Grand débat : le constat d’Édouard Philippe

Le discours d’Édouard Philippe n’a pas plu à tout le monde et on voit y apparaître la fracture entre ceux qui veulent plus d’État et ceux qui ont compris que les 3 sujets importants pour les Français sont les impôts, le chômage et le pouvoir d’achat.

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Édouard Philippe, painted portrait _1100359 : thierry ehrmann - CC BY 2.0

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Grand débat : le constat d’Édouard Philippe

Publié le 13 avril 2019
- A +

Par Olivier Maurice.

Le Premier ministre Édouard Philippe a rendu lundi au Grand Palais les premières conclusions que l’exécutif tire de l’exercice du Grand débat. Celles-ci s’articulent en 4 exigences que les Français ont adressées au gouvernement :

  1. Baisser les impôts
  2. Cesser de ne se préoccuper que des métropoles
  3. Être impliqué dans les discussions et décisions
  4. Cesser l’écologie punitive

Tout cela pour ça me direz-vous ? 4 mois de manifestations, de débordements, de psychodrame, de coups de mentons, de discussions… 4 mois de vitrines brisées, pour en arriver à ce que le pouvoir paraphrase en grande pompe ce qui était écrit en plusieurs milliers d’exemplaires sur des bout de carton en novembre. Il aura fallu tout un hiver… Tout ce processus long et fastidieux laisse comme un goût amer de temps perdu, l’impression que rien n’avance dans ce pays et que rien ne changera jamais.

Comment ne pas se faire que des amis

Mais ne faisons pas la fine bouche : le constat, à défaut des actions qui suivront (ou ne suivront pas) marque un virage radical dans le microcosme politicien français. Il s’agit d’un véritable coup de pied dans la fourmilière et on voit déjà s’agiter partout le landernau médiatico-politique qu’Édouard Philippe n’a même pas pris la peine d’essayer de brosser dans le sens du poil.

Les Français nous ont demandé des choses simples : mieux identifier qui fait quoi dans le millefeuilles actuel. Certains annonçaient la fin de la démocratie représentative, et l’avènement de ce qui aurait pu être une forme de démocratie directe et médiatique permanente… Ça n’est pas ce que les Français veulent.

Façon concise et polie de dire que personne ne comprend rien de ce à quoi peuvent bien servir les élus, si jamais ils servent effectivement à quelque chose. On ne peut que rester béat devant le missile Tomahawk lancé envers les cohortes de démagogues qui promettent sans cesse davantage d’État et davantage de peuple et qui sont responsables de l’obésité pornographique de l’État français dont plus personne ne comprend comment il fonctionne.

Les efforts et le temps qu’il a fallu pour retranscrire presque mot pour mot les revendications d’un mouvement populaire prouvent bien le total dysfonctionnement d’une représentation nationale censée servir de courroie de transmission entre les citoyens et le pouvoir.

Sévère camouflet enfin envers ceux qui nous bassinent depuis des années avec « la vraie démocratie » : le constat que dresse Édouard Philippe et que l’on aurait du mal à remettre en cause est que les Français, en plus d’un ras-le-bol fiscal ont exprimé un réel ras-le-bol de cet excès de politique et ces joutes permanentes sur le sexe des anges qui font les choux gras de tous les journaux.

La vraie démocratie

Mais au fait, qu’est donc cette vraie démocratie que nous encense Étienne Chouard et que la France Insoumise a mise dans son programme de Sixième République ? Vraie démocratie qui dégouline ensuite à gauche et jusqu’à une partie de la droite dans des versions plus ou moins édulcorées et sous les vocables de « participative » ou de « directe » ? Vraie démocratie qui serait parait-il à mille lieues du système actuel. Vraie démocratie dont les médias, alléchés par l’opportunité de voir s’instaurer une téléréalité politique permanente nous vendent comme un progrès inéluctable ?

La solution à tous nos problèmes serait donc une copie conforme de la démocratie athénienne et de son tirage au sort impératif, exemple pur et parfait du pouvoir au peuple.

Sauf que la démocratie athénienne n’a pas été inventée pour aider les pauvres et les nécessiteux : elle a été inventée par l’aristocratie pour museler la populace vindicative. La méthode, certes novatrice, reposait sur deux piliers : la nomination des meneurs à des postes totalement inutiles mais grassement payés pour faire taire toute contestation et la régulation des foules par des lois liberticides votées par les assemblées populaires afin de leur donner un vernis de légitimité légale.

