Ukraine : la diabolisation des anti-guerres

Certains thèmes dans la société occidentale sont difficiles à remettre en question sans courir le risque de recevoir des vives critiques.

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Carroll County Republican Committee Annual Lincoln Day Dinner with U.S. Senator Rand Paul credits Michael Vadon licence (CC BY 2.0)), via Flickr.

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Ukraine : la diabolisation des anti-guerres

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 août 2022
- A +

Certains thèmes dans la société occidentale sont difficiles à remettre en question sans courir le risque de recevoir des vives critiques. Par exemple, pour les thèmes suivants, il existe un position considérée correcte par l’opinion publique : « l’État social », « la politique climatique », « la société multiculturelle », ou « la vaccination anti-covid ». La position à adopter socialement sur ces sujets a été donnée d’innombrables fois par les médias ; il est sous-entendu qu’aucune analyse critique préalable est nécessaire au niveau individuel.

Cette liste n’est pas figée ; certains thèmes deviennent actuels, d’autres perdent de l’importance avec le temps. Ces dernières années deux nouveaux thèmes sont apparus : « la Russie autoritaire » et « la Chine communiste », car ces pays sont considérés comme des rivaux stratégiques par les élites occidentales. Une étude récente montre par exemple qu’en très peu de temps le pourcentage d’Américains ayant une vue négative de la Chine a augmenté dramatiquement, de 46 % à 67 %. Ce n’est pas une coïncidence, sinon le résultat d’une stratégie de communication médiatique.

 

La diabolisation des anti-guerres

En ce qui concerne la Russie, l’attitude correcte à avoir en Occident, surtout depuis le 24 février 2022 est ni plus ni moins une condamnation absolue de ce pays. Le soutien à l’Ukraine doit être complet, confirmé socialement par exemple par un petit drapeau bleu et jaune sur le profil Facebook. Un soutien sans conditions à la guerre économique lancée par les dirigeants occidentaux contre la Russie est aussi de bon ton pour les Européens, alors qu’ils seront les premiers à en souffrir.

C’est pour cela que le rapport d’Amnesty International du 4 août 2022, qui confirme que « les forces ukrainiennes ont mis en danger des civils et violé les lois de la guerre en opérant dans des zones habitées » fut une bombe médiatique, non seulement en Ukraine mais aussi en Occident. Ce rapport dérange car il n’est pas en ligne avec l’opinion collective manichéenne qui consiste à voir la Russie comme un agresseur criminel et l’Ukraine comme une innocente victime.

Ceux qui n’adoptent pas la bonne position sur le conflit en Ukraine sont souvent accusés d’être pro-russes, même s’il ne s’agit que d’une position plus sobre et plus objective que ce qui est habituel, prenant en compte l’histoire et le comportement récents des différents protagonistes.

En effet, les médias occidentaux n’ont pas réagi quand, le 14 juillet 2022, le gouvernement ukrainien a publié une liste noire de politiciens, d’universitaires, et d’activistes occidentaux qui, selon Kiev, « font la promotion de la propagande russe ». Cette liste comprend des intellectuels et politiciens occidentaux de renom, tels le sénateur républicain Rand Paul, l’ancienne députée démocrate Tulsi Gabbard, l’analyste militaire et géopolitique Edward N. Luttwak, le politologue réaliste John Mearsheimer et le journaliste indépendant maintes fois récompensé, Glenn Greenwald.

Cette liste noire ukrainienne n’a pas provoqué de vives réactions car les médias occidentaux sont déjà en accord avec sa conclusion : les personnes sur cette liste sont déjà critiquées dans leurs propres pays parce qu’elles n’adoptent pas la position pro-ukrainienne demandée. D’ailleurs, est-ce que le gouvernement ukrainien aurait oser publier une telle liste si elle n’avait pas eu l’accord préalable des centres de pouvoir occidentaux ?

Certains Français se trouvent aussi sur cette liste. De plus, en France, des politiciens comme Jean-Luc Mélenchon ont également été critiqués pour des positions jugées pro-russes car ils n’ont pas exprimé leur soutien inconditionnel à l’Ukraine, mais plutôt proposé des conditions pour la paix.

En effet, la position de la plupart de ces personnes critiquées n’est pas du tout pro-russe, mais pro-paix. C’est une position anti-guerre réaliste, celle qui essaie de comprendre les actions des parties impliqués (l’Occident, l’Ukraine et la Russie) et qui consiste à soutenir une politique occidentale menant à un cessez-le-feu, dans le but d’épargner autant de vies ukrainiennes que possible.

 

La formation de l’opinion collective

Ce qui se passe dans le cas de l’attitude envers la Russie, ainsi que pour les autres thèmes évoqués ci-dessus n’a rien de surprenant ou de nouveau.

