Hugo Chávez mort, le Venezuela n’est pas tiré d’affaire

Publié Par Jean-Baptiste Noé, le dans Amérique latine

Hugo Chávez disparu, le Venezuela a encore beaucoup de chemin à parcourir pour retrouver l’Etat de droit.

Par Jean-Baptiste Noé.

drapeau venezuelaD’après le ministre français de l’Outre-mer Victorin Lurel, Hugo Chávez n’était pas un dictateur. Laissons-lui le soin d’assumer ses propos.

Je rapporte ici les propos d’un ami vénézuélien travaillant en France. S’ils expriment un point de vue particulier, ils permettent aussi de comprendre la pensée de certains Vénézuéliens. Cette personne a dû quitter son pays en raison de l’arrivée au pouvoir de Chávez, elle figurait sur les listes noires du gouvernement ; ce qui n’est pas, à proprement parler, l’exemple même d’une démocratie.

Beaucoup de Vénézuéliens pensent que Chávez n’est pas mort le 5 mars, comme annoncé officiellement, mais plusieurs semaines avant. En effet, sa dernière apparition publique date du 11 décembre. Or c’est un homme qui apparaissait tous les jours à la télévision, et qui faisait un discours de plusieurs heures chaque dimanche. Même malade et à Cuba, il faisait de brèves apparitions à la télévision. Il est donc probable qu’il soit mort depuis plus longtemps, mais que son décès n’ait été rendu public que le 5 mars afin de préparer sa succession et de tenir le pays. Un autre élément viendrait argumenter cela : alors que la version gouvernementale dit que Chávez est mort au Venezuela, personne ne l’a vu vivant à son retour de Cuba, même pas sa famille.

D’autre part, son parti a violé la loi constitutionnelle. En effet, celle-ci précise qu’en cas de décès du président c’est le président de l’Assemblée Nationale qui assure l’intérim et qui est chargé d’organiser les élections. Or c’est désormais le vice-président qui dirige le pays, celui qui fut désigné par Chávez comme son successeur. C’est complètement contraire à la constitution. Les juges de la Cour Suprême ne se sont pas opposés à cela. Peut-être ont-ils été travaillés avant l’annonce de la mort de Chávez.

Pour le Venezuela, ce n’est pas un nouveau chapitre qui s’ouvre, tout au plus une nouvelle page. La fin d’Hugo Chávez ne signifie pas le retour de la liberté dans ce pays.


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  1. Ceux qui devraient essayer de trouver (et non retrouver) à dire la vérité et non à faire de la propagande, c’est vous. Mais bon, on sait, vous êtes payés pour faire de la propagande.

    1. Contre: « vous êtes payés pour faire de la propagande. »

      Eh oui, comme tous ces sales valet du capitalisme que sont les organisations non gouvernementale vendue à monsanto & co qui toutes constatent que c’est un pays très mal dirigé qui s’enfonce dans la merde assis sur des tas de pétrole au contraire du chili et d’autres pays qui ont choisi la liberté et s’en portent bien mieux.

      Heureux les simples d’esprit…

  2. Chavez avait nommé des juges supplémentaires à la Cour Suprême afin qu’elle soit à sa botte

    le vénézuéla est une démocratie comme l’était la défunte RDA ouaf ouaf

  3. J’aime beaucoup la référence qui reflète le niveau de l’article : « je rapporte ici les propos d’un ami vénézuélien travaillant en France », comme si connaître UN individu était suffisant.
    Par contre ce qui n’est pas dit c’est les deux millions de personnes présentes pour ses funérailles.

    Pour ce qui est du reste de l’article, il y a bien pire en France.

    1. Cet article rapporte uniquement un témoignage, et ne prétend pas faire autre chose.

      Si vous voulez plus de détails sur la dérive autoritaire de Chavez, consultez la tribune de Human Rights Watch, l’ONG de défense des droits de l’homme. : http://www.contrepoints.org/2013/03/06/117303-la-derive-autoritaire-leguee-par-hugo-chavez

      Si vous voulez des détails sur la régression économique due aux politiques de Chavez, allez consulter cette analyse économique factuelle : http://www.contrepoints.org/2013/03/07/117332-chavez-lautocratie-du-petrobolivar

      Donc : appauvrissement et asservissement du peuple, voilà le bilan de ce tyran dont tous les gauchistes dépourvus d’humanité sont fans.

    2. 3asba: « c’est les deux millions de personnes présentes pour ses funérailles. »

      Petit joueur, la corée du nord fait bien mieux et que dire des grandes messes en URSS dans les années 70.