Le choix du tirage au sort est d’ailleurs extrêmement malin, car il permet de désigner des individus qui ne se connaissent pas entre eux (ce qui les rend plus vulnérables aux diverses méthodes de pression et de chantage) et comprend statistiquement bon nombre de personnes ayant des problèmes financiers (ce qui permet d’acheter les voix à moindre coût).

Le pouvoir, mais pas les responsabilités

Il en reste une question toute simple : que se passe-t-il lorsque l’on se rend compte que les choix effectués par l’assemblée tirée au sort ont abouti à des situations dramatiques ou que les élus ont usé de malversations ? Faut-il condamner collectivement l’ensemble des élus, même ceux qui n’ont rien demandé à personne ? Ou alors faut-il tirer au sort les responsables dans la population et envoyer la troupe à six heures du matin sortir de leur lit des enfants et des vieillards désignés par le hasard pour leur demander des comptes ?

Le précipice qui existe entre la prétendue justice d’un pouvoir impératif tiré au sort et l’évidente injustice d’une responsabilité impérative ou encore tirée au sort montre rapidement que cette solution n’est rien d’autre qu’une grossière démagogie.

L’obésité politique est une maladie létale

L’Athènes de Périclès (ce dernier descendant d’une des plus vieilles et puissantes familles de la cité qui se prétendait d’origine divine) a finalement abouti à la mise en coupe réglée de la population par une mafia de profiteurs mégalomanes et criminels. Les prétendus 200 ans d’âge d’or de la démocratie athénienne sont surtout marqués par l’inflation d’impôts afin de financer la corruption généralisée et des guerres impérialistes incessantes indispensables pour fournir à la cité son nombre sans cesse croissant d’esclaves et d’or pillé chez les voisins pour tenter en vain d’équilibrer les comptes. Âge d’or que l’on ne connait d’ailleurs qu’à travers les ouvrages de propagande officielle de l’époque vantant les mérites du meilleur des mondes.

Ne sent-on pas comme… qui dirait un air de déjà vu, entre la solution supposée et les problèmes rencontrés actuellement ?

Proximité et participation

Donc, cette vraie démocratie, ce n’est pas ce que les Français veulent. Sage décision, mais que veulent-ils donc alors ? Un État moins présent, mais plus proche semble-t-il. Moins d’impôts, mais plus de service public. Une société plus fraternelle, mais moins de social.

Ces injonctions peuvent paraître paradoxales, mais elles ne le sont pas et c’est d’ailleurs ainsi que nombre de pays envisagent la démocratie. Non pas comme la désignation d’une instance centrale toute-puissante, mais comme l’application du principe selon lequel ce sont ceux qui sont concernés par une chose qui décident de cette même chose, comme la demande de résultats, de direction, d’aide et non de moyens et de directives.

La couleur des murs de mon appartement ne concerne que moi. Par contre, celle de la cage d’escalier et de l’entrée de l’immeuble concerne les habitants de l’immeuble. Celle de la façade peut éventuellement concerner les habitants du quartier.

De la méthode qui consiste à déterminer depuis la capitale quelle peinture chaque citoyen doit utiliser pour repeindre ses murs, en payant des députés pour voter une loi qui stipule tous les détails et des fonctionnaires pour la mettre en œuvre, en mobilisant des experts pour décider quelle couleur et quelle matière sont les meilleures pour la santé et le vivre ensemble et en agitant les médias pour nous abreuver de débats, de polémiques et de slogans moralisateurs… Cette méthode, les Français n’en veulent plus.

La tectonique des plaques

L’orientation du discours d’Édouard Philippe a aussitôt déclenché une succession de réactions dont la plus emblématique est sans doute cet appel à la démocratie directe par une grande coalition d’anciens ennemis jurés pour tenter de sauvegarder le monopole étatique de la gestion des galeries marchandes des aéroports de Paris.

Même au sein du parti au pouvoir, le discours d’Édouard Philippe n’a pas plu à tout le monde et on voit y apparaître la fracture entre ceux qui veulent plus d’État et plus de social et ceux qui ont fini par comprendre que les 3 sujets les plus préoccupants pour les Français sont les impôts, le chômage et le pouvoir d’achat.

