Idée de cadeau pour les fêtes

Votre adolescent s’ennuie en cours d’éco et croit que Hayek est une actrice à forte poitrine

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Idée de cadeau pour les fêtes

Publié le 22 novembre 2010
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Vous désespérez de voir votre enfant n’apprendre de l’économie que les seuls préceptes de Keynes, Marx et Frederic Lordon – On a les gloires nationales qu’on peut…–  avec l’éducation nationale ? Votre adolescent s’ennuie en cours d’éco et croit que Hayek est une actrice à forte poitrine qui a inventé la Swatch ?  Votre voisin est un professeur de géographie atrabilaire qui croit que Cuba est la phare radieux de l’humanité, et que Nicolas Sarkozy est un ultra-libéral ? Votre fiancée est intoxiquée par les péroraisons délirantes de Jacques Généreux à Jussieu, et veut vous inscrire de force à ATTAC ? Vous êtes mariée à un économiste socialiste qui vous bat pour oublier la chute du mur de Berlin ?

J’ai pour vous et eux le cadeau de Noël idéal: offrez les deux BD d’Irwin Schiff, enfin traduites en français par l’institut économique de Montréal.

Qui est Irwin Schiff ? C’est une figure du « tax protester Movement », plusieurs fois condamné (et encore en prison jusqu’en 2016) pour refus de se soumettre à l’impôt sur le revenu, qu’il juge non conforme à la constitution des USA.

Nb. Parenthèse: Bien que j’apprécie hautement ses BD, je ne trouve pas intelligente voire totalement vaniteuse cette façon de défendre ses idées dans un pays où on a le droit d’agir politiquement pour tenter de faire modifier les lois conformément à ses vues. On peut apprécier l’oeuvre sans admirer la « Irwin Schiff Attitude ».

Il n’empêche: Irwin  Schiff, économiste autrichien de formation, réussit à faire comprendre les concepts de base de l’économie de façon à la fois ludique et percutante. Et surtout, Schiff a un talent sans pareil pour rendre simples des concepts dont on voudrait vous faire croire qu’ils sont trop complexes pour ne pas être laissés à des experts qui pensent pour vous.

Et justement, Schiff décrit également dans ses deux ouvrages comment l’intervention d’un acteur économique important et de ses prétendus experts ruine l’harmonie de l’économie libre: l’état, vous vous en seriez doutés, de par son processus de sélection interne, favorise la démagogie, la promotion de la paresse et de la jouissance immédiate contre l’épargne, la sagesse, le travail…


Les deux BD sont indépendantes, mais « Comment l’économie croit, pourquoi elle s’effondre« , est celle par laquelle il vaut mieux commencer: la dynamique de l’échange libre et de sa perturbation par la capture des mauvais penchants de l’espèce humaine par l’état y est particulièrement limpide.

Schiff emploie la métaphore de « l’île déserte », souvent reprise par son fils, Peter, célèbre pour avoir prédit la crise avant tout le monde (à voir et revoir: la vidéo « Peter Schiff was right »), candidat malheureux à l’investiture républicaine dans le Connecticut. Nous voyons l’île grandir, prospérer, puis péricliter… Tout y est, du rôle de l’épargne, du crédit à la production, à la consommation…

Et si ça et là, certaines idées sont tellement à rebrousse poil du manuel de la bien-pensance en sociale-providentialie (le suffrage censitaire et l’impôt de capitation…) qu’il parait difficile de les intégrer de but en blanc dans un programme politique à des fins électorales, leur argument n’en est pas moins remarquablement amené. Et ce sans prise de tête, souvent avec beaucoup d’humour.

Le second Opus, « Le Royaume de Moltz« , évoque la monnaie, et comment les états créent l’inflation. Il aborde également la question des distorsions par l’impôt. Vous ne verrez plus l’état du même oeil après l’avoir lu. Et en plus, vous ne pourrez plus écouter un discours de politicien sans reconnaître un des personnages du livre, et vous esclaffer intérieurement.

Je ne sais pas si l’œuvre de Schiff permettra à votre progéniture de convaincre un professeur d’économie d’abandonner Alternatives Économiques comme support de cours, mais elle lui permettra sûrement de développer une sérieuse résistance à l’ineptie sous-jacente de bien des non-sens du post-keynesianisme actuel. Et ce n’est déjà pas si mal.

Merci à l’IEM d’avoir traduit ces BD qui eurent leur heure de gloire dans les années 70 et 80 aux USA.

En savoir plus et commander: sur http://economic-education.org/librairie

Un article repris d’Objectif Liberté avec l’aimable autorisation de Vincent Benard.

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