Macron peut réformer : 3 pistes libérales pour changer la France

OPINION : au lieu de se plaindre que la France est irréformable, Macron devrait commencer par mieux comprendre et utiliser le pouvoir qui est le sien de par la Constitution de la Cinquième République.

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Macron peut réformer : 3 pistes libérales pour changer la France

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 août 2022
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Pendant la pandémie, l’État français aura détérioré son économie encore davantage. La dette publique est passée de 98 % du PIB fin 2019 à 118 % en mars 2021, alors qu’il a fallu presque 15 ans pour passer à un endettement de 80 % à 100 % du PIB. Il est donc impératif de revenir sur un sujet qui est toujours d’actualité depuis plusieurs décennies : réformer la France.

 

Le besoin criant de réformes en France

Étant donné le contexte, il est ahurissant que le président Macron, le premier protagoniste politique dans ce pays, ait jugé la France irréformable. C’est une lamentable excuse pour justifier le manque d’action. La France est un des seuls pays d’Europe occidentale à ne pas avoir réalisé de réformes structurelles depuis le désastreux programme de nationalisations de Mitterrand. Elle en souffre maintenant.

Mais l’État français est allé dans le sens contraire, en embauchant encore un million de fonctionnaires depuis l’année 2000, en comptant les collectivités locales. Pourtant, il y a un besoin criant de réformes dans toute une série de domaines, comme les retraites, le Code du travail, la fiscalité et le service public.

Que signifie réformer la France ?

Cela s’articule autour de trois piliers que beaucoup de libéraux préconisent depuis longtemps :

  • la dérégulation de l’économie,
  • la décentralisation du pouvoir politique,
  • la privatisation des services de l’État.

Le manque de réformes pèse sur la société française comme une chape de plomb. Retirer ce poids excessif réglementaire et fiscal par ces trois piliers de réformes donnerait une bouffée d’air considérable aux Français et à l’économie.

Cela permettrait une réduction du chômage, une ré-industrialisation du pays, une accélération de l’innovation technique, un retour des capitaux étrangers, rendant en même temps l’économie française plus compétitive par rapport non seulement à ses voisins, mais également par rapport à la Chine.

Macron n’a pas fait grand-chose dans ce sens depuis son élection, alors que son livre de campagne avait pour titre Révolution… La réforme des retraites n’a pas (encore ?) eu lieu et celle de la SNCF était bien timide et aggravera les comptes de l’État.

 

Pas d’excuse : Macron a le pouvoir de réformer

Il faut cependant se souvenir que le Président a les pouvoirs pour réaliser les réformes nécessaires. Au lieu de se plaindre que la France est irréformable, Macron devrait commencer par mieux comprendre et utiliser le pouvoir qui est le sien de par la Constitution de la Cinquième République.

La réalité est qu’il pourrait faire bien plus. Pour commencer, il devrait descendre dans l’arène, s’impliquer personnellement et ne pas utiliser constamment le Premier ministre comme soupape ou comme fusible. Le pouvoir et la volonté de réformer la France émanent du chef de l’État. En tant que symbole politique, il faut donc que les Français le voient en première ligne.

Or, l’Élysée a toujours tendance à penser qu’une plus forte présence médiatique du Président pourrait nuire à son image d’autorité ou risquer d’affaiblir la position. Ceci est une excuse souvent donnée pour expliquer pourquoi le Président se doit apparemment de rester silencieux et de prendre de la hauteur lors de crises sociales, alors que celles-ci sont souvent les conséquences de sa propre action politique. Le président de la République n’est évidemment jamais le seul responsable des crises lors de timides tentatives de réformes, mais il est certainement le premier et le dernier responsable. Il faut qu’il en prenne conscience et agisse en conséquence.

 

Les problèmes des syndicats

L’obstacle principal pour réformer la France est celle des bras de fer entre gouvernement et syndicats. Les grèves des syndicats sont les freins les plus importants auxquels l’exécutif doit faire face.

Avant d’entamer quelque réforme majeure que ce soit, il faut donc d’abord régler le problème des syndicats qui ne représentent qu’une infime partie de la population mais qui peuvent impacter la vie de millions de citoyens français. Il faut que les grèves, surtout de la fonction publique, soient contrôlées et limitées, afin d’épargner des difficultés aux Français.