Nous n’aurons pas long à attendre : les annonces prévues pour la semaine prochaine nous ferons vite comprendre si la montagne a accouché d’une souris, ou si le gouvernement a choisi d’affronter une opposition qui n’a pas lésiné sur ses efforts pour tenter de récupérer le mouvement des Gilets jaunes et mettre en avant ses lubies. Combien de fois avons-nous entendu dire que le RIC ou la suppression de l’ISF étaient au cœur des préoccupations des Français, alors que les dépouillements mettent ces préoccupations bien loin dans la liste des priorités.

Mais ne nous leurrons pas, il faudra encore du temps pour que le camp du pragmatisme se structure et se sépare clairement de celui des utopistes et des profiteurs. Il faudra du temps pour que les demandes pour plus de liberté, de responsabilité et de subsidiarité qui sont derrière les 4 exigences du Grand débat énumérées par le Premier ministre ne trouvent leur place face au théâtre de Guignol médiatique et politicien quotidien qui a cessé de faire rire les Français.

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  • la démocratie athénienne c’était moins de 500 personnes , avec 2000 esclaves qui eux ne votaient pas.. deja
    Mais en regard de la lucidité du premier ministre s’élèvent deja des voix pour dire que le grand débat ne représente pas la totalité des français..
    c’est vrai ceux qui vivent des aides sociales ,et des impots ne sont pas d’accord avec la vision , eux veulent plus de fric et plus de services publics payés par les autres..
    La seule solution serait de transférer les frais de services publics
    a la commune et payés par tout le monde,y compris l’école.. çà _çà aurait pour effet d’effacer le coté faussement ‘ » gratuit » des services dits publics

  • Il ne faut pas se faire d’illusions. N’oublions pas que Macron représente la noblesse d’état qui a mis ce pays en coupe réglée. Philippe peut parler cette aristocratie républicaine détient les clés, vit des innombrables prébendes de l’état et n’y renoncera pas comme ca. Et les médias ont les memes intérêts.

    • Oui, et l’étude des réponses du grand débat a été faite à partir de nuages de mots. Il suffit donc d’en ignorer purement et simplement certains…
      Le premier ministre n’a retenu, dans les contributions des Français qui ont participé… ce qu’il voulait en retenir. A savoir…
      Reçu 5/5 la demande de baisse des impôts (et les taxes?). Mais il faudra baisser les dépenses. C’est le moment de se rappeler la communication récente sur le temps de travail des fonctionnaires. E. Macron va pouvoir honorer sa promesse de baisse des effectifs de 120 000… mais avec la caution du peuple! On ne s’en plaindrait pas si l’on était sûr que ce soient les parasites qui fassent les frais de l’opération…
      La démocratie façon RIC, ce n’est pas cela que les Francais veulent? Il est vrai qu’avec 75% d’adhésion à cette mesure, il reste 25% soit largement plus que les 2% qui ont participé au grand débat. De qui se moque M. Philippe?
      Et bien sûr, des préoccupations écologiques, largement influencées par la propagande, le gouvernement ne retiendra que « l’urgence climatique »… conformément à ses souhaits, quand bien même un sondage réalisé par l’INSEE sur les préoccupations des Français en 2018 classait en tête : le terrorisme et les attentats, suivi du chômage et de l’emploi, puis de la pauvreté, de la santé, de la délinquance, du racisme, l’environnement n’arrivant qu’en septième position, ce thème n’étant une préoccupation que pour 7,4 % des Français en moyenne. De qui se moque M. Philippe?

      Le gouvernement va donc s’appuyer sur ce qu’il retient des contributions de 2% des Français pour justifier la politique qu’il avait de toutes façons, prévue…

      • Qui s’attendait à autre chose ?

      • Si on demande aux Français si ils sont favorables au RIC, 75% répondent oui, mais si on leur demande quelles sont les priorités pour redresser la France, le RIC n’est presque jamais cité. En gros tout le monde est pour, mais quasiment tout le monde est d’accord pour dire que ce n’est qu’une broutille politicienne de plus.

