Ignorance, surdité et droit d’auteur

Publié Par Michel Desgranges, le dans Sujets de société

En contrepoint de Plaidoyer d’économistes pour la suppression du droit d’auteur de Volker Grossmann et Guy Kirsch.

Oui, les majors du disque sont aujourd’hui peuplées d’incompétents gougnafiers, oui, les mesures prises par les politiciens contre la « piraterie » sont liberticides. Mais cela ne justifie la suppression du droit d’auteur.

Par Michel Desgranges.

L’affirmation du droit de propriété étant le fondement de la philosophie libérale, je suis toujours assez surpris de rencontrer des libéraux niant ce droit de propriété, notamment dans le domaine de la propriété intellectuelle ou des brevets.

Surprise qui s’est muée en ahurissement en lisant le texte des professeurs Grossmann et Kirsch publié ici même et qui montre que ces deux universitaires, bien sûr éminents, ignorent absolument tout de ce dont ils nous entretiennent.

Je ne m’attarderai pas sur le principe du droit d’auteur : celui-ci est la forme juridique de la propriété qu’a un individu sur un bien qu’il a produit (le fruit de son travail). On a le droit de le nier – à condition de se proclamer communiste.

Je ne dirai rien non plus sur la propriété littéraire, ni sur l’origine de la contestation de cette propriété et de ses dérivés par certains auteurs libertariens – une autre fois, peut-être — me contentant de mettre en évidence les extravagances de MM. Grossmann et Kirsch.

Le droit d’auteur, du moins en droit français, se divise en deux droits ; le droit moral (incessible) et le droit patrimonial (cessible).

Le droit moral permet à un auteur de s’opposer à ce qu’un tiers cochonne son œuvre par des ajouts, suppressions, manipulations et tripatouillages divers ou en détourne le but à l’encontre de ses intentions – supprimons le droit d’auteur, ergo s’effondre le droit moral, et ce n’est pas seulement la valeur marchande de l’œuvre qui disparaît, mais la protection de son intégrité.

Pour ce qui est du droit patrimonial, nos universitaires réclament son abolition essentiellement, semble-t-il à les lire, parce qu’ils n’aiment pas les stratégies marketing des majors du disque.

Sans doute n’ont-ils pas entendu que la musique ne se limite pas à la pop télévisuelle et éphémère ; il existe aussi ce que l’on nomme classique, jazz ou rock, et simplement parcourir les pages de critiques de disques des revues consacrées au classique etc. nous montre que les majors sont fortement minoritaires en ces domaines : la majorité des disques qui existent sont édités par de petites maisons indépendantes dont la survie serait aléatoire si disparaissait le droit d’auteur que leur ont concédé (moyennant royautés) les artistes.

Mais MM.Grossmann et Kirsch ne se soucient pas du disque : ils ne s’intéressent qu’à la musique dématérialisée qui circule dans les tuyaux de l’idole moderne : le net ! (netz en teuton ).

Surprise surprise : contrairement à ce que laissent supposer nos auteurs , cette musique a un coût. Celui-ci est variable : quasi-nul pour un folkeux qui chantonne en s’accompagnant d’une guitare sèche trouvée dans un vide-grenier à quelques centaines de milliers d’euros pour l’enregistrement d’un opéra.

Iggy Pop

Prenons une moyenne : l’enregistrement d’un album de rock aux sonorités sortant de l’amateurisme descend difficilement en-dessous de 30.000 euros (coût avoué par Iggy Pop pour son dernier album minimaliste et auto-produit). Il faut en effet, si l’on veut obtenir une qualité technique seulement honorable, louer un studio avec le matériel d’enregistrement, de mixage etc., payer un ingénieur du son, un producteur, quelques musiciens invités qui, professionnels, ne travaillent pas gratuitement, etc. Eh oui , lorsque que l’on produit un disque, il y a des frais.

Plus de droit d’auteur ? Plus de recettes, plus de production, plus de musique.

Mais l’affaire se complique car, ce qu’ignorent MM. Grossmann et Kirsch, dans le domaine de la pop qui excite leur verve nous n’avons pas un droit d’auteur mais trois : le droit de l’auteur (qui a écrit les paroles, lyrics en anglais), du compositeur (qui a écrit la musique) et de l’interprète (qui chante, comme Johnny). Certains musiciens, rares sont « ACI » (auteur-compositeur-interprète comme Gérard Manset), mais la plupart ne sont que A ou C ou I. Suivons MM. Grossmann et Kirsch qui ont la générosité de concéder qu’il y aura encore des concerts payants où, chantant sur scène, Tartempion gagnera plein d’euros en interprétant les œuvres de X et Y qui eux, privés du droit d’auteur, ne percevront rien. Je crains que X et Y ne cessent d’écrire et composer – plus de nouvelle musique.

