Xi Jinping ou le mythe du despote éclairé

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Xi Jinping ou le mythe du despote éclairé

Publié le 13 août 2019
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Par Yves Montenay.

Ça n’a pas traîné : 6 mois après sa prise de pouvoir, le président Xi faisait disparaître de la constitution la limite des deux mandats. Une illustration supplémentaire de la montée de l’autoritarisme, voire du despotisme qui gagne le monde depuis quelques années, après l’espoir de la généralisation de la démocratie qui avait suivi la chute du mur dans les années 1990.

Mais, dira-t-on, c’est faire du mauvais esprit que de comparer le dirigeant d’un grand pays en voie de modernisation rapide avec tel dirigeant africain laissant croupir son pays dans la misère au bénéfice de sa fortune personnelle.

Cela nous mène à la nature du développement chinois, mais aussi d’abord à sa tradition du pouvoir absolu

Une tradition impériale

Pendant des millénaires, les empereurs chinois avaient un pouvoir absolu en tant que représentant du ciel sur la Terre. Mao également, le ciel étant remplacé par le parti.

Et justement Xi Jinping vient de décider un renforcement supplémentaire du rôle du parti. L’article 1 de la constitution définit désormais « le rôle dirigeant du parti comme le trait le plus essentiel du socialisme aux couleurs chinoises ».

Les entreprises étrangères ont d’ailleurs noté la multiplication et surtout des interventions dans la gestion des cellules d’entreprises du parti.

Orwell l’avait rêvé

Le projet de présidence à vie de Xi Jinping a suscité critiques et moqueries sur les réseaux sociaux. Une image sur WeChat montre le portrait de Mao sur la place Tiananmen remplacé par celui de Xi. Tout cela a bien sûr été rapidement censuré tandis que les médias officiels lançaient une campagne de propagande en faveur du chef de l’État.

Une armée de fonctionnaires contrôle l’internet chinois qui est coupé du monde. Comme il faut bien des passerelles vers l’extérieur, les logiciels pour cela doivent être déclarés et on pourra vérifier que vous « ouvrez la fenêtre sans laisser passer les mouches ».

Le sinologue François Godement a remarqué que Xi Jinping ne s’embarrasse plus d’allusions aux réformes démocratiques ni au libéralisme du marché : « Grâce à Internet et au big data, son ambition dépasse Orwell« .

Il a surpris la planète entière avec la mise en place d’un Super Big Brother, avec la reconnaissance faciale pour tous d’ici 2020, et la notation de tous les citoyens chinois à partir de leurs bons ou mauvais comportements, recensés à partir de leurs pratiques numériques observées 24 h/24.

Le pouvoir, c’est aussi pour l’argent

Xi ainsi que de nombreux hauts dirigeants actuels sont des « princes rouges » c’est-à-dire les descendants de proches collaborateurs de Mao. Ils ont un pouvoir politique qu’ils peuvent monnayer. Par ailleurs le parti est maintenant ouvert aux « capitalistes », princes rouges ou pas, dirigeants de sociétés privées.

Il est donc tentant de s’aider entre camarades du parti, surtout si les intérêts sont complémentaires, par exemple une attribution de crédits pour les travaux publics d’un côté, la réalisation de ces travaux de l’autre, ou encore des renseignements sur de futurs classements de terrain de zones rurales en zone urbaine. Il est humain ensuite d’aider un camarade capitaliste malheureux en adaptant un marché en cas d’imprévu.

Bref le régime a certains défauts classiques des régimes autoritaires. Mais, disent ses admirateurs, cela pèse peu au regard de ses réussites économiques.

Ce régime est-il au moins économiquement efficace ?

Un peu d’histoire peut éclairer le présent :

  • L’exemple soviétique

Le régime communiste chinois a été inspiré par l’URSS qui l’a soutenu jusqu’à la rupture des années 1970. On y retrouve certains traits de l’économie soviétique : succès dans le domaine des armements et de l’industrie lourde et plus généralement dans les productions « simples », c’est-à-dire ayant un petit nombre de clients contrôlés par l’État : production de charbon pour les aciéries, ventes des aciéries aux usines d’armement, ventes des usines d’armement à l’armée.

L’économie soviétique n’a pas été capable par contre de gérer une économie complexe au bénéfice des citoyens : « nos dirigeants mangent de l’acier, nous préférons la goulash ».

