Grande roue de Lille : vous avez dit absurdistan ?

La réalité de la France covidée dépasse tout ce que l’humour français est capable d’inventer. La grande roue sera installée à Lille comme chaque année… mais elle n’accueillera pas de public.

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Lille. La Grande Roue sur la Grand Place by Guillaume Baviere on Flickr (CC BY 2.0)

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Grande roue de Lille : vous avez dit absurdistan ?

Publié le 1 décembre 2020
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Quand on m’a dit hier, tweet de BFM TV à l’appui, « la grande roue de Lille pourra tourner sur la Grand’Place… mais sans public », j’ai cru que c’était l’une de ces nombreuses blagues façon Gorafi qui circulent abondamment ces temps-ci pour tourner en dérision les invraisemblables contorsions de notre « super mec » du déconfinement, à savoir le Premier ministre Jean Castex qui a décidé que les stations de ski pourront ouvrir à Noël… mais sans remontées mécaniques !

Petite vérification faite, il s’avère que la réalité de la France covidée dépasse tout ce que l’humour français est capable d’inventer. La grande roue sera bel et bien installée à Lille comme chaque année… mais elle n’accueillera pas de public, point.

Pourquoi cette histoire me fait-elle irrésistiblement penser aux blagues soviétiques que le Président américain Ronald Reagan adorait collectionner (vidéo, 04′ 04″) ?

Peut-être d’abord parce qu’il devient de plus en plus difficile de passer sous silence le fait que les mesures prises en raison de la crise sanitaire sont moins en rapport avec la dangerosité du Coronavirus lui-même qu’avec le risque de voir le monopole étatique de la santé que le monde entier nous envie (de moins en moins) tomber en incapacité de délivrer correctement ses services médicaux.

Jean Castex ne s’en cache d’ailleurs pas. Avec un ton bonhomme à la limite de la condescendance, il nous confirme que c’est bien notre système hospitalier, inexplicablement au bord de la rupture et de la pénurie en dépit des sommes colossales qui lui sont consacrées, qu’il convient de protéger :

Bien entendu, il sera loisible à chacun […] de se rendre dans ces stations pour profiter de l’air pur de nos belles montagnes […] Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public […] il ne serait en effet pas prudent de laisser se rassembler des flux très importants de population avec des activités susceptibles de solliciter par ailleurs les services hospitaliers.

Peut-être ensuite parce nous, Français, en sommes arrivés à un stade d’exaspération où il n’existe plus que l’humour, un humour terriblement désabusé, pour supporter sans trop de dommages le délire de coercition bureaucratique qui s’est emparé de notre gouvernement en cette période de pandémie de Covid-19.

Un délire unique au monde, il convient de le préciser. L’objectif de sécurité sanitaire n’explique pas tout. Vous avez certainement entendu parler ou même lu cet article du quotidien allemand Die Zeit qui qualifiait récemment la France d’Absurdistan : en cause, les règles folles du confinement à la française décrites comme des mesures « repressiv » décidées en petit comité (de défense) par un gouvernement de plus en plus « monarchisch » et de moins en moins respectueux des droits du parlement via la mise en place de l’état d’urgence sanitaire.

Précision supplémentaire, Die Zeit n’est ni un journal d’extrême droite ni un journal d’extrême gauche. Sa ligne politique, à l’image de l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt qui en fut l’un des dirigeants, est limpidement social-démocrate. Comme Emmanuel Macron, donc.

Mais ce serait sans compter sur les infinis ressorts de l’exception française qui postule qu’en tout et partout, « la France n’est pas un pays comme les autres » – avec pourtant des similitudes frappantes avec le bon vieux temps de l’URSS, État-providence et monopole étatique de la santé, de l’éducation et de la retraite obligent.

Et la journaliste ébahie de citer de multiples exemples plus aberrants les uns que les autres, à commencer par celui de Betty, 91 ans, qui souffre d’une neuropathie dégénérative des jambes et qui voulait nager dans la mer comme son médecin le lui recommande plutôt que de rester sagement sur la plage. Terrible audace qui pourrait lui valoir une prune de 135 euros si jamais elle décidait de passer outre : en vertu de l’article 46 de l’arrêté du 29 octobre 2020, tous les sports nautiques sont interdits, baignade ultra-côtière des dames âgées comprise (vidéo, 04′ 43″) :

 

 

Et d’enchaîner sur une autre curiosité mondiale : les attestations dérogatoires de sortie devenues indispensables pour accomplir le moindre petit acte du quotidien en extérieur – boulangerie, pharmacie, balade du chien et que sais-je encore. Faute de quoi, bien évidemment, risque de verbalisation et d’amende.