« Les musiciens, écrivent MM. Grossmann et Kirsch, qui profiteraient du nouveau système (le communisme musical, ma traduction) seraient ceux qui vont sur scène ». Ne vivant pas dans le monde réel, nos auteurs ignorent que tous les artistes (avec une seule exception à ma connaissance) veulent aller sur scène, et si certains ne le font pas, c’est qu’ils ne trouvent personne pour financer leurs concerts, car les concerts, eux aussi, comme l’enregistrement d’un disque, ont un coût, facilement élevé et qui se traduit dans bien des cas (j’ai moi-même payé pour l’apprendre) par un déficit. Ce financement a longtemps été assuré par les maisons de disques, et il l’est encore parfois, afin de promouvoir tel ou tel artiste – plus de droits d’auteur, plus de maisons de disques, plus de concerts, du moins pour les artistes débutants.

Si des musiciens veulent diffuser gratuitement leur musique, libre à eux. Peuvent le faire quelques stars fort riches, et quelques nouveaux venus qui souhaitent avant tout faire connaître leur œuvre ; pour ces derniers, le sacrifice n’est pas grand puisqu’il ne s’est encore rencontré personne qui soit disposé à acheter leur musique – mais vienne le succès, et l’attitude change, et finie la gratuité (je pourrais citer des noms…).

Concluons : oui, les majors du disque sont aujourd’hui peuplées d’incompétents gougnafiers, oui, les mesures prises par les politiciens contre la mal nommée piraterie sont liberticides. Le premier point est un reflet de toutes choses humaines (cela commence bien puis cela se dégrade), le second de la nocivité de l’État, et aucun d’eux ne justifie la suppression du droit d’auteur.

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PS. (parce que cela m’a beaucoup énervé) : Comment peut-on écrire en 2012 : « des musiciens différents avec des popularités différentes apparaîtront à des lieux différents » ? Et manquer à ce point de curiosité intellectuelle, et afficher autant d’ignorance de ce qui existe ? Si, par exemple, MM. Grossmann et Kirsch parcouraient Elegy, Diapason, Obscüre , Metallian…, ou étaient allés en juin dernier au festival Hellfest, à Clisson, en France (130.000 entrées), ils en auraient connu et entendu des musiciens différents ! (et qui ne passent ni à la radio ni à la télévision).

Et c’est très volontiers que je les invite à venir chez moi écouter quelques nouveautés de genres fort divers – et protégées par un juste copyright.

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  1. Les libéraux qui défendent la « propriété intellectuelle » m’étonnent toujours. Ca veut dire qu’ils n’ont pas compris pourquoi on avait besoin des droits de propriété dans le monde physique.

    Les droits de propriété dans le monde réel sont indispensables car les bien sont rares : sans propriété, il y aurait des conflits permanents. Dans le monde des idées, rien de cela : les biens ne sont pas rares, ils sont infinis, je te « prends » une idée tu ne la perds pas, tu l’as toujours toi aussi. Différence fondamentale. Défendre la propriété en matière intellectuelle c’est rendre artificiellement rare un bien qui ne l’est pas.

    De manière plus utilitariste, il y avait de l’art avant la propriété intellectuelle, il y en aura toujours après elle. Aujourd’hui le secteur de la mode n’est absolument pas touché par ces législations destructrices et ho! surprise! l’innovation est constante et le secteur est prospère malgré le fait que la copie est permanente. Dans ce secteur on voit la copie comme un signe de reconnaissance, pas du vol : une philosophie différente, beaucoup plus saine.

    1. Cher Edouardh17, tu es victime de l’endoctrinement orchestré par Mr Kinsella : la propriété peut se définir de plusieurs façons et pas seulement par la rareté, notion qui est venue assez tardivement.
      On ne peut pas appliquer une certaine définition de la propriété là où par définition elle n’est pas applicable.

      Si la propriété est liée à la notion de travail, la propriété intellectuelle a tout son sens.

      Par contre, je suis tout à fait d’accord avec Jesrad.
      Jesrad, peux-tu envoyer un lien vers ta conception alternative. Je ne l’ai pas lue et ça m’intéresse …

      1. La propriété n’est pas liée à la notion de travail. A l’usine je peux produire à longueur de journée des voitures, ce n’est pas pour autant qu’elles m’appartiennent.

        Stephan Kinsella est très pertinent à ce sujet là, aucun endoctrinement là dedans. Etant donné qu’il est anarcap, on ne peut douter de son libérarlisme.

        Je vous conseille aussi ce livre pour des exemples concrets : http://www.contrepoints.org/2011/02/02/12799-against-intellectual-monopoly

    2. Un bien qui n’est pas rare ?
      Effectivement , les oeuvres de génie sont monnaie courante — suffit de faire un tour dans les librairies pour le constater.

      1. Aucun rapport avec le fait que ce soit du géni ou non. Une idée même de géni peut être répliquée à l’infini sans enlever l’idée à son auteur de départ.