Le précédent soviétique, c’est aussi l’écroulement du régime suite au relâchement de l’autocratie par Gorbatchev. Le régime chinois y a vu à juste titre un danger mortel, et veille au contrôle total de la population, et surtout de tout ce qui pourrait générer un groupe. Une fédération d’associations de gymnastique apolitique en a fait les frais.

Instruite par les échecs soviétiques, la Chine a perfectionné le modèle économique communiste

  • L’ouverture à l’étranger pour éviter des erreurs de l’URSS

Inspirée par les succès japonais, coréen et taïwanais, la Chine a profité de ses très bas salaires de l’immédiat après Mao pour faire venir les industriels étrangers qui lui ont apporté argent, emplois et exemples. Puis, dans un deuxième temps, après avoir formé en masse techniciens et ingénieurs, elle a imité puis dépassé les entreprises étrangères en favorisant de mille façons les entreprises chinoises sous-traitantes puis concurrentes.

Il en est résulté une percée technique et militaire qui la met au niveau des meilleures entreprises mondiales notamment en numérique. Ainsi l’Institut d’études stratégiques (IISS), à Londres, estime que la Chine pourra bientôt déployer une aviation et des missiles au moins aussi performant que les meilleurs matériels occidentaux.

Mais le régime se résume-t-il à ses succès ?

Le développement chinois est-il solide ?

Je suis réservé tant à long terme qu’à court terme.

À long terme cette ouverture économique se heurte à la fermeture politique. Si la surveillance et la fermeture de l’Internet national, l’absence de liberté de débat n’ont pas de conséquence directe et immédiate sur la productivité, elles pourraient être désastreuses à terme en freinant les échanges intellectuels et la créativité.

Et demeure le problème démographique qui n’a pas été réglé par la fin de la politique de l’enfant unique : le creux démographique passé ne peut être effacé, et la remontée de la fécondité n’est pas suffisante.

À court terme, Xi Jinping a déclaré qu’il allait entreprendre trois « durs combats », la pollution, l’endettement, la guerre :

  • Le gouvernement est très conscient de l’impact de la pollution sur le mécontentement. Il y a eu des milliers de manifestations locales. Pour ne pas que cela dégénère en un mouvement national, le gouvernement a réagi en fermant les entreprises les plus polluantes, notamment près de Pékin où l’air était devenu irrespirable. Mais l’ampleur du problème montre que « le complexe politico-économique » fait passer les intérêts de ses membres avant ceux de la population. Par ailleurs cela justifie le besoin d’un pouvoir fort… pourvu qu’il soit vertueux.
  • La dette approche les 200 % du PIB. Ce que le régime a prélevé sur la population est en partie caché là-dedans. Cette dette vient notamment des entreprises en surcapacité, donc fragiles, des travaux publics et de l’immobilier, illustrations de la partiellement « fausse croissance » chinoise. C’est là que s’alimente le capitalisme de connivence avec la question d’affectation des terrains, du financement des immeubles par des crédits au « camarade capitaliste » qui seront oubliés en cas de mévente et des dettes des particuliers qui achètent sur plan avec l’intention de revendre rapidement. Le régime a été obligé de rappeler que la spéculation n’est pas tout : «  il faut y vivre ou louer » mais dans ce dernier cas, il ne faut « ni chiens ni migrants ».
  • Derrière le problème des logements il y a en effet celui des migrants, campagnards venus travailler en ville sans avoir le droit d’y loger, de bénéficier de ses écoles et services sociaux. Leur présence contredit « l’ordre » donné aux municipalités de ne plus augmenter leur population, d’où des travaux pharaoniques comme ceux de Tongzhou, ville qui sort de terre afin de bloquer la capitale chinoise à 22 millions d’habitants. Nouvelle occasion de travaux publics et d’opérations immobilières pour les camarades.
  • Reste « la guerre ». Là aussi il y a contradiction entre le nationalisme orgueilleux qui est un des piliers du régime et le désir officiel de paix. Cette contradiction est pour l’instant résolue par la faiblesse ou le désintérêt américain qui permet d’avancer sans trop d’obstacles, par exemple en mer de Chine du Sud. Mais le problème de Taiwan n’est pas loin…

Ce retour à l’international nous mène au conflit mondial des idées et valeurs.

Le rêve occidental, une vieille lune ?

La montée de la Chine traumatise l’Occident, qui oublie qu’elle part de très bas et que c’est grâce à son appui technique et managérial qu’elle est revenue à un niveau normal.

