Et si on (re)lisait Stefan Zweig cet été ? (15) : Printemps au Prater

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Et si on (re)lisait Stefan Zweig cet été ? (15) : Printemps au Prater

Publié le 23 juillet 2017
- A +

Par Johan Rivalland.

Printemps au Prater

Le Prater est un quartier historique et animé de Vienne, où les gens recherchent la gaieté et une certaine forme d’insouciance.

Le personnage principal de cette nouvelle est une belle jeune femme appartenant à l’aristocratie viennoise du siècle dernier qui aime à se faire remarquer, être admirée pour son élégance et sa beauté. Elle doit se rendre à un derby ayant lieu cet après-midi-là au Prater. Or, par un simple événement fortuit, indépendant de sa volonté et qui ne va pas manquer de la contrarier, elle va peut-être être amenée à y renoncer, à son grand désespoir.

Et si, au-delà du caractère futile et capricieux de son attitude, tout attaché à sa condition, se cachait un cœur plus profond, qui aspire à autre chose et aimerait, ne serait-ce qu’un instant, se retrouver dans sa dimension plus intime ? Il se pourrait bien que d’un événement fortuit découle une journée extraordinaire, qui scelle une sorte de retour aux sources…

Une nouvelle courte qui rappelle un peu l’esprit de « La nuit fantastique », dans son pendant féminin.

La scarlatine

Moins léger que la nouvelle qui précède, « La scarlatine » s’intéresse à l’itinéraire d’un jeune provincial de tout juste 18 ans, qui est amené à quitter sa famille pour venir étudier à Vienne.

Un portrait plein de finesse et très réussi du passage parfois difficile à l’âge adulte, et de tout ce qui peut caractériser les excès d’un être en devenir, qui se cherche encore.

Solitude, manque de confiance en soi, tentation du mimétisme, mais aussi premiers émois amoureux, une phase initiatique pas forcément simple à vivre pour un jeune provincial  un peu perdu.

Une nouvelle brillante, où Stefan Zweig excelle une nouvelle fois dans la description de la psychologie de son personnage. Un jeune homme à la recherche d’un vrai but à son existence. Un certain mal-être qui va trouver son issue dans une révélation, qui mettra en jeu l’estime de soi.

Mais je n’en dis pas plus… Cette nouvelle revêt une forte intensité jusqu’au bout, qui mérite la découverte.

— Stefan Zweig, Printemps au Prater, suivi de La Scarlatine, Le livre de poche, septembre 1998, 120 pages.

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