Qu’est-ce que la Monnaie ?

Publié Par Pascal Salin, le dans Monnaie et finance

Par Pascal Salin.

La monnaie peut se définir comme « un pouvoir d’achat généralisé ». Cette expression signifie que le détenteur d’un bien auquel on peut appliquer cette définition peut l’échanger à n’importe quel moment contre n’importe quoi et auprès de n’importe qui.

La monnaie est en ce sens un pouvoir d’achat universel. Bien entendu, dans la réalité, aucun bien ne correspond parfaitement à cette définition. C’est pourquoi, au lieu de parler de la monnaie, il conviendrait plutôt de parler de la « qualité monétaire » des biens. (Le terme « moneyness » en anglais traduit bien cette idée ; en français, il conviendrait de parler de « monétarité » d’un bien, mais ce terme n’existe pas et on doit donc lui trouver un mauvais substitut, tel que « degré de liquidité ».)

Tout bien, en effet, possède, à un degré plus ou moins important, cette caractéristique d’échangeabilité. Mais un terrain, par exemple, est moins « monétaire » qu’un euro ou un dollar parce qu’il est moins facilement échangeable contre n’importe quoi, auprès de n’importe qui, à n’importe quel moment. On a donc coutume d’appeler « monnaies » les biens qui possèdent relativement les degrés d’échangeabilité les plus élevés.

Mais il faut distinguer cette définition « naturelle » de la monnaie de la définition « formelle » qui est habituelle à notre époque : ainsi, on donnera le nom de monnaie à des billets de banque dont le pouvoir d’achat se détériore à toute vitesse. Ces prétendues monnaies – qui bénéficient de privilèges étatiques pour leur utilisation – n’ont pratiquement pas de caractère monétaire.

Il est en tout cas fondamental de garder toujours à l’esprit que la nature même de la monnaie est de constituer un pouvoir d’achat disponible. En tant que telle, elle ouvre un espace de liberté à ses détenteurs car ils savent que la détention d’encaisses monétaires leur permet de satisfaire leurs besoins futurs dans un monde d’incertitude.

Il résulte de la définition de la monnaie que l’inflation est nécessairement mauvaise. En effet, celle-ci peut se définir comme l’augmentation du prix des biens en termes de monnaie et donc, symétriquement, comme une diminution du prix de la monnaie en termes de biens, c’est-à-dire une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie.

L’inflation constitue donc une atteinte à la nature même de la monnaie et il est aussi absurde de dire que l’inflation stimule l’économie qu’il le serait de dire qu’on roule mieux avec des roues carrées.

Il est d’ailleurs caractéristique qu’à l’origine les monnaies aient été constituées de biens réels (or, argent, cuivre, cauris, têtes de bétail, pièces de tissu, etc.), c’est-à-dire d’un pouvoir d’achat bien concret. Mais on a ensuite trouvé plus commode, au lieu d’utiliser directement ces biens concrets, de faire circuler les droits de propriété sur ces biens.

Ainsi un billet de banque tirait sa valeur de la quantité de bien monétaire – or ou argent, par exemple – contre laquelle il était émis et contre laquelle il était remboursable. Les émetteurs privés de signes monétaires (billets ou dépôts) ont généralement respecté leurs engagements de convertibilité à prix fixe (de ces signes monétaires contre l’or ou l’argent) parce qu’ils étaient responsables.

Mais les États ont monopolisé les systèmes d’émission de billets et de dépôts et, usant de leur pouvoir de contrainte discrétionnaire, ils se sont affranchis de la discipline de la responsabilité : après avoir vendu un titre monétaire censé valoir, par exemple, un gramme d’or, ils ont changé arbitrairement le prix en or de ce titre, rachetant par exemple le titre en question contre un demi-gramme d’or. C’est ce qu’on appelle une dévaluation et celle-ci devrait donc être considérée comme du vol pur et simple.

