’en sont suivis depuis deux siècles, en sont une illustration incontournable.

La Chine a d’ailleurs fait depuis longtemps la démonstration du fait que liberté individuelle et liberté économique sont deux questions tout à fait dissociées : la liberté économique n’est pas la fille de la liberté individuelle, idée qui elle-même n’a rien de gauche.

  • Amalgame encore : s’opposer au XVIIIème siècle à un système qui avait été incapable de s’adapter ne voulait pas dire s’opposer au système monarchique en tant que tel. On pouvait même considérer que ce système politique pouvait évoluer en monarchie institutionnelle et devenir le meilleur garant des libertés individuelles, notamment contre les dérives du populisme. D’ailleurs, quand on compare l’Angleterre et la France depuis deux siècles, on peut constater qu’ils n’avaient pas tort…. S’opposer à un système sclérosé ne relève pas du fait d’être de gauche ou de droite dans un tel contexte. C’est à peu près la même chose que de dire que les Soljenitsyne, les Walesa et autres dissidents qui s’opposaient au soviétisme moribond, s’y opposaient parce qu’ils étaient de gauche.
  • Nos sociaux-libéraux font aussi un amalgame chronologique dommageable : ils oublient que leur gauche française soi-disant éprise de libertés, a immédiatement remplacé la monarchie capétienne par un régime dictatorial des plus sanglants. Les défenseurs des libertés se sont mués en liberticides… le salut du peuple obligeant à la toute puissance de l’État.

Cette gauche marxiste et robespierriste

Et il ne semble pas que les économistes libéraux « de gauche » du début du XIXe siècle, se soient jamais réclamés de cette gauche de Robespierre, à la différence de Marx qui lui a pris soin de rappeler sa filiation. Le socialisme marxiste n’est donc pas une déviance de la gauche, mais une excroissance de cette gauche à la base antimonarchique : elle croyait qu’en substituant une dictature populaire à un absolutisme monarchique, on ferait enfin le bonheur du prolétariat.

  • Au strict plan économique la France du XVIIIème siècle est étranglée par un conservatisme non pas tant aristocratique ou monarchique, que corporatiste. Les économistes libéraux ont commencé par souligner les méfaits de ce protectionnisme interne, il est vrai maintenu par l’État, et du système de rentes qu’il engendrait. Mais en recommandant d’y mettre fin pour débloquer et dynamiser le système économique, ils s’opposaient aux intérêts immédiats du peuple, de ce peuple d’artisans qui en bénéficiaient. Ce n’était donc pas a priori être de gauche.
  • Si enfin être de droite se ramène à être conservateur, il faudrait s’interroger : qui est le plus conservateur aujourd’hui en France, le patronat ou les syndicats ? Qui refuse tout changement, la droite ou les frondeurs ? Qui a inventé le mot « protection des droits acquis », les syndicats idéologues de gauche ou les pragmatiques ?  Donc tous ces gens qui bloquent toute réforme depuis tant d’années ne seraient alors que des gens de droite ?…

En résumé de cette argumentation dite sociale-libérale : les philosophes des lumières sont à gauche ; les premiers économistes libéraux français sont à gauche, mais pas a priori leurs successeurs ou leurs prédécesseurs anglais ; les étatistes socialistes sont aussi à gauche mais des déviants de la gauche ; les étatistes keynésiens eux se revendiquent de la gauche mais aussi de la droite ; ceux qui sont contre les corporatismes ou ceux qui veulent mettre fin à toutes les rentes sont à gauche, sauf… s’il s’agit de supprimer les corporatismes de gauche (syndicats vivant des subsides de l’État), les rentes sociales (le trop fameux modèle social) ou les privilèges liés à la fonction publique ou assimilés (statuts, retraites etc.), auquel cas ce sont des « ultralibéraux » de droite. Etc., etc.

