COVID-19 : hydroxychloroquine ou rien

« D'abord ne pas nuire » est le principe de base de la médecine. L'hydroxychloroquine ne nuit pas au malade atteint du COVID-19.
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COVID-19 : hydroxychloroquine ou rien

Publié le 25 mars 2020
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Par Patrick de Casanove.

Le 25 février 2020, le Professeur Didier Raoult annonçait avec enthousiasme l’existence d’un traitement efficace et peu cher contre le COVID-19. Il informait que les Chinois, chronologiquement les premières victimes du virus, avaient testé des molécules connues, bien tolérées.

Il en était ressorti que la chloroquine, d’abord in vitro comme cela avait été montré sur le SARS-coV, puis in vivo, était efficace sur les coronavirus. Les Chinois recommandaient donc ce traitement pour tous les cas cliniquement positifs. Le Pr Raoult lui-même a conduit une étude avec de l’hydroxychloroquine avec des résultats spectaculaires, malgré des critiques légitimes qui ont été faites.

Ces annonces ont déclenché une polémique virulente. Il est facile d’en retrouver tous les détails sur internet. L’État a choisi son camp.

L’État fait barrage à l’utilisation facile de l’hydroxychloroquine

L’État a pris le parti des opposants à l’utilisation, le plus tôt possible, de l’hydroxychloroquine chez les personnes infectées par le COVID-19. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a décidé d’encadrer son usage.

Un mauvais signal avait déjà été envoyé avec le classement de l’hydroxychloroquine, le 13 février, sur la liste II des substances vénéneuses, en pleine épidémie du COVID-19. Ce classement, si tant est qu’il soit pertinent, aurait pu attendre que soit appréciée son action pendant l’épidémie. D’autant que l’instruction du dossier avait débuté en 2018.

Une raison « économique » ?

Attribuer au libéralisme (au marché…) le refus d’utiliser l’hydroxychloroquine le plus tôt possible, parce que cette philosophie privilégierait « l’économie » à la santé, au prétexte que cette molécule n’est pas chère et que cela ferait du tort aux laboratoires pharmaceutiques, est une aberration.

Le libéralisme défend la concurrence et le libre accès au marché. Mais ce n’est pas tout. Un système libéral repose sur trois droits naturels : « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’Homme », écrit Frédéric Bastiat dans La loi (1850). Aucun libéral ne portera tort aux droits naturels individuels. Ce qui veut dire qu’aucun libéral, sous peine de trahir son éthique et de ne plus être libéral, n’entravera l’utilisation de médicaments peu chers et bénéfiques. L’État oui.

Pour le cas qui nous concerne, nous aurions l’hydroxychloroquine, connue, immédiatement disponible, bien supportée, avec plus de 50 ans de recul, une expérience incomparable, une innocuité établie, des centaines de millions de personnes traitées, coûtant en France 4,17 euros la boîte de 30 comprimés, soit 2,50 euros le traitement de six jours, contre le produit X issu de la recherche moderne, pas de recul, beaucoup plus cher. Quel traitement croyez-vous que les médecins et les patients choisiraient si on leur laissait le libre choix ?

Si l’obstruction était économique, nous serions en plein scandale du capitalisme de connivence. Dans ce cas, les laboratoires effectuant de la recherche sur des molécules nouvelles, onéreuses, pour éviter que leurs produits ne soient mis à mal par la concurrence dans un marché libre, demanderaient à l’État de bloquer, ou au moins entraver, la mise à disposition du produit concurrent plus simple, mieux supporté et moins onéreux. Bien loin du libéralisme, nous serions en plein étatisme.

En France, c’est bien un pouvoir politique qui gêne la mise a disposition rapide d’hydroxychloroquine aux patients. Un comité dit « scientifique », qui conseille un gouvernement dépassé par les événements, a émis un avis déconnecté de la réalité, mais très pertinent si on le regarde avec l’éclairage du capitalisme d’État.