        • +1000
          Il est malheureusement impossible, dans notre contexte médiatique moderne, de ramener les broutilles au rang de broutilles. Et le gouvernement n’est pas le seul à monter en épingle des broutilles, loin de là…

        • Il y a, comme trop souvent à propos du RIC et de tous les mécanismes démocratiques, une confusion (des fois certainement volontaire, mais j’évite de généraliser) entre les principes et les outils.
          C’est tout à fait normal de ne pas mentionner le RIC lorsqu’on demande quelles sont les priorités pour redresser la France, ce n’est pas son but. Et seulement les politiques veulent nous faire croire que c’en est un.
          Le RIC n’est qu’un outil qui permettrait à la population un meilleur contrôle sur les décisions prises par les politiques. Il pourrait aussi apaiser les débats. Si c’était si inutile que ça, tellement une « broutille » comme l’écrit MichelO, ça ferait des lustres qu’il aurait été abandonné en Suisse, aux Etats-Unis ou dans plein d’autres pays qui semblent s’y mettre, aux référendums, ces derniers temps, avec une étonnante inconscience…
          C’est totalement malhonnête d’affirmer que, parce que les gens ne voient pas dans le RIC un but en soi (ce qu’il n’est évidemment pas), ils ne lui donnent aucune valeur en tant qu’outil.

  • « la fracture entre ceux qui veulent plus d’État et plus de social et ceux qui ont fini par comprendre que les 3 sujets les plus préoccupants pour les Français sont les impôts, le chômage et le pouvoir d’achat. »

    Sauf qu’en france, la 2eme catégorie (ceux qui ont compris les problèmes) veulent aussi plus d’état et plus de social pour règler ces dits problèmes…

    Finalement, le mouvement de gilets jaunes est bien représentateur de la représentation des idées en france.

    Les premiers gilets jaunes qui voulaient moins d’impots, plus de liberté et moins d’état ont durés 1 semaine.
    La relève étant prise pendant 4 mois par les gilets rouges.

  • « les 3 sujets les plus préoccupants pour les Français sont les impôts, le chômage et le pouvoir d’achat »

    Macron tire les conclusions qui l’arrangent et il y répondra par un grand : « Je vous ai compris ».

    S’il retenait le RIC ou l’ISF ou autre, il faudrait qu’il prenne des mesures concrètes. Avec le chômage et le pouvoir d’achat (donc les impôts), il lui suffit de dire : « on y travaille, circulez, ya rien à voir ».

    En fait, il travaille surtout pour le RN …

  • Je n’aime pas trop la caricature qui transparaît derrière l’expression « vraie démocratie ». Bien sûr qu’il y a des demandes radicales, mais qui peut affirmer que le système actuel est réellement démocratique?
    La vérité est que, comme d’habitude, ceux qui ont le pouvoir ne veulent surtout pas que le peuple, ce gueux, vienne mettre son grain de sel dans les décisions. Alors les positions dérangeantes sont caricatirées à partir de quelques exemples extrémistes.

    • Qui peut affirmer que le système actuel, sans être réellement démocratique, gagnerait à l’être plus ? Plus de pouvoir aux électeurs, ou au peuple, c’est aujourd’hui plus de pouvoir à des incultes économiques et des automates téléspectateurs et connectés. OK, nos dirigeants ne prennent guère les bonnes décisions. Mais de là à croire que les citoyens n’en prendraient pas d’aussi mauvaises ou d’encore pires, il y a une certaine naïveté…
      Ecoutons les Anglais, plutôt que vouloir les jeter dehors : « Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen. » – Winston Churchill.

      • Ces « incultes économiques » dont vous parlez à longueur de posts avec tant d’emphase sont ceux qui font vivre ce pays, avec leurs efforts de tous les jours, si mal récompensés.
        Un peu moins d’arrogance, une toute petite distanciation de Macron et ses équipes, vous feraient le plus grand bien pour commencer à comprendre ce qui se joue en réalité en France ces derniers mois.
        Vouloir changer le peuple n’a jamais amené rien de bon. Il est ce qu’il est et ne pas en tenir compte a toujours été source des plus grands malheurs.

