Plan Europe pour le Climat : la  France masochiste ! 

L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux seuls « écologistes ». Cette réflexion doit obligatoirement se faire au niveau mondial car un effort qui ne serait assumé que localement est voué à un échec certain.

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Plan Europe pour le Climat : la  France masochiste ! 

Publié le 1 août 2021
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Par Claude Goudron.

Un des rares domaines où la France bat l’Allemagne « à plate couture » c’est bien dans l’émission de CO2.

Au niveau mondial nous émettons 2,4 fois moins de CO2 (0,9%) que l’Allemagne (2,2%) et surtout 9 fois moins pour la production d’électricité (23 millions de tonnes) contre 208 pour nos voisins allemands.

Une règle complétement absurde

Lors de la COP 21, nos hommes politiques ont accepté un programme totalement absurde, en effet chaque pays s’engage à réduire d’ici 2030 de 40% ses émissions de CO2 (revu à 55% dernièrement) quel que soit son niveau actuel.

Pour être totalement objectif, nous devons tenir compte de l’émission actuel de CO2 par habitant, soit en 2017 (données OCDE) un Français émettait 4,56  tonnes de CO2 (issues des combustions fossiles) contre 8,70 pour un Allemand, soit presque le double !

Nous devrions donc baisser nos émissions à 2,74 tonnes et si nous ne l’atteignons pas nous seront sanctionné alors que nos voisins devront réduire à 5,22 tonnes et seront félicités malgré le fait que ce sera encore supérieur aux émissions françaises actuelles !

Ça a donc été très mal négocié et nous aurions dû donner une limite par habitant ce qui aurait permis de faire pression sur les plus gros pollueurs tout en permettant aux pays en voie de développement de ne pas être pénalisés.

Fessenheim

Non content d’avoir accepté d’être pénalisé par cette règle, notre « masochisme » va jusqu’à nous « tirer une balle dans le pied » avec la fermeture de Fessenheim.

En effet le nucléaire étant jusqu’à présent, et de loin, la source d’énergie la moins émettrice de CO2, nos « énarques «  ont décidé d’en réduire les capacités de 71% à 50% en 2030 alors que de nombreux pays au contraire cherchent à en augmenter la part.

Fessenheim, peut-être la plus ancienne, a été fermée alors qu’en termes de sureté nucléaire elle était plutôt meilleure que beaucoup d’autres, il s’agit là d’une décision purement politique afin de faire plaisir à « nos verts » qui, néanmoins par évidence, deviennent de plus en plus « pro nucléaire »…Cherchez l’erreur !

Éoliennes

En France nous souhaitons doubler le nombre d’éoliennes alors que nos voisins allemands, pionnier en la matière, commencent à faire machine arrière.

En effet cette énergie fortement subventionnée commence à être un fardeau pour l’Etat qui veut renégocier les tarifs d’achat garantis.

Comme toute énergie « intermittente » l’éolien a besoin, au risque de détruire l’ensemble du réseau, de doubler ces capacités par une énergie pérenne, en l’occurrence le charbon pour nos voisins allemands. Quelle solution la France va-t-elle adoptée puisque nous nous désengageons du nucléaire ?

De plus l’éolien ne fonctionne en moyenne que 20% du temps qui se dégrade encore dans le temps et son bilan carbone n’est pas aussi évident (voir article Kevan Saab dans Contrepoint). Il pose aussi un sérieux problème de recyclage des pales.

Un article paru dans Contrepoint du 6/08/2018 nous apprend qu’il faut 30 millions de tonnes de béton pour le projet français de construction de 20 000 nouvelles éoliennes, soit 1500 tonne par unité, sans compter l’acier nécessaire pour l’armer.

Pour remplacer Fessenheim il faudra en construire 7000 (libération du 06/07/2018) donc 10 millions de tonnes de béton…Pas très écolo !

Éoliennes versus nucléaire

Un comparatif prix de revient réel éolienne/nucléaire a été réalisé par un ancien inspecteur général des finances dont on peut supposer qu’il sait compter.

Il s’appelle Patrice  Cahart et vient de sortir un livre dont le titre « La peste Eolienne » nous renseigne immédiatement sur le résultat.

