Le parti communiste français fête ses 100 ans

Encore une exception française : la subsistance d’un parti communiste qui fêtera ses 100 ans demain.

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communism poster by Robot B (CC BY 2.0)

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Le parti communiste français fête ses 100 ans

Publié le 28 décembre 2020
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Le 29 décembre prochain, le Parti communiste français fêtera ses 100 ans. Difficile à croire, mais il existe encore un Parti communiste en France, une organisation politique qui a énormément perdu de son électorat mais qui garde intact son dogmatisme idéologique.

Pire, malgré son nanisme politique, il réussit encore à influencer les débats d’idées, à déteindre sur d’autres partis gauchisants et écologistes.

Aujourd’hui, en France, fin 2020, le secrétaire du parti, Fabien Roussel, n’a pas le moindre scrupule pour « célébrer la riche histoire » de son parti « avec les yeux braqués sur le présent et vers l’avenir ». Pour lui, « En 2020 comme il y a cent ans, le communisme, c’est la jeunesse du monde. Et face au vieux système capitaliste, nous avons besoin d’idées radicalement nouvelles. »

Le système politique qui a fait le plus de morts dans l’histoire de l’humanité est fêté en France comme n’importe quelle autre doctrine et rares sont les voix qui s’élèvent contre cette sinistre mascarade alors qu’on pleure encore les victimes d’avant la chute du mur de Berlin et qu’il existe encore dans le monde des dictatures communistes qui tuent.

Cet événement reflète lui aussi, comme bien d’autres avant lui, selon les mots d’Alain Besançon, une « amnésie » du communisme qui s’oppose à l’« hypermnésie » du fascisme et du nazisme. Aujourd’hui, c’est devenu même une fierté de se dire communiste ! Ce qui est très grave en revanche, c’est de dire à quelqu’un qu’il est noir ou de mettre en doute le réchauffement climatique…

Combien de fois faut-il donc rappeler qu’il s’agit d’une idéologie criminelle au même titre que le nazisme avec lequel il s’est allié ? Dans Le Pacte des diables, essai qui vient de paraître, l’historien Roger Moorhouse raconte la réaction du PCF à la directive de Staline en août 1939 et « l’extraordinaire discipline, véritablement unique dans l’histoire de l’humanité » du PCF qui devint le parti allié d’Hitler dans la lutte contre « l’impérialisme bourgeoise français et britannique ».

Même en mai 1940, lorsque les chars allemands avaient déjà envahi la France, le PCF continuait à critiquer le capitalisme et l’impérialisme de Londres.

Aucun autre parti n’a probablement été autant inféodé à une puissance étrangère, la dictature soviétique en l’occurrence, que le PCF. Pendant des décennies, il a obéi au doigt et à l’œil aux directives de Moscou, a approuvé les pires crimes commis au nom du communisme, les a niés lorsque la vérité a éclaté et n’a jamais voulu tirer la leçon de l’échec de cette idéologie qui a laissé, partout où elle a été au pouvoir, des montagnes de cadavres et des économies en faillite.

Faut-il aussi rappeler que ce parti – français – a organisé et participé à des actions terroristes et de sabotage en France après la fin de la Deuxième Guerre mondiale sur ordre de Moscou et qu’il a été financé par l’URSS jusqu’en 1990 ?

Ce parti qui fête ses cent ans dans quelques jours a réussi, avec l’aide du reste de la gauche française, à s’acquitter lui-même sans jamais tirer les leçons du passé. Cette « grande parade », comme l’a très bien nommée Jean-François Revel, a réussi alors qu’on savait ce qui se passait dans les pays communistes.

L’ouverture des archives après 1990 n’a pas poussé, non plus, les idéologues communistes à un semblant de mea culpa ; rappelons que même le Parti communiste italien, aussi dogmatique que son homologue français, s’est dissous et a changé de nom.

Le cadavre du communisme bouge encore et cette « passion française » comme l’a nommée l’historien Marc Lazar, continue à faire des émules un peu partout, à gauche, parmi les jeunes, chez les intellectuels. Ce n’est pas une passion française, c’est une honte française.