Des attestations que nous nous signons à nous-mêmes, ce qui, de prime abord, semble parfaitement ridicule et inutile, mais qui se révèle en fait particulièrement insidieux : tout est organisé afin de faire de nous les acteurs volontaires de notre propre soumission à des règles tatillonnes et absurdes. Avec souvent le résultat encore plus absurde de nous rendre vigilants sur les attestations et fort peu sur les gestes barrières.

L’histoire de la grande roue de Lille est particulièrement représentative de la dialectique délétère qui s’est instaurée entre absurde et soumission :

Alors que les commerces sont autorisés à réouvrir partout en France depuis samedi dernier à condition de respecter scrupuleusement les règle sanitaires anti-Covid, le traditionnel marché de Noël de la place Rihour qui se déroule en plein-air – ce n’est pas anodin de le remarquer au regard des modes de contamination au Coronavirus – et qui aurait dû ouvrir ses portes ces jours-ci, n’aura pas lieu.

Ainsi en avaient décidé ses organisateurs dès le mois d’octobre, compte tenu de la recrudescence des cas de Covid dans la métropole lilloise, de la faible visibilité sur l’évolution des réglementations sanitaires et du temps nécessaire pour tout organiser.

Restait la question de la grande roue, attraction tout aussi traditionnelle et emblématique des Noëls lillois, qui se déroule elle aussi en plein-air, dans des nacelles bien séparées. La préfecture du Nord a jugé récemment qu’il « serait incongru de mettre une grande roue dans un village de Noël qui n’est pas autorisé », cette décision découlant de « l’attitude responsable » demandée par le Premier ministre envers tout ce qui touche aux villages de Noël.

La maire de Lille Martine Aubry avait eu beau expliquer que l’exploitant de la roue avait élaboré un « protocole sanitaire vraiment exceptionnel », rien n’y a fait. Les autorités compétentes, ou plutôt les autorités qui redoutent par dessus tout qu’on vienne les accuser plus tard d’avoir autorisé des nids à cluster, ont dit niet.

Sachant que dans le même temps, le centre commerçant et illuminé de Lille sera piétonisé tous les week-ends de décembre et que les commerces pourront ouvrir les dimanches. Affluence garantie. Nous sommes bien en Absurdistan.

En désespoir de cause, et dans une sorte de soumission éperdue à l’absurde, la maire de Lille en accord avec le propriétaire de la roue (tous deux renoncent à leur recette) a finalement obtenu de la préfecture que la grande roue soit installée, illuminée, décorée, sonorisée et puisse tourner comme chaque année, histoire de ne pas complètement éliminer la magie de Noël… mais sans accès du public.

D’une certaine façon, on pourrait considérer que la présence de cette grande roue qui tourne à vide est un excellent compromis entre les festivités de fin d’année et les nécessités sanitaires. Mais lorsque l’on constate chaque jour et dans tous les domaines – jusqu’à la question de savoir si les chaussettes pour enfants de moins de 3 ans sont essentielles ou superflues – que la lutte anti-Covid telle que conçue par le gouvernement nous entraîne dans un autocratisme absurde, je pense pour ma part que c’est plutôt le début de la fin, le début de la servitude acceptée.

Il fallait se battre pour que la grande roue soit non seulement installée et mise en mouvement, mais pour qu’elle soit aussi et surtout ouverte au public. Les précautions sanitaires pour rendre cela possible existent, les grandes surfaces ouvertes depuis le début de l’épidémie en savent quelque chose.

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  • Jusque là, la pente était régulière. Elle est devenue d’un coup tellement raide qu’on va inévitablement se casser la figure dans un délai très bref.