Constitutionnellement, le Président est responsable envers le peuple souverain et pourrait donc juger que la grève de certaines parties de la fonction publique n’est pas acceptable si l’absence de service public porte préjudice et souffrance aux Français.

C’est d’ailleurs ce que le Conseil constitutionnel a décidé (n°79-105 DC du 25 juillet 1979) : le droit de grève n’est pas simplement acquis dans la fonction publique, mais il est au contraire toujours à mettre en relation avec le service public fourni, et qu’il est possible de décider que :

Ces limitations peuvent aller jusqu’à l’interdiction du droit de grève aux agents dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement des éléments du service dont l’interruption porterait atteinte aux besoins essentiels du pays.

Les grèves touchent souvent les transports publics.

Utilisés quotidiennement par des millions de Français, ne seraient-ils pas un besoin essentiel ? Certaines fonctions publiques sont déjà exclues du droit de grève, comme la police, les juges, les militaires, le personnel pénitencier, etc. En 1964, De Gaulle avait déjà réussi à interdire le droit de grève aux contrôleurs aériens (loi ensuite partiellement abrogée en 1984).

 

Comment le Président peut dompter les syndicats

Les limites du pouvoir ne sont pas connues si elles ne sont pas testées. Macron se doit de considérer tous les leviers législatifs et politiques à sa disposition afin d’implémenter sa propre politique, s’il en a une.

Concrètement, il existe plusieurs options qui s’offrent à lui pour dompter les syndicats :

Avec la majorité au Parlement ou au le conseil des ministres, le Président pourrait faire passer une loi par ordonnance qui limiterait le droit de grève dans les transports publics.

Le gouvernement pourrait saisir l’article 49-3 de la Constitution afin de remettre les syndicats dans le droit commun, en rendant possible la saisie de leurs biens, ce qui n’est pas possible aujourd’hui (pour cela une modification du Code du travail est nécessaire). De cette manière, Macron pourrait aussi demander à ce que les comptes des syndicats deviennent publics et soient soumis au contrôle d’une instance indépendante, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Le Président peut saisir le Conseil constitutionnel, afin d’introduire une réglementation plus restrictive du droit de grève, ou de demander à ce que la loi sur le service minimum soit strictement appliquée.

Le Conseil d’État pourrait également être saisi par le Président pour étendre l’interdiction du droit de grève à certaines catégories de fonctionnaires.

Politiquement, ces initiatives nécessitent probablement un alignement entre le gouvernement et les directions des établissements publics les plus concernés (notamment la RATP et la SNCF). Si cet alignement n’est pas accessible à cause de la mauvaise volonté de ceux-ci, alors le Président peut simplement remplacer les dirigeants de ces entreprises étatiques.

Bref, Macron doit réunir ses experts en droit constitutionnel et réfléchir à la tactique exacte à adopter. Il n’est pas acceptable dans un État de droit que quelques milliers de grévistes des transports publics puissent empêcher les branches exécutive et législative de passer des réformes qui bénéficieraient à terme à toute la population.

 

Le manque de courage des présidents français

Des outils légaux et politiques nécessaires pour mener à bien des réformes significatives en France et limiter les grèves des fonctionnaires sont donc disponibles aux présidents de la Cinquième République. Les échecs successifs sont principalement dus au manque de fermeté, de lucidité et de courage politique des derniers présidents ; Chirac, Sarkozy, Hollande et maintenant Macron.

Pour réformer la France, il faut donc pleinement vouloir exercer le pouvoir de Président et ne pas tant se préoccuper des enquêtes d’opinion, de l’opposition, des corps intermédiaires et des médias.

Macron n’a montré ni cette volonté ni ce courage pour réaliser des réformes que lui-même a voulues, qu’il s’agisse de la hausse du prix de l’essence, la transformation du statut des employés SNCF, ou la réforme des retraites.

Celles-ci ne peuvent même à peine être proposées, dans le climat politique français, sans de lourdes conséquences pour le peuple français sous forme de grèves et des pertes économiques qui en découlent pour les entreprises et les individus.

En réalité, la Constitution de la Cinquième République donne beaucoup trop de pouvoir à un seul homme. Les limites de ce système politique hyper-présidentiel et ses dérives autoritaires ont été bien visibles pendant la crise sanitaire. À terme, cette Constitution devra donc être abrogée et remplacée par une Constitution de type parlementaire, bien plus représentative et démocratique.