Le prix du Méga watt heure (Mwh) de nos centrales nucléaires actuelles, déjà largement amorties,  est de 33 €  et représente 71% de notre production.

Concernant l’éolienne terrestre le Mwh revient à 55€ mais, en plus, elle rencontre une opposition de plus en plus virulente des avoisinants et on ne peut que les comprendre.

Nos gouvernants veulent donc privilégier les éoliennes en mer et alors le prix du Mwh explose et peut atteindre 155 € pour celles implantées à 30 km du rivage, donc non visibles.

Si vraiment c’est le CO2 notre ennemi prioritaire il est important, avant de se lancer dans des solutions « idéologiques », d’en évaluer le coût « tout compris » car la note mondiale, jusqu’à zéro émission,  est estimée entre 92 000 et 173 000 Mds$.

Pour la France M. Cahart a chiffré le coût des investissements jusqu’en 2035 (date retenue pour une baisse de 55% de nos émissions) les  deux scénarios les plus pertinents :

L’éolien, la solution en mer va s’imposer et dans l’investissement il faudra compter, outre l’éolienne par elle-même, le coût d’une « force de secours «  indispensable pour l’intermittent en l’occurrence des centrales à gaz moitié moins polluant qu’une centrale à charbon mais donc pas neutre en CO2.

Egalement à intégrer, le réseau en mer (souvent 30 Km) mais aussi terrestre car, contrairement à celui existant des centrales nucléaires, il faudra bien les relier aux réseaux.

L’investissement total a donc été chiffré à 145 Mds€ pour 2035.

Le nucléaire, il a l’avantage d’exister et, comme l’ont retenu les Américains, on peut prolonger leur durée de vie de 30 ans en y rajoutant un « grand carénage » afin d’optimiser leur  sécurisation.

A noter également que le nucléaire, a puissance équivalente, nécessite 400 fois moins de place que l’éolien !

L’investissement alors ne serait alors que de 13 Mds€.

En privilégiant cette solution ça nous laisse le temps de finaliser ITER, les mini réacteurs et surtout les réacteurs à neutrons rapides (projet déjà bien avancé) qui utilisent comme carburant les déchets des réacteurs actuels donc en résolvant en grande partie le problème des déchets nucléaires actuels.

En attendant la France doit exiger de l’Europe que le nucléaire soit bien considéré comme une énergie propre et par la même ouverte aux subventions européennes. Elle doit s’imposer face à une Allemagne qui a pris la mauvaise décision en abandonnant le nucléaire et qui voudrait ne pas être seule à en subir les conséquences.

Voitures

Haro sur le diesel en attendant la fin des moteurs dits thermiques.

Là encore il y a des décisions irrationnelles, il y a encore peu de temps les primes pour « maitrise «  des rejets CO2 allaient principalement à l’achat d’une  voiture neuve diesel, ceci d’autant plus que lors de ralentissements ou bouchons ainsi que de démarrage à froid  le moteur diesel est largement moins émetteur de CO2 que  l’essence !

Idéologie quand tu nous tiens, ce devrait donc être le moteur essence qui disparaitrait le premier  des centres villes.

Nous choisissons donc le « tout électrique pour les voitures neuves vendues après 2035 sans savoir si les composants batterie seront suffisant pour ce nouveau marché, si les bornes de recharge ne satureront pas le trafic  et surtout si  l’électricité produite sera décarbonnée !

Décroissance

Un nombre de plus en plus important « d’écologistes irréalistes » prônent la décroissance pour aboutir un « zéro CO2 », là encore c’est irresponsable et c’est la porte ouverte à une déferlante de revendications mondiales car nous leurs offrirons le choix entre « mourir » de chaud en 2100  ou de faim en 2050 !

Si nous ne sommes pas capables de mettre en place des réformes pour une écologie « intelligente », cette décroissance arrivera de toute façon  toute seule par la destruction de pans entiers de notre économie.

GIEC

Après nous avoir prédit » l’apocalypse » pour le début des années 2000 le GIEC nous prépare un nouveau rapport pour 2022.

Des fuites ont révélé des conclusions plus qu’alarmistes puisque d’après leurs « experts » de toute façon il serait trop tard, la machine s’est « emballée » et aucune mesure ne pourra stopper la progression du réchauffement climatique.