Dans son chef-œuvre De la Liberté (1859), John Stuart Mill avertit des dangers de l’« opinion collective » que la « tyrannie de la majorité » sous forme « des opinions et des sentiments dominants que la société essaie d’imposer » sur une minorité. La majorité est naturellement intolérante au non-conformisme, car penser comme tout le monde donne un confort psychologique et renforce les liens sociaux.

Alors que la société dépend de l’opinion collective pour sa cohésion sociale, pour autant, paradoxalement elle dépend aussi pour son bien-être de points de vue allant à l’encontre de cette opinion majoritaire. De la même manière que les sciences naturelles ne progressent que grâce à l’évaluation critique par les pairs, parfois tortueuse mais généralement respectueuse, la société a aussi besoin d’opinions minoritaires et de voix discordantes pour freiner la recherche permanente de consensus de la part de majorité.

Mais il faut aller plus loin.

Sans une compréhension plus profonde de l’idée de Mill, que cette opinion collective peut être contrôlée, ces opinions minoritaires ont tendance à s’étouffer. Heureusement, cette compréhension existe aujourd’hui. À l’« opinion collective » de Mill, sont venus s’ajouter des concepts sociologiques fondamentaux, tels que la « psychologie des foules » de Gustave Le Bon (1895), la « formule politique » de Gaetano Mosca (1923), « la propagande » de Edward Bernays (1928), les « intellectuels » de F. A. Hayek (1949), la « banalité du mal », de Hannah Arendt (1963), la « fabrication du consentement » de Chomsky et Herman (1988), et récemment la « formation de masse » de Matthias Desmet.

Ces progrès ne laissent plus aucun doute sur la volonté et la capacité des élites politiques et financières occidentales de former et diriger l’opinion collective grâce au contrôle qu’elles exercent explicitement et implicitement sur les rédactions des médias traditionnels et sur les réseaux sociaux. L’élaboration des attitudes à adopter par la majorité des populations de l’Ouest sur les thèmes mentionnés au début de cet article, est le fruit de stratégies plus ou moins réfléchies et cohérentes de ces groupes dirigeants. La diabolisation des anti-guerres et de la Russie est un exemple typique de leur influence démesurée sur l’opinion publique occidentale.

 

Le libéralisme comme seul remède 

La globalisation politique en cours depuis plusieurs décennies a comme effet d’aligner les centres de pouvoir nationaux et de progressivement déplacer le pouvoir politique et économique occidental vers les institutions étatiques et financières supranationales. Cette centralisation du pouvoir politique, et la concentration économique des groupes médiatiques qui s’ensuit, facilitent la formation de l’opinion publique par les élites occidentales.

Le libéralisme est la philosophie politique, qui théoriquement est la mieux placée pour résoudre cette difficulté de la société moderne, car elle préconise une réduction significative et définitive du pouvoir politique, tant au niveau national qu’international.

Une des forces du libéralisme est justement l’importance qu’elle place dans la pluralité culturelle et intellectuelle d’une société libre. C’est ce que le libéralisme anglosaxon appelle le « marketplace of ideas » qui, comme le libre marché économique, ne peut qu’être partiel avec le capitalisme de connivence et l’intervention étatique exacerbés que connaissent la plupart des sociétés occidentales aujourd’hui. Dans une société libérale, c’est-à-dire une société fortement décentralisée, avec un État ayant un rôle tout au plus purement régalien, la formation de l’opinion publique devient donc impossible.

L’époque actuelle est unique car les élites dirigeantes ont une possibilité sans précédent de former les attitudes et les opinions de leurs sociétés dans leur propre intérêt. En même temps, et pour la première fois, l’accès facile par le grand public à des analyses alternatives et des informations indépendantes lui donne un remède qui n’existait pas auparavant. Dans ces conditions sociales, les voix libérales occidentales doivent continuer à présenter le libéralisme non seulement comme une optimisation urgente et nécessaire de l’utilité économique, mais aussi comme un moyen de libérer les peuples occidentaux des fers de l’opinion collective dirigée.

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  • Avatar
    jacques lemiere
    11 août 2022 at 7 h 21 min

    tout le monde ou presque est antiguerre, voire anticovid!!!
    c’est avant tout confondre le moyen et l’objectif.

    la guerre juste est une réponse à une tentative extérieure d’asservissement.. on peut aussi plier..

    subjectivité!!! we agree to disagree….. c’est une cas typique d’tilité de la démocratie!! dont l’exercice exige la liberté de parole dans le débat ..

    • Avatar
      jacques lemiere
      11 août 2022 at 7 h 23 min

      mais quand la guerre est actée..on doit AUSSI choisir son camp.. ou commencer une forme de « guerre civile » plus ou moins prononcée..

      pour un individu, l’allégence à son pays a AUSSI des limites..
      c’est brutal binaire et subjectif..