Du point de vue médical

Il est entendu qu’il existe très peu de thérapies curatives pour les pathologies virales. Les trithérapies mettent les porteurs du VIH en rémission complète. L’aciclovir et ses dérivés traitent les infections herpétiques. C’est à peu près tout. Pour les maladies virales comme la grippe la prise en charge est classiquement symptomatique. Il a longtemps été dit qu’il devait en être de même pour le COVID-19. Ces découvertes sur la chloroquine et l’hydroxychloroquine ont changé la donne.

Aujourd’hui, pour traiter immédiatement étiologiquement et non plus symptomatiquement, les personnes atteintes de COVID-19, il n’existe rien d’autre que ces molécules.

« D’abord ne pas nuire » est le principe de base de la médecine. L’hydroxychloroquine ne nuit pas au malade atteint du COVID-19.

Nous avons beaucoup d’expérience avec ce produit. Les contre-indications sont parfaitement connues et facilement accessibles au grand public.

Les interactions avec d’autres médicaments sont également connues et faciles à identifier avec un logiciel d’aide à la prescription, comme la BCB ou le Vidal. Un médecin soignant sait parfaitement gérer les indications, contre-indications, intolérances, effets secondaires, interactions des médicaments qu’il connaît.

Bien sûr on ne peut pas obliger les médecins qui ne veulent pas traiter le COVID-19 avec un traitement ne disposant pas de l’Autorisation de Mise sur le Marché.

Mais compte tenu de la situation, il n’y a aucune raison d’empêcher les médecins qui le souhaitent de traiter dès que possible avec l’hydroxychloroquine les malades qui l’acceptent.

Traiter tôt est toujours ce qui est recommandé en médecine. N’importe quel médecin le sait. Il en est de même avec le COVID-19. Le seul médicament qui a fait ses preuves doit être utilisé dès que possible.

Or le gouvernement français préconise le contraire : attendre d’avoir une « forme grave, hospitalière, sur décision collégiale des médecins et sous surveillance stricte » pour débuter le traitement par hydroxychloroquine. Ce qui exclut « toute prescription dans la population générale ou pour des formes non sévères ». Cela devient une habitude. Au début de l’épidémie le gouvernement avait aussi fait l’exact contraire de ce qui était nécessaire.

Quand une personne présente une forme grave, il est trop tard. Quand les patients entrent en réanimation, il est trop tard. Le souci principal à ce moment-là n’est pas de détruire le virus mais de sauver les malades par de la réanimation lourde. Ne pas les traiter dès le départ est une perte de chance pour eux. Le Professeur Perronne, infectiologue, s’indigne de cette décision.

Traiter dès le début de la maladie impliquerait de faire un dépistage massif. Des tests rapides existent. Or la France n’a pas de tests en quantité suffisante et les recommandations officielles ne le prévoient pas. Grâce à ce dépistage, les personnes atteintes seraient identifiées et traitées efficacement.

Cela dit, puisque ce dépistage de masse n’est pas envisageable dans notre système de pénurie, il n’y a pas grand risque à traiter sur syndrome clinique. Tous les médecins soignants savent le faire. Ils savent aussi que tout retard dans le traitement entraînera davantage de morts et que l’épidémie sera rendue plus meurtrière qu’elle n’aurait dû être.

Perdre un temps précieux

L’attitude du gouvernement fait perdre un temps précieux. Attendre les résultats de l’étude Discovery fait perdre un temps précieux. C’est encore une perte de chance pour les malades.

Quand, lors d’une étude sur l’efficacité d’une thérapie, les médecins se rendent compte rapidement de l’efficacité d’un traitement pour les malades qui en bénéficient, par rapport à ceux qui n’en bénéficient pas, l’étude est interrompue. Le traitement est immédiatement dispensé à tout le monde. Ne pas agir ainsi serait non seulement contraire à l’éthique médicale mais criminel.

Les effets très positifs de l’hydroxychloroquine dans le cadre de l’infection à COVID-19 sont connus. Débuter une étude en ne donnant qu’un traitement symptomatique à une partie des patients est contraire à l’éthique puisqu’on sait qu’il existe un traitement. « Pour mesurer l’efficacité des traitements, les patients seront répartis en différents groupes. L’un d’eux bénéficiera de soins standards, prodigués aujourd’hui. Les autres malades bénéficieront en plus de ces soins, de l’une des molécules en test. » Tout cela au risque de réinventer l’eau tiède.