  • Ce délire dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer. Nathalie a raison de le dire: l’humour est y des

  • Une roue qui tourne à vide, sur un vélo renversé dans un fossé par un cycliste zigzagant sans but : une autre image de la France sous Macron

  • (suite)
    une des rares bouées de sauvetage, comme il l’était pour les citoyens du bloc de l’Est. On peut aussi être sensible à l’esthétique dadaïste de cette incroyable descente aux enfers, son côté « no limit », « qu’est-ce qu’on va encore inventer cette fois ? ».
    Mais au fond, quelle honte je ressens d’appartenir à une collectivité qui en est arrivée là !

    • Vous avez raison sur un point : c’est bien une « collectivité », en l’occurrence le Peuple Français, qui en est arrivée là !

  • Petite histoire soviétique :  » Une limousine vide s’arrête devant le Kremlin. Brejnev en descend »

    Petite histoire française :  » La grande roue toute vide s’arrête. Macron en descend »

  • Pour les blagues soviétiques, on peut encore rire ( un peu jaune, car elles sont souvent, au fond, très grinçantes ) en lisant « le communisme est-il soluble dans l’alcool ?  » de A et P Meyer, republié en numérique en 2018

  • Ça tourne pas rond en France, un premier ministre avec accent vite une loi interdisant de se moquer des accents… Noël sans sapins de justesse , des grandes roues interdites au public, des stations de sports d’hiver sans sport. Damartin qui fait du zèle pour qu’on ne filme pas l’arrestation d’une mère de famille défendant sa fillette de mal porter son masque… ..

  • le gouvernement se permet ce qu’il nous interdit ; à Nantes , le restaurant de l’assemblé nationale est ouvert …ce qui a provoqué l’ire des restaurateurs qui se sont rassemblés lundi matin sur le parc des chantiers de Nantes en guise de protestation ;

    •  » …à Nantes , le restaurant de l’assemblé nationale est ouvert … »

      Y a un restaurant de l’assemblée à Nantes ?

      • En fait, ce sont les restaurateurs de Nantes qui protestent car le restaurant de l’assemblée nationale (à Paris donc) lui est ouvert, tandis que leurs établissements sont fermés. Après on peut assimiler le restaurant de l’assemblée nationale à un restaurant d’entreprise et ces derniers sont, je crois, toujours ouverts (ce qui n’enlève rien à l’absurdité initiale 🙂 )

        Comme quoi, la syntaxe c’est important !

    • @véra
      Bonjour,
      « Le gouvernement se permet ce qu’il nous interdit »
      La tyrannie se définit en ce qui est légal pour le gouvernement mais illégal pour les citoyens.
      « Tyranny is defined as that which is legal for the government but illegal for the citizenry » – Attribué à Thomas Jefferson.

  • Les restaurants peuvent donc ouvrir, sans clients …

  • En Belgique, c’est pas mieux ! Le ministre de santé, corrompu dans l’affaire Agusta (marché d’hélicoptèrs militaire dans les années 90 ) et qui a osé dire qu’il a brûlé l’argent (le pire c’est qu’on a fait semblant de le croire !), a déclaré lors d’une émission Tv que la fermeture des commerces dits non essentiels n’était pas une mesure sanitaire et n’avait pas d’impact sur l’épidémie et n’avait pour seul but de créer un choc psychologique dans la population … les commerçants concernés, dont beaucoup sont dans des situations désespérées, apprécient. … à vomir !!!

    • à fusiller surtout !

    • Pauvres Belges. En fait non.

    • Je crois qu’il y a ce genre d’histoire dans tous les pays, en Suisse ils voulaient ouvrir les bars et restaurants le 10 déc mais sans musique, trop dangereux.

    • A noter qu’il n’a pas été condamné, donc la présomption d’innocence prime. A moins que l’état de droit ne vous dise rien et que les exécutions populaires et populistes comme Monsieur Breizh le prône.

      • Il semble ne pas avoir été impliqué directement dans l’affaire Agusta : il aurait « seulement » découvert 20 Millions de BEF dans le coffre du parti, arrivés à l’insu de son plein gré, et s’en serait débarrassé en le brûlant ( brûle ce que tu as adoré ? ) : ce qui l’a amené à devoir démissionner et  » quitter à tout jamais la politique » ( c’est sans doute pour ça qu’il est de nouveau ministre…)

        • Je connais l’histoire, mais je ne défends pas ce qu’il a (aurait) fait ou pas fait, je mets juste l’Etat de droit (décision de justice) avant les désirs politiques ou d’exécution.