Mais c’est celle qui existe aujourd’hui et elle a l’avantage de donner la possibilité au Président de réformer la France. Pour le faire, il faut cependant un changement de culture politique, plus précisément, un changement du rapport de force en faveur du président de la République.

Une telle initiative ne peut évidemment venir que du Président lui-même, le protagoniste principal de cette longue tragédie politique française. Mais quel que soit le résultat des élections de 2022, il est déjà clair que Macron est le nième président à ne pas être à la hauteur.

 

Un article publié initialement le 8 juillet 2021.

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  • Attaquer frontalement les syndicats est suicidaire. La reforme passe par une simplification des lois et règlements (urbanisme et travail etc..), par une simplification de la fiscalité, une ouverture à la concurrence (transports collectifs, éducations..).

    • Certes, certes, mais les syndicats ont le pouvoir de bloquer toutes ces réformes. Il faudra bien faire sauter ce verrou.

    • avant tout, ce qu il faut c est ponctionner moins. Simplifier les lois c est nettement moins urgent

      Par contre ponctionner moins signifie depenser moins et la ca va coincer car il faudra faire des choix

      PS: c est pas en remplacant 1 fonctionnaire sur 2 qu on va y arriver. les traitements des fonctionnaires, ca represente meme pas 10 % des depenses

      -2
      • @cd: L’Insee donne 22%, v. ici pour 2017-2018 https://www.insee.fr/fr/statistiques/4277808?sommaire=4318291&q=dépenses+publiques et ici pour 2019 https://www.insee.fr/fr/statistiques/4498247
        Il s’agit logiquement du deuxième plus gros poste après les prestations sociales (35%, ou 46% si l’on inclut les « transferts sociaux en nature » qui, d’après ce que je comprends, en sont un autre avatar). Mais il est clair que ce n’est pas en donnant de grands coups de sabre n’importe où là-dedans que l’on règlerait la saignée ! La question fondamentale est sans doute celle de notre accoutumance à attendre un nombre important et croissant de « services » de l’État, ce conditionnement à considérer comme normale son intervention ou ses incursions partout. Ici on dit souvent que les Français ne sont pas prêts à l’entendre ; ce pessimisme me déplaît, mais il faut regarder les choses en face : un tandem Mélenchon-Hamon aurait remporté la dernière élection présidentielle haut la main.

        • Oui, c’est un bon point, en effet

        • OK pour 22 %. Il reste que 78 % des depenses sont autre chose.
          Si vous devez reduire quelque chose, vous vous attaquez a 22 % du total ou aux 78 % ?
          A mon avis s attaquer aux 46 % est nettement plus efficace que essayer sur 22 % (la moitié). Par contre c est en effet electoralement suicidaure : ces 46 % c est essentiellement les pensions de retraites (17 millions d electeurs furieux si vous les baissez)

          • Sauf que ceux qui touchent ces 22% sont par leur « travail » les causes directes d’une grande partie du reste ! Qui signe les bons de dépense, sinon des fonctionnaires ?

    • La racine du mal vient des lois votée sous Pétain lors de la collaboration qui ont instauré le statut de la fonction publique. Ensuite le CNR sous la pression du PCF a renforcé cette inégalité en droit en instaurant le droit de grève dans la fonction publique en renforçant la protection de son statut. Pour en sortir, il faudrait soumettre à votation citoyenne au niveau de la France la question : êtes vous pour ou contre le maintien de 2 régimes légaux du travail en France. Si le non l’emporte abroger le statut de la fonction publique. Variante : Que préférez vous : maintien du statut de la FP avec interdiction des syndicats et du droit de grève dans celle-ci ou abrogation du statut de la FP?

      • argument completement ideologique. la fonction publique c est 22 % des depenses. 78 % c est autre chose !
        Si vous supprimez la fonction publique vous allez quand meme devoir emplyer des gens. Seront ils vraiment moins cher ? pas sur, la securité de l emploi permet de les payer moins
        Apres reste le point le plus important: il faut des gens motivés qui fasse leur travail correctement. Et c est pas en les sous payant ou en les menacant de licenciement que vous y arrivez

        -3
        • En les surpayant et en les conservant malgré leur incompétence, vous avez la garantie que ça ne pourrait pas être pire. Alors arrêtez au moins ça, si ça n’améliore pas la situation, vous n’aurez rien perdu, mais si ça l’améliore, vous saurez comment continuer.