        • D’abord, il y en a marre de vos jugements de personnes, auxquels vous ramenez toute argumentation. Je déteste Macron et ses équipes, mais contrairement à bien des GJ, je n’en conclus pas que cette détestation suffit à me faire avoir de bonnes idées.
          Mais oui, je veux instruire et former le peuple, je pense que c’est essentiel, et j’ai les plus grandes réserves envers ceux qui pensent que parce qu’il s’échine, il faut lui donner le pouvoir avant de lui donner la formation et les connaissances. Et il me semble que l’actualité me donne raison : les GJ sans formation ni connaissances se sont laissés déborder et reléguer par les casseurs et les socialistes. Le respect (qui est le moyen d’échapper à l’arrogance), ça se gagne et ça se mérite. Macron ne l’a jamais su, les GJ non plus. Et la première chose est de reconnaître ses insuffisances, et que ne pas être avare d’efforts mal récompensés n’empêche pas d’être un parfait inculte économique, et devrait au contraire être une puissante motivation pour tourner une petite partie de ces efforts vers l’acquisition de la dite culture économique. Préférer les indignations et les amalgames, comme les politiciens, ne sortira pas les GJ de l’ornière.

          • Le débordement a été en l’occurrence savamment organisé par les médias subventionnés. Même à l’époque où le message majoritaire n’était pas estampillé CGT vous ne vouliez pas le voir, parce que ce n’était pas ce que montrait BFM. Alors, pour ce qui est de l’inculture, on repassera…
            C’est vous qui faites des amalgames à la pelle. « Les GJ », kézako ? Vous pouvez au moins définir ce gloubi-boulga qui ne veut rien dire ?
            Macron aussi veut « instruire et former le peuple ». Hitler l’a voulu, Staline aussi, tout comme Mao, Pol Pot et j’en passe. Vous ne vous rendez même pas compte des énormités que vous proférez.

            • Vous ne savez pas lire, seulement interpréter dans le sens de la haine. Pour en venir à Hitler, Staline, Mao ou Pol Pot quand vous lisez « acquisition de culture économique », il faut un état d’esprit sur lequel vous devriez vous interroger, vous. Mais comme vous, qui n’êtes pas arrogant, savez tout mieux que personne…

              • Vous avez votre idée toute faite sur ce que vous vous plaisez d’appeler « les GJ », sans vous attarder pour essayer de comprendre le sens de votre expression.
                QUI s’est fait déborder ? Ceux qui ne manifestent plus depuis longtemps, remplacés par les professionnels de la casse ? Ceux que les médias ont savamment ignoré au départ, pour maintenant nous faire croire qu’ils étaient les mêmes que ceux qui cassent aujourd’hui ?

                Par ailleurs, instruire et former le peuple (sans nuance aucune) se retrouve bien dans votre texte, et qu’en savez vous de la culture économique de ceux qui étaient sortis dans la rue en novembre-décembre ? Ceux qui sortent aujourd’hui n’ont pas besoin d’apprendre quoi que ce soit, ils ont appris par coeur le petit livre rouge et ça leur suffit largement.

  • Si les gens veulent davantage de prospérité et moins d’impôts, ils veulent donc plus de liberté et moins d’Etat.
    Quel sera le parti politique qui saura exploiter cette attente?

    • Au début, j’ai pensé que le mot ‘exploiter’ était une erreur, que ‘répondre à cette attente’ aurait été plus juste.
      Puis j’ai réalisé que ‘exploiter’ est le mot juste !
      Glaçant…

  • L’exemple de la démocratie athénienne employé ici ne fait que démontrer une fois de plus cet adage : « l’homme est un loup pour l’homme ».
    La malhonnêteté fondamentale (mais toujours déguisée) de ceux qui se considèrent comme des élites seuls « dignes » et « capables » de régenter les autres est l’assise de toute structure politique, quelle que soit sa position sur l’éventail des possibles (royalisme, démocratie -sous toutes ses formes-, socialisme, communisme, dictatures, tyrannisme, etc.). Réf. : https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_politique
    C’est l’enrobage de leur « présentation » qui fait les différences de ces structures.
    Il n’y a donc rien à espérer.

  • A propos de réforme constitutionnelle, je verrais bien l’ajout en tête de la DDHC d’un très pompidolien article 0:
    En toutes circonstances, l’état s’interdit d’emmerder les citoyens.

    Et puis remettre l’art 10 abandonné (port d’armes) et surtout supprimer tout le blabla ajouté après la DDHC ainsi que le Conseil Constitutionnel puisqu’on n’a pas besoin de lui pour comprendre.

    Afin que la France redevienne respirable.

