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lundi 13 juillet 2026

Le « mécénat forcé » de Philippe Aghion : une spoliation qui ne dit pas son nom

Temps de lecture : 2 minutes

Il fallait bien un prix Nobel pour habiller de neuf la plus vieille lubie française. Philippe Aghion, fraîchement lauréat du prix de la Banque de Suède plus communément appelé « Nobel d’économie », a livré sur France Inter le concept de l’été : le « mécénat forcé ». Cet oxymore touche à l’œuvre d’art. Car enfin, le mécénat suppose un don ; le don suppose la liberté. Accoler « forcé » à « mécénat », cela fait penser à la « liberté surveillée », « l’allocation autonomie » ou le « viol non consenti » – pourquoi ne pas bientôt instaurer un « volontariat obligatoire » ? (On peut trouver très révélateur que les mots n’aient plus de sens dans notre pays…) Le mécanisme est d’une simplicité biblique : les grandes fortunes devront « choisir » d’orienter une part de leur succession vers des fonds d’État — défense, innovation… — faute de quoi le fisc les punira avec une taxation alourdie. Un choix, donc, à la manière du bandit de grand chemin : la bourse ou la vie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a immédiatement flairé la bonne affaire. Lors des Rencontres économiques d’Aix, il a affirmé, en rappelant la taxe Zucman : « Il y avait un sentiment d’inégalité dans la répartition de la richesse. Et ça, il faut bien le traiter. » Voilà le symptôme, une fois de plus, de la maladie nationale. Là où l’Américain admire le riche et se dit « un jour je serai comme lui », le Français le méprise et se dit « un jour, il paiera ! ». L’un rêve d’imiter, l’autre de plumer. Au lieu d’encourager les Français à s’enrichir, au lieu d’inciter les riches à le devenir encore plus afin d’investir, de financer la recherche, de transmette, bref de booster notre économie, on les met au pilori, encore et toujours. Même ceux, comme Philippe Aghion, dont on pourrait attendre une vision plus… riche. Tout cela au nom de l’intérêt national en nous faisant croire qu’un  fonctionnaire pillant l’héritage d’autrui fera meilleur usage du capital que celui qui l’a constitué.

Le plus triste est que cette suggestion vienne d’un économiste renommé, un théoricien de la destruction créatrice et de l’innovation, qui sait mieux que quiconque que la richesse naît de la liberté d’entreprendre, non de la contrainte étatique. Nous souhaiterions qu’il nous donne des exemples de nations qui se sont enrichies en réprimant ceux qui réussissent. Pour notre part, nous séchons.

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13 réponses

  1. Il intervient sur France inter donc il donne à entendre du pur jus gocho sur un autre média il donnera une version différente
    Cette manière de procéder devient récurrente au sein du monde politique médiatique intellectuelle…..plus personne n assume une opinion tranchée
    Il s en suit un gloubiboulga insipide douceatre

  2. Qui nous débarrassera de tous ces « suffisants » à qui le passage au Collège de France donne un melon invraisemblable et jamais assez gonflé !

  3. «  »en prétendant qu’un fonctionnaire pillant l’héritage d’autrui fera meilleur usage du capital que celui qui l’a constitué. » »

    La phrase clé : le capitalisme confie l’innovation à ceux qui réussissent de façon répétée. Les hauts fonctionnaires de l’étatisme, sélectionnés sur les capacités à dire la doxa, sont jaloux et, irresponsables, restent en places quand ils se plantent.

  4. être riche n’est pas une tare, être pauvre n’est pas une fatalité, ce sont dans les deux cas des concours de circonstances et/ou des orientations personnelles plus ou moins favorisées par l’hérédité, la chance ou parfois,pour certains, une ambition effrénée. In fine dans notre beau pays, dans tous les cas l’État est là pour vous faire les poches ,sauf bien sur si elles sont déjà trouées.

  5. Le français au final est profondément gauchiste et viscéralement jaloux de ceux qui réussissent. Alors il faut repartir les richesses… des autres (Melanchon ne partage pas bcp comme tous ses députés qui sont même méprisants comme la Aubry vis à vis d’un chauffeur de taxi) en fait comme disait Coluche c’est donne moi ta montre et je te donnerai l’heure. Ils n’ont pas compris que les riches sont une nécessité pour la santé économique du pays. Il faut encourager les chefs d’entreprise car ce sont eux qui donnent du travail. La meilleure répartition des richesses doit passer par de meilleurs salaires et non par un soutien à la paresse de l’état nounou qui peut mieux nous manipuler.

  6. Pourquoi se limiter aux « grandes fortunes » ? Tous les contribuables devraient être libres de cibler l’utilisation de leurs impôts. Il y aurait alors beaucoup moins d’argent pour les syndicats, la presse de gauche, les associations migratiophiles, les guichets sociaux ouverts au reste du monde, des films que personne ne va voir, etc.. tout cela étant aujourd’hui financé avec l’argent des français, sans qu’ils n’aient jamais leur mot à dire.

  7. Il est siderant de constater que quelqu’un ayant des idées aussi stupides ait pu avoir le prix Nobel d’économie !!!

  8. Pour assurer son train de vie et améliorer celui de ses citoyens, la France a besoin de créer plus de richesses. Ca n’est pas ne les prélevant à ceux qui savent et veulent en créer plus et en les confiant à ceux qui ne savent que les dépenser qu’on y arrivera.

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