Hydroxychloroquine : oui, pour l’armée, non pour les médecins du civil ?

Les médecins généralistes sont exclus du dispositif de prescription de l’hydroxychloroquine. Le gouvernement n’est-il pas en train de refaire la même erreur que pendant la grippe H1N1 ?

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Hydroxychloroquine : oui, pour l’armée, non pour les médecins du civil ?

Publié le 31 mars 2020
- A +

Par Margot Arold.

Tout le monde, médical et médiatique, semble se réjouir de la décision du gouvernement d’autoriser la prescription d’hydroxychloroquine aux patients atteints de Covid-19.

Youpi : l’hydroxychloroquine sera prescrite

Didier Raoult, dans un tweet, félicite le gouvernement d’avoir pris la mesure de cette nécessité :

Les soignants eux-mêmes semblent avoir compris que désormais la prescription allait pouvoir être faite sur ordonnance.

Des réjouissance hâtives

Curieusement, malgré ces congratulations, Olivier Véran, le ministre de la Santé, fait savoir qu’il n’y a rien de changé par rapport à la situation précédente.

« Il n’y a pas d’élargissement des cas qui sont pris en compte. Ce décret ne change rien à ce qui avait été décidé avant et ne déroge pas à la dernière prise de parole d’Olivier Véran sur le sujet. »

De quoi y perdre son latin.

Le décret, consultable facilement et cité dans tous les articles en ligne sur ce sujet, indique :

« Art. 12-2.-Par dérogation à l’article L. 5121-8 du Code de la santé publique, l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge…»

Seulement, il aurait fallu lire les quelques paragraphes jusqu’au bout. La dernière phrase éclaire différemment ce qui précède :

« Pour l’application du présent article, sont considérés comme établissements de santé les hôpitaux des armées, l’Institution nationale des Invalides et les structures médicales opérationnelles relevant du ministre de la défense déployées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. »

Cela semble signifier que non seulement les médecins généralistes n’auront pas le droit de prescrire l’hydroxychloroquine, mais que cette prescription ne pourra être faite qu’au sein de structures militaires, non dans les hôpitaux ou cliniques, ni dans les cabinets médicaux1.

C’est d’ailleurs l’analyse qu’en fait l’un des rares journaliste ayant lu le décret jusqu’au bout, Julien Hernandez, sur Futura-Science :

Dès lors, on ne comprend pas bien si le décret concerne uniquement les hôpitaux militaires ou si cette phrase précise qu’ils sont, eux aussi, concernés par l’article en plus des établissements de santé « classiques ». Des sources gouvernementales contactées par Futura n’ont pas su répondre à nos interrogations.

La même erreur qu’en 2009 : exclure les médecins ?

Le gouvernement n’est-il pas en train de refaire la même erreur qu’avec la gestion de la grippe H1N1 ? Lors de cet épisode de crise sanitaire (qui a été moins grave que prévu), le gouvernement avait cette fois-ci commandé les masques et les vaccins en grand nombre.

Mais il avait mis sur la touche les médecins de ville : les vaccinations devaient se faire dans des Centres de vaccination dédiés (page 11 vous trouverez « pourquoi il n’est pas possible de se faire vacciner chez son médecin traitant ».) ; de la vaccination à grande échelle.

Les patients n’ont pas répondu présents, conscients que leur interlocuteur privilégié et en qui ils avaient confiance, leur médecin, était mis sur la touche et n’avait pas son mot à dire.

L’État considère une nouvelle fois que les médecins ne doivent pas être sollicités pour les prescriptions. Ils obéissent pourtant déjà à une Assurance maladie qui ordonne comment et quoi prescrire, et la rémunération qu’ils ont le droit d’en tirer. Mais entre l’administration et les médecins, la confiance ne règne pas : ils sont donc, malgré leurs années d’études, exclus du dispositif.

Même en ces temps dramatiques, ni les politiques n’apprennent de leçons du passé ; ni les médias ne font l’effort d’aller à la source de l’information pour la transmettre telle qu’elle est, se contentant la plupart du temps de retranscrire la dépêche AFP du jour, ou de se précipiter sur un tweet, tout éblouis par une personnalité médiatique.