Par la suite, en particulier au XXe siècle, les États ont même trouvé préférable – et plus rentable pour eux – de supprimer toute garantie de convertibilité à prix fixe (contre de l’or ou de l’argent). Simultanément ils ont imposé leur monopole de création monétaire, en particulier par les législations de « cours forcé », obligeant les citoyens à utiliser la « monnaie nationale », aussi mauvaise soit-elle.

C’est ainsi que, pour la première fois dans l’Histoire, les biens qu’on appelle « monnaies » n’ont plus eu de définition en termes de pouvoir d’achat concret. Il est alors frappant – mais pas surprenant – de constater que jamais dans l’Histoire il n’y a eu autant d’inflation et de crises monétaires que depuis ces nationalisations des monnaies qui ont ôté aux monnaies formelles la plus grande partie de leur caractère monétaire.

Ce dont auraient besoin les êtres humains, c’est de véritables monnaies qui conservent ou même qui accroissent leur pouvoir d’achat, puisque tel est le rôle de « la monnaie ». Il faudrait pour cela que cesse toute production de signes monétaires : la croissance de la production dans un monde où la quantité de monnaie serait constante se traduirait par une baisse constante des prix monétaires des biens – ce qu’on appelle une déflation – c’est-à-dire par une augmentation continuelle et souhaitable du pouvoir d’achat des monnaies.

C’est dire qu’il n’est pas nécessaire – et qu’il est même nuisible – de créer de la monnaie. C’est ce que l’on peut appeler le paradoxe (apparent) de la monnaie : il y a d’autant plus de monnaie dans une société (en termes de pouvoir d’achat, c’est-à-dire ce qu’on appelle les encaisses réelles) qu’il y a moins d’unités monétaires en circulation (ce qu’on appelle les encaisses nominales).

Ainsi, dans les cas d’hyperinflation, il y a fuite devant la monnaie et l’abondance de la monnaie a pour résultat qu’on n’utilise plus la monnaie. Il résulte des propositions ci-dessus qu’il faut supprimer le pouvoir monopolistique de création monétaire des autorités publiques, ce qui implique en particulier la disparition des banques centrales.


Article paru initialement dans Libres, le livre aux 100 auteurs

  1. C’est risible, la monnaie est un moyen d’échange, elle n’a aucune valeur en soit. C’est cet acharnement à vouloir donner un sens et une valeur à la monnaie qui explique beaucoup de difficulté des systèmes économiques près monnaie fiduciaire. Avec de la monnaie papier l’Empire Romain aurait connu une révolution industriel et aurait eu un développement comparable à la Chine Antique.

    1. Et les élevages de licornes ? Vous oubliez les élevages de licornes.

    2. Vous savez qui est l’auteur de cet article au moins ? lol..

      1. Oui et alors? le fait qu’il soit enseignant dans une université publique est très cocasse.

        1. Je vois pas trop ce qu’il y a de cocasse…..

    3. Pouvez-vous m’expliquer ce qui  » a de la valeur en soit » ?

      Pouvez-vous m’expliquer la notion de valeur : qu’est ce que la valeur?

      1. Un objet ou un service a un valeur en soit, il permet de faire quelques choses, un morceau de papier n’en pas beaucoup.

        1. Pour information, la valeur n’existe que dans les yeux du vendeur et de l’acheteur.

          Un tableau de Picasso n’est que du papier avec de la peinture dessus !

          Pour une monnaie, sa valeur existe et fluctue : Cf marché des changes
          Lorsque la masse monétaire croît, la valeur de la monnaie décroît par rapport aux biens.
          Il faut plus de monnaie par acheter la même quantité de biens.

          1. N’importe quelle croûte agréable à l’oeil a une valeur intrinsèque, un billet de banque, produit à la chaîne, ne vaut pas beaucoup plus cher que le papier. Si on imprimé des billets fantaisistes, ils n’iraient ni dans les musées, ni sur les murs d’acheteur souhaitant décorer leur intérieur.