Une étude où tous les patients auraient bénéficié de molécules à visée thérapeutique n’aurait pas été en opposition avec l’éthique médicale. L’objectif est dans ce cas de comparer les traitements entre eux. Si l’un d’eux se détache, l’étude est interrompue et tous les patients le reçoivent. Il aurait été possible de recommander de traiter rapidement les patients par hydroxychloroquine sans attendre les résultats.

Pour savoir quelle attitude adopter

Les bonnes questions à poser à tous ces membres du gouvernement et aux scientifiques qui les conseillent :

  • se feraient-ils tester, eux, ou un membre de leur famille en cas de suspicion d’infection au COVID-19 ?
  • prendraient-ils de l’hydroxychloroquine et en feraient-ils bénéficier un membre de leur famille en cas d’infection au COVID-19 ?

Pour en finir avec la cacophonie et les ratés de prise en charge

Les politiciens au pouvoir doivent constater leur incurie. Ils doivent passer la main aux médecins de terrain, spécialistes ou généralistes. Généralistes qu’ils ont envoyés au casse-pipe sans protection. Ils n’auront jamais les masques à temps, ni les tenues. Par respect pour leurs qualités professionnelle et leur abnégation, les hommes de l’État leur doivent bien ça.

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  • merci, je pense comme vous.

  • Le problème du Pr Raoult est un classique à savoir avoir raison trop tôt.
    Et surtout face à notre pouvoir politico/administratif pétri d’idéologie collectiviste mortifère.

  • D’accord avec presque tout. Seule, encore une fois, la phrase « Les effets très positifs de l’hydroxychloroquine dans le cadre de l’infection à COVID-19 sont connus. » a pour moi une désagréable connotation « Faites-nous confiance, circulez, il n’y a rien à voir ! » et je ne comprends toujours pas que cette affirmation ne soit pas mieux documentée. Mais je ne voudrais pas relancer les polémiques comme je l’ai maladroitement fait pour un autre article…

    • Les effets secondaires sont déjà documentés. Il semble que l’hydroxychloroquine apporte moins d’effets secondaires que la chloroquine (Plaquenil plutôt que Nivaquine). En outre, la plupart des effets secondaires résulteraient d’un usage au long cours, plusieurs mois ou années. Là, il s’agit d’un traitement ponctuel sur quelques jours.

      Les premiers résultats seront disponibles dans moins de 5 jours désormais, notamment à Marseille et à Nice, mais également aux USA et ailleurs, là où les patients auront été traités en masse et, espérons-le, effectivement soignés avec succès. Il suffit de patienter un peu. En ouvrant largement son hôpital au public, Raoult n’est pas fou. Non seulement il soigne ceux qui viennent à lui en fonction de ses meilleures connaissances, impératif catégorique pour n’importe quel médecin, mais il accumule également une immense cohorte statistique pour démontrer ses affirmations.

      Au-delà, on peut imaginer qu’un traitement préventif faiblement dosé soit suffisant pour se protéger du coronavirus, ce qui réglerait définitivement la question de la sortie de crise. A ce sujet, il se confirme jour après jour que les pays où la consommation de chloroquine est répandue sont peu concernés par le coronavirus. Mais les biais sont nombreux. Pour confirmation dans nos pays, nous disposons des cohortes de patients antérieurement sous chloroquine pour une autre indication, simplement pour comparer leur taux de contamination au coronavirus. L’étude peut être réalisée en 24h.

      Mais sans attendre plus longtemps, et sauf contre-indication majeure, on peut imaginer traiter préventivement les personnes âgées en Ehpad, cibles privilégiées du virus, sous contrôle des médecins coordinateurs pour sauver des vies autant qu’ils le peuvent.