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  • Il faut rappeler le « bilan globalement positif du socialisme » que Georges Marchais ( secrétaire général du PC ) opposait au « totalitarisme giscardien »

    Et ne pas oublier que le même Marchais avait été travailleur volontaire aux usines Messerscmitt depuis novembre 1940.

  • L’affiche est celle du musée du communisme à Prague, duquel ma femme était sortie les larmes aux yeux après avoir vu la réalité derrière la rhétorique

  • le crime doit bien profiter.. le crime de masse profite massivement quelque part..

    ne doit on pas chercher les raisons de l’existence du communisme dans celles du simple crime…
    jalousie …envie.. assouvissement du désir, et court-termisme..

    les criminels ont pourtant parfois des scrupules..

    mais il faut reconnaitre que c’est « magnifique »..
    « le peuple uni vaincra ».. mais vaincra qui si il est uni?

    chez les écolo…il y a nous et les destructeurs de planète..

    • Tout à fait, j’ai toujours eu l’impression en lisant les bios que les leaders étaient soit de grands psychopathes soit de grands criminels, tous instrumentalisant les peuples.
      Même si la pastèque est devenue cliché, il m’apparaît de plus en plus certain que l’écologisme suit les mêmes dérives que le communisme.
      Certes ce sont les dérives de tous les constructivismes quand ils se radicalisent, mais avec en plus l’intention que les « autres » soient dépossédés de ce qu’ils ont et que « moi je n’ai pas », avec une sorte de fierté morale et populaire commune aux deux :
      – pour les communistes : l’autre est riche parce qu’il a volé le pauvre (moi !) donc c’est légitime de le déposséder et le punir au passage se justifie aussi.
      – pour les écologistes : l’autre est riche parce qu’il a pillé et pollué la planète (et donc moi !) donc c’est légitime de le déposséder, et le punir pour l’exemple est nécessaire car il a en plus compromis l’avenir des générations futures (d’où le bashing etc…)

    • Staline avait un joli casier judiciaire, racket, attaques à mains armées et j’en passe. Evidemment, il prétendait toujours le faire pour la bonne cause. Mais ça ressemblait quand même beaucoup à des crimes de droit commun.

    • le crime de masse profite massivement quelque part..
      Pas vraiment.
      chez les écolo…il y a nous et les destructeurs de planète..
      Chez les coco il y a les destructeurs du peuple…

  • Le PCF, toujours du mauvais côté de la démocratie….silence sur le pacte Hitler-Staline, tentative de main basse sur la Résistance, silence sur Staline et ses purges massives, silence sur les goulags, silence sur les pseudo démocraties de l’Est aux ordres de Moscou, silence sur l’espionnage industriel, silence sur la mainmise chinoise sur les ressources de l’Afrique, silence et pas de sanction contre l’ex majorité PCF de St Denis et son négoce de mariages blancs contre juteuses rémunérations etc…etc…

  • En France, le parti communiste n’a pas été meurtrier comme en Chine ou en URSS. Ce sont les pétainistes et autres collabos qui ont envoyé des milliers de gens dans les camps nazis.
    Le PC s’est employé à reconstruire le pays avec De Gaulle après la guerre.
    On peut reprocher au communistes français leur aveuglement ou leur mauvaise foi sur ce qui se passait ailleurs. Pas d’avoir eux-mêmes orchestré déportements, massacres ou famines.
    Voilà sans doute pourquoi il est, en France, aujourd’hui, plus facile de se dire communiste que pétainiste.
    Au demeurant, chez nous, c’est un parti qui a un passé, mais plus d’avenir, étant donné que tout le monde a pu constater les ravages de cette idéologie dans tous les pays où il a été au pouvoir.

    • Les communistes français n’ont peut-être pas participé directement à la déportation pendant la 2è guerre mondiale mais ils ont sciemment participé à la mise en place du régime qui l’a réalisé et étaient des soutiens de l’occupation nazie en France. Ils ont arrêté ce soutient uniquement à partir du 22 Juin 1941 parce que l’Allemagne a envahi l’URSS.
      La mise en coupe réglée de la France occupée aurait été bcp plus difficile sans leur soutient.
      De plus, dans la résistance française, il n’y avait pas l’ombre d’un communiste jusqu’en juillet 1941.