  • Nous sommes à coup sûr sur le podium de la betise et de la soumission à l absurde.
    Effectivement 2022 promet d etre un grand cru.
    Tourne tourne joli manège les politiques descendent les hauts fonctionnaires restent
    Au suivant et au suivant
    Reste le pacte avec le diable ou la révolution
    J y crois peu mais

  • impressionnant de voir comment certains préfets s’acharnent à dépasser les politiques !

    heureusement que ce n’est pas le cas de tous !

  • Je vous l’ai déjà dit, je suis ALD et j’ai « droit » à … je ne sais quoi en fait. C’est l’assurance qui paye à la fin.
    En tout cas cela m’insupporte de louer aux frais de la princesse un lit, une potence, un matelas, etc.
    Je suis para et je ne vais pas me rétablir dans 6 mois. Donc je paye mon matériel. Fauteuil roulant hors de prix compris. L’État ne vaut rien ! C’est même lui qui fixe le pris des « roues ».

    • Je vous rassure, je ne loue que le matelas (pneumatique car c’est la merde). Je tiens à être propriétaire de tout le reste !

  • au nom du covid ce gouvernement ce permet tout, jusqu’a quand le peuple obéira a ce gouvernement. Jamais dans l’histoire de la France un gouvernement n’a fait autant d’atteinte à la liberté.

  • Les gens ont voté pour avoir Ça. Se plaindre est indécent.

    • Des gens ont voté pour…

    • se plaindre? on a le droit non..
      se plaindre sert à quoi? si un président ne se soucie pas d’etre réélu…il s’en tape..

      une remarque, les gouvernements successifs ont souvent choisi d’entendre, c’est à dire d’inflechir leur politique, quand les manifestations sont importantes ou lorsque des blocages du pays adviennent…
      avec pour conséquence de donner un privilège de fait à tout groupe qui peut s’organiser et aussi aux fonctionnaires qui ne risquent pas de perdre leur emploi en ne bossant pas pour manifester..

      on est en démocratie représentative… don on peut vivre dans un pays ou 49% des gens peuvent se plaindre.. si un programme démagogique est appliqué ou 100% après tout si le programme n’est pas appliqué…

      • Quand on vote, on n’a pas le droit se plaindre.

        G. Carlin.

        Quant à « les gens », rappelez moi le nom du ou des candidats libéraux. Juste pour rire.

        • carlin peut penser et dire ce qu’il veut..il cherche juste à faire rire..

        • Le truc rigolo, c’est que ça marche aussi dans l’autre sens.
          Si tu ne votes pas, tu n’as pas le droit de te plaindre. Parce que, hein, on t’a donné l’occasion de t’exprimer.
          Si tu votes, tu n’as pas le droit de te plaindre. Parce que tu as ce que tu as choisi, enfin tu as ce que la majorité de tes concitoyens ont choisi, parmi l’offre disponible, sur des promesses trahies, sans savoir si le type est aussi compétent qu’il le dit. Mais bref, tu a voté, tu l’as voulu.
          Dans tous les cas, ferme ta gueule. Ou plutôt, parce qu’on est dans un pays civilisé, cause toujours.

        • @Théo31
          Bonjour,
          Bel exemple du : « En démocratie c’est « Cause Toujours ! » et en dictature c’est : « Ferme ta gu..le ! »  »

          Ce n’est pas parce qu’on aurait « voté pour » qu’on ne peut être mécontent. D’ailleurs, on n’a pas voté pour : Macron « élu » avec 43,61% des citoyens français, pas plus qu’on a voté pour les guignols à l’A.N (avec 60% d’abstention pour beaucoup trop d’entre eux.)

          • Et en plus le chauffeur du bus tourne à gauche avec l’approbation de 35% à 45% seulement des passagers (voir 18% pour Hollande).
            Toute loi passée par des gens avec 40% de taux d’approbation devrait logiquement être caduque.
            Je suis étonné que des gens osent appeler ça « démocratie », à part les journalistes Macronien et les profiteurs, plus grand monde ne croit à ce mensonge en tout cas.

  • AMHA, les Hauts de France vont annexer la Belgique, juste pour l’humour! A moins que le virus de l’humour belge ait déjà contaminé la France!
    Et en y ajoutant des voiles, ça pourra faire une belle éolienne, non?

