La France, ce paradis des économistes d’opérette

Publié Par h16, le dans Édito

Rien de tel qu’aller fouiller dans les tribunes et autres petits papiers polémiques des journaux en mal de sensations (qui ne s’appellent pas que coke) pour trouver des pépites d’humour décalé et les scories amusantes de raisonnements aussi alambiqués que grotesque. Aujourd’hui, nous allons découvrir deux nouveaux pipoconomistes en pleine forme, comme la France s’ingénie à en produire tous les jours un peu plus. Ébouriffant.

Et on commence très fort avec le Monde qui, probablement encore sous les effets planants des 18 millions d’euros de subventions annuelles, n’hésite pas à se dandiner sur le web avec une belle section pompeusement appelée « Idées » là où un désert sec s’étale sans fin. Et au milieu de ce néant poudreux parcouru par quelques scribouillards égarés, on découvre la pénible bavure d’une certaine Karine Berger.

Vous ne la connaissez sans doute pas. C’est normal puisqu’elle est à la pensée économique ce que les aphorismes de Jean-Claude Van Damme sont à la philosophie hellénique : une source continuelle d’émerveillement goguenard mâtinée de consternation. Il faut dire à la décharge de la frémissante passionaria de l’économie d’improvisation qu’elle est consciencieusement inscrite au parti socialiste depuis plus de dix ans, qu’elle affectionne la broderie altercomprenante sur statistiques nationales et aime tendrement mettre son nez dans les finances et l’économie pourvu qu’il s’agit d’aller piquer l’argent des uns pour le distribuer n’importe comment aux autres. Comme on le comprend, rien d’inhabituel donc pour une régulière des colonnes d’Alternatives Écocomiques dans lesquelles elle peut s’épancher à loisir sur les grandes et petites entreprises privées françaises dans lesquelles elle n’a mis les pieds que fort furtivement et fustiger le méchant capitalisme néo/ultra/turbolibéral dont elle ne connaît à peu près rien comme 99% de la classe politique française.

Actuellement, elle est officiellement en charge de la mission sur la réforme de l’épargne financière avec son camarade de coterie républicaine, Dominique Lefebvre, lui aussi député, lui aussi socialiste. Son rapport, qu’on pressent palpitant d’exactitude et de pertinence, devrait être rendu fin janvier, et devrait aboutir à l’habituel bricolage législatif dans le prochain projet de loi de finances, à l’automne 2013.

Mais revenons à l’amusant billet paru dans Le Monde, dont le titre donne immédiatement le « la » : « L’impôt, clé de voûte de la vie en commun », voilà qui pose la vraie motivation des socialauds. Naïf que j’étais, j’imaginais que c’était « le partage » ou « la redistribution » (avec toutes les pincettes nécessaires à la manipulation de ces concepts si galvaudés par ces gens généreux des biens d’autruis). Mais finalement, Karine Berger déboule et nous expose, sans fard, la vraie motivation de ces humanistes millimétriques : ce n’est pas tant la partie distribution qui les motive que la partie ponction, et dans ce cadre, il devient impératif de la justifier par un enrobage de bons sentiments que la pipoconomiste déroule ensuite sans prendre haleine.

impots : ce n'est pas du vol si on vous demande de remplir des papiers.

Pour elle, c’est sûr : plus d’impôts, c’est la voie royale vers plus d’emplois. Non non, je n’exagère pas : c’est exactement son « raisonnement ».

L’administration Reagan a divisé par deux l’impôt sur les sociétés ainsi que la fiscalité des plus riches. Très vite, les Etats-Unis ont constaté le dérapage de la dette. Rétropédalage : l’administration a redoublé l’impôt sur les sociétés dès 1986 et augmenté celui des plus fortunés, par le biais des revenus du capital, sous la présidence Bill Clinton. Miracle : deux fois plus d’emplois ont été créés.