      Seul le timing de la guerre les a empêchés « d’avoir eux-mêmes orchestré déportements, massacres ou famines ». Ce n’est pas leur idéologie qui les en aurait empêchés, quand on voit de quoi les communistes ont été capables dans d’autres pays sur leur propre population.

      • Le pacte germano-soviétique que vous évoquez en filigrane était un pacte de non-agression, pour régler le sort des pays situés entre l’Allemagne et l’URSS.
        En France, à cause de ce pacte, le parti communiste est dissous par Daladier en septembre 1939. Et les les députés communistes pro-pacte sont démis et arrêtés. Les autres, une minorité, hostiles au pacte, quittent le parti.
        Le PC ne jouera donc plus aucun rôle politiquement et de fait aucun communiste n’accordera les pleins pouvoirs à Pétain 6 mois plus tard.
        Parallèlement de nombreux communistes entrent dès 1940 dans la clandestinité et la résistance. Certains seront d’ailleurs arrêtés dès 1940 et fusillés en 1941.
        Vous faites donc deux erreurs historiques… Il n’y a eu aucun soutien du PC à Pétain et la resistance communiste voit le jour un an avant l’invasion de l’URSS.
        Deux erreurs et une indélicatesse : vous m’obligez à défendre les communistes !

        • Pas tout à fait d’accord.
          Si les communistes ont été fustigés par Daladier, il n’en ont pas néanmoins continué exister sans aucunement s’opposer à la politique du gvt français et de Pétain en particulier. Si l’Humanité a été interdit de parution par Daladier en 1939, les communistes français ont été négocier la reparution officielle du journal avec les services allemands de la PropagandaStaffel, démarches validées par Thorez depuis Moscou. Donc les communistes français n’ont rien eu a craindre des nazis jusqu’à mi-1941.
          Si quelques uns ont commis des actes de résistance, c’est anecdotique avant mi-1941 et le fait de qq individus isolés. Évidemment, les communistes essaient de nier ce fait mais leur entrée massive en résistance n’a eu lieu qu’après l’invasion de l’URSS.
          La Résistance en France pendant les année 39, 40 et début 41 a été quasi-entièrement le fait de la droite nationaliste ou de l’extrême-droite.
          Il y a eu un documentaire d’Arte là-dessus (oui, Arte! Surprenant, d’ailleurs! Mais documentaire passant à une heure ultra-tardive sans doute pour ne pas trop choquer) assez édifiant et à contre-courant de bien des idées classiques sur la résistance.
          Evidemment, après Juin 1940, il y a eu un engagement massif des communistes dans la résistance: les ordres de Moscou étaient tombés. Qui plus est, ils jouaient leur peau.

      • Noublions pas les sabotages dans les usines d’armement françaises organisés par la CGT et le PCF.

        • En 1939, suite à l’invasion de la Finlande par l’URSS, invasion qu’approuvait le PCF. Peu de sabotages, beaucoup de ralentissements de production dans une industrie déjà désorganisée par les nationalisations et l’absence de coordination entre les fabriquants d’équipements.

    • « Pas d’avoir eux-mêmes orchestré déportements, massacres ou famines. » – ils ne l’ont pas fait seulement parce qu’ils n’ont pas pu le faire, n’ayant jamais disposé du pouvoir, de Gaulle leur ayant refusé les postes ministériels qu’ils demandaient à l’intérieur, à la défense ( aux armées, à l’époque ) et aux affaires étrangères.

      Pour leur contribution à la reconstruction, il faut citer la nationalisation des banques, la création du commissariat au plan, la nationalisation de l’électricité ( avec le statut spécial des agents ) et la première dévaluation de l’après-guerre – un bilan globalement positif ?