  • A propos de « La décentralisation du pouvoir politique », dans les « 3 piliers que beaucoup de libéraux préconisent depuis longtemps » :

    Hormis les aspects culturels, ce sont les aspects législatifs et fiscaux qui contituent l’unité d’un pays, ce qui semble impossible à remettre en question sans envisager son démantèlement.

    A quoi sert une décentralisation du pouvoir politique si elle n’est pas accompagnée d’une décentralisation des lois et des règles fiscales, sinon à rajouter aux aléas législatifs et aux coûts fiscaux de l’administration centralisée ceux des administrations décentralisées ?

  • macron n’étant absolument pas un libéral tout ceci n’est que de l’utopie

    • Bien sur qu’il n’est pas libéral. Le point est que la nécessité de réformer la France existe indépendemment du Président ou parti au pouvoir. La pression va continuer a augmenter sur l’Etat et sur l’Elysée, jusqu’a ce quelqu’un (de non libéral) va se decider d’y aller.
      Souvenez-vous de G. Schroeder en Allemagne (SPD) avec les réformes Hartz. Vous croyez qu’il était libéral lui?

  • Je trouve étonnant que Mitterrand échappe à votre critique alors que c’est lui qui a lancé « la débâcle » française en optant pour des décisions totalement ineptes tant en économie que sur le plan sociétal. La déliquescence de la morale lui renvient en grande partie avec son pseudo (le vichiste !) socialisme.

    • début de l’article « La France est un des seuls pays d’Europe occidentale à ne pas avoir réalisé de réformes structurelles depuis le désastreux programme de nationalisations de Mitterrand »…bon c’est peut-être pas assez mais « échappe à votre critique » c’est trop.

      • Merci. En effet, Mitterrand est mentionné. En plus, il a fait des réformes, c’est juste qu’elle n’étaient pas du tout les bonnes. Et en plus de cela, la France n’allait pas si mal a l’époque. C’est pour cela qu’il échappe a ma critique, si vous voulez.

  • Pour attaquer les syndicats il faut commencer par leur couper les vivres. Il est proprement scandaleux que syndicats institutionnalisés vivent de prélèvements sur les cotisations d’assurance retraite et d’assurance maladie, cet argent devrait servir à soigner et à payer les retraites des français. Il faut pour cela abroger les ordonnances de 1945, et que les syndicats vivent des cotisations de leurs adhérents. On pourrait rendre ces cotisations déductibles du montant des ses impôts…. C’est un message assez facile à faire passer sur le thème des syndicats profiteurs, il n’y qu’à voir la taille des sièges sociaux et le nombre de permanents bien payés dans les différentes centrales. Macron avait promis l’abrogation des ordonnances de 1945, il a juste besoin de signer un papier. Il ne faut pas oublier que son parti a juste remplacé les vieux socialistes par des jeunes socialistes.

    • « On pourrait rendre ces cotisations déductibles du montant des ses impôts »

      Elles donnent déjà lieu à déduction fiscale, ce qui veut dire que la totalité des contribuables est contrainte de participer au financement des syndicats qui leur pourrissent la vie.

      « Macron avait promis l’abrogation des ordonnances de 1945, il a juste besoin de signer un papier »

      Quand il n’y a plus de force publique capable de maintenir l’ordre, ledit papier n’est qu’un puissant explosif.

    • Je me souviens de la grande grève SNCF de Décembre 1995.
      Pas un seul train n’a circulé pendant un mois.
      Et bien cette grève était intégralement payée.
      Ce n’est pas avec ce genre de mesures, que l’on va changer quelque chose.
      Aucun risque.

  • Mais pourquoi voulez vous qu’il fasse des réformes libérales alors qu’il n’est pas libéral ?

    • et puis l’ENA sélectionne des conformistes, pas des intelligents !

      • Bien sur qu’il n’est pas liberal. Le point est que la nécessité de réformer la France existe indépendemment du Président ou parti au pouvoir. La pression va continuer a augmenter sur l’Etat et sur l’Elysee, jusqu’a ce quelqu’un (de non liberal) va se decider d’y aller.

