Les rapaces toujours en danger

Aux USA, les parcs éoliens tuent un nombre considérable d’aigles royaux

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Les rapaces toujours en danger

Publié le 28 novembre 2010
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“Citant une pénurie de modification applicables aux éoliennes, Dick Anderson de la Commission Californienne de l’Energie soupçonne que les niveaux actuels de mortalité aviaire dans la zone éolienne d’Altamont Pass seront identiques à ceux révélés par une étude de 1991 de la CEC.  ‘Très peu de choses ont été faites par les compagnies éoliennes pour améliorer la situation,’ a récemment expliqué Anderson.  Bien que les études ont aboutit à  ‘une meilleure compréhension des morts aviaires’, peu de mesures semblent réduire l’impact sur les oiseaux.”

– Staff Article, “Altamont Avian Mortality Continues; Improvements Grounded,” California Energy Markets, January 23, 1998, p. 2.

La semaine dernière, mon billet “Cuisinarts of the Air” (Revisiting an environmentalist term for windpower)” se terminait par une question et une requête aux lecteurs :

Bon, qu’est-il arrivé dans les dix dernières années au sujet des exploitations éoliennes dans les zones de grands rapaces ? Les commentaires et les informations sont les bienvenues !

Eh bien, comme mu par une main invisible, le magazine Science a publié une lettre à la rédaction (November 12, 2010: p. 913), “Birds of Prey Remain at Risk.”

Les auteurs soutiennent que le problème des oiseaux californiens n’a pas disparu.  Mais où est le scandale ?  Pourquoi les Grands Écolos (GE) regardent ailleurs ?

La réponse, je crois, c’est que les GE se doivent d’accepter l’éolien industriel dans le cadre de leur croisade anti-carbone / anti-capitalisme compte tenu du manque d’autres options côté producteur. Cependant, l’énergie éolienne ne permet que bien peu la réduction des émissions carbonées à chaque dollar gouvernemental investi et provoque tout un tas de problèmes secondaires — la question demeure donc : pourquoi ?

Je crois que la vraie raison pour laquelle les écolos sont shootés à l’éolien est que les images photoshopées et silencieuses de turbines éoliennes représentent la partie marketing de leur agenda. Le vent, c’est pour les GE, le moins disant écologique, et une partie du prix de consolation est l’augmentation des prix de l’énergie, ce qui est déjà en soi très bien pour eux. Mais c’est, à la façon d’Enron, faire passer la forme avant le fond. La bulle des incitations erronées finira par éclater.

La lettre poursuit ainsi :

Le récit de E. Kintisch’s “Out of site” (« Sur Site ») (dossier spécial Augmenter les Energies Alternatives, 13 Août, p. 788) évoque les morts des oiseaux de proie (incluant les aigles royaux) causés par les éoliennes. L’étude semble expliquer que le problème dans la zone éolienne d’Altamont Pass en Californie a été réduit en espaçant plus les turbines et en les retirant des endroits problématiques. Ces affirmations sont trompeuses.

En réalité, de nombreuses mesures d’atténuations recommandées par le Comité d’Examen Scientifique, dans le cadre du Programme du Comté d’Alameda  pour la Protection des Oiseaux n’ont ou bien jamais été mises en place, ou bien de manière fragmentaire (1).

Ni les taux de mortalité totale aviaire, ni les taux de mortalité des rapaces (aigle royal, faucon à queue rousse, crécerelle d’Amérique, chevêche des terriers) dans cette zone n’ont diminué en comparaison avec la période 1998 à 2002 et de 2005 à 2009. Certains taux de mortalité ont peut-être même bien augmenté sur les périodes considérées (2).

Pour la période allant de 2005 à 2007,  on estime que 65 aigles royaux ont été tués chaque année dans la zone éolienne d’Altamont Pass (3). Etant donné que peu a été fait pour mettre en place des mesures d’atténuation, les taux observés pour les aigles royaux et pour les autres espèces devraient perdurer.

Pour réduire la mortalité de ces oiseaux dans cette zone, nous devons soit (i) abandonner la production d’énergie éolienne sur ce site ou (ii) remplacer l’infrastructure existante avec des turbines moins nombreuses et plus grandes, et choisir leur position en utilisant des technologies de cartographie qui incorporent les études sur la mortalité et les comportements de vol spécifiques des espèces d’oiseaux (4) ou les endroits où ils se posent (5).

Et même alors, aucune cartographie ne peut réellement tenir compte de toutes les espèces à la fois : ce qui fonctionne pour les oiseaux pourrait ne pas fonctionner pour les chauves-souris.

  1. Douglas A. Bell (Wildlife Department, East Bay Regional Park District, Oakland, CA 94605) and K. Shawn Smallwood(Davis, CA 95616).

REFERENCES

  1. K. S. Smallwood, Environmental Energy Law Policy Journal, 229 (2008).
  2. K. S. Smallwood , “Fatality rates in the Altamont Pass Wind Resource Area 1998–2009” (Altamont Scientific Review Committee Report P145, 2010); .
  3. K. S. Smallwood, B. Karas, Journal of Wildlife Management 73, 1062 (2009).
  4. K. S. Smallwood, L. Neher, “Siting repowered wind turbines to minimize raptor collisions at the Tres Vaqueros Wind Project, Contra Costa County, California” (Altamont Scientific Review Committee Report P162, 2010);
  5. K. S. Smallwood, L. Neher, D. A. Bell, Energies 2, 915 (2009).

—-
Article traduit depuis “Birds of Prey Remain at Risk” (Windpower’s ‘avian mortality’ issue today) , par Robert Bradley Jr.

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