Pour la défense du capitalisme

Publié Par Aleps, le dans Lecture

C’est une lecture obligatoire pour ceux qui veulent défendre le capitalisme contre ses détracteurs : The Morality of Capitalism (Edited by Tom G. Palmer), Jameson Books, INC, 2011. Avec un sous-titre révélateur : « Ce que les enseignants ne vous diront jamais ».

Une recension de Bogdan Calinescu
Article publié en collaboration avec l’aleps

L’infatigable Tom G. Palmer, Vice-président d’Atlas Foundation et Senior Fellow au Cato Institute, a distribué ce petit livre dans le cadre de l’Université d’été de la Nouvelle Économie qui s’est tenue à Aix-en-Provence fin août. C’est un ouvrage d’une centaine de pages dans lequel on puise des arguments pour réfuter les centaines, voire les milliers de livres qui paraissent tous les ans et qui attaquent le capitalisme.

Il ne s’agit pas seulement du capitalisme en économie mais aussi de celui en philosophie, histoire et littérature. Ce système, il ne faut pas l’oublier, est le seul qui crée des richesses et qui favorise l’innovation. C’est ce qu’écrivent toutes les personnalités réunies dans ce livre parmi lesquelles Mario Vargas Llosa, Vernon Smith, David Kelley, Leonid V. Nikonov et bien d’autres. Et c’est ce que dit aussi l’entrepreneur John Mackey dans l’entretien qu’il accorde à Tom Palmer. Pour lui, le « business » et le capitalisme sont dans la nature humaine. « L’entrepreneuriat crée les richesses », affirme Mackey dont l’entreprise a comme devise le « capitalisme conscient » opposé au capitalisme « immoral », celui des subventions et des aides publiques.

En 2008, lorsque la crise battait son plein, les décideurs politiques français avaient soutenu que pour résoudre les problèmes économiques il fallait surtout « moraliser le capitalisme ». D’après eux, la crise est due à un excès de libéralisme et à une absence de réglementations dans un monde laissé aux mains des financiers sans scrupules. Aujourd’hui, on commence à comprendre que la crise est surtout une crise de l’État providence et que sans réforme économique sévère, la faillite guette les États endettés. Ce qu’il nous faut pour s’en sortir, c’est bien plus de capitalisme et moins d’étatisme. Et c’est bien l’État qui devrait être contrôlé et moralisé !

Le capitalisme est bien le seul qui fonctionne. Il ne faut pas l’oublier. Est-ce un hasard ? Non, il correspond à la nature des êtres humains et permet leur épanouissement. Les grands progrès de la science et de la médecine, l’essor économique ont été d’une ampleur incomparable dans le monde occidental. Nous avons une espérance de vie qui n’a cessé de s’améliorer, des conditions de vie et de travail que nos parents n’osaient même pas imaginer, une santé qui nous permet de faire des activités jusqu’à un âge très reculé. De même, malgré le pessimisme ambiant, notre pouvoir d’achat n’a jamais été aussi important, nous permettant de voyager n’importe où sur le globe, d’acheter des produits technologiques et des voitures équipées.

Plus important encore, à l’heure actuelle, il n’existe pas d’autre système capable de remplacer avantageusement le capitalisme et le marché. D’ailleurs, est-il souhaitable d’en trouver un ? Lorsqu’on a essayé d’implanter un autre système, la fin a souvent été dramatique humainement et économiquement. L’interventionnisme étatique ne fonctionne qu’à très court terme. À long terme, seul le capitalisme crée de la richesse.

Chez les communistes, le coupable est celui qui par malheur s’est enrichi, le capitaliste, le koulak, le bourgeois. Ceux qui veulent « tuer » le capitalisme sont pour la plupart ceux qui sont restés orphelins en 1990 à la mort du communisme. Grâce à une acrobatie idéologique impressionnante, ils ont réussi à faire croire que l’économie libérale était un échec et que celle de type marxiste représentait l’avenir. Leur « grande parade », pour reprendre le titre du livre de Jean-François Revel, a marché : c’est le capitalisme qui a échoué et non pas le socialisme. Ce petit ouvrage remet les pendules à l’heure.

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Un article du site de l’aleps, Libres.org, reproduit avec l’aimable autorisation de Jacques Garello.

 

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  1. C’est le sociologue Pierre Bourdieu qui a mis en avant les différentes formes de capitaux. Il y a aussi le capital social (au sens de réseau, de fréquentations, d’amis et de connaissances) et le capital culturel (savoir vivre dans un milieu, échange et partage de références sur des bases communes).

    Michel Onfray, par exemple, dit que le capitalisme est indépassable. http://www.youtube.com/watch?v=5dkAkT68CKQ

    Je suis assez d’accord avec ce constat et comme vous le remarquez vous même, le capitalisme n’est pas uniquement économique.