      2. Ce que Edouardh17 veut dire c’est qu’avec la propriété intellectuelle, il ne peut y avoir aucune privation de bien pour le propriétaire lorsque son droit de propriété n’est pas respecté (contrairement aux biens matériels)…
        Bref, ça ressemble plus à un privilège qu’à une protection…

    3. @Edouardh17

      « Dans le monde des idées, rien de cela : les biens ne sont pas rares, ils sont infinis, »

      Comme la connerie humaine! Cela dépend de ce que vous entendez par « idées ». Pour ce qui est des idées ayant une valeur économique, diriez vous également que ce sont des biens infinis? Moi aussi, j’ai des idées mais aucune susceptible de me rapporter gros ou de révolutionner le monde qui m’entoure! Ca se saurait si c’était aussi facile que çà! Je vous félicite d’avoir autant de brillantes idées. Vous devez être immensément riche!

      1. N’importe quoi. Ca n’a aucun rapport avec la valeur d’une idée. Une idée peut être intéressante commercialement ou non, ça ne change rien au fait qu’elle peut être multipliée sans vol du 1er producteur : c’est un bien non rare. Point.

    4. « je te « prends » une idée tu ne la perds pas, tu l’as toujours toi aussi. »

      Ta femme te trompe, tu ne la perd pas, aucun soucis, génial le raisonnement !

      Je suis créateur d’un truc que personne n’a fait, c’est donc rare, ça n’existerait pas sans moi ni sans l’argent que je gagne avec parce que j’aurais fait plutôt chauffeur routier ou déménageur au lieu de bosser comme un cinglé pendant 20 ans sur cette idée.

      A partir de là il ne reste que la complainte de gens qui cherchent à justifier leurs violation d’un contrat pourtant fort clair: je voue ma vie à vous fabriquer des trucs, vous me payez pour ça si vous utilisez mes productions.

      Après le marché régule, les nazes font chauffeur routier, les bons continuent et les parasites trouvent tout plein d’excuses pour justifier ce qui n’est que du parasitisme: vivre au dépend d’un autre organisme.

      Et je suis indépendant, rien à voir avec les majors mais je profite aussi bien de la propriété intellectuelle.

      1. « Ta femme te trompe, tu ne la perd pas, aucun soucis, génial le raisonnement ! »
        Heu. Ca n’a absolument rien à voir. La femme qui trompe, c’est une rupture de contrat, pas une copie d’idée.

      2. Quand je fabrique un produit j’en abandonne la propriété au client au moment de son achat. A partir du moment où le producteur met une contrainte d’utilisation au client, que le transfert de propriété n’est pas total, on se retrouve dans un cas de fourniture d’un service qui englobe le produit.
        Dans le cas où une production matérielle persiste les critères de mesure de copie, avec des brevets notamment, sont plus faciles à mettre en place que sur une production immatérielle. Quand la distribution elle-même se dématérialise, comme le cas de la musique, ça devient plus compliqué.
        La guerre des brevets qui fait rage actuellement entre les géants de l’informatique montre que la préservation artificielle de la matérialisation de l’économie, quand en gros les modèles du produit et du service rentrent en concurrence et que les règles favorisent le modèle économique du produit, peut déboucher sur un blocage de l’innovation, sur une tentative systématique des acteurs privés de fausser la concurrence et le marché.
        Le jugement moral n’est pas plus efficace, car la « dématérialisation » ne se fait pas sans support matériel, encore moins gratuitement. On pourrait même dire que la « dématérialisation » fait intervenir plus de matériel, c’est la relation commerciale et le transfert de propriété qui est fluidifié. La question est donc toujours celle de la monétisation du travail, à laquelle on a cru (vendu ?) le salariat être un idéal de réponse (ce qui a entraîné logiquement les syndicats et autres à croire que c’était le travail qui était mesuré au moment de la vente du produit, et donc la tentative de mettre en place des prix fixes).

  2. « Plus de droit d’auteur, plus de production, plus de musique »

    Affirmation nécessairement fausse. Nous voulons entendre de la musique dans nos vie, et musique il y aura, quelles que soient les règles choisies. Faire miroiter la disparition de la musique ne renforce pas cet article.

    1. Voius me citez hors contexte — mon affirmation n’a de sens qu’en opposition aux assertions des deux Allemands , et n’a aucune valeur absolue.
      Mais peut-on à la fois condmaner la propriété intellectuelle et savoir lire ?

  3. « Le droit moral permet à un auteur de s’opposer à ce qu’un tiers cochonne son œuvre par des ajouts, suppressions, manipulations et tripatouillages divers ou en détourne le but à l’encontre de ses intentions »

    Je trouve étrange de défendre le droit de propriété plus haut, puis d’affirmer là qu’un tiers possède sur votre propriété le droit de vous condamner si vous modifiez d’une manière qui ne lui plaît guère votre propre copie de son oeuvre.

    L’information qui constitue une oeuvre intellectuelle n’est pas un bien en elle-même, sa transmission est un service qui peut se vendre mais n’ouvre pas, en soi, à de tels privilèges abusivement qualifiés de « propriété » sur la propriété des acheteurs.