      • Je n’ai prêté fidélité et obéissance à aucune nations auxquelles j’appartiens je m’en souviendrais d’un truc pareil, il doit y avoir une cérémonie forcément, un truc à signer, la bise à un représentant de l’Etat, un pin’s commémoratif à perdre dans un tiroir, , des goodies pour les enfant, un uniforme d’apparat, une tenue de Gala, un abonnement au Monde que sais-je puisque je n’ai reçu aucune invitation me convoquant.
        C’est parce que je suis réformé P4 ?
        Je me sens discriminé.

      • Que la guerre soit actée ou non, on est LIBRE de ne pas choisir de camp. On peut aussi choisir un camp, mais alors on assume, on va se battre, on tue et on risque d’être tué, et on ne demande à personne de faire le même choix.

  • Si je cogne mon ex-femme parce qu’elle m’a beaucoup énervé, qui sera inquiété ?
    La question, elle est vite répondue.
    Seuls les imb.ciles se la posent encore.

    -3
    • Si vous la cognez parce qu’elle torture des enfants (vos enfants ?) devant vous, ça change la donne ou pas ?

      • Si elle l’avait fait, il y a belle lurette qu’elle aurait été inquiétée.

        -1
        • Seulement si elle n’intéressait pas d’autres gens. Genre l’Ukraine, Minsk et MInsk II, la France et l’Allemagne (pour ne pas parler de la famille Biden et Burisma).

  • Lorsque la bise sera venue et que nous grelotterons dans nos chaumières, l’opinion se retournera rapidement.
    Le suivisme des moutons n’a aucune sincérité, c’est simplement plus facile d’être dans le camp des plus nombreux.
    Cela peut passer pour de la vanité mais je préfère avoir raison tout seul que tort avec les autres !

    10
  • Dés le début du conflit, j’ai été choqué par l’éviction des plateaux TV de toute personne pouvant emmener un point de vue ne serait ce que nuancé . Rappel à l’ordre, accusation de soutien à l’ennemi et la personne n’est ensuite plus invitée.

    • Oui, c’est la réaction normale quand on ne sait pas reconnaître les trolls. Le « don’t feed the troll » joue à contretemps.

  • Le petit propagandiste « libéral » du régime russe sur Contrepoints. Beurk.

    -6
    • Tout à fait. Il a une clique de trolls près à donner un vote négatif sur tous les commentaires qui ne vont pas dans son sens, comme le votre. D’ailleurs on ne voit jamais de votes négatifs aussi systématiques que sur les articles qui parlent de l’Ukraine.
      Les trolls russes, toujours en finesse..

      -2
    • Pourquoi se gêner, quand on est en terrain conquis ?

      -4
      • Don’t feed the troll.
        Ou bien, ne savez-vous pas vous non plus les reconnaître ?

      • Dans tous les discours officiels (médias, gouvernement, etc.) audibles en France et en Occident en général, vous êtes en terrain conquis. Ça vous dérange tellement qu’il puisse y avoir une opinion autre que la votre ? Vous vous sentez tellement peu confiant en la solidité de vos idées ?

        • Comment peut-on être libéral et soutenir une invasion ?
          Le principe de non agression n’est pas fait pour les chiens !

          -2
  • Vous avez entièrement raison. Aujourd’hui, il est très difficile d’être objectif et raisonnable concernant le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Et c’est bien dommage. L’affaire Amnesty International est pathétique et devrait faire réfléchir.

  • Eh oui, quand il a vraiment peur de passer pour un « méchant » à ses propres yeux ou pire encore à ceux de la majorité (perçue via les médias), l’humain est prêt à abandonner la logique, la compassion, le désir de paix.

    C’est d’ailleurs la raison principale de l’existence des guerres (et des États) : la grande majorité voudrait vivre en paix et sans qu’une organisation externe intervienne dans sa vie, mais craint tellement de passer pour « égoïste », « pro-poutine », « ultra-libéral » ou même juste que les voisins ne s’en prennent pas autant dans la figure que soi, que la majorité encore supporte les Etats et leurs guerres.

    Le pire étant que c’est généralement inconscient, une simple paresse mentale produisant le résultat sans avoir réellement pensé au sujet, et après avoir exprimé ou entendu exprimé l’opinion en question une fois ou deux, le biais d’ancrage et le biais de confirmation empêchent (sauf à vraiment y mettre un effort marqué et vouloir chercher « la vérité ») tout changement d’avis à court terme au moins.

  • Les audiences des chaînes d’info en continu sont-elles disponibles sur ces derniers mois ? J’aimerais savoir si la focalisation absolue de LCI sur le conflit ukrainien et sa position à l’égard de ce conflit ont favorisé ou non son audience (et ses recettes publicitaires) par rapport à ses concurrentes. Malheureusement, sur data.gouv, le seul site dont j’ai eu l’idée, les données n’ont pas été mises à jour depuis 2016.

