Le libéralisme, ce n’est pas que de l’économie, c’est aussi une éthique de vie !

Frédéric Bastiat (image libre de droits)

Venez assister au dixième Week-end de la liberté du 20 au 22 septembre 2019  » En finir avec l’inflation réglementaire et législative, revenir au Droit de Propriété  » à Saint-Paul-Lès-Dax !

Par Patrick de Casanove.

Même si la France connaît des embellies économiques, liées à des circonstances extérieures, la situation de fond du pays ne varie pas, parce que les fondamentaux dirigistes de notre pays ne varient pas.

Objectivement notre pays ne va pas bien. La classe politico-médiatique a trouvé, avec le libéralisme, un bouc émissaire facile aux malheurs de l’humanité en général et de la France en particulier. À peine lui concède-elle une meilleure efficacité économique que la social-démocratie. Mais, dit-elle, c’est au prix d’une augmentation des injustices sociales et des inégalités. Cette assertion justifie que le gouvernement continue à piller allègrement les richesses créées par les Français et à réglementer sans scrupule les moindres détails de leur vie privée.

La chimère du jour

C’est ce que Bastiat nomme la spoliation légale.

« C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation: tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » La Loi (1850)

En France, ni les médias, ni les politiciens, ne remettent en cause la spoliation légale. Ils ne contestent pas non plus aux socialistes, au sens donné par Bastiat, qu’ils soient les seuls à définir ce qui est moral et juste. Ni qu’ils revendiquent l’apanage de la morale et de la justice. Apanage qu’ils se sont attribués en dépit de tous les drames accumulés au cours de l’Histoire et dont ils portent la responsabilité.

C’est cette politique de spoliation légale qui induit les difficultés économiques, le chômage élevé et chronique, les dettes et les déficits publics, les pénuries de logement (la rareté organisée, les logements difficiles à trouver, les sans-logis, les mal-logés), les pénuries dans le système de soins, la défaillance de l’Éducation nationale, la mise à mal par des politiques idéologiques de la filière agricole, de pans entiers de notre industrie (chimie, automobile et en particulier filière diesel, bientôt filière nucléaire etc.). Sans oublier l’insécurité, la perte des repères culturels et civilisationnels. On cherche en vain là-dedans la diminution des injustices sociales et des inégalités.

Il est probable que les gouvernements successifs soient, quoi qu’ils disent, bien conscients de l’échec flagrant de leurs politiques. (Sinon le problème est encore plus grave.) Malheureusement ils restent dans le déni de la réalité. Ne voulant pas voir, ils continuent à tordre dans tous les sens un système vicié au départ, en répétant comme un mantra qu’il finira par conduire à la prospérité, à la justice et à l’égalité. Ladite réforme des retraites, grande affaire du quinquennat et de cette rentrée 2019, n’échappe pas à cette règle.

Or :

  • il n’est pas possible de demander à un système de donner des résultats incohérents avec ce pour quoi il est conçu. Ce système est conçu pour servir et renforcer l’État. Or « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » L’État (1848) ;
  • les politiciens ne peuvent résoudre les problèmes qu’ils ont engendrés.

Or les politiciens veulent être réélus. Ils doivent continuer à acheter des voix et à faire en sorte que leurs clients vivent, grâce à eux, aux dépens des autres. C’est donc la fuite en avant. Ne pouvant obtenir de résultats positifs dans la vraie vie, ils doivent :

– désigner des boucs émissaires tels que les agriculteurs, les automobilistes, la grande distribution, les GAFA, les industriels avec une mention particulière pour les multinationales…

– fuir dans le grandiose et la futurologie algorithmique. C’est l’écologisme qui veut « sauver la planète »

– détruire la culture et les racines de la population pour lui faire perdre ses repères et lui en implanter de nouveaux

– museler la liberté d’expression et contrôler l’information. Personne ne doit crier « Le Roi est nu ! ». Pour cela nul besoin d’un retour à un ministère de l’Information ni à la censure. Les médias actuels sont non seulement parfaitement formatés, mais très conscients de leur mission d’éducation des foules à la vérité.

– se réfugier dans la com. Voir le G7.

Cela doit changer. Pour que la France s’en sorte, il ne faut pas de fausses réformes. Il faut vraiment sortir du système. Il faut commencer par quelque part. Commençons par revenir au droit de propriété. Par exemple : rendre aux gens l’intégralité de la richesse qu’ils créent (pour un salarié c’est le salaire complet), ne les soumettre qu’à une imposition faible et proportionnelle. Grâce à quoi chacun aura les moyens d’accomplir son projet de vie.

Il faut savoir que le libéralisme est une éthique de vie qui consiste à respecter les droits naturels de tout être humain : Liberté, Propriété, Personnalité. Les droits naturels étant liés, porter atteinte à l’un détruit les autres. Mais restaurer l’un entraîne automatiquement la restauration des autres. Le libéralisme consiste également à se défendre, y compris par la force, si ces droits naturels sont mis à mal, ou à défendre tout Homme qui voit ses droits naturels attaqués. C’est uniquement parce que la loi défend les droits naturels qu’elle est juste. Elle ne porte tort à personne, en particulier elle ne vole personne. Elle protège les incitations productives, les incitations de chaque individu à innover. Elle assure sa sécurité. Chacun a la certitude que nul ne viendra voler son bien, attenter à sa personne, à sa famille ou à ses proches, ni attenter à leur liberté. Chacun poursuit son projet de vie. Nous arrivons à ce que Bastiat appelle les harmonies économiques. C’est parce que le libéralisme est juste qu’il est économiquement performant. C’est pourquoi le libéralisme est légitime pour contester aux socialistes l’apanage de la morale et de la justice. Qui plus est, le libéralisme n’a jamais été appliqué en France. Il n’est donc pour rien dans la situation actuelle.

Il est donc aisé de comprendre que le respect des droits naturels individuels est essentiel à une bonne santé économique et sociétale de la France. C’est pourquoi le Cercle Frédéric Bastiat a décidé de consacrer son dixième Week-end de la liberté à « En finir avec l’inflation réglementaire et législative » qui nous tue, pour « revenir au droit de propriété » qui nous sauvera. De plus, compte tenu des dernières lois votées en France qui restreignent la liberté d’expression, le Week-end de la liberté reste un havre où la parole est libre et les débats courtois.

« Chacun de nous tient certainement de la nature, de Dieu, le droit de défendre sa Personne, sa Liberté, sa Propriété, […] Si chaque homme a le droit de défendre, même par la force, sa personne, sa liberté, sa propriété, plusieurs hommes ont le droit de se concerter, de s’entendre, d’organiser une force commune pour pourvoir régulièrement à cette défense. » La loi (1850)

Vous l’avez compris : prôner le respect des droits naturels individuels et leur défense, y compris par la force, n’est pas politiquement correct. C’est pourquoi il faut les faire connaître et les défendre. C’est pour cela que le Cercle Frédéric Bastiat existe.

Venez assister au dixième Week-end de la liberté du 20 au 22 septembre 2019 « En finir avec l’inflation réglementaire et législative, revenir au Droit de Propriété »

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