C’est une hypothèse plausible mais alors pourquoi dépenser ces sommes considérable pour une « mission impossible » ne serait-il pas plus judicieux de les utiliser pour se protéger justement de ce réchauffement, des pays y sont parvenus dans des régions où la température actuelle dépasse largement les prédictions les plus alarmistes, c’est le cas principalement de Dubai où malgré des températures dépassant largement les 40° ils ont réussi à en faire un « petit paradis » attirant de très nombreux touristes.

En conclusion

L’écologie étant devenue une nouvelle « religion » et, comme toutes les autres, elle a des débuts chaotiques faits d’irrationalité et de « certitudes » mortifères.

La solution n’est surtout pas de ne rien faire, mais elle nécessite une réflexion de personnes rationnelles qui saurons nous éviter un remède plus nocif que le mal.

L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisse qu’aux seuls « écologistes »

Cette réflexion doit obligatoirement se faire au niveau mondial car un effort qui ne serait assumer que localement est voué à un échec certain.

 

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  • De toute façon, nous allons tous mourir dans les flammes de l’enfer…
    Étonnant qu’au cours de ses milliards d’années d’existence la terre n’a jamais connu un tel phénomène d’emballement thermique.. Sans doute parcequ’elle tourne, que ses pôles sont très froids et son Équateur très chaud, et toute cette eau.. .. Allez, go faites comme à Dubai créez un paradis sur terre… Avec des éoliennes……

  • Modification mineure sur les éoliennes : pour 20.000 nouvelles éoliennes terrestres en programme pluriannuel, il faudrait 12.5 Mio m³ de béton, à comparer à une production annuelle de béton de 40-45 Mio m³.
    Significatif mais pas gigantesque.

    • Très significatif tout de même : 25% de la production annuelle de béton éparpillée et enfouie à jamais dans le sol des forêts et campagnes. Circulez, il n’y a rien à voir (c’est enterré …), c’est écologique.

  • L’écologie est trop sérieuse pour ne la laisse qu’aux seuls « écologistes »…
    on est toujours l’ecologiste d’un autre…

    si c’est le cas l’ecologisme ne veut rien dire..et finira par si l’écologisme a « échoué  » c’est parce que ce n’etait pas de vrais ecologistes…et on en sortira pas…
    l’écologisme est une idéologie , le succès de l’ecologisme signifie que les écologistes qui ont éliminé leurs concurrent au titre d’ecolgistes sont au pouvoir… rien d’autre..

    la belle affaire que de se dire le vrai écologiste.. les bolcheviks les vrais communistes..?

    arrêtez de leur servir la soupe…
    la nature n’est ni bonne ni mauvaise pour l’ homme ..et l’environnement le changer et le façonner est le propre de l’homme…

    • Vrai écologiste ?

      L’écologiste est un militant (de n’importe quoi),
      L’écologue est un scientifique spécialiste de l’écologie.

  • Que ne prône-t-on pas au nom de Sainte Planète dont les fidèles veulent nous imposer leurs dogmes dénués de tout bon sens!
    Mais le pire est la lâcheté des responsables politiques, religieux, administratifs qui ne réagissent pas et vont même jusqu’à se ridiculiser en recevant par ex, la jeune Greta!

    • Les politiques ne connaissent que l’économie et zéro en sciences physiques, souvenez-vous de Giscard et ses avions renifleurs.

      • Les politiques contemporains ne connaissent ni l’économie ni la physique.
        Et a contrario je me souviens très bien de Giscard quittant la démonstration des avions renifleurs en maugréant contre ces pieds nickelés qui lui faisaient perdre son temps.

      • Euhh, pour l’économie c’est pas guère mieux…
        Le domaine ou ils sont « bon » (et encore…) c’est pour faire des discours qui ne veulent rien dire.

        • Pour l’économie, ce n’est guère mieux, ils ne savent que dépenser.
          Des discours qui ne veulent rien dire ? Toujour dé-penser.