On date souvent de Voltaire le début intellectuel du libéralisme politique occidental, lui-même source du libéralisme économique inventé par Turgot. Depuis que, pour flatter les dirigeants européens, Voltaire inventa la notion de « despote éclairé » agissant pour le bien de son pays, le rêve demeure d’un dictateur bousculant les traditions dans l’intérêt général. De nombreux militaires sud-américains et aujourd’hui le président Xi en bénéficient.

Mais là aussi il faut regarder de plus près si les valeurs sous-tendues sont bien celles des Lumières.

Valeurs occidentales et valeurs asiatiques

L’Occident s’est bâti sur un socle gréco-romain, qui a notamment introduit la notion de droit de la personne. Après 2000 ans d’évolution, il en est résulté la conviction que les libertés intellectuelles et politiques sont à la fois une valeur en elles-mêmes et une condition nécessaire du progrès scientifique et économique. Cette conviction s’est diffusée dans le reste du monde, et « désoccidentalisée » par l’Indien Amartya Sen.

En réaction à ces valeurs occidentales ont été proclamées les « valeurs asiatiques » dérivées de Confucius avec le respect quasi absolu de l’autorité politique et familiale. Dans un tout autre contexte, l’autorité en pays musulman participe de la même idée, puisque qu’elle rappelle que « si le chef est en place, c’est que Dieu l’a voulu ».

Un profond conflit de valeurs divise donc les sociétés non occidentales :

  • Leurs élites constatent que c’est l’apport de l’Occident qui permet la liberté et le développement, mais ces élites font face à une majorité traditionaliste instrumentalisée par les pouvoirs en place.
  • Les modernistes sont affaiblis par les doutes de l’Occident sur lui-même, doutes nourris par le marxisme qui a engendré les partis communistes, puis par un désenchantement récent envers la démocratie, « le pire des régimes à l’exception de tous les autres » d’après Winston Churchill.

Ce sont ces idées occidentales que combat ouvertement le régime chinois. Mais il oublie qu’elles ont permis le redressement du pays. L’histoire nous rappelle les dégâts de l’ubris , orgueil du succès, et que « le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Cet article a été publié une première fois en mars 2018.

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  • Belle analyse. Il serait aussi intéressant de parler de la Corée du Nord, qui est totalement aux mains des Chinois. Les rodomontades actuelles de son despote sont sans doute inspirées par le grand frère chinois ? Pour quelle raison ?

    • Le despote nord-coréen (qui entre parenthèses montre bien qu’il y en a des moins éclairés les uns que les autres) n’a pas besoin des encouragements de la Chine. Néanmoins, la Chine se sent certainement plus à l’aise avec une frontière terrestre avec un pays qui ressemble furieusement à ce qu’elle-même était il y a 35 ans qu’avec une Corée réunifiée sous parrainage américain. Ceci dit, mon impression est que Xi et Trump, après les parades belliqueuses, ont conclu une solide trêve sur le sujet, probablement du genre « laissons la Corée du Nord faire pendant les 35 ans à venir, avec son dictateur, le chemin qu’a fait la Chine pendant ces 35 dernières années ». Tout le monde y gagne, la situation se calme graduellement, et il n’y a pas de bouleversement risqué aux frontières de la Chine.
      C’est un aspect que je ne retrouve pas dans l’article, les Orientaux sont bien plus pragmatiques que nous Occidentaux arc-boutés sur nos grands principes, nos dictateurs démocratiques genre Macron Bonaparte et notre sacrifice de l’élévation du niveau de vie au profit de la liberté de râler (enfin sur les sujets politiquement corrects). Pour paraphraser le plus illustre prédécesseur de Xi après Mao, pour les Orientaux, peu importe qu’un chef d’Etat soit Kim ou Trump, s’il augmente le niveau de vie, c’est un bon chef.

      • Certes les Orientaux sont en général pragmatiques. Mais dans ce cas le sentiment de puissance peut mener à des erreurs, comme dit à la fin de l’article. À cela s’ajoutent des « erreurs » volontaires : se fermer pour assurer la stabilité interne, quitte à perdre créativité. La réussite des Chinois de Singapour tient largement à leur ouverture sur le monde

      • Tous les dictateurs tout puissant finisse un jour ou l’autre, ivre de leur pouvoir, par vouloir l’utiliser parce que…pourquoi pas. Lorsque la chine aura dépassé les USA en terme économique plus rien ne l’empêchera d’exercer une hégémonie plus ou moins brutal sur toute l’Asie et pourquoi pas plus loin.