On en arrive ainsi à la confusion la plus totale. On mélange tous les concepts et on ne sait plus ce qu’est être de gauche et être de droite en matière économique : tout est dans tout et réciproquement.

Tout cela ne relève au mieux que de tactique politicienne, et vis-à-vis des caciques du PS et vis-à-vis des Français : la devise de M. Hollande aurait pu être ce proverbe anglais : if you cannot convince them confuse them !.. (si tu ne peux pas les convaincre, crée de la confusion).

Mais c’est une fois encore jouer avec le feu, du moins si l’on s’en réfère cette fois à Montaigne : les guerres ne naissent jamais que de problèmes de grammaire…

  • Gérard Dussillol est Président de la Commission Finances publiques de l’Institut Thomas More.

 

  1. excellent.
    il est certain,
    que le conservatisme est de gauche actuellement,
    que comparer une position géographique à l’assemblée d’aujourd’hui avec celle de Bastiat(centre gauche) est parfaitement ridicule,
    et enfin,
    que macron rime avec piège à c.,

  2. Que vous dénonciez les confusions et les problèmes de grammaires c’est très bien, mais alors commencez vous-même par ne pas confondre « de gauche » et « à gauche » et tout deviendra alors plus clair …

  3. Entente Écologiste et Socialiste Élargie aux Fronts de Gauche…

    Comment François Hollande envisage-t-il le partage des pouvoirs avec son PS dans la configuration CNR avec EvaJoly ActuNoel_Mamere et josebove ?

    On ne s’intéresse pas trop pour l’instant aux % des sondages ou des différentes formations de la gauche mais à la mécanique politique‬ qui pourrait les mettre les uns à côté des autres pour additionner tous les pourcentages au 1er tour de la Présidentielle 2017 aux considérations des notions de « majorité relative »…

    « Nous sommes‪ 99pourcent pour DireNous » et une Gauche qui doit gagner avec ses trois Tiers participants politiquement à la résolution politique‬ des décisions à prendre pour l’avenir… à commencer par ne jamais renier 1/3 lorsque d’autres tiers gagnent comme ce fut le cas au lendemain de la victoire de FrançoisHollande‬ sur Mélenchon‬…

    1/3 Écologistes (EÉLV – GUE/NGL)
    1/3 Front de Gauche (NPA – Lutte Ouvrière / PCF – PCOI / Ensemble / le Parti de Gauche)
    1/3 Socialiste (PS et PRG – PSE)

    Front_de_Gauche PCF EELV NPA LutteOuvrière
    partisocialiste‬

    Hum-hum… (…) 1/3 de l’électorat de la gauche ; le 1/3 Front_de_Gauche que Nicolas Hulot encourageait de sa voix au bout de la campagne électorale… Oui mais à ce tiers il faut en rajouter deux autres… Le 1/3 Écologiste (hors Front de Gauche) + le 1/3 Socialiste ; tous soumis au principe et aux recommandations de la « majorité relative » si chère aux grandes époques des Victoires de la Gauche où chacun, respectivement, n’a jamais constitué rien d’autre qu’un vulgaire Tiers pourtant au départ… Majorité relative appliquée à tous les scrutins ou oubliée, n’en restera toujours – tous calculs confondus et unités additionnelles ajoutées – qu’un indice de pouvoir très faible où prétendrait 1/3 valoir supériorité sur un autre… Trois Tiers fonctionnels s’additionnent mais ne se dominent pas ou sinon au risque de s’y effriter…

    Quand 1/3 veut et cherche par tous les moyens à supplanter les 2/3 autres, ça paraît assez louche pour songer pouvoir y arriver… Quand 2/3 écrase 1/3 restant, c’est aussi douteux !