      • OK, il faut être patient.
        Enfin, patient, … 🙂

      • @redcap
        4. Avec pas de chance, les stocks de hydroxychloroquine vont être à zéro et le fabriquant en Chine

        • Un thermomètre laser au prix de gros coûte entre 5 et 10€, disons 50 000 pistolets pour mesurer à la volée la température de plusieurs dizaines (200 à 300 par jour) de passants pour chaque policiers ou volontaires (Croix Rouge, personnels médicaux retraités etc…) , et envoyer ceux dont la température est anormale au médecin , à l’hôpital. ou la clinique la plus proche

    • La confiance entre médecin et malade est essentielle : vous ne pouvez pas attendre d’un médecin qu’il détaille à chacun de ses patients le protocole et les résultats des études faites sur les médocs qu’il leur propose, surtout dans le cas d’une crise telle que celle que nous connaissons : il s’agit à bien des égards d’une course contre la montre.
      Un échange de quelques minutes entre médecin et patient doivent suffire pour évaluer la balance bénéfices-risques, puis le patient choisit. Sinon, inutile d’aller voir un médecin, que ce soit pour la grippe chinoise ou toute autre chose.

      • Oui, mais la médecin en laquelle j’avais confiance — et que je connaissais depuis 40 ans — a pris sa retraite, comment avoir confiance dans sa remplaçante que j’ai dû désigner comme médecin traitant faute de choix ?

    • On ne sait pas encore ce que vaut la potion magique de Panoramix mais je trouve parfaitement saugrenu qu’on ne puisse l’essayer que sur des cas désespérés pour lesquels on la sait inefficace …

  • La petite bête
    25 mars 2020 at 10 h 21 min

    quelle légitimité pour le Président du Conseil Scientifique de l’Elysée, M. Delfraissy, franc-maçon notoire, connu par ailleurs pour son progressisme?

    Si l’on consulte le site Expertscape, Quel est le premier résultat qui sort à l’échelle mondiale à la rubrique «Communicable Disease» (Maladie transmissibles) : Didier Raoult. Jean-François Delfraissy, le Président du Conseil Scientifique de l’Elysée, n’apparaît pas dans la liste. A l’échelle de l’Europe, pas de Delfraissy non plus. Pas plus quand on zoome sur la France, pas de Delfraissy dans les 65 premiers résultats.

    Pour la rubrique »Communicable Deseases emerging», à l’échelle mondiale Raoult apparait 2e, après le New-Yorkais Peter Daszak. Delfraissy n’apparait toujours pas, ni au niveau européen. Il faut descendre au niveau français pour le retrouver à la 48e place.

    Si l’on fait une recherche d’articles dans la revue spécialisée The Lancet (thelancet.com) le terme «Delfraissy» renvoi à 73 articles (20 dont il est l’auteur) dont seulement 5 à la rubrique «infectious diseases». La recherche avec le terme « Raoult » renvoi 260 résultats, (159 dont Didier Raoult est l’auteur). 53 sont consacrés à «Infictious diseases-other», 13 à «Public Health» et 12 à «Global Health».

    Qu’est qui a fait que l’on ait préféré Delfraissy à Raoult pour être à la tête du comité scientifique de l’Elysée à part sa proximité avec Buzyn et Lévy?
    Quel est le prix que les Français auront à payer pour qu’un homme bien en Cour est été préféré au véritable expert pour gérer cette crise ?
    Ce conseil scientifique n’est-il qu’un alibi pour justifier des décisions politiques?

    • Marre de tout voir ramener à des querelles de personnes ! Pour faire court, préférons la science et les faits aux scientifiques et aux fesses.

      • La mise en lumière des querelles de personnes est indispensable pour faire contrepoids au pouvoir de blocage de certains, pouvoir ne reposant que sur la capacité de nuisance au lieu d’être au service de l’intérêt général.

      • C’est le pouvoir actuel qui ramène tout à des querelles de personnes, c’est tout à fait salutaire de le montrer.

      • Ce n’est qu’un problème de business .
        En fait, le Pr Yazdanpanah voulait privilégier deux autres médicaments
        Le remdesivir, un anti-viral qui n’est même pas encore commercialisé, du laboratoire Gilead ;
        Et le Kelatra (seul ou avec de l’interferon bêta), un anti-VIH du laboratoire AbbVie
        Pourquoi ?
        La raison est que le Pr Yazdanpanah est grassement rémunéré par Gilead et AbbVie… ainsi que par 7 autres compagnies pharmaceutiques, dont il est au « board » !