    Le capitalisme n’est pas une philosophie, c’est étymologiquement et par définition un mécanisme d’appropriation et d’accumulation. Le libéralisme est une des modalités du capitalisme, mais le féodalisme en était une autre (accumulation des terres, des droits, des pouvoirs et secondairement de l’argent). Le capitalisme a bien fonctionné avec des frontières, des nations. Le capitalisme n’est pas ontologiquement libéral.

    Par exemple vous reprochez à l’édition de ne sortir que des livres contre le capitalisme, or vous critiquez là le capital culturel l’accumulation et une appropriation de réseaux de communications médiatiques.
    Mais ce n’est pas la seule modalité de transmission du savoir, il y a aussi toutes les autres productions de livres qui défendent le capitalisme dans les manuels ou dans certaines publications.

    Dialectiquement mais aussi concrètement, le capitalisme est aussi concevable comme un frein au libéralisme. Les échanges n’ont pas lieu car les gens préfèrent garder leur argent plutôt que de mettre ces capitaux sur les marchés et de le faire circuler et donc de prendre des risques, risques qui justifient les bénéfices de leurs investissements. C’est en ce sens nous pouvons parler d’une crise du libéralisme actuellement (et du capitalisme financier), c’est à dire une interrogation sur un système qui soit meurt, soit perdure.

    Aujourd’hui le capitalisme n’est qu’un résultat économique permis par le libéralisme mais le capitalisme peut fonctionner sans le libéralisme. Marx à son époque dénonçait l’accumulation des moyens de production par une seule et unique classe : la bourgeoisie. Par la suite cette accumulation a trouvé différentes formes de régulations pour permettre de transformer le prolétariat en petit bourgeois (comme le regrette l’écrivain Renaud Camus) et que les travailleurs puissent aussi acheter et profiter des produits qu’ils fabriquent. C’est une autre modalité ou possibilité du capitalisme.

    Ce que l’on voit maintenant c’est que le capital financier déborde tout et que la finance ne fonctionne plus correctement pour générer du travail et redistribuer les richesses produites par le travail.

    1. Insondable vacuité d’un raisonnement fondé sur les postulats erronés du marxisme ! On notera la confusion intellectuelle profonde qui étreint son auteur, avec ces deux extraits : « Le libéralisme est une des modalités du capitalisme » et « le capitalisme n’est qu’un résultat économique permis par le libéralisme ».

      Quant à la conclusion, on touche au sommet ! Jamais, à aucune époque, il n’y a eu sur Terre autant de personnes au travail et en situation d’aisance et jamais autant de richesses n’ont été produites (et donc consommées). Mais non, Adrien, la situation est tout différente de votre conclusion fausse. Dans nos pays qui ont créé des Etats providentiels fortement marqués par les thèses marxistes, des pans économiques entiers sont en train de s’effondrer sur la tête des « indignés », pour la même raison qui a entraîné la chute des pays communistes : les secteurs économiques collectivisés sont incapables de produire les richesses qu’ils détruisent.

      Cette crise est celle de l’Etat-providence marxiste, dernier avatar collectiviste du XXe siècle finissant sous nos yeux. Vivement le XXIe siècle !

    2. @ adrien
      vous écrivez : « Les échanges n’ont pas lieu car les gens préfèrent garder leur argent plutôt que de mettre ces capitaux sur les marchés et de le faire circuler et donc de prendre des risques, risques qui justifient les bénéfices de leurs investissements »
      Quelle méconnaissance de la réalité:Lorsque les gens épargnent, ils ne mettent pas leur argent sous le matelas. Cette épargne est placée, ce qui veut dire qu’elle est réinjectée dans l’économie.

  2. Je viens de lire l’article,est le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis outré
    par la calomnie de vos propos:dire que la crise viens de l’Etat providence et en même temps,défendre un système capitalisme du laisser faire en dis long sur ce que vous êtes…(Je parle de vos idée!!)

    Pour rappel c’est l’Etat providence qui est en crise à cause du capitalisme sauvage et plus qu’inégale.
    Deuxiemement, si le capalisme étais un système idéal il y aurait pas besoin d’Etat prividence.

    Nous devons au moins revoir le capitalisme et surtout le capitalisme libérale ainsi que la finance et stopper avec la force si nécessaire les individus qui detruisent les emplois de millions de personnes.
    Car ne l’oublions pas,les malleurs du xxi eme siecle ont émergé en toute l’égalité.

    Enfin,l’Etat et les acteurs politique doivent se rapprocher de la population et surtous des très pauvres et de la classe moyenne avec revenus limités. et pas seulement car nous devont réconcilier toute les frange de la population.
    Car le système que vous défendé et responsable des problème familiaux, et psychologique des individu,favorisant aussi le céliba et la solitude etc
    et le manque d’autonomie.