  • C’est très bien de répéter des vérités, mais soyez précis, sinon le discours perd de sa force: Pour les éoliennes, 20% (ou 25%, ou plus offshore) n’est pas la disponibilité des éoliennes, mais le facteur de charge. Les éoliennes fonctionnent peu à leur puissance nominale, beaucoup plus à une puissance très inférieure, et sont asses souvent arrêtées par manque de vent (ou vent trop fort). Fcateur de charge de 20% signifie qu’une éolienne de 1 MW fournit en moyenne 0,2 MW.

    • Vous avez parfaitement raison et cela permet de dire à Mme Pompili que les éoliennes tournent à 75% du temps; ce qui est effectivement l’ordre de grandeur pour le parc terrestre. Par contre, notre ministre se garde bien de dire que le plus souvent elles tournent sans produire grand chose (production proportionnelle au cube de la vitesse du vent!).
      Le seul chiffre significatif est donc bien le facteur de charge qui traduit la quantité d’électricité effectivement produite en un an par rapport à celle que les éoliennes devraient produire si elles fonctionnaient tout le temps à puissance maximale.
      Le facteur de charge est donc lié à la production électrique effective sur une année complète: on peut bien sûr dire qu’en pratique un facteur de charge de 20% signifie qu’une éolienne de 1MW fournit une puissance moyenne de 0,2MW pendant les 8760 heures de l’année mais il faut bien préciser que c’est sur l’année.
      Par contre le facteur de charge masque en partie la faiblesse rédhibitoire de l’éolien qui est l’intermittence, car intégré sur quelques heures seulement le ‘facteur de charge’ peut-être annoncé de 60% voire plus ou au contraire se situer à 0%

      • Tout a fait, mais le facteur de charge n’est pas forcemment représentatif non plus:
        l’hydraulique de lac a un faible facteur de charge elle aussi, mais sa production pilotée a lieu au bon moment.

        • Oui et c’est pour cela que j’ai mis un bémol concernant le facteur de charge qui peut masquer le fait que l’on produit une certaine quantité d’électricité mais pas forcément au bon moment si la filière n’est pas pilotable comme l’éolien et à un degré moindre le solaire

  • Le résumé pour décideurs est assez facile à obtenir mais comme vous le dites il doit être pris avec beaucoup de précautions suite aux divers tripatouillages à la fois politiques et idéologiques. Par contre, il devient de plus en plus difficile de se procurer les rapports scientifiques complets de l’IPCC et en particulier les plus récents.
    Quelqu’un aurait-il un lien fiable pour les obtenir.
    Sinon je vous indique un lien intéressant qui vous donne quasiment en temps réel les températures du globe; c’est très instructif en ces temps d’inflation des températures partout dans le monde ou presque, sauf en France:
    https://classic.nullschool.net/fr
    Curieusement, les niveaux de températures y semblent plus conformes à ceux normalement attendus et en tout cas moins alarmistes que ceux régulièrement annoncés par nos médias si prompts à reprendre sans vérification les dépêches de l’AFP. La source des données est annoncée comme: ‘GFS / NCEP / US National Weather Service’.
    Je vais essayer d’en savoir plus sur ce site et sur la confiance que l’on peut lui accorder (en particulier comment sont collectées les données !

  • Les résumés pour décideurs sont assez faciles à se procurer mais sont comme vous le soulignez très influencés par des considérations politiques et idéologiques.
    Par contre je n’arrive pas à me procurer les rapports complets de l’IPCC les plus récents. Quelqu’un pourrait-il me fournir un lien pour les obtenir?
    Par ailleurs, en cette période de temps plutôt frisquet que connait notre pays depuis plusieurs mois (les jardins ne mentent pas de ce point de vue et affichent en moyenne 15 jours de retard par rapport aux autres années), les annonces de températures extrêmes se multiplient dans nos médias à peu près partout ou presque (sauf en France donc).
    Cela en devient presque suspect (mais j’ai l’esprit méfiant et hélas mal tourné)!
    Aussi je vous donne un lien qui permet en temps réel d’obtenir une température en tout point du globe:
    https://classic.nullschool.net/fr
    La source donnée est: ‘GFS / NCEP / US National Weather Service’
    Les valeurs semblent plus correspondre aux températures normales attendues en un point nommé de la terre mais je vais essayer de me renseigner un peu plus sur la fiabilité de ce site et surtout sur la manière dont se font les relevés pris en compte pour les différents paramètres (températures, vent…)

    • Le lien en question indique :
      1) Les coordonnées géographiques du point cliqué sur le globe.
      2) La direction du vent, notée conventionnellement par l’angle que fait ,la direction du vent avec la verticale, le zéro étant un vent de direction parfaitement Nord Sud.
      Mais de température, point !