      • La petite bête
        25 mars 2020 at 20 h 19 min

        oui, il s’agit justement de personnes.
        Trouvez-vous normal que soient choisis les amis du pouvoir et des réseaux au lieu des meilleures compétences?
        Il faut savoir par ailleurs, que dans lesdits réseaux, les intérêts des « frères » et de l’obédience priment sur tout le reste. Par serment.

      • Ca n’existe pas la science sans querelle de personnes, il y a les promoteurs de théories scientifiques et ceux qui cherchent à les démolir pour se faire une place au soleil. Souvent les biais d’études des uns et des autres fais que le consensus se base plus sur la personnalité de chef de file que sur de vrais arguments. Dans le genre vous avez la nocivité des ondes GSM, le diesel, le réchauffement climatique, le mercator…

  • L’un des problèmes est que les résultats des chinois et coréens du sud sont publiés en chinois ou en coréen.
    Peu de scientifiques occidentaux (à l’exception de ceux d’origine chinoise) ne lisent le chinois.
    Il serait utile de compiler leurs résultats concernant l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à une tétracycline.
    A-t-on seulement chercher à le savoir?
    Enfin quand le choix est entre un traitement même expérimental et la mort, la décision est vite prise, y compris si ledit traitement ne réussit que dans 10% des cas. C’est toujours 10% de malades de sauvés. Maintenant, si le traitement, pris en amont, fait qu’on n’est plus malde du tout, donc pas de réanimation, pas de respirateur, c’est criminel de ne pas l’essayer massivement. En une semaine on verra s’il marche.

  • Bien sûr, très bon article, clair et très argumenté. Merci! On notera que nos dirigeants accueillent et écoutent avec respect Greta Thunberg asséner des fadaises avec des accents haineux mais refusent le Pr Raoult qui, apparemment, a davantage de crédits scientifiques que l’adolescente suédoise.

  • Pour foutre dehors ce gouvernement d’idéologues bornés, partagez cet article avec tous ceux que vous pouvez . Même si ça ne sauve qu’une vie en obligeant sous la pression les pires incompétents (ou pire) à évoluer ce ne sera pas du temps perdu

  • J’avoue ne pas bien comprendre qu’il faille une étude pour la cholorquine. Ayant dû, pour mon travail, me rendre fort souvent en Afrique ou dans certains pays très impaludés, j’ai dû des douzines de fois prendre en prévention du palu de la nivaquine à 6 comprimés par jour, chaque comprimé étant dosé à 100mg de chloroquine. Le traitement était long puisqu’on devait prendre les comprimés chaque jour durant toute la durée du séjour et cinq semaines encore après le retour! J’ai eu des effets secondaires (rares), essentiellement des problèmes intestinaux qui se résorbaient facilement avec immodium et smecta. Or, la dose quotidienne pendant 6 jours que préconise le Pr Raoult pour le Covid19 est de 600mg de cholorquine par jour???? Où est donc la nécessité d’une étude complémentaire sur ce médicament?

    • S’agit-il d’un médicament de confort, qui aide à guérir les cas bénins qui auraient guéri de toute façon, ou procure-t-elle une réelle diminution du nombre d’évolutions vers des cas graves ?

      • S’il réduit simplement la contagiosité des personnes, c’est déjà ça de gagné.

      • @MichelO
        Bonjour,
        « S’agit-il d’un médicament de confort, qui aide à guérir les cas bénins qui auraient guéri de toute façon, ou procure-t-elle une réelle diminution du nombre d’évolutions vers des cas graves ? »
        Comme pour la vaccination annuelle pour la grippe saisonnière?
        Est-elle pour du confort ou entraîne-t-elle une diminution des cas graves ?
        Il faudrait alors compter les personnes en réanimation d’urgence pour la grippe saisonnière qui ont été eu la dose de vaccin annuel en cours.