Bref, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

 

  1. Sauf dans le cadre d’une étude tardive et menée dans certains hôpitaux, consistant à administrer la chloroquine à des patients dont le pronostic vital est engagé.
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  • Des millions d’articles sur le Corona virus mais pas encore lu où que ce soit ce que pouvait prescrire un médecin lorsqu’il tombe sur un contaminé…. De mémoire car il y a très très longtemps, la grippe, avant le vaccin, ne posait pas un tel problème, aspirine, pénicilline et basta. (ma. Grippe date de 1966) sans doute que la mortalité d’alors posait les mêmes problèmes.

  • Cette exclusion des médecins libéraux est dans la suite logique de leur perte totale d’indépendance dans leurs prescriptions, qui s’est intallée progressivement au cours des 40 dernières années.
    Avec ce niveau de codification de leurs actes, c’est maintenant l’intelligence artificielle qui va finir de détruire définitivement leur profession.

    • C’est plutôt la connerie humaine, bien naturelle, qui détruit leur profession.

    • J’ai toujours pensé que le curieux tweet de Raoult était cynique, car Véran n’a nullement suivi ses constatations (l’efficacité d’un traitement précoce hydroxycloroquine avec antibio)

  • Je ne comprends pas la double interprétation du texte : pour moi, la dernière phrase signifie que les établissements de santé militaires sont aussi considérés comme relevant de l’application du décret. Si celui-ci devait décréter que seuls les établissements militaires étaient habilités à prescrire l’hydroxychloroquine et l’association des antiviraux désignés, cela aurait été précisé au premier paragraphe :  » dans les seuls établissements de santé qui les prennent en charge, désignés au dernier paragraphe du présent article ».
    La fonction du dernier paragraphe de l’article est simplement de préciser que les établissements militaires sont aussi concernés.
    Il n’y a aucune ambiguïté.

    • Vous interprétez, vous ne lisez pas
      On alors un troll…

    • Ok avec Pierre Ernest..pour justifier l’article il fallait inventer la source de la polémique..

    • @Pierre-Ernest- Le premier alinéa de l’article 12-2 dispose explicitement « les établissements de santé » et le dernier alinéa définit les établissements de santé habilités exactement comme l’a développé l’auteure Margot Arold, en ces termes : »sont considérés comme établissements de santé;… »
      Passez une bonne journée confinée

      • Hum j’ai l’impression que pour ce décret précisément, on considère les hôpitaux des armées & Co comme des établissements de santé, ce qui n’est pas le cas d’habitude.
        Après, n’étant pas spécialiste en droit, ce n’est pas que mon humble avis.

  • vraiment?
    m^me ceux qui sont mort en prenant le traitement?

    • Tout le problème est que ça, c’est une affirmation gratuite qui transforme la question en la faisant traiter non du degré d’efficacité du traitement mais des positions personnelles des uns et des autres.

      • ce que dit Michel est difficilement contestable..et pourtant moins un..

        ça baisse la charge virale..

        sauver des vies c’est encore à prouver et ça constitue bel et bien une affirmation gratuite..

        • Entre ce qu’on dit et ce que perçoivent les gens, il peut y avoir un gouffre. Je m’en suis moi-même inquiété par rapport à certains commentateurs ici, donc je ne vais pas m’en offusquer si c’est mon tour de l’éprouver…

        • https://www.lepoint.fr/sante/coronavirus-en-france-les-chiffres-des-deces-departement-par-departement-29-03-2020-2369267_40.php

          J’ai calculé le rapport entre le nbre de décès et le nombre de cas (hospitalisés + retour à domicile) pour kes départements les plus touchés, on est surpris d’observer des différences considérables: de 28,1% (Vosges) à 2,4% (Haute Garonne). Viennent ensuite les Bouches du Rhône à 2,9%, puis l’Isère (4,8), le Var (5,5%) et la Gironde (5,7%)

          • Il faut tenir compte des différences entre les départements (démographie, urbanisation, concentration de places en établissement, transferts de malades…) pour réduire les écarts. De plus, on ne sait pas si c’est le département des individus ou celui des hôpitaux qui est retenu dans la stat, ce qui peut induire des différences fonction des équipements de chaque établissement.

    • Tout est dans le bon timing de la prise de ce traitement.
      Quand on écoute le message d’alerte gouvernementalqui passe sur les ondes »si vous toussez restez chez vous ,en cas d’aggravation … » tout est dans le « en cas »

    • Pour moi la question est surtout : pourquoi des gens malades, agés et fragiles sont ils renvoyés chez eux et laissés à eux-mêmes et donc amenés à avaler n’importe quoi dans l’espoir de survivre ?

