Mélenchon ou l’économie pour les ânes

Comment croire sincèrement à un programme aussi fantaisiste ?

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Mélenchon ou l’économie pour les ânes

Publié le 17 juin 2022
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La popularité de Jean-Luc Mélenchon comme de sa monture politique pour les législatives, la NUPES, témoignent d’une chose : une partie des Français ont perdu tout contact avec la réalité économique du pays, et sont prêts à avaler n’importe quelles promesses sans trop s’interroger sur leur faisabilité ou même leurs effets catastrophiques dans le vrai monde.

Prenons quelques exemples tirés de la campagne très médiatisée du candidat d’extrême gauche

 

La retraite à 60 ans

Mélenchon promet la retraite à 60 ans après 40 années de cotisation. Coût total de l’opération : environ 72 milliards d’euros selon le candidat, entre 86 et 113 milliards selon l’Institut Montaigne. Pour le leader de la NUPES, c’est possible en créant 1 million d’emplois. Plus encore, la retraite à 60 ans devrait libérer 830 000 postes de travail. Sauf que le compte n’est pas bon, et qu’il ne faut pas sortir de polytechnique pour s’en apercevoir.

Le programme de la NUPES prévoit la création d’un million d’emplois non marchands, ce qui coûtera environ 36 milliards par an : c’est donc par plus de dépenses publiques qu’on va chercher à financer les retraites, tandis que le secteur marchand perdrait 305 000 emplois en parallèle, comme le note l’institut de recherche iFRAP.

Si le départ précoce à la retraite libère des postes, pourquoi ne pas l’abaisser encore plus ? Tout simplement parce que notre système de retraites ne marche pas comme ça. En réduisant la part de population d’actifs au profit de la population inactive, on organise le ralentissement plus important encore de l’économie française.

Comme l’a très bien vu Maxime Sbaihi dans son essai Le grand vieillissement, la gauche d’aujourd’hui, fidèle à l’héritage de Mitterrand, sacrifie la justice intergénérationnelle par électoralisme. Les actifs de moins en moins nombreux vont devoir financer des retraités de plus en plus nombreux et qui vivent de plus en plus longtemps. Non seulement le programme de Mélenchon alourdit la note pour les plus jeunes, mais elle promet la guerre intergénérationnelle pour une nouvelle génération qui n’est pas prête à payer pour un système dont elle ne bénéficiera jamais.

De plus, pour l’Institut Montaigne, l’impact sur le tissu des entreprises sera négatif :

« En pratique, ceci se traduirait par une forte désorganisation des entreprises qui verraient leurs salariés expérimentés partir plus rapidement qu’anticipé pour transmettre de manière efficace leurs connaissances et compétences aux générations plus jeunes. Ceci pourrait conduire à une pénurie de main d’œuvre forte à court terme. »

S’ajoute à cela l’appauvrissement des Français :

« La mesure pourrait être amenée à réduire le revenu disponible des ménages avec la substitution de pensions de retraites moindres aux revenus de l’activité. Cet impact peut être tempéré par des mécanismes d’augmentation des pensions, mais qui pourraient avoir un coût beaucoup plus élevé pour la mesure. »

Comme Macron, Mélenchon refuse de voir que la réforme des retraites passe par la remise en cause d’un système par répartition démographiquement condamné, et que sa seule planche de salut passe par l’introduction de la capitalisation.

 

Le smic à 1500 euros

Augmenter la smic à 1500 euros : la mesure semble généreuse, enfin généreuse avec votre argent, mais pénalisera au final les travailleurs les moins qualifiés et les petites entreprises qui ne pourront absorber le surcoût d’une telle mesure.

Comme le notait déjà Nathalie MP Meyer, prenant l’exemple de ce qui s’était passé aux États-Unis après la revalorisation du salaire minimum :

« Les entreprises les plus solides auront éventuellement la possibilité d’investir dans des machines pour faire le travail le moins qualifié (c’est clairement la direction prise par la restauration rapide), tandis que les petites entreprises seront obligées de licencier, voire de fermer, comme la librairie Borderlands de San Francisco dont le propriétaire était pourtant complètement acquis à ce type de politique sociale. »

Nathalie MP Meyer ajoute par ailleurs que l’augmentation se répercutera sur les prix. Pour compenser la hausse du coût du travail, les entreprises risquent fort d’augmenter les prix pour lisser le coût global de la mesure.

 

Le blocage des prix

Le programme de Jean-Luc Mélenchon prévoit de bloquer les prix sur les produits de première nécessité ou encore les tarifs de l’énergie. Comme les prix du marché s’envolent – merci l’inflation poussée par la politique monétaire de la BCE et la guerre en Ukraine – y’a qu’à bloquer les prix comme si de rien n’était, en menaçant de sanction les entreprises qui ne veulent pas réduire leurs marges. Bien entendu, c’est totalement absurde, même d’un point de vue logique.