  • Le gros problème de nos politiciens est l’incapacité à communiquer pour convaincre. Car même avec des syndicats inflexibles il y a toujours moyen d’obtenir l’assentiment du peuple, mais certainement pas avec la communication ayant engendrée les gilets jaunes. D’ailleurs ce fut et est toujours la même incapacité avec la covid ou comme ces jours-ci autour des vaccins obligatoires par la loi au lieu d’en convaincre une grande majorité de citoyens. Ils sont vraiment nuls à l’Oral et n’auraient eu leur Bac 2021 faute de bonne note à l’oral.

    • vous croyez vraiment que les gens sont trop cons pour savoir ce qui est bon pour eux ? et que c est pour ca qu ils refusent (que ca soit la vaccination ou une « reforme ») ?

      A mon avis l immense majorite a bien compris le but et les enjeux.

      Pourquoi quelqu un en bonne santé va se faire injecter quelque chose alors qu attraper le covid sera pour lui au pire 3 j au lit ?

      Pourquoi un employé de la RATP va accepter de travailler plus longtemps alors qu aucun effort est demandé aux retraités actuels ?

      C est pas par de la communication et en prenant les gens pour des cons que vous les ferez accepter ce qui est contraire a leur interet (au moins a court terme)

    • Nuls à l’oral ? Ils sont arrivés au pouvoir, non ? Donc, l’oral n’a plus la moindre importance, ils doivent maintenant convaincre en ayant des résultats de leurs choix à faire valoir, ça marcherait bien mieux que de belles paroles.

  • Réformer signifie arrêter le clientélisme. Aucune chance que ça arrive.

  • Pour les transports, il y a bien plus simple que de se lancer dans les usines a gaz decrites ici : le tele travail !
    Sachant qu une grve n impactera que les grandes villes, faciliter la decentralisation + teletravail reglera le gros du probleme
    La RATP pourra alors faire greve 3 mois sans que ca gene grand monde

    Mais c est de toute facon un point secondaire. Si on veut reindustrialiser la france, c est pas aux syndicats qu il faut s attaquer (ils ne representent rien dans l industrie). Ce qu il faut c est reduire les prelevements sur le travail. Et pour ca, il faut reduire les pensions de retraite et les soins medicaux quasi gratuit.
    Et la c est pas quelques milliers de militants de la CGT que vous aurez a affronter mais 17 millions de retraités.
    Bon courage !

    PS: il est evident que ca ne sera jamais fait et le systeme s effondrera sous son poids

    -1
    • Le télétravail et la télégrève sont équivalents. C’est bien le seul point où je sois d’accord avec Elon Musk : OK pour le télétravail, mais une fois que les 40 heures sur site ont bien été effectuées dans la semaine.

  • Les français veulent des réformes mails son tout seuls à en vouloir, l’ue n’en veut pas vraiment une France touristique est suffisante. Reste à démanteler son industrie de guerre. Pour le luxe.. Est-ce vraiment encore français ?

  • Le « en même temps » ne pourrait fonctionner que si on commençait à admettre que nier les problèmes et les solutions des autres ne mène nulle part.

    Une somme d’idéologies marxistes, écologistes, scientistes, nationalistes, woke, anarchistes et anti-libérales ne constitue pas une politique cohérente et encore moins une solution.

    Avant de faire plus, il faudrait commencer par faire moins et arrêter de subventionner « en même temps » ceux qui mettent la pagaille.

  • Un des problèmes de notre de notre président immature et bricoleur est qu’il a cru que l’État était aujourd’hui assez puissant pour se passer de ses traditionnels alliés syndicaux.
    Mais devant l’ampleur de la révolte des Gilets Jaunes il a du faire appel à eux pour transformer cette révolte en banale revendication sur le « pouvoir d’achat »… Et il est maintenant ligoté par ses alliés objectifs et obligés.
    Par ailleurs en bon héritier de Mitterrand, il n’a jamais rien voulu réformer…et surtout pas dans le sens de la Liberté.