  • Ils ont raison d’installer la roue sans y accepter de clients. Pour protester contre les règles stupides, le meilleur moyen est de les appliquer.

  • J’attends le calendrier des suisses Plonk et Replonk de cette année, j’espère qu’ils vont se surpasser! Quoique?….. Non, ça sera trop facile, ils n’auront que l’embarras du choix!

  • Blague soviétique que j’adore et auquel je pense quand je regarde la situation française « Lénine, Staline, Khrouchtchev et Brejnev sont dans un train. Soudain le train s’arrête dans la forêt.
    Lénine analyse la situation, et déclare :
    – « La voie devant nous a été volée. On va prendre des morceaux derrière le train et les mettre devant. »
    Sitôt dit, sitôt fait. Mais ça n’avance que lentement et péniblement et Lénine perd tout son prestige.
    Staline prend le commandement :
    – « Mettre en prison les mécaniciens. Abattre le chef de train. »
    Sitôt dit, sitôt fait. Mais le train s’arrête alors totalement.
    Khrouchtchev prend les choses en main :
    – « Libérer les mécanos. Réhabiliter le chef de train à titre posthume. »
    Grand soulagement, mais c’est tout.
    Brejnev reprend alors la direction :
    – « Fermer tous les rideaux du train. Si les mécanos aiment la vie, qu’ils secouent le train. Au moins les passagers croiront qu’on bouge… »
    En France on est au stade du baisser de rideau…

  • Après l’humour suisse, l’humour belge, on va devoir se mettre rapidement à l’humour russe, si l’on veut survivre.

  • Le coup des stations de sport d’hiver ouvertes mais les remontées mécaniques, presques toutes au grand air, fermées était déjà la blague de trop, mais la grande roue de Lille montre qu’ils persévèrent dans l’absurde. Pourquoi? S’ils ne comprenennt pas qu’ils sont ridicules, il faut les enfermer. Sinon, les virer avec un énaurme coup de pied au c… avec éventuellement des bottes munies d’éperons retournés vers l’avant.

  • « il nous confirme que c’est bien notre système hospitalier, inexplicablement au bord de la rupture et de la pénurie en dépit des sommes colossales qui lui sont consacrées, qu’il convient de protéger »
    La prolongation indue du confinement et de l’état d’urgence sanitaire est « justifiée » par la « nécessité » d’éviter l’engorgement du système hospitalier.
    Mais le gouvernement ne tient pas comte du fait que la grippe saisonnière sera inexistante ou presque cet hiver du fait des précautions que nous prenons (masques, distanciation physique,…). L’expérience de l’hémisphère sud où la grippe a effectivement été absente les mois derniers (hiver pour eux) est là pour le démontrer. Aujourd’hui, la grippe reste en effet absente dans l’hemisphère nord, alors qu’elle apparait habituellement dès novembre.
    Il n’y a donc pas lieu de craindre d’engorgement du système dans les mois à venir, et la prolongation des mesures liberticides et économicides n’a pas lieu d’être.
    A un moment, porter ceinture+bretelles+parapluie pour se prémunir d’un éventuel procès du type « sang contaminé » devient davantage délétère que ne rien faire. Honte à tous ces mecs du gouvernement qui entraînent leur peuple dans la récession économique et la déprime psychologique parce-qu’ils craignent de se voir trainer en justice.
    Pour leur peine, je trouve qu’il serait justifié de les trainer en justice pour autoritarisme, mesures arbitraires non fondées scientifiquement et atteinte aux libertés fondamentales.
    A défaut, les mettre à la porte en 2022.

  • D’après un sondage de ses lecteurs le Figaro donne 45% de soutient aux mesures du gouvernement. Il n’y a pas que lui qui est débile dans ce pays, on a les dirigeants qu’on mérite!

    • A condition de penser que les sondages sont autre chose qu’une fabrication de l’opinion.

    • « un sondage de ses lecteurs le Figaro donne 45% de soutient »

      J’aimerais voir le sondage, ça me parait un peu bizarre.
      Quoi qu’il en soit, 45% ce serait une victoire net du non dans un référendum démocratique et dans une démocratie « représentative » il ne devrait pas avoir la légitimité du « peuple » pour ces mesures.