      • Chacun d’entre nous a une boite à pharmacie pleine de médicaments périmés dont il a oublié l’indication.

        Que ferez vous, vous-mêmes si vous crachez vos poumons et que le 15 vous dit : « restez chez vous » ?

    • Ceux qui sont morts ayant reçus le traitement étaient déjà morts avant, car pratiquement administré comme remède miracle, ce qu’il n’est pas.

      • On nous dit que ceux qui meurent sont victimes d’une sous-réponse immunitaire ou d’une sur-réponse immunitaire. Réduire le traitement à un médicament sans prendre en compte le moment où il est administré, les conditions clinique du patient et la compétence du praticien n’est pas forcément judicieux.

        Une étude scientifique approfondie est nécessaire, mais sait-on seulement quels paramètres doit prendre en compte l’étude (à part le double aveugle mis en avant comme traitement anti-raoult)

        • Le double aveugle est trop lent, lourd et pénible, mais il n’y a pas d’alternative crédible quand on ne sait quasiment rien. Comment sinon faire la part, par exemple, entre l’effet du médicament et l’absence des faiblesses qui en prohiberaient l’utilisation ? Cela étant, les efforts des uns et des autres pour défendre ou couler les études plus rapides en les biaisant plus ou moins discrètement sont inqualifiables.

          • Raoult dérange parce qu’il a pris des positions explosives dans pas mal de domaines.

            Mais ces vaines querelles occultent le fait qu’il faut tout essayer dans le domaine médical, industriel, organisationnel pour circonscrire l’épidémie. Si le plaquenil permettait de marcher sur l’eau et changer l’eau en vin, on le saurait déjà. En revanche, ce n’est pas en afrettant des TGV pour déplacer 38 personnes qu’on va améliorer la situation mondiale.

            Et si on ne trouve pas rapidement des solutions au lieu de brasser de l’air, ça va très mal finir. Je vois mal une partie de la population travailler pour nourrir tous les autres qui joue à la playstation pendant 6 mois !

            • il ne faut pas ramener ça à la personnalité de raoult..sauf à prouver le point de michel..
              la personnalité de raoult peut être discutée quand on passe au rayon « confiance. ».

              • si la science se décidait au « poids » je ne serais pas classé climato-sceptique…
                les modèles climatiques sont crus..et on doit faire confiance à raoult..

      • Il est administré juste avant l’hostie!

    • Qui est mort en prenant le traitement ? Combien ?

  • c’est une guerre des mandarins pour savoir qui va porter le  » chapeau a plume « .. tout ceci est une mascarade , liée aux egos des uns et des autres..
    passer a la télé à leur a monté a la tète

  • Dans le deuxième alinéa de l’article 12-2, il est évident que seuls les établissements désignés sont considérés comme établissements de santé concernés au premier alinéa. S’ils étaient considérés comme complémentaires, le texte aurait inclus le mot « aussi ». L’analyse de l’auteur semble donc correcte et objective. Un constat inquiétant sur la volonté ou la capacité des dirigeants médicaux et politiques de protéger efficacement les populations.

    • Surtout ils se sont mis à combien pour écrire un texte ambigu ? Le français est assez riche pour que cela n’arrive pas, sauf si le but est de ne pas se mouiller.

      • @menesdred
        Bonjour,
        Le but est de dire : « Vous voyez que nous agissons. C’est l’Etat grâce à son armée qui va vous sauver braves gens. »

  • La vérité est que le décret du 26 mars autorisait la prescription (par certains spécialistes) et la délivrance de ce médicament dans les officines, et que, quelques heures plus tard, cela a eté modifié.
    Cet épisode témoigne de graves conflits d’intérêts au sommet de l’Etat et au sein du corps médical.
    Les calomnies qui visent Raoult sont également significatives.
    A quand une enquête sur l’entrisme des labo au sein du parlement, sur leur immense influence dans les médias, sur les professeurs de médecine qui en perçoivent des sommes importantes (500-600000€/an)?
    La politique de santé publique vise-t-elle la santé des Français? Pourquoi n’-t-on cessé d’attaquer la médecine liberale pour transformer ls medecins en serviteurs bèissants de l’Administration?

