Du cash et de l’or pour s’en sortir

Publié Par Bill Bonner, le dans Monnaie et finance

Par Bill Bonner.

 

Hoquetante, faible, épuisée par ses efforts pour sembler « normale », l’économie se traîne vers l’avant. Mais quelque chose nous tracasse depuis des années : comment est-il possible que l’économie la plus avancée au monde ait fait un tel gâchis de ses fonctions les plus basiques, gagner de l’argent et le dépenser ?

Selon nos calculs, fondés sur des études, des intuitions et des recherches approfondies, l’Américain moyen (c’est moins vrai pour les femmes) gagne moins, en termes de revenus réels disponibles par heure, qu’il y a 30 ans.

Comment est-ce possible ? Quelle sorte de charlatanisme économique faut-il pour empêcher le capitalisme de faire croître la valeur du temps des travailleurs ? Quelles sortes de politiques et de circonstances faut-il pour ankyloser l’économie… boucher ses entrailles… et pourrir son cerveau ?

La mondialisation ? La financiarisation ? De mauvais accords commerciaux ? Trop de paperasserie ?

De l’argent empoisonné

Tous ces éléments ont joué un rôle. Mais notre réponse est plus simple : l’argent empoisonné. Plus la dose augmentait… plus l’économie était malade.

Lorsqu’on dit qu’on a de l’argent, on croit généralement qu’il y a quelque part une base de données électronique dans laquelle est enregistré le fait que vous êtes propriétaire d’une certaine quantité de devise. Imaginons que vous ayez 50 000 euros sur votre compte en banque. Cela signifie-t-il qu’il y a quelque part un petit coffret portant votre nom et dans lequel vous trouverez une pile de 100 billets de 500 euros ?

Non. Absolument pas. Pas de coffret. Pas de pile de billets. Rien de rien.

Cela signifie-t-il que la banque garde précieusement des lignes et des lignes de 1 et de 0, de l’information digitale prouvant qu’elle stocke votre argent dans sa base de données ? Absolument pas (bis) !

Ce que cela signifie, c’est qu’il existe une institution financière à l’intégrité incertaine… dont le bilan électronique complexe, à l’exactitude incertaine… liste des contrats financiers douteux d’une qualité incertaine…

Et que vous êtes l’une des nombreuses entrées du côté débit, avec un droit à un certain nombre d’euros, que l’institution peut avoir ou pas, chacun étant d’une valeur incertaine.

Aujourd’hui, les banques, et on pourrait dire la même chose du système financier tout entier, n’ont plus d’ argent. Elles ont du crédit et du débit. Votre dépôt est le passif de votre banque, et votre actif.

Ce système fonctionne… jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus.

Erreur système

Depuis des mois, nous conseillons à nos lecteurs de se préparer à des problèmes.

Un jour, l’accumulation de contradictions, de désinformation et de pures saletés dans le système causera une erreur fatale. Vous irez à votre distributeur et il ne fonctionnera pas. Ce jour-là, votre vie pourrait prendre un virage désagréable, selon l’ampleur du problème, sa cause, et la façon dont vous vous y êtes préparés.

Bien entendu, nous ne pouvons être certain que ce jour viendra. Nous doutons toujours, surtout lorsqu’il s’agit de nos propres prédictions.

Tout de même, le problème potentiel semble assez probable et assez grave pour justifier quelques précautions de base. Certes, on peut traverser la route avec un bandeau sur les yeux sans se faire renverser, mais il vaut tout de même mieux regarder des deux côtés.

En ce qui nous concerne, nous regardons d’un côté où nous voyons les problèmes inhérents à un système monétaire basé sur le crédit.

Les autorités peuvent créer tout le crédit qu’elles veulent… mais la population ne peut pas payer une quantité infinie d’intérêts et de remboursement. Comme un chien ayant atteint le bout de sa chaîne, le cycle du crédit ramène brutalement les gens à la réalité.

De la monnaie, de la vraie

D’autres problèmes potentiels arrivent par l’autre côté. Un système monétaire électronique est fragile. Il peut être piraté par des voleurs. Il peut être attaqué par des terroristes. Il peut être arrêté par accident. Même un bug pourrait le mettre à genoux.

Et ensuite ? Comment obtiendrez-vous votre argent ? Comment le dépenserez-vous ? Comment achèterez-vous de l’essence ou de la nourriture ?

Notre conseil : gardez du cash sous la main. Assurez-vous aussi d’avoir de l’or, de l’or véritable, des pièces que vous pouvez tenir dans votre main et faire passer à vos petits-enfants.

« Hé, petit, direz-vous d’un air entendu et supérieur, regarde ça. Voilà de la monnaie, de la vraie. Inutile de la brancher à quoi que ce soit ».

Au passage… l’or vient d’enregistrer son meilleur trimestre en 30 ans. Se pourrait-il que les acheteurs sachent quelque chose ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

  1. Que va-t-il se passer, mais rien, en fait pour avoir travaillé dans le secteur, on perd régulièrement des comptes et des virements via des crash informatiques, donc oui ça arrive, quasi tous les jours une partit du SI d’une banque est en panne. Les conséquences sont marginales en regard de la masse des comptes, donc ça ne se voit pas (trop) et quand une personne râle alors les banques disent, c’est exceptionnel et payent car elles préfèrent toujours perdre de l’argent que leur réputation. Bon quand on n’arrive pas à sortir le RSA ou autres sprinckler à pogon en début de mois, là ça secoue mais bon en tant que mercenaire dans ces boites c’est « rigolo », en tant qu’employé beaucoup moins.
    Ce qu’il faut savoir d’un point de vue plus terre à terre et pratique, si vous avez beaucoup d’argent en banque, n’utilisez pas la dématérialisation des relevés et encore moins la « signature électronique » en ligne mais faites vous fournir des relevés papier et des contrats papier. C’est la seule vrai façon de prouver devant un tribunal que la banque vous doit bien de l’argent en cas de problème. Tous les systèmes dématérialisés tel qu’ils sont mis en place n’ont aucune valeur de preuve en justice, c’est juste un « faisceau de preuve », même une copie d’écran, un pdf fournis par la banque et stocké chez vous ne sont que des « faisceaux de preuve » qui peuvent se faire démonter en justice (pour certaines entreprises, il y a des cartes à puces avec certificats pour signer les actes fait et là c’est bon mais cher). Pourquoi on utilise ces mécanismes et bien parce que le client aime bien, croit benoîtement que c’est sans risque si tout le monde l’utilise et surtout parce que les concurrents le font donc il faut suivre. Maintenant en tant « qu’expert’ quand on a commencé à mettre ça en place, on a du se blinder pour se décharger de toutes responsabilités, pour ma part je suis aux relevés papier sur mon compte principal car le ration gain de temps vs problème potentiel et conséquences n’est pas intéressant à mon goût, mais bon c’est le problème du professionnel qui vois toujours les défauts de la carapace.

    1. Comment distinguez-vous un relevé papier d’un PDF imprimé en couleur?
      Les relevés papier que vous recevez sont probablement aussi des PDF, imprimés par la banque au lieu d’être imprimés par vous-même.

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