Non sequitur typique qui n’est pas sans rappeler les meilleures productions de Jacques Généreux en écriture automatique. L’administration Reagan a continué à augmenter ses dépenses (militaires notamment) là où l’administration Clinton les a réduites. Là où Reagan a été confronté à un effet ciseaux (augmentation des dépenses et baisses des rentrées), Clinton a bénéficié de l’effet contraire. Évidemment, tout ceci prouve surtout que le facteur dépenses publiques a été totalement gommé du beau pseudo-raisonnement de notre pipoconomiste qui aurait eu énormément de mal à justifier son keynésianisme galopant si elle l’avait réintroduit dans ses petites équations.

Pour elle, la fiscalité, c’est un peu Disneyland à portée des caniches de Bercy puisqu’elle permettrait le financement des dépenses publiques, la redistribution ou justice fiscale, et la régulation économique. On ne peut que rire à gorge déployée devant autant de naïveté ou d’inculture crasse (je n’ose imaginer que la pauvrette fasse ici preuve de mauvaise foi) :

  • les impôts et taxes ne permettent pas de financer les dépenses publiques puisque nous empilons des déficits tous les ans. Il faudrait doubler les prélèvements pour s’en sortir. Je laisse au lecteur la charge d’imaginer ce que ça donnerait dans un pays comme la France.
  • La justice fiscale, c’est cette mauvaise blague qui dure depuis des décennies et justifie 4 millions de chômeurs et précaires (au bas mot), des SDF à la pelle, de la pauvreté, un développement sans pareil des associations caritatives, etc… Plus on nous parle redistribution et justice fiscale, plus la société française se recroqueville dans ses cartons au bord du trottoir de la croissance et du bonheur.
  • Quant à la régulation économique, on se demande de quelle substance la Karine a abusé : les impôts, en France, n’ont pas cessé d’augmenter sur les 40 dernières années, et le premier reproche de ce genre de personnes est justement l’absence de régulation (au choix) du travail, des banques, de la société, de ceci ou de cela. Faudrait savoir.

Quant à parler, comme elle le fait ensuite, de « dévergondage budgétaire orchestré depuis dix ans », c’est vraiment se moquer du monde avec une dose d’hypocrisie réservée normalement aux plus gros pachydermes : cela fait 40 ans, nom d’un tromblon, que PAS UN BUDGET N’A ÉTÉ VOTÉ À L’ÉQUILIBRE ! Pas un ! Dix ans ? Mais tu étais où, Karine, ces 40 dernières années ? Sur Bisouland, la planète aux boules de gommes gratuites d’où viennent les Socialistes qui prennent actuellement le pouvoir et manifestement, des psychotropes puissants par caisses entières ?

Car il faut avoir gravement suçoté du chanvre indien sur pied pour arriver à sortir en faisant mine d’y croire que « les dépenses publiques sont un atout pour les entrepreneurs et les entreprises » ; il faut avoir dans le sang un taux record de socialine et d’hypocritoïdes pour parler de « l’école gratuite » qui n’a jamais été gratuite que dans les rêves humides des abrutis conscientisés par une Édulcoration Nationale en roue libre. À l’évidence, tous les arguments, mêmes les plus mâchouillés, fichus, bidonnés, éculés et ridicules sont donc bons pour justifier d’aller ponctionner encore et plus le citoyen lambda.

À présent, pour des raisons de Quotas Paritaires Egalitaristes Anti-Sexisme, après vous avoir entretenu d’un papier commis par une femme, je vais vous entretenir d’un papier écrit par un homme. Il s’agit d’un certain Michel Santi, qui écrit dans La Tribune et nous explique, dans un papier frisant cette méchanceté inconsciente que seul un Suisse peut se permettre, que la France est un paradis fiscal.

Eh oui : puisque la France est le troisième pays où les capitaux affluent, pas de doute, c’est parce que le pays offre des conditions d’investissement inégalées ! Et comme l’État Français asperge de subventions les moyennes et grosses entreprises qui s’installent en France (le cas d’Amazon est cité à raison), que jusqu’à présent, il faisait grande publicité des allègements fiscaux et de cotisations pour attirer le gogo patron fortuné, qu’il fait la promotion parfois putassière du Crédit Impôt Recherche et du Made In France, de ce point de vue, on peut considérer béatement que la France est un des pays les plus avantageux fiscalement parlant.