    « Plus de droit d’auteur ? Plus de recettes, plus de production, plus de musique. »

    C’est parfaitement faux. Il y a bien des inventions qui ne sont pas brevetées mais sont mises en application et même commercialisées sous le régime du secret industriel, il y a bien des oeuvres (principalement logicielles) qui sont produites sans être rémunérées par la vente de licence dérivée du droit d’auteur… Mozart exerçait avant le droit d’auteur, et il a même fameusement circonvenu à une « protection anticopie »: celle appliquée par le Vatican sur le magnifique « Miserere mei » d’Allegri. Eh oui, Mozart était un » pirate ».

    Si vous voulez une conception alternative de la rémunération de la création intellectuelle, lisez mon commentaire sur la reproduction de Contrepoints du fameux Plaidoyer en question. Il y a déjà tout ce qu’il faut dans certaines pratiques émergentes déjà répandues (dans le monde de la prestidigitation, dans le logiciel, dans l’instruction, etc.), ce que je nomme le modèle de première divulgation.

    1. La production de musique a un coût.
      Si vous supprimez la source de recettes ( le droit d’auteur ) , comment la financez-vous ?
      Par l’impôt ?
      Comme les films sans spectateurs ?
      Rassurez-vous : pour la musique on y arrivera — c’est même en train de se préparer.

          1. Il y a bien droit de propriété, sur les biens. Et il y a droit de première divulgation, sur l’oeuvre intellectuelle, qui permet à l’auteur de se faire payer. Ce modèle sépare complètement la rémunération de la distribution et la rémunération de leur création, ce qui évite par exemple qu’un cartel de distributeurs prenne en otage les auteurs/compositeurs/interprètes.

            Vous n’avez vraiment pas fait l’effort de lire le commentaire que je vous ai indiqué :(

      1. À croire que le droit d’auteur serait la seule source de recettes…

        La source de revenus des artistes provient de la vente directe, des royalties ou de la scène. Les royalties, c’est une part négociée par contrat, donnant droit à un pourcentage sur les ventes. Cela ne nécessite pas pour autant de droit d’auteurs.

        La source de revenus que permet le DA provient de la diffusion télé-radio-lieux publics ou la reprise par un tiers de l’exploitation musicale, des photocopies et des extraits pour la littérature…

        Si la loi sur le droit d’auteur consistait à mettre un compteur dans sa maison pour faire payer chaque écoute de musique, défendriez-vous cela en disant que les artistes se retrouveraient dans la rue si on supprimait cela ?

        Pourquoi faudrait-il financer spécialement la musique ? La culture serait donc un intérêt général ? Une mission pour la collectivité ?
        S’il faut pour rentabiliser mettre des lois et accorder des privilèges, c’est que, finalement, les gens s’en foutent de la culture et vouloir financer à ce point quelque chose dont les gens s’en foutent, c’est sombrer dans une idéologie constructiviste dont l’homme nouveau est l’homme cultivé…

        En plus, en voulant que l’art soit nécessairement rentable par ce qu’il y a eu du travail, ne nage-t-on pas en plein dans le principe de la valeur-travail ? C’est le monde à l’envers !

        Si un artiste n’arrive pas à rentabiliser sont entreprise, il fait comme n’importe qui d’autre, il se remet en question et cherche un autre travail. C’est tout.

      2. Personne n’a dit que la production de musique n’avait pas de coût, les consommateurs payent d’ailleurs quelque chose, pour écouter, télécharger, partager…
        Que les producteurs de musique aient oublié leurs compétences propres pour se mettre en concurrence directe avec les informaticiens sur le terrain de la diffusion, ça les regarde. Si en voyant qu’ils ne sont pas compétitifs ils essayent de les concurrencer sur leur capacité à faire voter des lois injustes, c’est un calcul un peu pervers qui est de leur responsabilité, de la part du législateur c’est plus discutable de se soumettre (mais il y a un fondement commun entre l’état-nation et l’industrie, et des intérêts convergents).
        Ce qui est plus ennuyeux c’est de dire qu’on retire le pain de la bouche des artistes alors que leur part des revenus redistribuée par l’industrie continue de baisser… On verra bien ce qui se passe, il est possible que les informaticiens se retrouvent non pas à donner des subventions gérées par leurs concurrents dans la diffusion, mais à redistribuer directement leurs revenus auprès de certains artistes. C’est un peu l’histoire de l’affaire MegaUpload, ce n’était peut-être que des prémices, ou au contraire une simple affaire de droit commun qui ne représente rien.

  4. La production musicale industrielle est basée sur la distribution matérielle.
    Il est tout à fait possible que l’argent dépensé demain par les clients-usagers dans des équipements informatiques éventuellement couteux (stockage, même dispersé, réseau, même maillé, CPU, même partagée…etc.) ne soit pas lié à la distribution musicale, que celle-ci puisse même être une cliente de cette infrastructure décentralisée plutôt que l’inverse.
    Que le modèle économique actuel disparaisse, tout le monde en est à peu près convaincu. Que le secteur économique fasse circuler toujours la même quantité d’argent, que la valeur de la production musicale soit immuable, c’est complètement artificiel. Que l’impossibilité de certains à monétiser leur travail doive être prise en charge par l’ensemble de la société, en dehors du marché… je ne vois pas. Oui, si on n’arrive pas à vendre sa musique, on fait un autre boulot, c’est la vie.
    S’il faut vraiment trouver des victimes, ce qui n’est même pas certain, ce n’est pas Mozart qu’on assassine, c’est Lorie.