    Présidentielle2017

    Mais que doivent-ils tous deux au 1/3 renié de l’électorat de la Gauche du FDG ainsi qu’à l’autre 1/3 Écologiste ?… au sortir de Présidentielles2012 partisocialiste ? La direction de l’avenir à Gauche est autour d’EvaJoly Noel_Mamère @ConfPaysanne NPA LutteOuvriere PCF… Un peu le Parti De Gauche (lePG)… La Direction (ou Présidence) doit se tourner vers les tenants des équipes qui ont travaillé avec les analyses sur les Paradis Fiscaux (Eva Joly, NPA et Lutte Ouvrière) qui savent quelles modifications apporter à l’OMC pour que le FMI galope moins vite… Ceux qui sachent ce que les Socialistes auraient pu et dû faire mais qu’ils ont refusé de faire…

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    La logique, l’évidence, la cohérence…

    On ne s’intéresse pas trop pour l’instant aux % des sondages ou des différentes formations de la gauche mais à la mécanique politique qui pourrait les mettre les uns à côté des autres pour additionner tous les pourcentages au 1er tour de la Présidentielle 2017 aux considérations des notions de « majorité relative »…

    Nicolas Hulot ne récolterait que 11% au 1er tour comme Mélenchon en 2012…

    Hum-hum… 11% ça rappelle ceux de Jean-Luc Mélenchon au 1er tour des ‎Présidentielles2012‬ (Changement de perspectives à travers les Présidentielles 2012) et ce n’est donc finalement qu’ 1/3 de l’électorat de la gauche ; le 1/3 ‎Front_de_Gauche‬ que Nicolas Hulot encourageait de sa voix au bout de la campagne électorale… Oui mais à ce tiers il faut en rajouter deux autres… Le 1/3 Écologiste (hors Front de Gauche) + le 1/3 Socialiste ; tous soumis au principe et aux recommandations de la « majorité relative » si chère aux grandes époques des Victoires de la Gauche où chacun, respectivement, n’a jamais constitué rien d’autre qu’un vulgaire Tiers pourtant au départ… Majorité relative appliquée à tous les scrutins ou oubliée, n’en restera toujours – tous calculs confondus et unités additionnelles ajoutées – qu’un indice de pouvoir très faible où prétendrait 1/3 valoir supériorité sur un autre… Trois Tiers fonctionnels s’additionnent mais ne se dominent pas ou sinon au risque de s’y effriter…

    Surprenant et décevant de la part de Nicolas Hulot qui en 2012 soutenait Jean-Luc Mélenchon (Changement de perspectives à travers les Présidentielles 2012) et incompréhensible par rapport aux forces actuelles disponibles qui se situeraient incontestablement du côté de la Table des Analyses d’Eva Joly qui porte sur plus de trente années de travail sur les paradis fiscaux et le fonctionnement de l’OMC et du FMI, de Noël Mamère (CNR) et de la Confédération Paysanne de José Bové ; oui, bien plus que dans les étranges négociations que proposent un EmmanuelMacron qui risquent de commercialiser l’apocalypse qui elle – tout le monde le sait bien – n’est évidemment pas côté en bourse !…

    ‎Présidentielle2017‬

    Tss… Tsss !… N_Hulot devrait dire à Macron « l’ Élysée c’est pris par le Team_Mamère, EvaJoly et José Bové » ; histoire de partager le pouvoir dans une sorte de triumvirat élyséen auquel s’accrocherait un Parti Socialiste en un autre triumvirat pour partager le pouvoir et entamer la phase transitoire du Socialisme qui pourrait conduire vers une orientation économique marxiste !… La Direction élyséenne étant forcément réservée aux porteurs d’un projet novateur suffisamment épais et digne de confier l’économie aux analyses des paradis fiscaux et le titre de Président de la Démocratie Française à une personnalité du Conseil National de la Résistance (CNR)…

    Les socialistes et leur équipe de Gouvernement arrivent à une année avant la fin du quinquennat Hollande et ne pourront qu’atteindre au maximum que les 2/5ème de leurs espérances de départ des 60 objectifs du discours du Bourget alors que @Team_Mamère en est à 100%…