  • Pour le bêtisier 2020 prévoir au moins 4 ou 5 tomes.

  • Chouette, mon club d’athlé vient de recevoir l’autorisation pour reprendre ses activités en plein air…
    Mais il faudra l’attestation…
    Attestation dont je ferai un devoir de ne pas faire.
    J’ai ma dignité.

    • @nevez
      Bonjour,
      Vous avez de la chance. Le club de tir à l’arc où pratiquent mes voisins est fermé aux adultes. Leur fille peut pratiquer, bien que les cours se fassent à l’intérieur. Les adultes ne peuvent venir en cours en extérieur que quand la météo le permet.

      • Mais les Français demandent toujours plus d’État ! C’est à n’y rien comprendre. Enfin si, on comprend. Grâce à l’Ed-Nat ils n’ont pas d’autre schéma de pensée que l’étatisme. CPEF.

  • Je suis partagé, la loi est arbitraire, l’absurde est donc banal..

    la majorité est 18 ans..c’est absurde on est pals plus mature à 18 an et un jour que la veille de ses 18… 50 km/h
    on tolère cette absurdité marginale…mais là…on sort de la marge..

  • Le retour de Giscard à la barre semble alors inéluctable… 😉

  • Il faut quand même reconnaître à Macron une grande qualité ; son talent à repérer et pousser les pires baltringues de la politique et de l’administration et à les propulser en pleine lumière. Et ça fait du monde, Castex n’étant que le petit dernier de la liste.

  • Oui, vraiment, mort de rire, et à la barre, l’ENA, refuge de tus les scorpions qui ne savent plus comment manifester leur totalitarisme le plus insidieux: celui de la collectivité. Comme en URSS. Le peuple, fractionné entre assassins au gouvernement et assassinés dans la population.
    Certes, chez nous, on n’en est pas là, mais tout doucement, ça vient.
    Si vous dites cela à un énarque, d’une voix posée, il vous exliquera que compte tenu des chiffres retenus vous êtes un imbécile et lui un astre brillant.
    Il est payé, et très cher, pour soutenir ce schéma. C’est ce qu’on appelle l’oligarchie.
    La grande question est de savoir en quoi ces absurdités servent à la klepténarchie et quel est leur mécanisme de rentabilité. Ce n’est pas forcément la richesse qu’ils cherchent, mais le pouvoir. Abrutir le peuple par des mesures absurdes en sachant qu’il va obéir, parce que c’est insuffisant pour se révolter et que cela émane de la nébuleuse irresponsable de l’administration, est en soi un bon plan et le fameux complot est peut-être là. La Covid n’est pas une création, l’organisation de la lutte sanitaire cache un projet autoritaire strictement émanant de hauts fonctionnaires, les mêmes qui ont trahi sous Pétain par exemple, avec beaucoup de nuances. Ces gens, étrangers au peuple, sont souvent de bonne foi, c’est pourquoi il faut le haïr, par la dérision, par la lutte passive et parle barrage lors des scrutins susceptibles de leur faire comprendre que la France les ignore. Heureusement, la France est la seule dans ce modèle, et l’Europe a su dire à Macron qu’il est un nain, mais il faut encore du temps pour qu’il comprenne et ses petits copains encore plus.

  • La haute administration est responsable de notre chute et du ridicule que nous subissons à l’étranger, et avant tut, les énarques, princes de l’arrogance. Ils utilisent tout, même la Covid pour conforter leur pouvoir. C’est eux qu’il faut abattre.

    • NOUS « collectivement »…
      Il faut toujours rappeler que la distance qui sépare la liberté de la tyrannie n’est pas énorme.
      la liberté demande un effort et a un cout.

  • A l’image de la grande roue de Lille et des stations de sport d’hiver, il conviendrait d’ouvrir tous les commerces et les lieux publics, les gares et les aéroports mais surtout d’en interdire l’accès à tout public quel qu’il soit ! Grandiose, non?

    • Et en 2022, organiser l’élection présidentielle et interdire l’accès au bureau de vote ? Ou le dépouillement ? En sommes-nous si loin…

  • C’est obligatoire de citer ce genre de source complotiste ?

  • Cette roue vide ressemblera tout à fait à un scénario de film d’horreur.