  5. Guillaume de Lacoste

    Vous avez raison d’écrire que « l’affirmation du droit de propriété est le fondement de la philosophie libérale ». Son affirmation absolue est précisément le point où le libéralisme devient une idéologie.

    Il existe une approche raisonnée de la notion de propriété, développée notamment dans la doctrine sociale de l’Eglise. Si on part de ces principes, l’article que vous critiquez cesse d’être scandaleux. Au contraire, il me semble compatible.

    Pour une vision raisonnée du droit de propriété intellectuelle, je vous invite à lire un article que j’ai fait paraître dans La Nef, où j’essaye de revenir aux fondements du droit de propriété, pour voir dans quelle mesure il peut s’appliquer aux oeuvres de l’esprit :
    http://www.lanef.net/t_article/internet-ou-la-fin-des-arts-guillaume-de-lacoste-lareymondie-25618.asp

    1. J’ai lu votre article, qui est fort bien écrit, et dont je désapprouve chaque ligne.
      Quant au libéralisme, il n’est ni ne peut être une idéologie.
      Contrairement à la très collectiviste  » doctrine sociale de l’Eglise « .

  6. En vérité toute trouvaille n’est pas créée ex-nihilo mais découle d’autres idées. Le chimiste qui trouve une nouvelle formule en utilisant certaines recherches, ne devrait-il pas remettre des sous-droits d’auteur à cet autre chercheur ? La rétribution des droits devient impossible…

    Et le pire dans cette idée… c’est pas le fait que quelqu’un gagne de l’argent parce qu’il a investit dans une recherche. Non… c’est le fait qu’il a été le PREMIER à demander un brevet. Par conséquent, le type qui a fait une invention similaire et qui la vend (par exemple) depuis des années, se retrouve, d’un jour à l’autre, à devoir payer une taxe à quelqu’un qu’il ne connait pas pour un vol qu’il n’a pas commis !

    De plus…combien de brevets ont été racheté par des gros lobbys pour empêcher la création d’un produit alternatif qui aurait pu les concurrencer ? J’ose pas imaginer les idées incroyables qui dorment dans les tiroirs… Pourquoi l’inventeur prendrait des risques compliqués, faire des investissements risqués, travailler dur sur le marché, etc… alors qu’un lobby lui offre directement un cachet doré ?

    Avant d’aider à la création de recherche, ces brevets aident principalement les monopoles plutôt que la concurrence. En gros, ça favorise les entreprises qui ont inscris leur brevet… au détriment des autres personnes qui auraient pu tenté leur chance dans ce marché, et, surtout, au détriment des consommateurs qui n’auront pas accès à autre chose que ce produit X durant un temps imposé arbitrairement par le brevet.

    La vérité c’est que ces brevets sont un enrichissement d’une minorité au détriment de toute la population. Les multiples règles qui doivent découler de ces brevets sont autant arbitraires que sans fondement profonds. La disparition de ces brevets n’enlèvera aucunement les investissements faits pour la recherche, c’est une fausse excuse. Les entreprises ont simplement délégué la responsabilité de sécurité de leurs idées sur le dos de tous les citoyens, en utilisant un organisme mondiale.

  7. Et encore une fois, on a affaire à quelqu’un qui n’a pas compris ce qu’est le droit d’auteur ; on confond le droit d’auteur et les contrats que fait un auteur avec ses clients.

    On a encore une vision très subjective et intéressée de la propriété intellectuelle, conditionnées par les lois actuelles. Or, un principe n’équivaut pas à la règle.
    On est réellement propriétaire d’une œuvre dès lors qu’elle n’est pas diffusées. Dès qu’elle est diffusée, on a la paternité de l’œuvre, mais on perd de facto une partie de ses droits.

    De plus, télécharger, copier, modifier, etc ne retire pas le droit de l’auteur d’exploiter son œuvre. L’auteur reste libre de vendre, de diffuser, de modifier son oeuvre

    «contrairement à ce que laissent supposer nos auteurs , cette musique a un coût.»

    Oui et ? Les artistes auraient donc un droit de ne pas faire faillite ?

    Entreprendre aussi un coût. Tirer un profit d’un investissement doit donc être assuré même lorsque l’entrepreneur a fait un mauvais investissement ?

    Autre chose :si vous justifiez arbitrairement le droit d’auteur par le coût de la réalisation d’un disque, pourquoi d’autres ne pourraient-ils pas justifier arbitrairement que le coût de l’achat du disque leur donne le droit de mettre à disposition sur le net, non ?