    • autre question qui fache ..
      pourquoi la mortalité des « bouches du rhone » n’est pas publiée par l’INSEE?
      çà sent le scandale

      • Vous allez sur le site de l’ARS PACA et vous avez tous les chiffres voulus..Vous pouvez même aller sur le site du Figaro ( quel horreur) qui vous donne département par département le décompte des admissions à l’hôpital…Faut arrêter les sous-entendus conspirationnistes et il y en a beaucoup trop sur ce site..

        • ce sont les chiffres publiés par l’INSEE? parce que l ,ARS…
          deplus je n’ai trouv que les chiffres au 29 fevrier

          • Sur le site du Figaro les chiffres remontent de Santé France et pour la Haute Vienne travaillant au CHU de limoges ce sont les mêmes..Les Bouches du Rhône itou…

            • Curieux : il y a moins de décès que dans les autres.
              Comment expliquez vous cela?

            • Le CHU de Limoge ne représente que lui. Il y a d’autres structures hospitalières dans le département.

              • Bien sûr ..Vous les connaissez..??? A part St-Junien qui est un hôpital de seconde ligne avec deux ou trois lits de « réa » et St-Yrieix qui en compte un ou deux, les autres et notamment les cliniques privées n’ont pas de secteur de réanimation…Bonsoir chez vous…!!

                • ?? Les cliniques privées ont des salles de réveil et d’anesthésie qui sont très facilement transformables en salle de réa. C’est d’ailleurs pour cela que bcp de cliniques privées ont arrêté leur activité (où été sommées d’arrêter) pour pouvoir accueillir des covid.
                  Il est vrai que jusqu’ici, l’hôpital publique préfère affréter des TGC sanitaires ou affréter des avions pour transférer leur trop-plein de Réa vers d’autres centres hospitaliers publiques. Faire appel aux cliniques privées serait reconnaître que le publique ne peut pas tout…

                  • Non c’est éviter de propager le virus dans d’autres unités de soins par ailleurs forts utiles pour gérer le quotidien des interventions qui ne s’arrêtent pas à cause du virus..taisez vous un peu..!!

                    • La plupart des cliniques privées ont soit cessé toute activité chirurgicale pour se mettre en réserve de l’hôpital publique à la demande des ARS où soit seulement gardé les interventions urgentes ce qui ne correspond qu’à une très faible part de leur activité habituelle.
                      Donc l’excuse « d’éviter de propager le virus dans d’autres unités de soins » qui servirait à autre chose est fausse…
                      Par ailleurs, est-ce préférable de trimbaler des patients sur plsrs 100aines de km plutôt que de les prendre en charge dans le privé juste à côté?

                      Vous avez une vision des choses très hospitalo-centrée… Et votre injonction de me taire signe son homme. 🙂

                      Par ex:
                      https://www.lesechos.fr/pme-regions/grand-est/les-cliniques-privees-montent-en-puissance-en-alsace-contre-le-coronavirus-1189290

  • Effectivement, quand on rapproche le dernier alinéa du nouvel article 12-2 du premier, on peut comprendre de prime abord soit que SEULS les hôpitaux des armées et autres services visés dans le dernier alinéa peuvent prescrire l’hydroxychloroquine, soit que ces établissements AUSSI peuvent la prescrire.

    Mais si c’est la première interprétation qui est la bonne, on peut se demander pourquoi la liste limitative du dernier alinéa n’a pas été mise directement dans le premier à la place de « des établissements de santé… » et assortie de la précision « seuls ».

    Donc, à mon avis, la 2ème interprétation est la bonne. A moins qu’il n’y ait, concernant les hôpitaux militaires et les Invalides une particularité qui m’échappe complètement.

    Toujours est-il que si j’étais juge chargé de trancher un conflit sur la question je j’opterais pour cette interprétation.

    • tout çà c’est du « en meme temps » qui va permettre de se dédouaner quand le scandale va éclater , et en attendant d éviter de froisser nos « diafoirus » si bien décrits par Molière..

      • en voilà un autre du  » en même temps  » :le 7 mars macron nous incite à sortir , le 12 il nous demande de rentrer , le 14 , à aller voter , le 16 à nous confiner , le 19 à aller travailler ….à Marseille , on n’appelle ça un fADA …..