    4. « cet acharnement à vouloir donner un sens et une valeur à la monnaie »
      A l’instar du langage, la monnaie est une création spontanée, le fruit d’un long processus né de la nécessité d’échanger via un média commun. Vous vous étonnez de la valeur de la monnaie comme on peut s’étonner de la définition d’un mot. S’acharner à modifier la définition d’un mot ne concours qu’à faire émerger un nouveau mot permettant de véhiculer l’idée exprimée par l’ancien.

      Le papier en Chine a été mis en place pour des considérations pratiques et faciliter un essor commercial qui était DEJA existant (il faut identifier la cause et l’effet) en allègeant notamment le poids des bourses. Ce papier avait de la valeur et s’apparentait davantage à des contrats à termes. L’expérience à tourner court dès que les princes s’y sont mélés :
      http://www.chineancienne.fr/19e-s/biot-m%C3%A9moires/biot-syst%C3%A8me-mon%C3%A9taire-des-chinois/

  2. L’inflation n’est pas l’augmentation de prix.
    C’est l’augmentation de la masse monétaire (marked to market) – la cause
    est le résultat étant l’augmentation de prix – lorsque « trop » de monnaie chasse pas assez de produits.
    On ne peut pas avoir une monnaie – « store of value » dans un système de réserve fractionnaire, puisque les banques créent de la monnaie (crédit) a partir de rien, et lorsque les crédits tournent mal (déflation de la masse monétaire) ils se tournent vers la banque centrale pour les sauver.
    Tout cela a été possible a cause de la déflation « des prix a l’importation », par la mondialisation, mais je pense qu’on vit actuellement les derniers instant ce ce « modus vivendi », et que, dans le futur proche les pertes (les crédits qui tournent mal) vont devoir être reconnus , le bilan des banques va souffrir, et la France arrivera a un « Minsky moment » , la valeur des actifs de banques va s’écrouler. Pas très marrant !!

  3. Karg se n’a strictement aucune idée de ce qu’est la monnaie.

    Son principal problème vient, je crois, du fait qu’il ne comprend ce que c’est que « La Valeur ».

    Il en est resté à la valeur objective de Marx, et n’a toujours pas compris le sens de la valeur subjective, spécificité de l’école autrichienne d’économie.

    En ce sens, pour lui, un billet de banque ou une écriture scripturale de monnaie n’a aucune valeur.

    Qu’est-ce qui donne de la valeur aux choses ?

    Sinon, son passage sur le développement potentiel de l’empire romain est risible.

    Mais alors, si les chinois ont inventé la monnaie papier, pourquoi ce sont les occidentaux au 19ième siècle et pas eux qui ont connu une révolution industrielle ?????

    1. La monnaie est un outil d’échange, rien de plus.

      Pourquoi les chinois n’ont pas eu de révolution industriel? parce qu’ils ont choisis de se replier sur eux même, sans « stress » concurrentiel on se ratatine.

      1. Sachant que la concurrence n’existe qu’entre individus, les chinois, avec leur pauvre milliard d’habitant, étaient vraiment ratatinés ….

        La monnaie est un outil d’échange, rien de plus, et donc on choisit pour échanger un outil qui a de la valeur, rien de plus, et si possible une valeur aisément fractionnable, pour faciliter l’échange.

        Une maison a une valeur, mais pour achter une baguette, c’est po évident …

        Donc la monnaie a de la valeur, sinon, cf l’allemagne des années 20, ou alors le zimbawe actuel, pour voir si tout marche bien quand la monnaie n’a plus de valeur (et bientôt le Venezuela, ou alors l’argentine)

        1. L’économie interne chinoise n’avait rien de « libéral », toute innovation était rejeté pour des raisons officiellement philosophique, en réalité politique: il fallait maintenir l’ordre établie. L’absence de menace militaire ou économique externe a fait le reste. La Chine stoppe son évolution technique et économique en 1433.

      2. « La monnaie est un outil d’échange, rien de plus. »

        C’est aussi une réserve de valeur (épargne) permettant de préparer des achats/investissements dans un futur plus ou moins proche.