    • J’adore ce pseudo, série mythique mais tellement chiante, comme la plupart des séries British…… Notre président, ce n’est pas un président mais une marionette alors, ce qu’il fait ne peut pas lui nuire, c’est pas de sa faute si les ordres sont nuls ou contradictoires mais avec son expérience théâtrale…

  • Un président capable de fermer arbitrairement toute une économie, mais incapable d’interdire une grève.
    Paradoxal ou pitoyable ?

  • Comme une contradiction entre pensée libérale et interdiction du droit de grève je me trompe?
    Le passage par la force n’est-il pas très exactement ce qui est reproché aux Trotskystes?
    Si je vous suis, la solution est d’imposer un monde libre…par la contrainte… Intéressant…

    • il y a chez certains l idee que les gens sont trop cons et qu il faut leur forcer la main (idee rependue dans tout le spectre politique. voyez le nombre de fois ou un politicien vous dit que si les gens sont contre c est qu on a pas assez fait preuve de pedagogie)

    • Relisez les deux derniers paragraphes. L’hypothese est basée sur le pouvoir que le President en effet a. C’est un fait. D’un point de vue libérale, il ne devrait évidemment meme pas l’avoir ce pouvoir. C’est ce que j’indique vers la fin.

  • Macron est un socialiste à la tête d’un état socialiste qu’il arrose de ses largesses et dont il tire son pouvoir.
    Quelqu’un n’a rien compris aux jeux de pouvoirs.

    • Vous avez raison, mais en partie. Il ne tire pas principalement son pouvoir de ses largesses. Et la pression pour réformer ne va qu’augmenter quoi qu’il veuille.

  • Macron n’a jamais eu la moindre intention de réformer ce pays. Il ne fait qu’appliquer sans aucune surprise les recettes qui font la joie des socialistes.
    Et je ne vois personne dans le paysage politique français qui pourrait rompre avec notre descente aux enfers

    • C’est Macron qui a conseillé à Hollande d’augmenter les impôts de cent milliards avec la magnifique courbe du chômage qui ne s’est pas inversée.

      Macron sera libéral le jour où les crocodiles seront vegans.

  • N’oublions pas le rapport Perruchot enterré par les présidents successifs dont aucun n’a eu le courage de nettoyer cette poubelle.https://www.lepoint.fr/economie/argent-des-syndicats-le-rapport-interdit-16-02-2012-1431943_28.php

    • Le plus intéressant si j’ai bien compris est que c’est le parlement, toutes tendances confondues, qui a censuré (interdit de publication) ce rapport. Cela révèle à quel point le monde syndical terrorise le microcosme politique.
      (on vient encore de le voir avec la piteuse réaction à la récente scandaleuse menace de grève SNCF).

    • Merci pour ce lien,

  • « liberté, mais pas laissée à sa folie destructrice pour l’homme. » La, en effet, nous nous comprenons pas.
    Les grèves des syndicats en France n’ont rien a voir avec les autres pays européen du nord; c’est aussi simple que d’aller voir au dela des frontieres francaises.

  • Résumé : le Président a assez de pouvoir pour réformer mais trop pour gouverner. Qu’il fasse ce que je veux et qu’ensuite il s’en aille, ferme la porte et jette la clé. Le peuple prendra le relais.
    Mon voisin pense exactement la même chose, mais il a en tête un tout autre projet pour la France.
    Que faire alors qui contente le plus de monde possible ?
    Tenir compte de la volonté du peuple dès maintenant ? Mais on dirait bien que ça s’appelle justement la démocratie.
    Et c’est pour ça que le Président ne fait pas tout exactement comme a dit Finn Andreen.

    • Sauf que si il ne le fait pas, comme vous semblez le préconiser, nous tombons dans le gouffre. Et que si nous nous plaignons de tomber dans le gouffre, vous nous direz que c’est parce que nous n’avons pas su proposer d’alternative. Le but n’est pas que le maximum de gens soient convaincus à priori et dépités à posteriori, mais que le maximum soit convaincu à posteriori.

      • Ne faites pas votre Greta !

        • OK.
          Si il ne le fait pas, comme vous semblez le préconiser, nous restons à patauger dans le trou, sans être absolument sûrs toutefois qu’il deviendra bien plus profond et boueux.
          Vous êtes satisfait ?

          • Mais vous soulevez un point important, celui de l’incertitude quant au bien futur qui résulterait des choix présents. Une incertitude bien à côté de la plaque, quand le problème est la logique de l’enchaînement du mal futur avec certains choix présents. Et Greta et la logique, ça fait deux.