Bloquer les prix n’incitent pas les entreprises à produire davantage, puisque leurs profits seront lissés par l’intervention étatique. Les produits de première nécessité, vendus en dessous de leur valeur réelle, disparaîtront plus rapidement du marché. Le tout conduira tranquillement à des pénuries dans des domaines économiques essentiels. Qu’on se souvienne des mesures de blocage de prix du gouvernement pendant la période de crise sanitaire : Macron a dû vite changer son fusil d’épaule pour que réapparaissent sur les rayons gel hydroalcoolique et masques.

 

Le multiplicateur fantaisiste

Sur le plateau de C à vous, sur France 5, Adrien Quatennens, le bras droit de Mélenchon, avance une « démonstration » économique qui, selon lui, tient la route parce que « soumis à la banque de France ». L’idée serait d’injecter 250 milliards d’euros dans l’économie pour stimuler la demande, ce qui devrait, selon les savants calculs des économistes de la NUPES, produire 267 milliards de recette.

L’affirmation magique du militant insoumis a suscité une pluie de commentaires plus que sceptiques, et les réponses des militants de la NUPES, soucieux de donner à ce nouveau coup de pouce à la dette et aux déficits une apparence de scientificité, s’appuient sur le fameux « multiplicateur keynésien » bien connu des spécialistes. Selon Keynes, l’investissement public permet une augmentation de la demande et entraîne par effet d’enchaînement la hausse des revenus.

Notons d’abord que ce mécanisme omet de préciser que l’investissement public, parce qu’il est issu de l’extraction fiscale et non de l’échange librement consenti sur le marché, est un jeu à somme nulle en faveur de l’État et au détriment du contribuable. L’argent prélevé autoritairement et réinvesti dans les secteurs d’activités privilégiés par l’État équivaut donc à une destruction de richesse au moins équivalente, sinon plus à celle transférée à l’État1.

Ensuite, il semblerait quela NUPES n’ait pas bien compris toutes les subtilités de la théorie contemporaine du multiplicateur keynésien, si on en croit son principal défenseur Olivier Blanchard, souvent invoqué par les mélenchonistes eux-mêmes. Il a d’ailleurs tenu à rectifier sur Twitter certains propos qu’on lui prêtait et qui servaient à légitimer le gaspillage d’argent public promis par l’extrême gauche.

Comment peut-on croire sincèrement à un programme aussi fantaisiste ? Davantage de déficits, de dettes publiques, davantage d’impôts d’un côté, moins de richesses créées, moins de travailleurs et davantage d’État bureaucratique de l’autre. Même avec la meilleure volonté du monde, Macron n’arrivera jamais à dépasser Mélenchon en matière de charlatanisme économique. Mais les Français veulent y croire. Il serait temps qu’ils se réveillent.

  1. Hans Hermann Hoppe, The Economics and Ethics of Private Property : Studies in Political Economy and Philosophy, Auburn, Ludwig von Mises Institute, 2006.
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  • Avatar
    jacques lemiere
    17 juin 2022 at 7 h 30 min

    Et de plus…on a eu 1981…
    Nous vivons ne époque navrante car les gens n’osent pas être impopulaires..
    l’argumentaire est simple.. » tout personne plus riche que les autres a volé les autres… » l’état doit corriger cela..et cet axiome est « prouvé par les exemples, il est vrai nombreux, d’enrichissement par connivence..

    A chaque fois que l’etat intervient pour distordre un marché.., il crée des rentiers et des plumés… et ce sont ces rentes qui sont supposées justifier l’intervention de l ‘état…

    On a juste la démonstration de la psychologie des foules..je convoite le fruit du travail d’un type..je le prends..et je trouve une justification morale..il n’est pas « généreux » ou « solidaire »…

    LES SMICARDS SAVENT.. et on trouvera toujours des mélenchon pour apporter une « caution » intellectuelle.. c’est le faux syndrome robin des bois…

    robin des bois ne prenait pas au riches mais aux usurpateurs!!!!

    et le système éducatif NON concurrentiel cajole sinon produit du Mélenchon..des gens qui pensent que la vérité n’a pas à être démontrée..mais sort de la bouche de gens dûment diplômés…

    le plus pathétique est que ce qui « justifie un peu l’existence de l’education nationale , sa capacité résiduelle à valider des compétences réelles risque de se faire bouffer par lâcheté…et recherche de popularité…

    • +1
      robin des bois détroussait les collecteurs de taxes Normands au profit du petit peuple Saxon et surtout du sien. Il militait donc pour le libéralisme, le développement de la libre entreprise et la restriction du domaine de l’état, lol