    Et si la phase transitoire du socialisme capitaliste (Libéral) faisait du PS le valet du marxisme ça inverserait les rôles !…

    Qu’est-ce que François Hollande aurait dû et pu faire mais qu’il n’a pas fait durant ce quinquennat ? France2

    Président François Hollande France2 quand est-ce que le PS entamera-t-il sa phase historique transitoire qui le rapprochera du marxisme ?…

    Comment François Hollande a-t-il pu se passer de la qualité des analyses d’ EvaJoly dans son CombatContreLaFinance sur 2/5 de ses objectifs réels ?…

    Eva Joly a pourtant rappelé qu’elle a travaillé plus de 20 ans avec des gens du #NPA et #LutteOuvriere sur les paradis fiscaux François Hollande !…

    Comment François Hollande envisage-t-il le partage des pouvoirs avec son PS dans une configuration CNR avec ‎Eva Joly, Team_Mamere et José Bové ?

    Qu’allez-vous faire François Hollande des programmes du CNR et de 30 ans d’analyses sur les paradis fiscaux contrairement à @Team_Mamere & @EvaJoly ?…

    Ce soir sur France2 demandons à Hollande si nos CRS sont comme les soldats Turcs et qu’on ne peut plus discuter avec sans être tabassé !

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  4. P.L.jesuisunhommelibre

    En quoi est-ce important de savoir si le libéralisme est de droite ou de gauche ? Le plus important, c’est que petit à petit, l’idée même de liberté et de libéralisme perdent son odeur Mephistocelienne dans la vision de la population française en général. Il deviendra alors possible d’envisager enfin une autre politique. Réjouissons-nous qu’à droite comme à gauche le libéralisme devienne une valeur positive. Une fois ceci acquis il sera plus facile d’en déployer toutes les vertues.

    1. @jesuisunhommelibre ce n’est certes pas important pour nous mais pour eux si : où est le Kampdubien ?, telle est leur obesssion . Le mot libéral vient donc pompeusement de faire son entrée officielle dans le Kampdubien, tari taraaaaa ! Soyons sûr qu’il n en sortira pas vivant …

  5. « Tout cela ne relève au mieux que de tactique politicienne » : tout à fait il s’agit juste d’enterrer les restes du PS et de le faire renaître avec un nouveau plumage tendance. Le PS est mort vive le PS ! Bien sûr les gogos habituels gobent sans moufeter, ce truc a au moins une utilité : les repérer, c’est le nouveau appeau à gogo .

  6. Oui, c’est très vrai, on ne sais plus ce qu’est être de gauche ou de droite économiquement. A gauche, La Défense d’acquis des corporations entraîne un conservatisme. À droite, on dit soutenir le libéralisme, mais on refuse de remettre en jeu les héritages et les rentes à chaque génération, d’où une compétition liberale où les joueurs ne partent pas sur la même ligne de départ, qui débouche sur une société tout aussi figée, ou le mérite et le travail individuel ne reflète pas du tout le revenu, le patrimoine, ou la position sociale.

  7. Le « libéralisme » de Macron, c’est une partition écrite par son « Bon à rien » de « patron », lequel tente, avec son pipeau, de couvrir la petite musique qui commence à s’instiller dans l’esprit de plus en plus de personnes, à savoir que les zélateurs du tout État, non seulement sont de fieffés menteurs, mais, surtout, qu’on peut très bien se passer d’eux… et même les passer à la trappe.