        • On retrouve dans la vaccination la contagiosité évoquée par Cavaignac et que j’aurais dû aussi mettre en tant que critère.

        • Oui, et aussi ça diminue le R, le taux de reproduction. Quand il y a une proportion suffisante de personnes par lesquelles le virus ne peut plus transiter, la contagion est contenue. En quelque sorte, ça permet de confiner le virus sans confiner la population.

    • Les effets secondaires s’apprecient uniquement de manière statistiques. Ainsi il faut étudier des cohortes de patients. L’expérience personnelle n’est pas suffisante.
      De plus la plupart des études porte sur l’utilisation de la chloroquine en prophylaxie du paludisme. Transposer ces résultats à une autre indication pourrait être hasardeux et en tout cas pas suffisament rigoureux d’un point de vue scientifique.
      Ceci étant dit, c’est la meilleure option et personnellement je la choisirais en cas de besoin.

      • Les effets secondaires des anti-paludéens me font rigoler. J’ai débarqué en Afrique il y a 30 ans avec mes boites de Nivaquine, et appris une heure après que j’avais 1 chance sur 2 d’être rappatrié d’urgence pour épatite virale …

      • En revanche, je n’ai encore jamais entendu évoquer la possibilité d’un traitement médicamenteux prophylactique des infections virales, ni pour dire que ce n’est pas possible ni le contraire ?

    • OU avez vous vu que le traitement préventif était de 600 mg par jour ?

      LISEZ LA NOTICE : 100 mg par jour en prévention, 300 pour traiter une crise de palu, 2g mortel.

      Et pour les zones où 100g ne fonctionne pas, prenez du Lariam.

      • Ben moi aussi j’ai pris de la nivaquine, voyage en Algérie. Pas eu le moindre effet secondaire !
        Pour les 600mg (3 x 200mg) par jour durant 5 jour, c’est issu du communiqué du 22 mars de l’institut hospitalo-universitaire d’infectiologie de Marseille.
        Pour info, les chinois ont fait le test avec quotidiennement 2 x 500mg

      • On voit que vous n’avez jamais pris de la nivaquine. Moi, des douzaines de fois à cause de mon travail dans des pays très impaludés. Et c’était bien 6 compimés de 100mg chacun, le temps du séjour puis cinq semaines après le retour…. si on nous laissait cinq semaines en France!

        • VOTRE lien dit bien : 100 mg / jour

          Traitement prophylactique du paludisme:

          Le traitement sera débuté le jour du départ, il sera poursuivi pendant toute la durée du risque d’impaludation et pendant les 4 semaines suivant le retour de la zone d’endémie.

          Adulte: la forme comprimé mieux adaptée à la délivrance de la dose adéquate doit être préférée: 100 mg par jour.

          La nivaquine, j’en ai bouffé tous les jours pendant 2 ans. Merci bien.

      • Le lariam est une belle saloperie en terme d’effet secondaire

  • s’il est confirmé ce qui est probable que ce traitement est efficace avec peu d’effets nocifs les responsables du retard (Macron Philippe et Véran) sont bons pour la prison …..

  • Vu l’implication du mari de Mme Buzyn avec l’INSERM qui développe un traitement anti Covid19 ( https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/covid-19-repositionner-medicaments-pour-accelerer-mise-disposition-traitements ) la conclusion est claire : ce gouvernement est un ramassis de criminels corrompus qui défendent leurs intérêts personnels.

    • Il y avait pas eu un rapport de la Haute Autorité d’éthique pour autoriser Buzyn à devenir ministre alors que son mari était patron de l’INSERM ? Encore un comité Théodule efficace.

  • En droit, la perte de chance constitue un « intérêt à agir », c’est à dire que toute plainte invoquant une perte de chance démontrée est recevable. Espérons que les tribunaux vont crouler sous les plaintes des malades n’ayant pu obtenir un traitement à la chloroquine et que les politiques et scientifiques coupables seront châtiés.

  • L’Etat est pénalement responsable de la situation actuelle et ajoute l’ignominie à l’incurie. Honneur aux 600 médecins qui ont déposé plainte et au collectif C19 qui a initié l’affaire. Ce gouvernement doit être destitué.

    https://www.vududroit.com/2020/03/__trashed-2/

    • Pour mettre qui à la place ? Un autre qui ne ne vaudrait pas mieux ?