  • Dans mon cercle , les gens y croient parce qu’ils ont ainsi l’impression d’être gentils, généreux et soucieux des autres. Ils ont bien une vague idée que cela ne fonctionne pas mais c’est à cause de l’égoïsme des autres et jamais en raison de leur propension à l’altruisme à bon compte qui demande les efforts de sa générosité aux autres. Ils sont gentils mais envieux. C’est étrange. Je ne saurais dire si je suis gentil ou méchant, égoïste ou généreux. Je sais seulement ce qui est à moi et ce qui ne l’est pas; qui est moi et qui est un autre.
    Nos théories sont souvent contre-intuitives et beaucoup de gens n’ont pas le temps, l’intelligence ou l’envie d’aller plus loin. Alors ils se conforment, ça leur économise du temps de télévision, sauvegarde les apparences et permet d’afficher à bon compte quelques vertus. Franchement je me demande pourquoi je me fais suer à être libéral. ( non, je kiffe 😁 d’être le méchant de l’histoire )

    13
    • « Je ne saurais dire si je suis gentil ou méchant, égoïste ou généreux. Je sais seulement ce qui est à moi et ce qui ne l’est pas; qui est moi et qui est un autre »
      Donc je fais avec ce qui est à moi et je ne dispose pas des autres comme de moi-même.

      13
  • Tous ces détails de ce qui se passerait si Mélenchon venait à pouvoir imposer son programme sont sans objet. Le 7 juillet, il y a une émission d’OAT qui devrait être reportée, les taux grimperaient au 7e ciel, et le 14 juillet, ces mesures seraient oubliées devant la panique durable. Ca ne serait pas mieux, mais ça serait forcément autre chose.

    • Son programme durerait moins longtemps que les impôts mais le peu de temps où il l’appliquerait serait déjà bien suffisant pour aggraver considérablement la situation. Il est utile de dénoncer les conséquences de ses propositions. Après il est inutile de se faire peur avec Melenchon, il ne sera pas à l’exécutif et on a déjà tout un gouvernement pour nous ficher la trouille.

      • Il est utile de dénoncer les conséquences de ses propositions même si on sait, comme vous le préciser à raison Michel O, qu’elles ne seraient pas appliquées bien longtemps.

        • Ce que je veux dire, c’est que les réactions extérieures à la seule perspective que ces propositions aient une chance d’être appliquées seraient telles qu’elles ne verraient jamais le début du commencement de cette application.

  • Le problème est que Mélenchon a un beau potentiel de croissance au vu de ce qui va se produire :hausse des énergies avec en corollaire hausse de tout le reste. Ceci va mettre pas mal de personnes dans une situation financière, alimentaire et sanitaire très tendue . Et notre sorcier bien aimé ne pourra pas pondre un koikilankout tous les ans . Le blocage des prix agité sous le nez des français va leur paraitre la solution à leurs problème immédiats .

    • Le blocage ne peut que se transformer en quelques jours en pénurie, ou en nationalisation des pertes des distributeurs. Ni l’une ni l’autre de ces voies sont crédibles. Seul un armistice en Ukraine suivi d’une suspension des sanctions pourrait permettre d’imaginer un jour surmonter les difficultés qui vont de toute façon nous écraser. Combien de temps les médias pourront-ils faire semblant de ne pas le voir ?

      • @Michel « ne peut que se transformer en quelques jours en pénurie » bien sûr mais comment faire comprendre cela à des jeunes ayant toujours vécu en économie de profusion ? … Comme je leur ai dit il y a peu : je ne peux vous convaincre alors l’expérience le fera pour moi .

        • Sûr que dans ma génération, où on accompagnait pendant les vacances les parents vendre leurs légumes au marché et où on s’achetait/échangeait les billes (ou des baseball cards aux US), quelques notions d’économie étaient compréhensibles par tous dès le primaire. Mais le pire est que le « je vous l’avais pourtant bien dit » ne rehausse même plus votre prestige aujourd’hui.

      • Même avec une levée des sanctions, l’inflation qui vient sera terrible. N’oublions pas que pendant 2 ans on a distribué (mis ne circulation) une masse monétaire colossale (quoi qu’il en coûte, n’est-ce pas) à mettre en contrepartie d’une production de richesse qui s’est effondrée (quoi qu’il en coûte, toujours). Bref, par effet Cantillon simple à voire pour qui n’est pas Mélenchon ou Macron, l’inflation est là et va durer, surtout si le remède c’est « distribuons encore plus de l’argent que nous n’avons pas, ça va marcher cette fois, c’est sûr »…

        • Je rajoute que l’échappatoire traditionnel pour cette inflation qu’étaient les marchés financiers et l’immobilier ne marchent plus ce coup ci, en partie du fait de la guerre et de la « pandémie terrible qui va tous nous tuer ou presque », tous deux orientant plutôt ces marchés à la baisse.