  • Avec un score voisin de zéro, il n’y a pas grand chose à craindre.
    Je n’en dirai pas autant de l’écologisme…

  • Et nous nous ne fêtons pas mais subissons toujours les choix de de Gaulle à la sortie de la guerre où la menace rouge était importante,Thorez gracié à son retour de Moscou ,nommé ministre de la fonction publique et qui a pondu leur statut et tous leurs avantages qui nous coûtent encore un pognon de dingue 75 ans après,sans parler du CNR d’inspiration communiste aussi.
    Sans nos impôts et les magouilles politiques permettant son maintien ce parti assassin (plus beau palmarès des totalitarismes à ce jour ) aurait disparu depuis longtemps et n’aurait jamais du être centenaire en France.

  • Vous seriez surpris du nombre d’élites au niveau mondial, qui viennent de l’Internationale socialiste ou de mouvements marxistes.
    Ce virus-là a la peau dure car il manie une séduisante rhétorique de l’égalité qui en exonère cependant la classe dirigeante…

    • malheureusement non,quelques exemples ,Jospin le trotskyste lambertiste qui aura fait toute sa carrière sous les ors de la république ,Moscovici pareil en ayant commencé
      à la LCR de Krivine a coché toutes les cases des beaux postes de la république et tous les avantages y afférant et on le croise dans les beaux quartiers de Paris ,ou chez Arnys pour ses costumes du temps ou cela existait encore(les mêmes que Fillon…) même Chirac a commencé au PC…

    • L’inénarable Ségolène a servi la soupe à pas mal d’amis dictateurs quand elle était secrétaire de l’inter-nationale socialiste : Nen Ali, Assad, Khadafi, Gbagbo, Biya etc, etc.

      http://www.franklinyamsi.fr/contents/media/img-20180714-wa0001-min.jpg

      La même qui a fait l’éloge des méthodes expéditives de la justice chinoise.

  • Et oui: il existe toujours et en particulier avec notre argent, encore merci à tous les politiques.

  • Marchais, qui disait ignorer le supplice du peuple roumain, passait ses vacances au bord de la mer Noire.

    « Le système en vigueur en Roumanie n’a rien à voir avec le communisme, »

    Mais bien sûr, L’URSS, L’Europe de l’Est, la Chine, Cuba, le Cambodge, le Vietnam, la Corée du Nord, le Mozambique, le Chili, le Nicaragua, qu’étaient-ce alors ?

  • on a bien vu un président de la commission européenne venir honorer la statue de Karl Marx à Trèves…

  • A ceux qui ne l’ont pas déjà fait, la lecture de « j’ai choisi la liberté » de Kravchenko reste éclairante !

  • En bon connaisseur, Adolf Hitler sut, parmi les premiers, saisir les affinités du communisme et du national-socialisme, car il n’ignorait pas qu’on doit juger une politique à ses actes et à ses méthodes, non d’après les fanfreluches oratoires ou les pompons philosophiques qui l’entourent. Il rapporte à Herman Rauschning qui le rapporte dans ‘Hitler m’a dit’ : « Je ne suis pas seulement le vainqueur du marxisme, j’en suis le réalisateur. J’ai beaucoup appris du marxisme et je ne songe pas à m’en cacher…Ce qui m’a intéressé et instruit chez les marxistes, ce sont leurs méthodes. J’ai tout bonnement pris au sérieux ce qu’avaient envisagé ces âmes de petits boutiquiers et de dactylos. Tout le national-socialisme est contenu là-dedans. Regardez-y de près: les sociétés ouvrières de gymnastique, les cellules d’entreprise, les cortèges massifs, les brochures de propagande rédigées spécialement pour la compréhension des masses. Tous ces nouveaux moyens de la lutte politique ont été presque entièrement inventés par les marxistes. je n’ai eu qu’à m’en emparer et à les développer et je me suis ainsi procuré l’instrument dont nous avions besoin … »
    Extrait : La grande parade – JF Revel

  • Le souci c’est qu’on renvoie toujours l’argumentaire en face, que ces régimes dont on parle tout le temps, « ce n’est pas le communisme, mais c’est du stalinisme, maoisme etc… ». Ca leur permet de dédouaner l’idéologie de sa mise en pratique. Quels bons contre-arguments est-ce que l’on peut répondre à ca? je suis preneur, si certains ont des billes là-dessus 😀

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