  4. Un exemple parfait de monnaie le Bitcoin. La monnaie est un outil pour échanger en évitant le troc. La monnaie fluctue suivant les échanges. Sa valeur fluctue par rapport aux autre monnaies sans pouvoir dire laquelle monte ou descend, c’est toujours en rapport à une transaction ou une autre monnaie. La monnaie est totalement virtuelle, même quand on parle de l’or. L’or sert aux bijoux donc une valeur sentimentale subjective. L’or sert aussi dans l’électronique pour assurer de bons contacts électriques. Si la monnaie or n’est pas tout à faite une monnaie virtuelle elle n’en est pas si loin que cela. Ce qui fait la valeur d’une monnaie c’est la confiance que nous lui accordons. Nous n’acceptons la monnaie en échange que dans la mesure où nous pouvons l’échanger facilement. Si nous pouvions trouver facilement de l’or, la monnaie or se diluerait. La monnaie papier est facile à reproduire nous devons inventer des lois pour contrer sa multiplication et sa dilution. Nous devons faire confiance. En créant de la monnaie les banques centrales trahissent la confiance et créent le désordre. La monnaie l’argent c’est un système fragile qui nous est bien nécessaire.

  5. Peut-on définir la monnaie sans arrière-pensée politique ?

    Pour un libéral comme Salin (ou moi, à mon niveau) les échanges doivent être libres et l’argent doit informer de la valeur de ces échanges.
    La création monétaire discrétionnaire empêche l’argent de remplir cette fonction, donc cause l’erreur et l’indécision qui empêchent la prospérité.

    Karg: L’étalon-or (« biens monétaires ») sert à empêcher cette création discrétionnaire. C’est une disposition politique de protection de la monnaie. Nous sommes tous d’accord avec vous pour considérer que cela n’a pas de rapport avec la fonction monétaire en soi.
    Avez-vous lu ceci: http://bastiat.org/fr/maudit_argent.html

    Salin n’est pas si attaché à la convertibilité-or puisqu’il propose aussi que la quantité de monnaie soit fixée définitivement (ce qui est incompatible avec un métal, dont la quantité n’est jamais fixe).
    Un État qui s’interdirait de dépenser plus de 10% du PIB aurait la plus solide des monnaies

    Personnellement, je préconise la démocratie directe, une solution politique à un problème politique.
    En contenant l’hubris des politiciens, elle limite la dépense et donc la création monétaire.

    1. Il me semble bien que nos monnaies sont déconnectées de l’étalon-or depuis 1971 ou 1974.

      La FED et la BCE ont depuis carte blanche pour émettre autant qu’elle le veulent, et nous entrainer tous avec elles dans leur folie inflationniste.

      Nos pièces & billets n’ont plus de valeur convertible depuis longtemps. Elles ne tiennent que par la confiance que nous leur attribuons, confiance qui tient elle même parce que les « gens » ne se posent simplement pas la question.

      Et vu l’état actuel des dettes des pays occidentaux et de la quantité d’actifs pourris détenus par les banques, je crois qu’il ne faut surtout pas se poser la question, sinon nous pourrions nous dire que 2008 n’était qu’une mise en bouche.

      h16 a coutume de dire que ce pays est foutu. Je pense qu’il n’y a pas que ce pays. Il est plus que temps de trouver un ou plusieurs systèmes alternatifs, et nous sommes un certain nombre à nous y employer.

      1. « Nos pièces & billets n’ont plus de valeur convertible depuis longtemps. » Si les monnaies ne sont plus légalement convertibles, rien ne vous empêche de convertir une partie de la monnaie dont vous disposez en lingot d’or.

        « vu l’état actuel des dettes des pays occidentaux et de la quantité d’actifs pourris détenus par les banques » : dettes publiques et actifs pourris, c’est la même chose.

      2. Qu’est-ce qu’une dépression économique ?
        Une spirale de dirigisme, dans laquelle les dégâts du dirigisme entraîne plus de dirigisme.
        Le socialisme mondial nous entraîne la mère des dépressions.