    Combien y a t’il de personne aisé qui ne méritent pas d’être là oû il en sont. Sens oublier la pluparts des gent aisés le sont grâce aux patrimoine familiale
    Et combien le mériteré à l’inverse? 80% de la population.

    Pour finir il n’est pas du tous concevable que certaines personne privilégié hommes ou femmes puisse acheter, ce qu’aille veulle et profiter aux maximun de la vie, alors que d’autre peuvent être soit à la rue ,ou avoir des fins de moi difficiles.etc

    Il faux agir avec des démarges nouvelles,car si on le voudrais vraiment les choses aurrai changé depuis longtemps.

    1. Tu sais que les divers gouvernements de la France n’ont pas réussi à signer UN SEUL budget positif depuis 25 ans malgré les impôts parmi les plus élevés du monde ? (Alors que d’autres pays y arrivent très bien). Que nous avons le record mondial du nombre d’élus par habitant (600’000) Qu’il y a quasiment le double de fonctionnaires par habitant qu’en Allemagne ou en Suisse ? (3% de chômage la suisse, un enfer libéral). Qu’avec 850’000 profs pour 12 millions d’élève on devrait avoir des classes de 14 (ils sont ou les profs ? cherche bien !) et que le budget de l’éducation nationale à augmenté de 60 milliards en 20 ans pendant que le nombre d’élèves baissait de 600’000 ? (Entre bien d’autres choses)

      Et tu arrive à soutenir sans rire après ce gaspillage éhonté de l’argent du peuple que cette crise de la dette serait la faute des méchants traders et du « capitalisme » ?

      Quand tu auras fini de mouiller tes couches paie toi un bouquin d’économie, d’histoire, lis les rapports de la cour des comptes, les statistiques, fini par un bouquin de sociologie et on en reparle dans 10 ans quand tu auras compris les titres des livres.

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      « Combien y a t’il de personne aisé qui ne méritent pas d’être là oû il en sont. Sens oublier la pluparts des gent aisés le sont grâce aux patrimoine familiale Et combien le mériteré à l’inverse? 80% de la population. »
      ————-

      Mérité ? peut-être pas dans tout les cas, mais chaque fois que des « idéologues » dans ton genre se mêlent de régenter le « mérite » des gens, tout le monde fini pauvre quand ça ne tourne pas au massacre.

      Vérifie les chiffres, cours des comptes, statistiques, wikipédia, bouquin d’histoire c’est tout sur le net.

      1. En 1945, il y a avait au ministère de l’agriculture, un fonctionnaire pour deux agriculteurs. En 2011, il y a deux fonctionnaires pour un agriculteur qui lui aussi, est devenu un fonctionnaire, puisque subventionné.

        A l’EDNat, il y a plus de fonctionnaires qu’il n’y en a jamais eus en URSS au temps de sa splendeux.

        Et on vient nous expliquer que c’est le capitalisme qui est en crise. Les 1700 miliiards de dette publique et les 4500 milliards de retraites non provisionnées ne sont pas le résultat du capitalisme mais du socialo-communisme mis en place par Pétain et son ministre CGT, la résistance ayant achevé le travail.

    2. La calomnie est double : c’est de nous faire que nous vivons une crise du capitalisme, alors que c’est celle du socialisme à l’occidentale (moins violent que son cousin des steppes russes) et que les politiques du passé ont été libérale, alors que l’Etat, dans toute sa splendeur pharaonique, n’a cessé de s’engrosser.

  3. L’Etat est malheureusement trop corrompu pour s’occuper vraiment des besoins de la population, mais le capitalisme tel qu’il existe aujourd’hui EST la cause de nos problèmes actuels. Franchement pensez-vous qu’il soit normal que quelques personnes aient des millions et des millions d’euros sur leurs comptes en banque, argent qu’ils ne seront jamais capables de dépenser, pendant que d’autres personnes qui travaillent honnêtement galèrent à partir du 15 du mois. J’ai deux enfants, vis en Allemagne et croyez moi, bien que je travaille dur c’est trés difficile. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Vous dites que le capitalisme permet de s’acheter des voitures, partir en vavances, foutaises!! Même ces détails stupides sont devenus un luxe. Je pense que vous n’avez aucune idée de la réalité du marché du travail aujourd’hui. La réalité c’est les jobs précaires à 400 € / mois pour 15 heures de boulot, les agences d’intérim qui se bourrent les poches et donnent à l’employé moins de la moitié de ce qu’elle touche pour lui etc. Les livres c’est bien gentil, les théoriciens c’est bien mignon, mais la réalité messieurs dames c’est autre chose. Il n’y a plus de respect pour le citoyen qui bosse, l’Etat s’en fout car les politiciens sont concentrés sur leur propre carrière et sur l’arrosage monétaire de ceux qui les ont aidé dans leur campagne, et le capitalisme s’en fout car il se nourrit de la main d’oeuvre à bas cout. Le capitalisme a besoin d’avoir des gens pauvres pour fonctionner, pour enrichir une minorité. La bourse est d’après moi le plus gros problème. C’est là qu’il faut plus de contrôle et de taxation. Cette entité a été totalement détournée de son objectif premier et devient dangereuse pour l’équilibre économique mondial.