    • Ce qui normal, il n’y a pas assez de médocs pour tout le monde et les hôpitaux militaires Soignent le monde politique de premier plan…

    • @xc-Il n’y a pas deux interprétations de la lecture de l’article 12-2, lisez mon propos ci-dessus
      Ne surtout pas rajouter de la confusion dans la confusion étatique et des querelles de pouvoir avec le comité scientifique et les autres scientifiques de réputation mondiale.
      Déjà que le médecin-ministre de la santé donne son avis sur la distribution des dividendes, ça suffit du Bruno LM et de la Pénicaud qui n’ont aucune culture d’économie d’entreprise. Qu’ils se taisent et soient solidaires en annonçant qu’ils renoncent à 50 % de leur traitement de ministre pour vernir en aide à tous. Et qu’ils le prouvent

      • j’ai écrit VERNIR à la place de VENIR vous aurez rectifier de vous même si vous me lisez. Les lapsus sont souvent révélateurs dit-on

  • L’association lopinavir/ritonavir (~1,5 euro la gélule) est employée contre le VIH. Une première étude chinoise a conclu à l’absence d’effet pour les malades du Covid.
    https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/un-premier-essai-decevant-pour-le-lopinavir-ritonavir

    • Tout à fait et cela fait un moment que cette étude est parue..Quant à celle sur le Plaquenil trop de biais pour être retenue…

    • Ils sont partis dès le départ avec l’idée que les chinois étaient des cons, qui mentaient sur tout.

      • je pense que pas grand monde ne qualifie les chinois de cons( disons le gouvernement) ..mais par contre ce qu’ils vous racontent..
        j’ai tendance à les croire parce que je ne vois pas ce qu’ils auraient à gagner à mentir ..mais je peux me tromper..
        certain pensent que les chinois ne sont pas au point au point de vue scientifique mais je crois que c’est là où la GROSSE erreur se situe.

        • La dernière des médecins est : on s’est tous trompé sur la gravité de la pandémie parce que les chinois nous ont menti !

          C’est les chinois qui ont traité de coronavirus de grippette ?
          C’est les chinois qui ont assimilé une progression géométrique de 3 à une progression géométrique de grippe de 1.3 ?
          C’est les chinois qui ont trouvé que 2% de mort dans 40% de la population, c’était pas grave (et même salutaire pour nos régimes de retraite) ?

          • attendez…d’accord sauf que..on peut pas faire confiance aux chinois.. je ne fais pas confiance aux chiffres chinois, je les accepte, mais jamais je ne penserai que c’est parce que les chinois sont cons..
            moi le moment où je me suis dit celui là est très probablement mauvais est quand les chinois ont bouclé des millions de gens chez eux..
            et or chiffres que l’on commence seulement à connaitre maintenant avec quelque certitude , c’est l’argument que j’utilisais quand on me disait simili grippe..
            dès ce moment quand on sait que les gens voyagent quand on sait que si ils bouclent la ville c’est que les cas se déclarent en nombre ..enfin bref..il ya déjà à ce moment des gens portant le virus dans le monde entier..
            ensuite il ya eu la mort du jeune médecin chinois.. ou bien coincidence rare ou bien signe que cette « grippe » tue aussi des jeunes..

            le progression géométrique c »est une série..alors n et n+1 ça ne te donne pas le temps. tu as besoin du temps incubation , t de la période contagiosité des porteurs pour comprendre la progression d’une épidémie il faut prendre en compte la sociologie la démographe et la géographie des populations..voire du climat..
            on peut regarder la modélisation de l’evolution du nombre de cas anglais..https://spiral.imperial.ac.uk:8443/bitstream/10044/1/77482/5/Imperial%20College%20COVID19%20NPI%20modelling%2016-03-2020.pdf tu as besoin d’une image de la population..

            l’evolution du nombre de cas n’est pas une caractéristique seule du virus..
            sinon on aurait sans doute encore des épidémies de cholera.

    • Le plaquenil, c’est moins de 14 centimes le comprimé de 200 mg.

  • Même si l’hydroxychloroquine n’aide que dans 10% des cas, sa diabolisation semble invraisemblable.
    Voir certaines personnes de la santé espérer que cela ne fonctionne pas est ahurissant.
    C’est aussi de moquer de la prévention que prennent les voyageurs, les Africains.
    C’est incompréhensible.

    • Certes mais la nivaquine antipaludéen ( chloroquine) n’est pas le Plaquenil ( hydroxychloroquine) qui lui est prescrit dans des pathologies inflammatoires chroniques ( lupus… polyarthrites..)