  • Sans se référer à la gouvernance d’une cité-Etat morte depuis belle lurette, on pourrait – on aurait pu- tenter d’imaginer de nouveaux modèles de gouvernance. Avec un objectif simple: voter pour des actions, des directions, des politiques donc, et non pas seulement pour des hommes auxquels l’on donne carte blanche pour nous trahir encore et encore. L’échec comme le succès des politiques décidées collectivement étant alors une responsabilité commune, ce qui encouragerait peut-être les gens à se cultiver un peu.
    Quant à Mr. 80 kmh, énoncer des vérités ne coûte pas un rond, reste à voir par quelles actions ces discours seront suivis. Je ne retiendrai pas mon souffle.

  • Excellent exemple que celui de l’appartement, de l’immeuble et de la rue. M. Philippe est lucide et a de l’expérience. Il reste à espérer qu’il sera compris , voire suivi!

  • Comme a dit le 1er Mininistre : je dis la Vérité
    et quelques secondes plus tard la Vérité Vrai … imaginé la Vérité Fausse !!! Ou bien Déformé ….! ..A vous de décider de le croire
    ou pas !!!

  • @ Michel0 , vous avez une part de raison , mais si vous mener vos finances comme L’ÉTAT, bonjour les dégâts !!

  • Un jour, peut-être, quelqu’un sera capable de m’expliquer comment un individu de bonne foi, doté de bon sens et de capacité d’analyse, peut être à la fois pour la subsidiarité et contre le RIC. Moi, ça m’échappe complètement. Ou alors c’est moi qui manque de bon sens (éventualité qui attend également un argumentaire)…

    • Le RIC n’a rien à voir avec la subsidiarité. La subsidiarité, c’est la prise de décision dès le plus bas niveau où on dispose des compétences nécessaires et où les niveaux plus centralisés cessent de pouvoir apporter plus d’efficacité. Le RIC est un autre nom pour le soviet d’autrefois, il n’y est question ni de compétences ni d’efficacité, mais de susceptibilités, de grandes gueules, et toujours de ceux qui veulent imposer aux autres leurs vues et leurs idées pour les faire utiliser leur temps et leur argent.

      • Vous connaissez un niveau plus bas que l’individu ?

        • Ca dépend de l’individu 🙂
          Et vous, vous ne voyez pas une collectivisation du choix dans un vote du type RIC ?

          • Il n’y a pas une responsabilisation individuelle à faire un choix explicite plutôt que se défausser sur un tiers pour faire des choix à votre place ?
            Le référendum n’a pas à être seulement national, je ne crois pas que cela ait été demandé quelque part.

    • Et il serait bien que certains réfléchissent au rôle que les soviets ont joué pour que le communisme parvienne à s’imposer dans un pays aussi vaste que l’URSS, et à la place résultante de la subsidiarité, à l’heure de Moscou ou de Pékin.

      • Qui vous parle de soviets ? Allez raconter ça en Suisse, vous aurez un fou rire assuré.

        • Moi, je vous parle de soviets. Pas de la Suisse. Ca n’est pas la votation qui aurait bâti la Suisse, à partir d’une république à la française. A moins que vous ayez des références que je n’ai pas…

          • Expliquez d’abord le rapport entre référendum et soviets. Je ne le vois pas.
            Mais comme vous croyez toujours à la nécessité d’une « élite » éclairée en lieu et place de la démocratie, comme l’auteur, vous serez servi encore et toujours avec des « élites » auto-proclamées dont la seule qualité est celle de vouloir vivre sur le dos des autres et savoir comment s’y prendre.

            • Je ne crois pas en la nécessité d’une élite éclairée, arrêtez de dire à ma place ce que je penserais dans le but de m’insulter ! Je crois à la valeur de la compétence et aux dangers de l’incompétence, niée par ceux qui en souffrent, ce qui est exactement le contraire.
              J’ai un immense respect pour les ignorants qui cherchent à sortir de leur ignorance et à éviter de se laisser mener par le bout du nez par ceux qui se prétendent meilleurs qu’eux. J’ai le plus profond mépris pour les ignorants qui préfèrent nier leur ignorance et conspuer ceux qui la leur reprochent, et s’indigner que je ne leur porte pas de considération plutôt que de chercher à en sortir. Voilà pourquoi j’arrête ici cette discussion.

              • Si vos pensées n’ont pas de rapport avec ce que je comprends, c’est que vous les exprimez terriblement mal. Surtout, vous avez une fâcheuse tendance à tout généraliser.

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