  8. Les axes gauche/droite et libéralisme/étatisme sont orthogonaux.
    Un vieux lien sur une illustration qui me semble bien éclairer la situation :
    http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-02-14-grd-ideo.jpg

    De mémoire, des gens comme Bastiat opposaient libéralisme et socialisme, et assimilaient socialisme à étatisme. Les concepts de gauche et de droite n’ont pas leur place dans ce cas. Le problème est que tous nos politiques professionnels, qu’ils soient de gauche ou de droite, sont quasi tous socialistes au sens premier du terme. Hors, l’un des partis s’appelle lui-même parti Socialiste. Empêchant de facto les autres d’occuper une place claire dans le paysage. LR seraient les « socialistes républicains » ? Le FN serait le parti « socialiste nationaliste » ? Allez savoir…

    1. L’illustration est infiniment critiquable : allez expliquer à Louis XIV (ou à Robespierre) que la souveraineté individuelle est un concept progressiste … La gauche a l’habitude de faire un holdup de tout ce qui va selon elle dans le sens du progrès… comme la droite un holdup de tout ce qui va dans le sens des traditions.

      Ce discours comme quoi le libéralisme est historiquement une « invention » de gauche est une pure manipulation, de la même manière que l’orthogonalité entre libéralisme et étatisme : c’est la démocratie qui crée le clivage droite gauche : l’action politique ayant comme finalité le changement (gauche) ou la conservation (droite).

      Ainsi un défenseur de la constitution originale US sera de droite aux US, alors qu’il serait sans doute considéré comme de gauche en France… enfin pas en 1789 parce qu’à l’époque cela aurait plutôt été l’inverse.

      Le libéralisme définit juste que l’action politique doit être minimale : que le progrès n’est pas du à la politique et que pour changer il faut conserver, et qu’il faut conserver pour changer …

  9. Jacques Julliard dans son histoire des « Gauches Francaises » partageait la Gauche en quatre familles.
    Communément, la gauche se fonde sur les valeurs de liberté et d’égalité. Seulement…
    Les Jacobins et les Collectivistes privilegient l’Etat/le Peuple au détriment de l’intérêt individuel. C’est le PS de la rue Solférino.
    La Gauche Libéral-Libertaire (dont je me réclame), bien que soucieuse de l’intérêt public, fondera prioritairement son projet politique sur la liberté individuelle.
    Même de Gauche, c’est Socialisme vs. Libéralisme. Macron ne pourra prétendre défendre les deux.
    Personnellement, basé sur ses déclarations, il est plutôt identifiable comme Libéral de Gauche. Mais on jugera aux actes. Valls aussi avait fait de belles déclarations que ses actes ont fait mentir.

  10. Macron, un émissaire envoyé de force par la famille Rothschild (les banques détiennent la création monétaire donc le pouvoir et les états obéissent servilement) afin de manipuler l’opinion public pour que surtout rien ne change et que le système perdure. Méfions-nous de ces voraces aux ordres des banques tout comme Mario Draghi un homme de Goldman Sachs président de la BCE (Banque Centrale Européenne)
    Ils détiennent le pouvoir corrompu à tous les niveaux de décision. Macron leur est subordonné et exécute fidèlement les ordres.
    Ils nous veulent du mal tous ces gens. Ne tombez pas dans le piège de discours populismes.
    De l’extrême Gauche à l’extrême Droite, ils obéissent tous aux mêmes du maître, celui qui finance leurs campagnes électorales et leur assure un train de vie plus que confortable par la corruption, du moment qu’ils mènent leur troupeau à la tonte.
    Nous sommes asservis ! Il faut se réveiller et arrêter de croire tous ces énarques. Ils ne souhaitent pas notre bien, ils souhaitent que l’on continu et que l’on accélère même notre soumission par le travail. Nous passons notre vie à travailler pour enrichir les 1% qui détiennent les 50 % des richesses. Ils vont tout aspirer et laisser notre monde dans un chaos inévitable si on continu à les laisser faire. Si pour eux rien ne va ils feront une bonne guerre mondiale en envoyant nos enfants comme chair à canons et tout rentrera dans l’ordre à nous nouveau dans leur fameux ordre mondial.

    Arrêtez de voter pour tous ces gens, en leur donnant votre voix vous les légitimez et vous permettez au système de perdurer. STOP !

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