      • Ce qui serait nécessaire et utile serait une réduction du rôle du gouvernement et des comités qu’il nomme à tout bout de champ. Destituer le Calife est un argument Iznogoud !

        • @MichelO
          Bonjour,
          Le fait de mener ces guignols devant les tribunaux pour leur signifier que leurs pitreries ne nous font pas rire, et les voir condamner rappellerait à leurs successeurs, et à d’autres qui resteraient encore dans d’autres domaines, que la fête est finie.

          Médiatiquement, Roselyne Bachelot avait été tenue pour responsable pour son trop plein de vaccins, et de matériel. C’est totalement l’inverse qui se produit actuellement, bien que quelques poches de résistances se forment.

          Réduire les rôles du gouvernement et des ses comités est tout à fait nécessaire : comme l’est le fait que ceux qui les composent sont des citoyens en premier lieu, et qu’ils sont donc responsables de leurs actes et décisions, en particulier quand des personnes meurent pendant leurs décisions et non actes.

      • Ca sera le problème des citoyenss. Instruit par l’expérience, ils choisiront peut-être d’autres solutions. Comme réduire le périmètre de l’état et de l’administration. A nous de voir.

      • Personne comme en Belgique qui pendant des mois n’a pas eu de gouvernement et n’est pas dans une situation pire que la notre…

  • Peut-on s’autoriser à penser que bien des éminents médecins qui dénigrent le traitement de Raoult et insistent sur tous les plateaux TV sur les effets très très graves de l’hydroxychloroquine le font pour préserver leur carrière d’après crise en respectant la ligne gouvernementale tant ce type de carrières et de subventions pour leur labo sont autant le fait de qualités en médecine que de politique et de courtisaneries.

    • En médecine, il y a rarement consensus. Deux écoles de medecine ou plus peuvent s’opposer en toute bonne foi. Cela fait partie du débat scientifique et c’est ce qui fait avancer les choses. Encore faut-il que cela soit argumenté, avec des résultats publiés, vérifiables et reproductibles.

      On ne peut donc reprocher à des médecins d’avoir un avis divergents. Bien qu’à notre époque, un plateau TV n’est certes pas l’endroit idéal pour développer une argumentation scientifique.

    • « les effets très très graves de l’hydroxychloroquine »

      J’ai une boite de Nivaquine qui traine : 100 comprimés de 100 mg, soit 100 jours de traitement prophylactique !

      Vous connaissez beaucoup de médoc dangereux pour lesquels ont distribue 100 jours de traitement par boite ?

      • Je vous assure que c’est très courant. Il suffit d’une plaquette de Doliprane pour mourrir. Les médicaments ne se prennent jamais à la légère. Il n’y a pas de médicaments sans risque ou effets indésirables.

        • Tout à fait d’accord.

          Et donc plutôt que de renvoyer les gens qui toussent chez eux avec une plaquette de Doliprane, on devrait les renvoyer avec une plaquette de Nivaquine.

  • Merci franchement pour ton article qui est comme toujours clair et qui va droit au but. Ça fait du bien ! nous qui sommes au front.
    (un collègue avec qui on avait refait, il y a longtemps, le monde).

  • Il faut voir aussi que si l’utilisation du protocole Raoult permet de réduire la saturation des services d’urgence, alors c’est bénéfique quelle que soit son efficacité réelle.

  • Ces liens entre profs machins trucs et labos ont déjà été donnés sur ce site,qui plus est le corona virus n’est pas un rétrovirus et il y a déjà de mauvais retours avec des associations d’antirétroviraux,pour le Kaleytra je ne sais pas.

  • Le repositionnement, c’est pas les Chinois qui l’ont découvert, c’est un certain … Raoult, en 2007 :

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17629679

  • Si on commence à jouer avec les statistiques non-significatives, il y a https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-03-25/hydroxychloroquine-no-better-than-regular-covid-19-care-in-study
    Donc soyons patients et attendons les statistiques significatives.