  • On trouve ces rapports scientifiques, parfois de bonne tenue, mais il faut savoir que ce ne sont pas des publications originales de leurs auteurs apparents et qu’ils peuvent être « édulcorés » par la direction pour masquer les contradictions trop évidentes avec le résumé (rédigé d’avance) destiné aux politiques et à la presse.
    La disponibilité des rapports originaux avant charcutage dépend de la réactivité des auteurs qui n’aiment pas toujours polémiquer.
    Quand on lit la mission de l’IPCC, il est très clair que c’est un objectif de propagande dont les « experts » invités ne sont que des instruments.

  • « Quelle solution la France va-t-elle adoptée puisque nous nous désengageons du nucléaire ? »
    Adopter, SVP ❗

  • Cet article est très intéressant. Il souligne un point remarquable: l’Allemagne profite de ces obligations escrologiques pour engager ses voisins et concurrents vers des restrictions de décroissance pendant qu’elle n’aura qu’à réduire ses émissions à un niveau infiniment moins gênant pour son industrie. En d’autres termes, nos merveilleux socialistes se sont fait rouler dans la farine en acceptant des clauses conduisant à une concurrence inégale, comme d’hab…
    Ils commencent tout juste à réaliser leurs bêtises et tentent de les dissimuler au lieu de dénoncer ces accords scélérats qui ne peuvent que conduire à notre ruine.
    Merci Fabius

  • J’ai lu récemment que 50% des Français envisageaient d’acheter une voiture électrique.
    Et la loi prétend imposer ce type de véhicules entre 2035 et 2050, on ne sait pas bien, les délais changeant tout le temps.
    Sur cette base de 50% de voitures électriques (VE), j’ai fait un petit calcul simpliste, juste quelques multiplications et quelques comparaisons.

    Il y a 38 millions de voitures en France.
    Si 50% passent à l’électrique, cela veut dire que chaque soir, entre 18h et 20h, environ 19 millions de voitures seront branchées pour se recharger.
    Le chargeur domestique le moins puissant (celui de la Zoé qui a une batterie de 51kWh) charge avec une puissance de 6kW en permanence dès le début, pendant 9h30 si la recharge doit être complète (9,5h x 6kW = 54kWh, le compte est à peu près bon, pertes incluses).
    Ce qui nécessitera donc une puissance instantanée en début de soirée de :
    => 19 000 000 x 6 000 W = 114 000 MW
    Or, la puissance totale des centrales électriques, tous types confondus, en France est de 136 000 MW environ.
    Une partie ne sera pas disponible, soit parce que ce sera la nuit (panneaux photovoltaïques), soit parce qu’il n’y a pas de vent (éoliennes), soit parce que la centrale sera en maintenance.
    Donc, il faudra pratiquement l’intégralité de la puissance disponible uniquement pour recharger les VE chaque soir.
    Pour mémoire, la puissance maximale jamais appelée en France a été d’un peu plus de 100 000 MW en février 2012, soit 10% de moins que la valeur calculée ci-dessus. Et cela avait été très proche du point de rupture (et avec Fessenheim encore en service).
    Détail, pendant qu’on chargera les VE, pas de chauffage électrique, pas de dîner cuit au four électrique, ni même d’éclairage trop fort.
    Ce calcul est un ordre de grandeur, mais, même si ce n’est que 25% de voitures électriques, le système électrique ne pourra pas le supporter.
    Ou alors il faudra ajouter des dizaines de centrales EPR, chacune ne fournissant « que » 1 600 MW.
    => Il y a un gros gros problème.

    Tous ces chiffres peuvent se retrouver sur Internet.
    Même toutes les données trouvées sur Internet ne sont pas fiables à 100% (euphémisme), ce type de valeurs globales sont généralement à peu près exactes.
    Notamment sur Wikipédia.

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