    «il existe aussi ce que l’on nomme classique, jazz ou rock»

    Dont beaucoup de titres à succès sont des reprises.
    Prokofiev a repris des musiques populaires, les jazzmen jouent énormément de morceaux d’autres personnes.
    On vient d’apprendre encore récemment que So What de Miles Davis est un plagiat.
    Que dire de My Favorite things ?

  8. Le problème du droit d’auteur est qu’il nécessite une modernisation pour coller à la technologie actuelle.
    Il est aussi nécessaire de revoir les droits voisins, trop souvent amalgamés aux droits d’auteur, et qui intéressent directement les majors et autres lobbies.

    Entre la durée du droit d’auteur (70 ans après la mort du dernier membre du groupe ou de l’artiste) complètement hors de proportion, le fait que les « grande défenseurs de la culture » veulent, à corps et à cris, imposer des lois liberticides et dangereuses pour le bénéfice de quelques minorités (regardez donc les tables de redistributions des sociétés de gestion!), les industriels (dieu que je hais ce terme dans ce contexte, et pourtant..) et les lobbies qui y sont rattachés ne font RIEN pour se faire comprendre.

    A force de magouilles sous le manteau (ACTA, TPP et le reste), de mauvaise information (chiffres sortis d’un chapeau, estimations à la louche et au doigt mouillé) des deux côtés, on s’y perd.
    La seule solution pour trouver quelque chose de viable est un dialogue multi-latérale, faisant intervenir des artistes ET des consommateurs, et si possible en mettant de côté les lobbies qui ne font rien pour les artistes, mais uniquement pour l’industrie qui est derrière (donc actionnaires et employés directs de ces industries, les miettes revenant aux artistes).

    Pour les lobbies, les artistes ne sont que des épouvantails (pardon) agités sous le nez des consommateurs dans le but de les culpabiliser, ou agités sous le nez des gouvernements dans le but d’obtenir toujours plus.

    Les lobbies/industries/autres feraient nettement mieux de chercher des solutions constructives en y intégrant les consommateurs directement, au lieu de vouloir le tout-répressif comme c’est actuellement le cas…

    L’image de tout le monde en sortirait grandie, et des solutions viables, humaines et pérennes en sortiraient.

    Faut arrêter de faire des blabla à huis clos, et au contraire profiter de ce qu’Internet et les moyens de communication moderne apportent pour intégrer le plus de monde possible dans les discussions.

    Plus on voudra fermé les choses, plus des gens iront défoncer les protes, cracker des serveurs etc pour obtenir les informations nécessaires. Nous avons soif d’information et de communication autant que de culture dans le sens large du terme (livres, musique, films, images, sculptures etc).

    Fermer les discussions, imposer des restrictions, renforcer la position des industries et leur emprises sur l’économie et les états n’est en tous cas pas la bonne solution.

    Pour un monde d’ouverture. Pour un monde de communication. Pour un monde de culture

    T.

    1. Je clos ce débat pour ma part, en conseillant la lecture de l’ouvrage de Lysander Spooner :  » Plaidoyer pour la propriété intellectuelle  » ( edition française avec une excellente préface d’Alain Laurent ) qui répond, en 1855 ! , à toutes les objections soulevées ici.
      Je rappelle que Spooner est le premier théoricien de l’ « anarcho-capitalisme  » ( ou libertarianisme).

      1. L’entièreté du raisonnement tenu par Spooner dans ce pamphlet est fondé sur le fait que le travail produit la propriété, et donc les idées seraient une propriété. Sauf que c’est faux: le travail produit aussi des services, et lorsque l’on copie et transmet une information, c’est exactement cela qui est vendu: un service, et non un bien. De par cette erreur toute la suite s’écroule.

        De même pour Rothbard (puisque vous vous rabattrez certainement dessus ensuite), son propriétarisme dans « Ethique de la liberté » contredit sa défense de la propriété intellectuelle: si chaque tort infligé à autrui peut se ramener à un vol ou abus de propriété, alors quelle est la propriété qu’il faut restituer ou remettre en l’état, et appartenant à l’auteur, lorsque l’acheteur d’une copie de son oeuvre la duplique illégalement ? Il n’y en a pas. Et donc on ne peut là encore assimiler la transmission d’information à un bien, mais plutôt à un service.

        (C’est un Remington 1858 dans votre photo ?)

  9. J’ai l’impression que cet article tombe à plat parce que « droit d’auteur » est une notion floue, qui recouvre choses très différentes. L’article d’origine parle de films et chansons échangés sur internet.
    Ça ne parle pas du droit au secret (ex : code de carte bleue, secrets industriels), ni de paternité d’un personnage ou d’une histoire, qui sont les deux seuls éléments dont on peut discuter la propriété.

    Je suppose que tous le monde sera d’accord pour qu’une branche du droit s’occupe de réprimer le vol d’informations tenues secrètes, ou les tromperies comme par exemple les fausses attributions (X prend une œuvre de Y et la présente comme une œuvre de Z, soit pour profiter de la notoriété de Z pour vendre une œuvre moins recherchée –contrefaçon par exemple–, soit au contraire pour nourrir la notoriété de Z en lui attribuant des œuvres de qualité –plagiat par exemple).
    A-t-on besoin d’un droit d’auteur pour ça ? ce n’est pas sûr, mais ça se défend.