  • En vous focalisant sur la méthodologie et les détails statistiques il me semble que vous occultez l’essentiel :
    1. L’étude de Raoult n’est à l’évidence pas une publication scientifique classique comme on en réalise en temps normal.
    2. C’est une sorte d’étude de cas, faite dans faite dans l’urgence, dans une course contre la montre pour obtenir des données préliminaires (avec les patients locaux qui ont bien voulu) et lancer une piste sur l’hydroxychloroquine (HCQ). L’HCQ est inspirée des travaux chinois et coréens et la combinaison l’HCQ/azythromycine une idée à lui apparemment.
    3. L’objectif a parfaitement été atteint puisque la piste de l’de nombreux hôpitaux ou médecins en France et dans le monde ont jugé les résultats suffisamment convaincants pour s’emparer de la combinaison l’HCQ/azythromycine et la tester, même hors essai officiel.
    4. S’il n’avait pas fait cette communication rapide, ses ennemis de de l’INSERM n’auraient évidemment jamais inclus l’HCQ dans leur étude clinique « DISCOVERY ».
    5. Mais le point 4 a en fait peu d’importance car on aura les résultats des essais faits aux US et ailleurs bien avant qu’on ait ceux de l’essai piloté par les bureaucrates français. Les résultats obtenus par un docteur de ville dans une communauté New Yorkaise ont d’ailleurs commencé à filtrer sur le net. A suivre…

  • La question du traitement à l’hydroxychloroquine de Raoult est en train de devenir explosif pour la macronie.
    Il s’agit en effet de savoir si on utilise l’HCQ disponible:
    -pour essayer d’enrayer l’épidémie (notamment dans les EHPAD), ou si on la réserve:
    -à des cas graves comme recommandé par le « conseil scientifique » de Macron (ce qui est absurde puisqu’elle agirait au début, dans la phase de multiplication du virus)
    -pour les essais de l’INSERM (où il y aura de toutes façons beaucoup de gens non traités par l’HCQ).
    Ca va devenir explosif pour le pouvoir en place dans les heures qui viennent parce que Raoult n’est pas seul sur ce point et il y a une fronde de plusieurs CHU et médecins contre les bureaucrates jacobins.
    Voir par exemple la réaction indignée du professeur Peronne de l’hôpital de Garches à la décision du haut conseil de santé concernant l’HCQ:
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-guerre-est-desormais-ouverte-222596

  • Merci pour cet article, qui confirme tellement ce que je pense;

    La liberté et la responsabilité rejoignent toujours l’efficacité, et la crise dramatique actuelle le montre.
    Nos dirigeants continuent à choisir une approche niant la liberté (de soigner, d’être soigné) et la responsabilité en découlant, et ils obtiennent très logiquement des résultats désastreux ; désastreux moins pour eux-mêmes (car il ne fait aucun doute que s’ils tombent malades eux-mêmes, ils n’hésiteront pas longtemps à faire l’inverse de ce qu’ils préconisent aux français) que pour les Français : c’est véritablement un comportement criminel.
    Jamais je crois nous n’avions eu des dirigeants si cyniques. Nous avons eu un aperçu de leur manque totale d’éthique et de respect des Français à l’occasion des attentats islamistes. La crise actuelle confirme que ces gens sont indignes de la fonction qu’ils occupent.

  • Très intéressant mais se méfier des biais qui existent à foison. Plus la comparaison très vaste, plus il est facile de trouver des arguments contraires (pyramide des âges, niveau de vie…)

  • « apporter un peu de scepticisme » : utile s’il y a mieux à proposer. Sinon, c’est une perte de temps. Dans le doute, il vaut mieux prendre le risque d’être déçu.

    « ce sera grâce aux chinois » : cet argument, franchement, ça en touche une sans faire bouger l’autre.

  • « … une polémique virulente… » Le terme est très approprié !

  • Je ne Souriss pas à votre post. Je n’ai pas lu votre délire.

  • Pour ce qui est du modele économique des medicaments et de certaines aberrations
    https://youtu.be/thaxON18uJs?t=2046

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