    1. Le monde que vous décrivez est le résultat du socialisme. Certainement pas du capitalisme.
      L’Etat français dépense 56% du PIB (somme de toutes les richesses produites). Les classes moyennes sont ponctionnées à hauteur de 70%. Comment doit-on appeler cela ? du capitalisme ou du socialisme ?
      Ouvrez les yeux. L’Etat providence est en train de faire faillite ET il n’a pas réussi dans la « mission » qu’il s’est fixée.

    1. Oui! Il ne faut pas prendre le terme ‘socialisme’ dans son acceptation politique stricte. Dire des USA que c’est LA référence libérale, c’est tout juste et dans le meilleur des cas de l’ignorance (mais on peut y pallier) ou dans le pire des cas de la propagande pur-jus!

    2. Plus précisément du corporatisme! Les lobbys qui font voter des lois à leur avantage. Et ne parlons pas de toutes les régulations qu’il y a eu ces dernières années. En fait, la fin des Etats Unis en tant que pays libéral est sûrement à chercher dans le New Deal. En effet, aucun gouvernement n’était intervenu avant pour résoudre une récession. Le New Deal a eu des conséquences catastrophiques comme les « stimuli » d’Obama.

  4. Le seul problème de ce bouquin est qu’il est « écrit pour……les multilingues » ! Moi je l’achèterais bien, seulement voilà……..Je ne comprends que le français !……..Alors, je donne une idée : « si on pétitionnait pour une traduction française », qu’en dites-vous ?

    1. Si la SNAC (www.snac.fr) ne nous dispensait pas de ses services de doublage et s’en tenait au sous-titrage, tout le monde aurait depuis le temps acquis un niveau decent d’anglais voir même un autre language genre espagnol ou allemand. Mais on préfére ne pas donner l’accés direct des gens aux autres cutlures pourtant proche de nous. Mais on n´hésitera pas á vendre des méthodes de language au même citoyen dont on a privé l’accés qu’il obtient dans son salon de cultures étrangéres. D’un coté 1- restriction d’information, de l’autre 2- monétarisation d’artefact (méthode de langue) qui sont les parents pauvres de l’original (parlé) et 3- des couts d’investissements (effort, temps et argent) qui découragent la plupart des gens dans leur vie quotidienne. Le libéralisme a du pain sur la planche. Culture et liberté, y a du boulôt.

  5. Les trois questions qui tuent 99% des arguments de gauche selon Thomas Sowell. Comparé à quoi? Combien cela coûterait? Et enfin quelles preuves avez vous?

    Exemple: le capitalisme crée de la pauvreté. Question: Comparé à quoi?
    « Le capitalisme a besoin d’avoir des gens pauvres pour fonctionner.  » Quelles preuves avez vous? Et comment expliquer que les systèmes capitalistes ont permis aux niveaux de vie de millions de personnes de s’améliorer?

    1. @trapé
      l’argument de notre ami « trapé » sur le capitalisme est le resultat de l’idéologie gauchiste que des associations comme « culture et liberté » (http://www.culture-et-liberte.asso.fr/) déverse sur des jeunes gens sans alternative interprétative (ou autrement dit de l’idéologie pur jus). Et sur la question du capitalisme, ces messieurs/dames nous raconte que le capitalisme se nourrit du chômage (voir Marx et Engls le manifeste communiste) et son concept de chômage comme « l’armée de réserve du capitale » qui peut taper dedans á loisir. Manque de pôt, le capitalisme est l’arrangement des échanges entre hommes et ávec l’utilisation des nouvelles technologies (le rail, le fer et líndustrie lourde) qui a permis de créer un niveau de richesse jamais atteint auparavant. Le processus de croissance c’est accéleré avec l’exploitation de l’acier, de nouveau transport par bateau, de la chimie et de l’electricité qui a permit á la machine outil de dominer la production et de délivrer des niveaux de productivité par travailleur qu’il était simplement impensable de produire sans ses nouvelles technologies. Cela a propulsé la richesse des pays de l’ouest que nous sommes.