    Par contre, la conservation et la diffusion d’œuvre que le détenteur des droits a lui même mis dans le public, ça me semble aller de soi. Si Iggy pop met sa musique dans un tuyau public, comme une radio ou même une salle de concert recevant du public, faudra pas qu’il s’étonne de la voir s’y propager comme un virus, ni qu’il demande qu’on mette fin par des artifices légaux (au demeurant couteux et inefficaces).

    1. Tous ces « libéraux » adversaires de la propriété se rangent derrière cette maxime du très gauchiste Abbie Hoffman:
      « Libertè, ça veut dire qu’on est libre de ne pas payer, n’est-ce pas ? »
      (cité par David Friedman dans  » Vers une société sa

      1. L’adversaire de la propriété, ici, c’est plutôt celui qui prétend que, sous prétexte que l’orientation magnétique de certains atomes de mon disque dur, qui est ma propriété, ont un certain arrangement, alors quelqu’un dont j’ignore tout, que je n’ai jamais rencontré et avec qui je n’ai jamais fait affaire ni passé de contrat aurait « droit » dessus et légitimité à m’empêcher de l’utiliser comme bon me semble.

      2. jeu de mots. Comment peut-on parler de propriété « privée » pour un machin qu’on délibérément et sciemment mis dans le public (littéralement !) ?

  10. Cet article à au moins l’avantage d’aborder un point rarement mis en avant dans les débats sur la propriété intellectuelle, qui sont les droits moraux.

    Je pense (j’espère en tout cas) que c’est tout simplement parce que c’est clair dans l’esprit de tout le monde.

    Concernant les droits moraux, la paternité d’une œuvre doit bien sûr être protégée. Non pas qu’on ait pas le droit de s’en inspirer, ou même d’en tirer de très longs extraits, mais je n’ai bien sûr aucun droit de prendre une œuvre, de changer la signature et le titre et de prétendre qu’elle est de moi.

    Maintenant, ce qu’on appelle le droit d’auteur est bien plus large que ça. S’il n’y avait que ça, personne n’y trouverait rien à redire. Le problème vient de la protection des copies de l’œuvre.

    Plusieurs choses font que cette propriété devrait être abolie:

    Premièrement, il n’est pas possible de faire une loi protégeant la propriété intellectuelle qui ne soit pas liberticide (aka qui rentre en conflit avec les droits naturels).

    Deuxièmement, la protection de la propriété intellectuelle favorise les monopoles et les cartels, et est une entrave au progrès (que se serait-il passé selon vous, si le premier type qui a inventer le marteau l’avait protégé?). C’est typiquement une loi qui empêche la concurrence de faire son travail en baissant le coût pour le consommateur.

    Troisièmement, ce genre de loi s’accompagne obligatoirement d’une administration pléthorique et fort chère pour le contribuable.

    Et je vous signale qu’à l’heure actuel vous payez plusieurs fois votre musique: une fois via subvention à la sacem, une fois via redevance tv, une fois via taxe sur le matos de stockage, une fois en achetant le disque… Si l’artiste devait vraiment être rémunéré par ce genre de racket il le serait déjà, vous ne croyez pas?

    J’ajoute que ceux qui viennent me dire que la valeur vient de travail, ou de la rareté, quand ils me disent qu’ils ont lu Bastiat, je les appelle des menteurs.

    1. Même si j’avais disons pensé au concept de Facebook avant son inventeur, que je n’aurais rien fait pour la mettre en valeur (créé le site), j’ai le droit de réclamer du fric à zukenberg sous prétexte que j’ai eu l’idee avant …. C’est ridicule, une idée n’a aucune valeur si on ne fait rien pour la réaliser.

      En passant, je rappel que le slide to unlock est breveté, même si n’importe qui peut le coder en 5 minutes.

      1. Comme le dit bobjack, pour qu’une idée fonctionne (financièrement parlant) il faut trois choses : l’avoir, qu’elle arrive au bon moment et savoir la vendre / la rendre séduisante.
        Apple en est un parfait exemple. Steve Jobs n’a rien inventé (ou presque), mais par contre il a parfaitement su vendre : Lisa, l’ancêtre du Macintosh est basé (interface graphique et souris) sur des idées nées au sein du centre Xerox de Palo Alto. Jobs a « juste » su le vendre à un prix « accessible ».
        L’Ipod, un lecteur MP3 avec un disque dur (maintenant remplacé par les mêmes puces qui les premiers MP3, jolie ironie, non ?) pour compenser les faibles capacités des concurrents.
        L’iphone : juste une résurrection des PC phones qui venaient de mourir sous la montée en puissance des téléphones portables.
        Apple n’invente pas, ils rachètent l’innovation. Là est leur talent.