En pratique, on note surtout que les entreprises qui bénéficient de ces aides et subventions partent dès qu’elles se tarissent ; on ne peut s’empêcher de noter aussi que malgré cette attractivité sur le papier, le nombre de chômeurs augmente sans cesse. Peut-être que les capitaux arrivent en France, mais peut-être ne s’investissent-ils pas tout à fait dans des entreprises et de la création de richesse. L’analyste est, en fait, franchement court lorsqu’il s’agit de comprendre le décalage entre la fiscalité réelle, appliquée sur les PME, les salariés, les indépendants, les professions libérales et qui les assomme de ponctions de plus en plus iniques, et la fiscalité vue depuis l’étranger, lorsqu’on est une grande multinationale où l’on peut se contenter de voir la France depuis des comptoirs commerciaux minimalistes pour lesquels la fiscalité sera ou bien fort légère, ou bien aménagée grâce à l’utilisation intensive de tous les leviers du lobbyisme et du corporatisme dont Santi ne pipe pas un mot dans son papier.

Car le fond du problème est là : l’État peut bien prétendre attirer les capitaux, cela n’améliore en rien la situation si le prix à payer pour ces flux de façade cachent une complexité croissante de lois fiscales ubuesques. Pour contrer les contorsions d’optimisation fiscale des grandes groupes, les énarques et les crânes d’oeuf de Bercy multiplient les règles fiscales kafkaïennes, et cognent en définitive sur les mauvaises cibles. Ajoutons à cela les délais de paiement que l’État s’octroie généreusement vis-à-vis de ses créanciers, et qui mettent régulièrement les plus faibles et les plus petits dans des situations intenables (voire mortelles), et les dernières « avancées » fiscales technocratiques, et on comprend très bien pourquoi les petits patrons vendent tout ce qu’ils peuvent et le font à de grands groupes étrangers qui – ironie – ne paieront donc pas (ou peu) d’impôts.

Ensuite, on viendra, comme Santi, pleurnicher sur ces groupes insuffisamment agonis d’impôts, ou faire de l’humour sur la France « paradis fiscal ».

L’économie est une science qui n’a certes rien de simple, mais lorsqu’elle est expliquée en France, elle prend ce petit parfum de magie noire où les évidences pourtant constatées partout ailleurs sont farouchement combattues. Et pour faire passer la pilule, le combat se fera au nom de l’idéologie du Partage Généreux qui commence toujours par une ponction inégalement répartie et impulsée par ceux qui n’auront (comme par hasard) jamais à la subir.
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Sur le web

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  1. parlons des chiffres et des faits :

    suite à la baisse de l’impot sur le revenu par Reagan (divisé par 2) le rendement de l’impot sur le revenu a doublé de 1980 à 1984, et la croissance est revenue.
    Les dépenses ont augmenté pour gagner la guerre froide, ce qui a été fait, et ensuite pour gagner la guerre en Irak, la 1ere, ce qui a été fait aussi. S’il n’y avait pas eu ces 2 items indépendants de la volonté des 2 présidents républicains, la situation dont a hérité Clinton (4 années de budget en excédent) serait apparue bien plus tôt.

    Voilà les faits, à l’exact inverse de ce qu’affirme Karine Berger….

    1. Peut-on vraiment dire que les dépenses militaires liées à la Guerre Froide et à la 1ère Guerre du Golfe soient indépendantes de la volonté de Reagan et de Bush Sr? Ca me parait quand-même osé comme affirmation.

      1. @ Kara : autant la seconde guerre du golfe (et ses couts) peut être attribuée sans problème à Bush junior, mais on ne peut attribuer la paternité de la guerre froide et de la 1ere guerre du golfe à Reagan et Bush senior. Regan et bush senior ont engagé ces dépenses, mais ils ne l’auraient pas fait sans une situation préxistante indépendante de leur volonté, c’est ce que je sous entendais.