  • Autrefois, les doués du lycée se retrouvaient en classes scientifiques. Les laborieux étaient versés en « économie et social » (déjà l’intitulé…).
    Donc :
    – les doués n’ont pas fait d’économie
    – ceux qui en ont fait ne sont pas bons.
    Et aujourd’hui, tous ceux qui sortent du lycée sont mauvais en tout.
    Voilà comment, par ce raisonnement sommaire, on comprend que Mélenchon parle à des ânes.

    • Je ne peux exclure que Mélenchon soit aussi un âne (en économie).
      Pur littéraire, il n’a pas des premiers la froide rigueur, ni des seconds le vernis minimal.
      Bref, Mélenchon et ses électeurs, c’est asinus asinum fricat.

      • Je vous en conjure, vous insultez grave les ânes.
        Ces animaux sont bien plus fins et intelligents que nos polytocards !!!

    • Vous oubliez le troisième cas, les doués qui ont fait des maths… puis de l’économie (ou de la médecine). Et qui font donc de la modélisation. Déconnectée de la réalité puisque les maths que les doués ont vu c’est des maths « pures » (entendre pas appliquées, pas de stats ou de probas, ça tache !) et qu’ils n’ont donc aucune idée de comment relier le modèle et le réel. D’où les gens comme Blanchard, Aghion ou Duflo (et dans une moindre mesure, Tirole) plutôt très doués mais qui ne comprennent rien à la « vraie économie », celle du monde réel !

      • C’est comme en météo… Mais comment se fait-il que les faiseurs de modèles ne se fassent pas mettre sur la touche par de fins météorologues, ceux qui autrefois ouvraient leur bureau privé et se faisaient des c..illes en or pour l’agriculture ou le routage en course au large ?

  • Il y a un principe simple et aisé à comprendre par tous qui n’est pas assez mis en avant : le PIB d’un pays est formé par l’ensemble des revenus de ses habitants lui-même proportionnel à la totalité du temps passé au travail par ses habitants. Donc, raccourcissez le temps de travail hebdomadaire (35 heures) allongez le temps de vacances, et diminuez l’âge de départ à la retraite : toutes ces mesures conduisent inéluctablement à une diminution du revenu des habitants. Regardez maintenant le programme de la NUPES et concluez…

    • Conclusion : trop compliqué à poser sur la calculette. On va prendre ce qui a la meilleure apparence.

    • Les idées simples sont souvent fausses et les idées complexes souvent inutiles.
      Votre principe est quelque part entre les deux.
      La France des 35h et de la retraite à 62 ans (et au taux de chômage pas folichon) a un PIB/hab meilleur que la moyenne européenne.
      C’est qu’il faut sans doute tenir compte de la productivité.
      Il y a donc une variable cachée, redoutable, dans l’équation mélenchoniste : en digne héritier de Staline, Mélenchon fera des Français actifs de petits Stakhanov.

    • En fait le PIB c’est l’agrégation des valeurs ajoutées des entreprises (secteur marchant) et des salaires des fonctionnaires et assimilés (le tour de passe-passe utilisé pour valoriser le « secteur non marchant » et qui permet de faire croire que le PIB français est plutôt bon, per capita, alors que la réalité du pouvoir d’achat moyen vs. d’autres pays est effarant).
      Donc bien plus compliqué…
      Mais si on parle du revenu disponible moyen, votre approche est déjà plus réaliste. Son principe reste bon, à technologie constante (sinon on peut toujours substituer le capital au travail… si l’Etat NUPES-esque a laissé un peu de capital s’accumuler).

      • En bourse, la manipulation de cours en s’achetant et en revendant à soi-même par le biais de comptes différents ou de prête-noms est un délit. En gonflement de PIB, pour l’Etat, c’est au contraire une technique recommandée.

    • Bah, il suffira d’augmenter les taxes diverses et(a)variées, de faire du QE et non du QT, et l’inflation, impôt non voté par les concernés, soit les plus faibles, fera rapidement son effet.
      Nos polytocards sont des eugénistes de première catégorie.

  • J’ai bien aimé le « j’injecte 250 et je récupère 267 ! », ça fait un placement à 6% c’est pas mal ! 😀

    • Certes, mais comme a dit Rimbaud : – Je est un autre.
      Celui qui injecte n’est pas celui qui récupère.
      Celui qui mise perd tout. Et c’est celui qui n’a pas joué qui rafle la mise.
      La NUPES, c’est mieux que le loto : 100 % des gagnants n’ont pas tenté leur chance.

  • Le programme de Mélenchon est du grand n’importe quoi mais ne pas voir qu’il y a bien un problème de répartition des richesses est ce qui entraine ce type de programme et de réponses de la part de la population en France ou ailleurs.

    -1
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