        Pour en revenirau sujet de base, à savoir le droit d’auteur dans la création artistique, je vous invite à voir (ou revoir) Everything is a remix (http://www.everythingisaremix.info), certes en anglais, mais il est assez simple de trouver des versions sous-titrée. L’auteur montre bien que la création se nourrit de la copie, que cela touche même les « plus grands, et que c’est en train de dériver dangereusement depuis qu’Internet est entré dans la danse.
        D’ailleurs, messieurs les amoureux de la propriété intellectuelle à tout prix tremblez, les imprimantes 3D arrivent

        1. Je rajoute un point parce que j’aime vraiment l’exemple de Mr Desgranges, le dernier album d’Iggy pop, album minimaliste et auto-produit.
          Il aurait été intellectuellement honnête de préciser que si cet album est auto-produit c’est en raison d’un conflit avec sa maison de disque qui a refusé de financer un album qualifié d’expérimental parce qu’il ne plaira pas au public de la star.
          Qu’une maison de disque dicte ce que doit produire un jeune chanteur est discutable, mais peut à la limite se justfier (trouver un public, installer une base de fans), mais le faire à une personne avec la carrière d’Iggy Pop est franchement gonflé, non ?
          Certes, un tel album (des reprises en français de chansons françaises) peut ne pas plaire à la majorité de ces fans, mais le public de l’artiste est sans doute mature et comprendra l’envie de l’auteur.

          Alors oui, le monsieur à les moyens de prendre le risque de s’auto-produire, mais il ne le fait pas juste pour dire m… à sa maison de disque, mais simplement pour pouvoir faire son métier face à l’opposition de ceux censés le lui permettre. Joli paradoxe, non ?

  11. Cher Edouardh17,
    j’ai déjà lu les « oeuvres » de Kinsella que tu as mises en liens. Beaucoup d’erreurs, de confusions entre droit de copie et brevet et pour finir, je le répète, une notion de propriété uniquement fondée sur la rareté et non le travail.
    En général, je me méfie de ce que produit l’institut Von Mises dont Kinsella fait partie, l’excellent livre « Les libertariens aux Etats-Unis : Sociologie d’un mouvement asocial » de Sébastien Caré démontre l’amateurisme du groupe et n’a fait que confirmer mes soupçons.
    Le Cato Institut, plus sérieux, est lui par contre en faveur de la protection intellectuelle.
    Surtout : ne confondons pas la propriété intellectuelle et la désastreuse jurisprudence actuelle qu’on lui applique.
    Un bémol quant à ma critique de Kinsella : les Etats-Unis ont eu jusqu’à présent (et surtout sous Bush) un traitement particulièrement dangereux et débile de la propriété intellectuelle, il est normal de se révolter. Mais raconter n’importe quoi comme monsieur Kinsella n’est pas une défense valable pour autant.

  12. J’ai rarement lu un article aussi navrant sur ce site. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’ils publient des articles en opposition, mais là, franchement…

    « Plus de droit d’auteur ? Plus de recettes, plus de production, plus de musique. »
    C’est vrai, d’ailleurs il n’a jamais existé de musique avant la mise en place du droit d’auteur. Navrant de bêtise, vous devriez essayez de réfléchir un peu avant de proférer de telles âneries. On peut débattre sur la qualité, la quantité de la production intellectuelle créée par le droit d’auteur, mais dire qu’il en est la condition sine qua none d’existence, franchement… Et si c’est un effet de style, c’est insultant, les lecteurs de ce site n’ont pas 6 ans.
    Quand à votre soit disant « hors contexte », j’ai beau relire le paragraphe « La suppression du droit d’auteur signifierait-elle la fin de la musique ? » je ne vois toujours pas en quoi votre assertion a une quelconque pertinence.
    Sinon, si vous connaissez des musiciens qui payent pour pouvoir jouer dans un bars comme vous le laissez entendre, je serais ravis de ne plus jamais les entendre.

    « Surprise qui s’est muée en ahurissement en lisant le texte des professeurs Grossmann et Kirsch publié ici même et qui montre que ces deux universitaires, bien sûr éminents, ignorent absolument tout de ce dont ils nous entretiennent. »
    Oh, merci, créature divine, illuminez nous de vôtre sagesse…
    Non mais franchement, vous vous êtes relu ?

    Un auteur agressif, péremptoire, insultant, qui débite son opinion sans l’ombre d’un travail d’analyse, je suis choqué et déçu que la rédaction ai accepté de publier ce papier.

  13. Bonjour,
    Je tombe aujourd’hui par hasard sur votre article qui commence très bien, rien ne justifie la suppression du droit d’auteur. Dont acte, alors avez vous pensé à acheter les droits de diffusion de la photo d’Iggy Pop ou en êtes vous l’auteur. Les musiciens ne sont pas les seuls à pouvoir revendiquer la propriété intellectuelle d’une œuvre, mais télécharger une photo qui ne vous appartient pas est devenu un acte courant. Tellement courant que tout le monde le fait sans penser que les photographes aussi sont protégés par la loi.