    1. *Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l’IFRI et est membre fondateur de l’O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l’auteur de l’ouvrage « Splendeurs et misères du libéralisme »

      Aie aie aie, le pire c’est que ce genre de malades mentaux influencent des pays entiers!

  2. Réponse à Stéphane.
    La croissance est en effet revenue sous Reagan. Elle s’est progressivement accélérée sous Clinton grâce à la conjonction d’une révolution technologique, la micro-informatique puis internet, et d’une abondance de capitaux. Abondance due, entre autres, à l’équilibre budgétaire progressivement atteint et à l’attractivité de l’économie américaine, tirée par la réussite de la Silicon Valley.
    Mais, pour que la Silicon Valley ait pu jouer son rôle d’entrainement, il a bien fallu que les innovateurs sachent qu’ils tireraient les fruits de leurs innovations. Jamais les entrepreneurs n’ont été fiscalement massacrés aux USA, que le président soit démocrate ou qu’il soit républicain. C’est tout le contraire de ce qui se passe en France.
    J’espère pour Karine Berger qu’elle ne croit pas un mot de ce qu’elle écrit et que ce n’est qu’un gros coup de lèche-bottage pour avancer dans la hiérarchie socialiste. Si elle n’y arrive pas, la pauvre, elle pourrait se proposer comme journaliste économique au journal de Mickey (ou de Picsou). Les dessins et quelques bulles suffiront à traduire la profondeur de sa pensée.

  3. Michel Santi est un keynésien pur jus de gauche. Pas crédible. Voir les énormités qu’il écrit sur son blog. Qui plus est il a même reçu les éloges de Patrick Artus! Mais où va t’on?

  4. Reçu dans ma boite mail il y a quelque temps de la part de Michel Santi :

    Chers Amis,
    J’ai le plaisir de vous annoncer la publication chez l’Harmattan de mon livre : Splendeurs et misères du libéralisme. Cet ouvrage est le fruit d’expériences professionnelles et d’un cheminement personnel à travers les méandres du métier. Je m’attache à donner des clés, avec le double objectif de rétablir la croissance et de se libérer de l’emprise des marchés financiers. La compréhension des mécanismes est effectivement cruciale afin de mettre les marchés financiers sous tutelle et de renverser l’idolâtrie néolibérale.

    Synopsis :

    Pourquoi l’Europe s’enfonce-t-elle dans une telle crise quand la solution technique pour sauver ses membres les plus fragilisés est à portée de main ? Pourquoi les dirigeants européens s’obstinent-ils sur la voie de l’orthodoxie financière et de l’austérité menant immanquablement à la dissolution de l’Union ? Répondre à ces interrogations nécessite d’élargir le champ d’investigations, car les déboires européens sont incontestablement l’héritage des valeurs néolibérales. En effet, les crises financières à répétition et l’implosion, depuis le milieu des années 1980, de multiples bulles spéculatives doivent susciter la remise en question de ce modèle capitaliste centré autour d’un marché financier considéré comme arbitre suprême.

    Il est ainsi fondamental d’opérer un changement de paradigme, car nos sociétés ne peuvent plus tolérer une telle monopolisation des ressources et des richesses économiques par une finance ayant confisqué à des États consentants la quasi-totalité de leurs pouvoirs. Pour ce faire, il faut préalablement comprendre les mécanismes permettant de sortir de ce marasme et revenir aux fondamentaux. Sans pour autant jeter le capitalisme avec l’eau trouble du néolibéralisme qui a précipité la régression des pouvoirs publics, consacré la financiarisation, la titrisation et la globalisation comme uniques vecteurs d’une prospérité économique dont on sait aujourd’hui qu’elle n’était qu’illusion… ou escroquerie.