  6. La monnaie comme toute chose, n’a de valeur que ce qu’un individu peut lui donner. Si les monnaies avaient une valeur intrinsèque, comment devrait-on interpréter une fluctuation du cours d’une monnaie par rapport à une autre monnaie ? La « valeur » de l’une baisse, à moins que la « valeur » de l’autre augmente ou peut-être bien les deux… ça n’a pas de sens ! Le cours d’une monnaie A par rapport à une autre monnaie B n’est que le reflet de la valeur qu’accorde un individu ou groupe d’individus à la monnaie A en échange de monnaie B.

  7. Si la dénomination de la monnaie est bien un monopole public, son émission ne l’est pas: l’essentiel de la monnaie en circulation est d’origine privée, les crédits créant les dépôts au sein du système bancaire. Cette caractéristique endogène de la monnaie, création spontanée des marchés en réaction aux manquements des monnaies métaux, a des conséquences que l’auteur ne semble pas intégrer à son raisonnement.

    Si la déflation survient, il s’opère un transfert de richesse des emprunteurs (donc principalement les jeunes, les pauvres, classes moyennes et entreprises) vers les créditeurs (principalement les banques, les vieux et les riches); l’inverse dans le cas d’une inflation inattendue (exemple dans les 70s-80s en France). En terme de croissance, de paix sociale, d’inégalités perçues et de crédit accordé à l’économie de marché, il est évident que la deuxième situation, sans être nécessairement désirable en soi, est bien moins pire que la première. Historiquement, les périodes de forte croissance en termes réels ont très souvent coïncidé avec des périodes d’inflation non négligeable voire importante (exemple: le 20ème siècle, les ruées vers l’or au 19ème), alors qu’à l’inverse les déflations se sont quasiment toujours assorties de récessions sévères, avec tous les désastres sociaux et risques de monté des extrémismes que cela suppose (a fortiori sous les régimes monétaire basés sur des métaux et autres bêtises rigides). Cela n’en fait pas une apologie de l’inflation, mais suffit à démonter les arguments maladroits qui y sont typiquement opposés: l’inflation n’est pas du vol (du moins pas plus que la déflation), l’inflation n’est pas une conséquence irrémédiable des banques centrales (au Japon ça fait 25 ans qu’ils essaient d’enrayer la déflation, ils n’y arrivent pas), l’inflation modérée est tout à fait compatible avec la croissance et la prospérité, donc non même si ce n’est pas la panacée, c’est très loin d’être le grand satan dont il est question ici. Et non, ce n’est pas la ruine des épargnants parce que personne n’épargne en cash à moins d’être complètement con, et les actifs sont, par nature, indexés sur l’inflation.

    Autant je trouve Salin brillant sur bien des points, et un fin défenseur de la liberté, autant là je suis très surpris de le voir sortir d’aussi grosses bêtises.

    1. « l’essentiel de la monnaie en circulation est d’origine privée » : non !

      C’est une grosse bêtise de confondre une monnaie effectivement privée avec une simple délégation d’émission d’une monnaie qui reste un monopole public par abus de la loi. Tant que chacun de nous sera obligé d’être solidaire des erreurs de gestion de banques avec lesquelles nous n’avons pourtant jamais eu aucun rapport, la monnaie ne peut pas être qualifiée de privée, au sens des marchés libres et de la concurrence.

      Et surtout, tant que l’Etat est en mesure de lever l’impôt dans sa monnaie parce que cette monnaie est un monopole qu’il nous contraint de partager avec lui, la monnaie n’est pas privée.

      Des acteurs privé qui agissent au sein d’un monopole deviennent ce monopole. Il n’ont de privé que le titre mais sont en réalité des excroissances de l’Etat, parfaitement identiques à des services publics. Ces acteurs prétendument privés sont en réalité des services publics par destination.

  8. Remarque article. Pour approfondir les questions monétaires, je recommande « Maudit Argent ! » de Frédéric Bastiat, récemment réédité: http://www.amazon.fr/Maudit-argent-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Bastiat/dp/1446772527

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