    • Oui, il va de soi que les autorités prient le ciel pour que ce médicament ne fonctionne pas. Il suffit de lire les « diktats » de l’ANMS (médicaments) publiés en catastrophe. On pourra aussi s’intéresser aux propos du directeur de cette agence qui expose 3 décès suspects sans donner aucune précision, et qui fait semblant de mettre en cause les prescripteurs. Le directeur, Dominique Martin a un CV troublant, médecin dans son jeune âge, il intègre l’ENA en 1995 (promotion d’Edouard Philippe !) avant une carrière de fonctionnaire dans des postes divers et variés. Autre info, il semblerait que Sanofi après avoir offert 300000 doses, vu l’attitude des autorités a décidé de vendre son stock (1 million de doses) aux USA. Les pharmacies en France seraient en rupture de stock actuellement. Opération sabotage plausible.

    • Le principe de précaution applicable aux médicaments et aux vaccins est une nécessité … sauf que dixit le président nous sommes en guerre.

      A moins que le virus disparaisse par miracle au pringtemps, il faudra bien trouver une solution même risquée avant que ça dégénère en guerre civile à l’échelle mondiale.

    • il n’est pas diabolisé.. c’est plutôt la situation est elle si urgente et l’issue pour les patient si fatale que l’on doivent abolir la prudence.

  • Puisque nous ne pouvons plus faire confiance à nos politiciens tellement ils sont la duplicité incarnée. Si la presse ne fait pas son job nous avons nos carnets d’adresses électroniques et je m’y emploi immédiatement en faisant suivre votre billet. Merci de votre perspicacité et lecture jusqu’au bout

  • « Pour l’application du présent article, sont considérés comme établissements de santé les hôpitaux des armées, l’Institution nationale des Invalides et les structures médicales opérationnelles relevant du ministre de la défense déployées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ».
    Bref il aurait fallu écrire : Pour l’application du présent article, sont également considérés…….
    Dans la précipitation actuelle beaucoup de nos « scribes officiels » oublient de se relire.

    • Erratum :
      les légendes des planches de champignons commestibles et de champignons vénéneux ont été inversées. Les survivants auront rectifié d’eux-mêmes.

  • Les médecins de ville n’ont pas le droit de prescrire d’Hydroxychloroquine hors AMM,par contre on leur donne le droit de prescrire exceptionnellement un autre médicament injectable hors AMM « pour la prise en charge palliative des patients confrontés à un état asphyxique et ne pouvant être admis en réanimation  » ….
    Dans sa grande générosité la sécu précise que la participation de l’assuré est supprimée…

  • Les chiffres sont parlants …

    • pas vraiment…quand il ya des tests de masse ou pas;..on compte mal les gens infectés.

      • si en plus on ajoute l’énorme mortalité en fonction des ages..que je ne vois pas beaucoup de petits vieux se presenter à Marseille pour se faire tester..

        • Moyenne d’age des cas marseillais sous plaquenil….52…Y a des biais non..!!!

          • sans parler du temps..il faut un certain temps avant que les gens meurent.. bon..

            il dit que sur 50 000 tests ( non aléatoires) plus de 2400 cas positifs.. pour moi c’est une info..biaisée, aussi bien sur mais qui peut donner une évaluation du nombre cas dans les populations des grandes villes..

            • Pour avoir une info réelle sur le nombre de contaminés, il faudrait tester systématiquement une population d’une région entière même ceux qui sont assymptomatiques et sans risque théorique d’avoir été contaminé. Et encore, vos résultats ne seront véritablement réprésentatifs que de cette population dans une région géographique donnée.
              Comme on n’arrive pas encore en France à tester tous ceux qui sont très supect de contamination, mener une telle étude systématique est utopique.

          • En France, 63% des patients atteints de covid-19 ont entre 15 et 65 ans. Evidemment, vu que les tests diagnostics sont toujours effectués avec parcimonie, il y a un biais de recrutement au niveau du diagnostique lui-même.
            Comme le Plaquenil n’est administré qu’en cas de diagnostic positif, la répartition des patients traités reflète peu ou prou l’échelle d’âge des patients diagnostiqués.

            De plus, le Plaquenil ayant des effets indésirables, les contre-indications et précautions d’emploi du médicaments feront recuser certains patients qui sont plus souvent des personnes âgées.

            https://fr.statista.com/statistiques/1102124/infections-coronavirus-age-france/

  • Les commentaires sont fermés.

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