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mardi 21 juillet 2026

 Faut-il interdire les sondages sur les intentions de vote ? 

Temps de lecture : 2 minutes

Vieux réflexe de la gauche : il faut interdire. La dernière lubie des socialistes et assimilés : il faut interdire dans certaines conditions les sondages à l’approche des élections législatives ou présidentielles.

La politique socialiste peut être résumée par trois termes : interdire, réglementer, sanctionner. La formule s’applique également au domaine des sondages et plus précisément de ceux relatifs aux intentions de vote.

Libération a titré sa une « Présidentielle. Faut-il interdire les sondages ? » et il consacre plusieurs pages au sujet. L’idée a été relancée par Olivier Faure qui souhaite la prohibition des enquêtes d’opinion à l’approche de l’élection présidentielle et ce, aux motifs qu’elles orienteraient les tactiques et relègueraient les débats d’idées (dans lequel il brille…) au second plan. Le premier secrétaire du PS parle même d’une « pollution » du débat.

Il a été rejoint par Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, et par l’entourage de l’Ecologiste Marine Tondelier qui prétend que les sondages sur les intentions de vote ne seraient pas nécessaires dans une démocratie. Pour être complet, il faut ajouter que, (très) à droite, Nicolas Dupont-Aignan est lui aussi partisan de l’interdiction des sondages, précisément cinq semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Interviewé, le directeur général de l’IFOP fait part de ses fortes réserves devant une mesure qui serait illusoire et contre-productive, les sondages publiés de l’étranger sur le net n’étant de toute façon pas affectés par l’interdiction.

Comme tout le monde le sait, depuis une loi du 19 juillet 1977, les sondages sont déjà interdit de publication -mais pas de réalisation-, de diffusion et de commentaire la veille et le jour de chacune des élections générales ou d’un référendum. Il s’agirait donc d’étendre la prohibition à plusieurs semaines ou mois, comme ont pu le demander par ailleurs des propositions ou des rapports parlementaires ces dernières années, par exemple Antoine Léaument de LFI qui prône l’interdiction des sondages tant que la liste des candidats n’est pas arrêtée.

Il est permis de s’étonner du prurit d’interdictions qui germe dans l’esprit fertile de certains de nos hommes politiques qui se croient plus intelligents que leurs électeurs ou qui croient que ces derniers sont dénués de sens commun. Comme par hasard, ce sont des candidats aux scores infinitésimaux qui entendent voir prohiber la publication de sondages qui leur seraient fortement défavorables. Démocratie, avez-vous dit ?

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17 réponses

  1. Les petits candidats ne font que miser sur l’existence d’un effet moutonnier de la population pour expliquer leur déconvenue aux élections, mais d’autres faits sont troublants dans les denières publications.

    Par exemple, pourquoi l’IFOP a-t’il envisagé la fusion systématique Attal-Philippe avec ces 2 hypothèses de maintien de l’un au profit du retrait de l’autre ?

    Pourquoi trouve-t’on dans le dernier sondage ELABE des candidatures improbables comme celle de Villepin, alors que Lisnard n’y figure pas ?

  2. Je croyais qu’ils disaient qu’il était interdit d’interdire?
    … il fallait peur être comprendre qu’ile était interdit d’interdire d’interdire !

  3. Quand on voit à quel point ils se trompent lourdement à chaque élection, on se demande à quoi ils servent sinon à se faire du fric et surtout à influencer les votes
    La preuve récemment sur les réseaux sociaux un sondage disant que Hollande caracolait en tête de la gauche, comment est-ce possible après son bilan désastreux et son rejet unanime

  4. Il est indéniable que les sondages influencent les votes. Le vote utile permet ainsi lors des présidentielles de favoriser le candidat en tête dans les sondages pour son camp. Melenchon ne doit pas être contre les sondages étant en tête de tous les candidats de gauche.

  5. Au lendemain du jugement de MLP, les médias disaient que celle-ci avait gagné des voix… Ils sont à l’affût. A se tirer les cheveux pour ceux qui voudraient freiner la progression du RN… Les sondages sont utiles à certains pour diriger les sujets d’information, aux législateurs pour réajuster des mesures avant les élections. Je pense que les sondages ont en effet une incidence sur le vote. On parle de vote utile. Les sondages, s’ils sont interdits en France, seront peut-être diffusés à l’étranger, mais ça suppose d’aller chercher l’information, effort que tous les électeurs ne feront pas.

  6. OUI, car effectivement cela influence les votes de ceux qui sont indécis.
    Et NON, car cela permet de voir la tendance et de « dédiaboliser » certains partis qui ont toute légitimité que l’on soit d’accord ou non avec leurs idées.

  7. On sait aussi que les manipulations potentielles des sondages longtemps avant les élections ne sont plus possibles quelques semaines avant au risque de décrédibiliser les instituts de sondage…

  8. Oui ,il faut interdire les sondages car ils influencent le vote des électeurs.
    Les nombreux débats, et autres digressions, sur ces sondages, sont faits pour influencer les électeurs.
    Et nous le savons, la majorité des citoyens est désarmée intellectuellement

    Quant aux instituts de sondages ils prêchent évidemment pour leurs paroisses, leurs manque à gagner serait considérable……

  9. Au train où nous allons , dans la catégorie des âneries , il ne nous reste plus qu’à attendre que Marine Tondelier présente un projet de loi visant l’interdiction de consommer du chocolat afin de préserver les cacaotiers dont les plantations ont été mises à mal par l’homme blanc depuis des siècles .

  10. Est-ce dans le cadre de la lutte contre les « ingérences intérieures » ?
    Je verrais pour ma part une qualité à cette idée : avec un peu de chance, madame Royal pourrait enfin disparaître du paysage médiatique. Mais sinon, dans la mesure où ce qui serait interdit se limite à la publication des sondages, il est évident que les états majors des partis auraient quand-même leur version et ça ne changerait rien à leur manière d’agir. Bref, on attaque un truc visible pour ne pas avoir besoin de se poser de vraies questions… comme toujours…

  11. Le fascisme est une idéologie de gauche, car la gauche pour qui le collectif prime sur l’individu, c’est l’origine des Mussolini et Hitler (national-socialisme) et c’est de nouveau démontré par ces initiatives.
    La gauche, auto-proclamée du côté du « bien » ou du « progressisme » (quel horrible mot !), exclut, interdit, condamne. C’est son ADN.

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