Pression fiscale : la France reste sur le haut du podium européen

Taxes on Calculator by GotCredit (CC BY 2.0) — GotCredit, CC-BY

La pression fiscale ne fait pas qu’affecter le salaire réel des Français, elle dégrade la relation employeurs-employés.

Par la rédaction de Contrepoints.

Les trois champions de la fiscalisation du salarié moyen au sein de l’Union européenne demeurent l’Autriche, la France et la Belgique, selon un rapport de l’Institut économique Molinari rendu public le 19 juillet dernier.

Le jour de « libération fiscale » du salarié français moyen est le 19 juillet, comme pour l’Autriche, tandis que la Belgique se libère le 16 juillet. Nous sommes bien loin du peloton de tête : Chypre se libère le 14 avril, Malte le 23 avril, et le Royaume-Uni le 11 mai.

Si la pression fiscale en France est en légère baisse comparée à l’année précédente (0,06 %), elle impacte négativement le pouvoir d’achat des Français. Les auteurs du rapport relèvent que même si théoriquement le salarié moyen est parmi les mieux payés de l’Union européenne, la fiscalité change la donne :

[L’employeur français] débourse en effet 56 119 euros, ce qui le met au huitième rang […], entre le Danemark et la Finlande. Mais la fiscalité est très importante avec 54,62 % de charges et impôt sur ce qui est déboursé par l’employeur. Il ne reste in fine que 25 466 euros de pouvoir d’achat réel, ce qui met le salarié moyen au 11ème rang dans l’UE, entre la Belgique et l’Espagne.

La source principale de cette pression réside dans les charges dites patronales et  salariales, plus accessoirement l’impôt sur le revenu et la TVA.

Comme le relève le rapport, la pression fiscale ne fait pas qu’affecter le salaire réel des Français, elle dégrade la relation employeurs-employés :

L’importance de ces charges génère des crispations avec, d’une part, des employeurs inquiets de l’envolée du coût du travail depuis des années et, d’autre part, des salariés ayant parfois l’impression d’être laissés pour compte. Les employeurs raisonnent en salaire complet, en ajoutant les charges patronales au salaire brut, alors que les salariés raisonnent en pouvoir d’achat réel. Les uns ont ainsi la légitime impression de dépenser beaucoup pour leurs salariés, tandis que ces derniers considèrent souvent ne pas être récompensés à la hauteur de leur contribution.

 

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