  • Petit rappel nombre de Morts par millions d’habitant:
    Absurdistan- 807
    Suède – 644
    Allemagne – 203

  • Une question que je me pose depuis le premier confinement

    Le confinement nous coûte énormément d’argent pour le chômage partiel, etc.

    Nos énarques et hauts fonctionnaires, fort nombreux, touchent au bas mot 10k/mois. N’auraient-ils pas pu renoncer à la moitié de leur salaire pour participer à l’effort « de guerre » ? Peut-être même leur salaire entier ?

    Parce que lorsque l’on touche autant d’argent (public) tous les mois, si on sait bien gérer, normalement on doit pouvoir s’en passer pendant deux mois.

    Sinon, s’ils ne sont pas capables de tenir leur budget, pourquoi ont-ils la prétention de gérer le nôtre ?

    • @Marilou 34500
      Bonjour,
      « Parce que lorsque l’on touche autant d’argent (public) tous les mois, si on sait bien gérer, normalement on doit pouvoir s’en passer pendant deux mois. »
      C’est une très bonne remarque.
      Quant à la réponse, je citerai en exemple Raquel Garrido et son mari Alexis Corbières, tous deux députés, logés dans une habitation au loyer modéré de 1200 euro mensuels, avaient un retard de paiement de loyer de 6 mois et refusaient de quitter leur appartement.
      Sachant aussi que les nouveaux députés LREM, fierté de Macron, déclaraient qu’ils auraient du mal à vivre avec leurs salaires de députés (« On ira moins au restaurant. » ; « On mangera plus souvent des pâtes. » avait-on entendu) ; ou encore ce sénateur puni pour absences, qui avait vu son traitement diminué de moitié et qui osa demander comment il allait pouvoir vivre avec seulement 5000 euro, quand d’un autre côté, d’autres déclarent que 350 euro mensuels suffisent pour vivre.
      En solidarité, (ils l’aiment bien ce mot !) ils devraient se contenter de 350 euro mensuel bruts (et y appliquer les lames fiscales qu’ils sont si prompts à nous imposer) depuis mars. Un rappel de trop perçu serait obligatoire. Le FISC sait faire.

  • Tout ceci me fait penser à des phases de test.
    Alors que nous avons :
    – 1000 agressions dites « gratuites » par jour ;
    – 120 attaques commises avec un couteau par jour ;
    – 700 coups et blessures par jour ;
    – un un homme décapité pour avoir montré les caricatures,
    au lieu d’avoir une crainte concernant ces faits, ces données, il nous faut craindre une amende de 135 euro pour ne pas nous être autorisés à sortir, ou ne pas porter un masque.
    [Samuel Paty portait son masque. Montrer les caricatures équivaut à au minimum des menaces de mort, au pire à une exécution comme l’a subi la rédaction de Charlie Hebdo, le professeur d’Histoire-Géographie était plus préoccupé de prendre une amende que de défendre sa vie. Je pense que nous sommes au-delà de l’absurde.]

  • Les commentaires sont fermés.

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Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a suggéré que les impôts sur  les bénéfices des entreprises soient utilisés pour rembourser la dette covid du pays :

Les entreprises vont rendre ce qu'elles ont réussi à obtenir grâce à la protection de l'État[...] c'est une solution juste et efficace qui mérite en tout cas d'être étudiée.

J’avoue que le propos m’a laissé pantois mais que je l’ai mis sur le compte de la fatigue.

Par contre le ministre a été impeccable en réaffirmant fermement qu’une dette devait être remboursée.Poursuivre la lecture

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Loin de l’obsession égalitariste des Français, invalidée par les chiffres et les faits, les vraies inéga... Poursuivre la lecture

La grande distribution ferait-elle plus que l’État dans la défense du pouvoir d’achat des Français ?

En tout cas, une nouvelle étude de la Fondation Jean Jaurès indique que le poids des Leclerc, Carrefour et autres Monoprix pèse beaucoup plus lourd qu’on ne le pense, jusqu’à se substituer à l’État social économiquement, politiquement et culturellement.

Alors que les parlementaires viennent de voter la loi sur le pouvoir d’achat, les magasins Leclerc avaient dès mai dernier bloqué le prix de 120 produits de première nécessité jus... Poursuivre la lecture

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