    Car il est tout à fait possible de vivre avec les déficits publics, voire de les domestiquer ou même de les utiliser comme levier au bénéfice de l’activité économique. À condition de changer nos priorités, de remettre la valeur travail au centre de nos politiques publiques et de redonner un nouveau soule à l’État, c’est-à-dire nous.

    Avant-propos :

    Patrick Artus, Professeur à Polytechnique et à la Sorbonne, membre du Conseil d’analyse économiste et du cercle des économistes, chef économiste auprès de la banque Natixis, m’a fait l’honneur de rédiger un texte en guise d’introduction, dont je vous joins quelques lignes :

    « La thèse centrale de l’ouvrage de Michel Santi est le dépérissement de l’Etat : l’Etat, pour des raisons idéologiques, n’utilise pas les moyens qui sont à sa disposition pour que les économies reviennent au plein emploi : les déficits publics, la création monétaire. La création monétaire peut fournir aux agents économiques des liquidités investissables, les déficits publics permettent de lisser dans le temps les revenus du secteur privé, la demande intérieure.

    La « rigueur », contrôle de la création monétaire ; réduction des déficits publics, conduit souvent à une dynamique dépressive, déflationniste (la déflation par la dette) des économies concernées et qui rend d’ailleurs impossible l’amélioration des comptes publics. Les justifications théoriques données à la rigueur ne sont pas valables : dans une situation de fort sous-emploi, les déficits publics évitent les spirales dépressives et la création monétaire ne peut pas être inflationniste et elle évite les hausses irrationnelles de taux d’intérêt dans les crises de liquidité liées aux récessions.

    (…)

    De toute manière, on ne peut qu’être séduits par l’enthousiasme, la culture économique et financière et le volontarisme de Michel Santi. »

  5. Réponse à Lio
    Merci pour nous avoir envoyé le laïus de Patrick Artus. « On ne peut être que séduit par la culture économique, etc… »
    Dans le même texte, Artus nous prouve son inculture. Il parait que Santis s’attaque à juste titre au « dépérissement de l’état » qui serait une affreuse thèse néo-libérale.
    Le hic, c’est que c’est une thèse de Karl Marx; pour lui, le socialisme doit aboutir au dépérissement de l’état. Lisez « Le capital », il y insiste lourdement.
    Il est quand même marrant de voir que des économistes d’opérette, comme dit h16, attribue aux libéraux des thèses marxistes et s’échauffe contre ces thèses en affirmant qu’il faut vraiment être un méchant capitaliste ultralibéral pour les soutenir !
    C’est ce qui s’appelle marquer un but contre son camp.

  6. Reagan est un mauvais exemple c’est la dette pour financer la baisse d’impôt …quand on critique keynes c’est justement le déficit pour financer l’augmentation des dépenses publiques.. Reagan c’est aussi pervers que keynes, c’est la dette qui est mauvaise pour l’économie
    …quand au titre , tu peux ajouter les gaullistes ..

    1. @ RTedy :

      Reagan a baissé les impots (division par 2 de l’impot sur le revenu) et les recettes fiscales issues de cet impot ont DOUBLE de 1980 à 1984, démontrant la véracité de la courbe de Laffer.

      La dette n’a donc absolument pas financé la baisse des impots, puisque cette baisse a permis d’avoir des recettes supplémentaires.

      La dette a financé la relance de la guerre froide, que Reagan a gagné en 8 ans… Cela valait quand même le coup …

      La dette est certes mauvaise pour l’économie, mais cette dette là était éminemment souhaitable (du moins son objectif, qui a été réalisé).

      Reagan n’est donc absolument pas aussi pervers que Keynes, la preuve :

      en 1980, français et américains ont le même niveau de vie.

      10 ans plus tard, Reagan d’un côté, politiques keynésiennes de l’autre, le niveau de vie des américains est 50 % supérieur à celui des français …

      Quelle perversité ….

  7. Et nathalie Arthaud, l’égérie de lutte ouvrière est prof d’économie dans
    un collège. En tout cas, c’est ce qu’elle dit. Ça fait peur! Les Français sont nuls en économie. Ça ne va pas s’arranger