  • Cet article, comme les autres du même auteur sur le même sujet, est une honte absolue pour Contrepoints, média qui se veut libéral.

    Il ne s’agit absolument pas, en effet, de « diabolisation » des partisans de la paix, ni de la Russie, comme le prétend l’auteur qui va jusqu’à se faire l’avocat de Mélenchon.

    Il y a les faits, et puis il y a ces circonlocutions hypocrites que l’on retrouve ad nauseam chez les trop nombreux partisans du Kremlin.

    Les faits sont simples : l’Ukraine, pays européen démocratique, se défend depuis 8 ans contre la guerre hybride et depuis 5 mois, ouverte, que lui livre une puissance asiatique impérialiste dirigée par une clique mafieuse majoritairement issue du KGB. Cette guerre d’agression n’a été provoquée par personne et ne vise qu’à étendre le territoire de cette puissance.

    Ce sont des faits et on les retrouve même dans les déclarations des dirigeants russes.

    Tout le monde peut les vérifier et aucune argutie du Kremlin accusant tantôt l’OTAN (qui ne s’étend qu’à la demande, pas toujours acceptée, de pays désireux de se protéger contre la menace russe), tantôt le « nazisme » des Ukrainiens (ledit « nazisme » ne consistant, en réalité et comme les Russes le reconnaissent eux-mêmes, qu’à refuser d’être russe – grand scandale !), tantôt les États-Unis (taxés de manipulation dans un grand barnum débilo-complotiste qui ne tient aucun compte de la volonté d’indépendance des Ukrainiens et de l’impossibilité concrète du complot allégué), ne résiste à cette vérification.

    L’Ukraine, pour autant, est-elle parfaite ? Certainement pas. La corruption, héritée de l’URSS et de la grande braderie post-soviétique dont on bénéficié les oligarques issus, comme en Russie, de la sphère d’influence du KGB, y est encore répandue. Mais, contrairement à la Russie dont les dirigeants sont intégralement corrompus et dont la politique n’a rien de démocratique, l’Ukraine lutte contre la corruption. C’est un processus qui demande du temps et ce n’est certainement pas en livrant le pays à ses bourreaux mafieux moscovites qu’on l’aidera à le mener à bien.

    L’Ukraine, en tout état de cause, n’est en rien responsable ni de la guerre, ni de l’impossibilité de parvenir à la paix. Car simplement, comme les Ukrainiens le répètent abondamment partout, la paix aux conditions russes ne pourrait signifier que l’abandon d’une partie du pays… avant l’agression suivante et ainsi de suite.

    Il n’y a donc ni diabolisation des pacifistes, ni diabolisation de la Russie, contrairement à ce qu’affirme l’auteur de cet hypocrite et honteux article.

    Il n’y a, d’un côté, que les défenseurs des libertés auxquels les Ukrainiens ont droit et pour lesquelles ils se battent et, de l’autre côté, ceux qui les leur dénient pour des raisons injustifiables.

    -2
  • https://youtu.be/LMFP-7cslVQ Juste pour essayer de relever le débat…

  • Donc selon l’auteur la bonne position à adopter est d’être « anti-guerre » et de rechercher un cessez-le-feu, « dans le but d’épargner autant de vies que possible ». Comme Pétain en 1940, en somme. On sait comment ça a fini. L’histoire jugera.

    -3
    • Dois-je comprendre que vous êtes pro-guerre ? Prêt à partir vous battre sur le front en Ukraine, ou si vous êtes plus âgé, à ce que vous enfants et ou petits enfants aillent « mourir pour Kyiv » ?
      Si oui, qu’est ce que vous faites ici, sinon pourquoi n’appliquez vous pas aux autres ce que vous appliquez à vous même ?

      • Non, les ukrainiens le font très bien… Nous ne sommes pas en guerre.
        Mais nous armons l’Ukraine !
        L’intention est de réduire les velléités futures de la Russie à néant.
        Comment pouvez-vous afficher ce drapeau et soutenir un vieux KGBiste et des républiques populaires 🤦🏻‍♂️ ?

        -1
    • « Donc selon l’auteur la bonne position à adopter est d’être « anti-guerre »  »
      Non, vous détournez les propos de l’auteur et vous ne répondez pas sur le cœur du sujet de l’article. L’auteur n’a jamais indiqué quelle opinion à avoir sur ce conflit.
      Le sujet est la difficulté voire l’impossibilité d’émettre un avis différent sur le conflit ukrainien sans se faire traiter de tous les noms voire même empêché de parler et banni des médias. Pour un pays qui se veut un exemple de liberté d’expression ,et qui est tjrs à faire des leçons de morale aux autres pays, cela pose problème, non?
      Finalement, vous illustrez à merveille le sujet de cet article.

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