            • De ma part, n’attendez nulle critique, nul reproche – je partage les objectifs décrits – sauf sur la méthode dont je réprouve le caractère furieux et catastrophiste.
              La gouvernance par la peur… du gouffre, de la fin du monde ou du grand méchant loup, merci bien, on a trop donné.
              Il y a un mot magique pour les réformes réussies : l’acceptabilité sociale. Tout vient à point à celui qui sait attendre.
              Tout cela se fera, à son rythme – les grandes utopies collectivistes sont mortes, le libéralisme a le vent en poupe.
              Si vous n’êtes pas convaincu, plongez-vous dans l’histoire récente du 80 km/h, de la taxe carbone et des Gilets jaunes.
              La Suède a réussi sa taxe carbone. Ça lui a pris plus de 20 ans. La France, vaniteuse comme souvent, a voulu faire la même chose en 3 ans. Vous connaissez le résultat.

              • A ma connaissance, la Suède a réussi à faire accepter sa taxe carbone, comme l’URSS avait réussi à faire accepter le communisme. Mais réussir, ce serait que chaque citoyen en vive mieux, et là ça reste à démontrer. Contrairement à ce que vous dites, la réussite se mesure non pas à l’acceptation du concept, mais à l’effet final sur l’économie et donc les citoyens. Qu’il faille passer par de subtiles dissimulations pour mettre en place le concept qui, brut, déplairait à la population, c’est la vie, mais plutôt un signe encourageant. Car non, le libéralisme, pour qui a connu les USA d’il y a un demi-siècle, est loin d’avoir le vent en poupe. C’est le communisme dissimulé qui a le vent en poupe, avec aussi la religion verte. Et les résultats sur l’économie et la vie des citoyens le montrent bien.

                • Ne me faites pas dire etc.
                  La réussite suédoise n’est pas l’acceptabilité sociale, qui n’est qu’un moyen, mais la réalisation de l’objectif.
                  Vous ne le savez sans doute pas : en Suède, personne n’a été pris en traître, aucune dissimulation, la trajectoire a été affichée dès le départ. De plus, la taxe carbone a été compensée par une baisse de la fiscalité sur le travail et le capital. Et autre différence, elle n’a pas servi à financer une obscure réforme du travail mais bien la transition énergétique voulue.
                  Comme quoi, on peut être hostile aux taxes pigouviennes mais apprécier la méthode.
                  En réduisant le recours aux énergies fossiles polluantes, sans alourdir la fiscalité globale, il est aussi permis de penser que le bien-être du citoyen se soit accru.

  • Un pas décisif pour réformer le syndicalisme français et leur culture mortifère de la grève serait de séparer les syndicats du privé et les syndicats du public…

    • Ca pourrait être une partie de la première étape, en effet, mais l’important serait surtout que les syndicats ne touchent plus un kopeck de l’Etat ou au détriment de l’Etat (réductions d’impôt). Et on peine à croire qu’il n’y aurait pas un vaste soutien dans l’opinion pour cette économie dans la dépense publique.

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

Comment peut-on être libéral ? Pour beaucoup de nos concitoyens, le libéralisme est devenu la doctrine du diable. Évidemment, quand le gouvernement français est qualifié d’ultralibéral par certains, les repères s’estompent et les esprits se troublent. On en étonnera plus d’un en affirmant que le libéralisme, lato sensu, est la chose la plus naturelle du monde. Il accorde en effet la prééminence aux accords librement conclus entre individus par rapport à la réglementation étatique. Les Romains de l’Antiquité appelaient jus le droit civil émana... Poursuivre la lecture

Vendredi, Contrepoints proposait un article intitulé « Les sanctions contre le Kremlin sont justifiées d’un point de vue libéral ».

Curieux, je me suis demandé comment ces sanctions pourraient trouver une quelconque justification libérale. Et malheureusement, je dois dire que la lecture de l’article n'a pas apporté de réponse à ma question. Bien au contraire, les arguments que j’y ai lu sont à mon avis symptomatiques d’un profond désaccord sur la nature du libéralisme. En ne s’intéressant qu’aux conséquences collectives et hypothétique... Poursuivre la lecture

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