        • un dictateur a en General fait le vide autour de lui et n a plus que des beni oui-oui. du coup plus personne pour lui dire qu il va faire une grosse erreur …

          Sinon la chine n est quand meme pas prete de depasser les USA. A part quelques societes a la pointe, ils sont encore qu a copier ce qui se fait ailleurs.
          Mais c est vrai que chez nous, bous sommes en plein declin. donc les uns montant et les autres descendant, forcement on va se croiser un jour

  • Ce despote est tout sauf éclairé, car son impérialisme met la paix en danger, en particulier en Mer de Chine. S’il y a un clash avec le Japon allié des USA.

    • Bof, la dispute autour des ressources pétrolières maritimes n’a plus un intérêt qui mérite d’en compromettre la paix. Je vois mal Trump aller défendre quelques arpents de vagues japonaises. Et un despote est un despote : s’il se montre conciliant, c’est pris pour de la faiblesse et ça signe sa fin…

  • Excellente analyse.
    La Chine est en effet influencée par les valeurs confucéennes de respect de l’autorité et aussi par les valeurs occidentales de respect de la liberté. Parfois le synthèse des deux systèmes fonctionne bien, comme à Singapour dont le développement extraordinaire a été dû au mélange de l’autoritarisme de Lee Kwan Yu et de la tradition libérale britannique.

  • La Chine pratique la NEP : « économie de marché » mais monopole absolu du PC sur le pouvoir politique.

    Si le despote est si éclairé que cela, qu’il ferme les camps de concentration (laogai) et qu’il demande à Apple de retirer ses serveurs de chiffrement de Chine pour que les autorités puissent fliquer les utilisateurs de mobiles sans avoir à passer par un tribunal américain.

  • rien de nouveau, c’est l’empereur de Chine en moderne.

  • Tout envisager à travers l’économie est un réflexe (donc inconscient) marxiste. Les facteurs spirituels jouent un rôle très important, sans doute prépondérant. La Chine mène une effroyable persécution des minorités. Croix arrachées partout, églises démolies au bulldozer, quantité d’arrestations (prison et camps de « rééducation »), tortures. L’avocat chrétien Gao Zhisheng a décrit dans 2 livres les traitements inhumains subis depuis 15 ans dans sa défense des minorités innocentes. On est de nouveau sans nouvelles de lui. La Chine, comme les autres pays non occidentaux, a copié les réussites de l’Occident sans en garder les limites d’emploi qui étaient dictées par une moralité judéo-chrétienne – limites qu’aujourd’hui l’Occident lui-même renie, au moins en partie, et l’Europe surtout. La dictature corrompue du Parti communiste chinois tombera elle aussi un jour.

  • Pour moi vivant en Chine, l’article est digne de la pravda occidentale, pour moi c’est une fake new, ça correspond pas a ce que mes yeux voient.
    La dette: plus de 100 villes d’un million d’habitants, et seules 31 villes ont ou construisent un métro (une seule ville en France de plus d’un million d’habitants). ça veut dire que les 70 autres villes doivent attendre que les dettes soit remboursées pour construire un métro ? absurde. S’endetter pour construire un métro va booster les échanges. L’économie c’est l’échange de produits, c’est la différence entre la Chine et l’Afrique, la Chine a construit des infra-structure qui permettent l’échange. Ou même en Europe, Patras 3eme plus grande ville de Grèce, il n’y a toujours pas d’autoroute direct ou de train direct entre la capital et Patras. D’où les nouvelles routes de la soie qui va booster les échanges tout autour des routes, et ces routes ne seront beaucoup moins dépendante du prix du pétrole par rapport au transport aérien.

    • il y a quand meme pas mal de dette qui sont dues a des entreprises d Etats qui sont soutenues a bout de bras par le gouvernement chinois. Ces entreprises sont non viables et les dettes ne seront jamais remboursees.

      Quid de la montee des prix de l immobilier et de l endettement correspondant ? (c est vrai aussi chez nous ou les gens s endettent sur 25 ans pour acheter quelque chose qui a de forte chance de valoir au moins 30 % de moins d ici 10 ans)

      La pollution est est Probleme toujours pas reglé. j etais a pekin la semaine derniere. Bien qu en ete (pas de pollution due au chauffage) vous voyez pas le ciel et les immeubles lointains ont une sorte de halo

      La lutte interne au PCC. Il est evidement difficile de dire ce qu il se passe. Mais Xi continue a faire le menage et a placer ses pions. Ce qui contribue a tetaniser les gens qui craignent de faire un faux pas et d etre alors dans la ligne de mire

      Sur le plan economique, il est indeniable que la chine a fait un bon de geant en 30 ans. Par contre elle a probablement mange son pain blanc. Maintenant il lui faut non plus copier mais innover. Et ca necessite des qualites differentes. Et ces qualites (se remettre en cause, innover … sont pas vraiment celles mise en avant dans un Regime dictatorial)

  • J’ai passe il y a 15 jours le nouvel an chinois dans une petite ville de 3eme ou 4eme peripherie au milieu des rizières, sortie du train pour prendre le bus, il y avait une dizaine de bus électrique qui étaient en charge, incroyable pour une petite ville. La Chine en changeant tout ses bus diesel en électrique, crée un volume important pour ses entreprises, et quand on a un volume important, on a les meilleurs prix, la Chine équipera tous les pays du monde, et ceci fonctionne pour le train, le nucléaire…

  • La loi a été vote, les ruraux peuvent louer un appartement (cela a toujours été), mais ils bénéficient des mêmes droit que ceux qui achètent, c’est a dire, qu’ils peuvent mettre les enfants a l’école sans avoir besoin d’acheter un logement. En Chine vu qu’il n’y a pas de taxe d’habitation et de taxe foncière, l’école publique était en partie paye par les taxes d’achat d’appartement.

  • Quand une ville devient trop grosse, cela bloque son développement, (transport, embouteillage, pris immobilier trop cher…) la Chine l’a compris, et donc la Chine va développer les petites villes, d’ailleurs il existe toujours la question vaut’il mieux gagner 20 000 en ville ou 10 000 a la campagne ? Habitant moi même a 70 KMs de la 3eme plus grande ville du pays Canton, mon supermarché local (RT-MART groupe Auchan) est 50% moins cher que Carrefour a Canton, et ne parlons même pas des prix des loyers. Quand aux ruraux qui viennent travailler en ville, ils n’ont qu’une envie de repartir dans leur campagne, près de leur famille, de leur ville natale de naissance.

  • Une dernière loi passe il y a peu, la Chine promouvoir la campagne pour les retraites chinois, cela permettra aux chinois ruraux d’augmenter leur revenu, grâce aux dépenses des retraités des villes qui viendrons, a la différence de chez nous, ou les retraitées partent au Portugal, l’augmentation de la CSG va encore augmenter ce mouvement. Un retraité qui part au Portugal c’est ZERO TVA pour l’État français, ZERO taxe pour la ville, c’est 100% une perte pour l’économie françaises.

    • L’état français n’a qu’à ramener les impôts à un niveau qui ne soit pas spoliateur. On parle de la tyrannie sanglante du président chinois. Combien de personnes éliminées tous les ans?

      • Comment ramener les impôts a un niveau correct avec les légions de fonctionnaires, les légions de chômeurs et l’invasion de barbares ?
        Quand a la tyrannie sanglante c’est une fake new colporte par l’occident.

        • Fake new? Vous êtes sûr? Des gens disparaissent subitement, bizarrement des opposants! Au contraire des autres, Xi fait dans la discrétion, mais les résultats sont les mêmes!

      • c est vrai qui Xi n est pas Staline. pas de personne executes d une balle dans la nuque

        Par contre vous avez des camps pour les opposants. Que ca soit les ouigours ou simplement les membres du PCC qui font de l ombre au chef (ex Bo Xilai ou l ex chef d Interpol)

  • Je vois une raison historique dans la méfiance du pouvoir vis-à-vis des « associations de sport » et autres groupes de personnes, qui se trouve dans l’Histoire du pays. La Chine a une longue tradition de sectes qui renversent et remplacent la dynastie régnante – voir les Turbans Rouges qui ont placé les Ming au pouvoir ou les Boxers qui ont tenté de chasser les Qing.

  • claude henry de chasne
    13 août 2019 at 16 h 19 min

    la dictature communiste vaut bien le nazisme.. quand çà va tomber attention la chute
    Pc chinois = 1OO millions d’individus..

  • Les commentaires sont fermés.

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