Les violences policières désormais généralisées

La police cherche désormais à intimider les citoyens.

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Matraque by Jacques Meynier de Malviala(CC BY-NC 2.0)

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Les violences policières désormais généralisées

Publié le 18 janvier 2019
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Par Natasa Jevtovic.

Il y a toujours eu des violences policières en France, des contrôles d’identité au faciès, des interpellations musclées, des passages à tabac lors des gardes à vue et des violences lors des expulsions forcées de clandestins. Depuis toujours, les ONG se battent pour faire appliquer les Droits de l’homme dans les prisons ou les locaux de garde à vue, les avocats protestent pour dénoncer les peines exemplaires, les collectifs des familles de victimes organisent les marches blanches pour que leurs proches, tués par la police, ne soient pas oubliés.

Mais à part les militants des ONG, les artistes hip-hop et les habitants des cités populaires issus de l’immigration, le reste de la population ne semblait pas concerné par ces faits divers. La sévérité des forces de l’ordre était appréciée par le plus grand nombre, car elle était dirigée contre les travailleurs au noir, petits trafiquants de cannabis et contrebandiers, contraints de s’adonner à de telles activités par impossibilité de trouver un travail.

De temps en temps, on entendait parler de personnes tuées par la police, mais on ne s’attardait pas pour connaître tous les détails sur ces victimes anonymes. Quelques cas ont été médiatisés, comme la mort des adolescents Zied et Bouna, celle du militant écologiste Rémi Fraisse ou encore celle d’Adama Traoré, qui ont fait du bruit dans la presse internationale. En revanche, ce que la plupart des Français ne savent pas, c’est qu’il y a des dizaines de victimes de violence policière, grièvement blessées ou mortes en garde à vue, lors des interpellations ou des manifestations. Le collectif de familles des victimes a constitué une liste de 102 noms de personnes qui ont perdu la vie alors qu’elles étaient entre les mains de la police, entre 2005 et 2015. Seulement, les plaintes déposées par les familles sont systématiquement classées sans suite et le mieux qu’elles puissent espérer sont des peines de sursis.

Des chiffres imprécis

Un journaliste a tenté de retrouver des cas de condamnations pour les bavures policières et il a trouvé seulement deux condamnations récentes à une peine de prison ferme, pour des faits commis en dehors du service, puis trois cas anciens qui datent des années 1990. J’ajoute à cette liste la condamnation d’un policier à une peine de dix-huit mois ferme pour avoir provoqué un accident mortel alors qu’il revenait d’une soirée en boîte de nuit, ivre au volant de sa voiture de service avec 2,13 grammes d’alcool par litre de sang, soit plus de quatre fois le taux autorisé. Comme il n’était pas en service, il a eu une peine de prison ferme, mais il n’ira jamais en détention car toute peine inférieure à deux ans est aménageable en bracelet électronique. Jusqu’ici, ces bavures étaient acceptées par l’opinion publique car la police était considérée comme gardienne de la paix, comme une force de maintien de l’ordre dont le rôle était de protéger les citoyens.

Or, depuis le mois de novembre, les Français manifestent dans les rues, initialement pour protester contre l’augmentation des prix de l’essence, puis contre le coût de la vie en général, et pour sauvegarder leurs libertés fondamentales. Il y avait déjà eu des manifestations similaires sous Hollande, qui ont réuni les citoyens de tout bord, les Bonnets rouges de Bretagne, ceux qui militaient pour la privatisation de la Sécu, les hackers d’Anonymous, les anti-GPA et même les royalistes. Cette fois-ci, nous avons un président qui s’est présenté comme indépendant, non affilié aux grands partis politiques, qui nous a promis de baisser les taxes pour un meilleur niveau de vie. Or, nous nous sommes rendus compte que rien n’a changé, que ses ministres sont en grande partie recyclés des anciens partis, que ses réformes sont cosmétiques et que ses baisses de taxes sont accompagnées par des augmentations de charges fiscales sur un autre tableau.

Alors que les Français peinent à joindre les deux bouts, le président leur propose d’augmenter les prix de l’essence pour les pousser à acheter des voitures électriques à 30 000 euros, sous prétexte de préserver l’environnement. Tout ce qui me vient à l’esprit en entendant ses propositions, c’est la triste fin de Marie-Antoinette qui proposait au peuple qui réclamait du pain de manger des brioches.

Une révolte compréhensible, une violence contestable

À présent, les Français se sont soulevés contre le système qui les empêche de vivre du fruit de leur travail. Les Bonnets rouges ont été remplacés par les Gilets jaunes, mais le combat reste le même – le prix de l’essence contient 66 % de taxes, le coût du travail suit la même logique puisqu’on travaille pour l’État jusqu’au 27 juillet et le reste de l’année pour nous-mêmes, les charges poussent à la faillite des petites entreprises dont 30 % disparaissent après seulement trois ans d’existence. Certes, nous avons des services publics et notre État-providence, mais ces arguments ne suffisent plus pour justifier l’incompétence de nos dirigeants politiques et leur somptueux niveau de vie.

Et là, les violences policières qui se sont dirigées contre les manifestants ont marqué une rupture, un tournant qui a sincèrement étonné la plupart de gens. Autrefois dirigées contre les immigrés anonymes, ces violences sont à présent généralisées, contre tous les opposants politiques. Elles ont pour but d’intimider, d’empêcher la contestation, d’avertir et de terroriser.

Même les journalistes ne peuvent plus faire leur travail car ils se font agresser et confisquer leur matériel de travail, au point de devoir publier des communiqués officiels pour dénoncer des dérapages inadmissibles de la police envers leurs confrères.

Des images insoutenables

Le collectif Désarmons-les, qui milite contre les violences d’État sous toutes leurs formes, a réalisé un recensement provisoire de 82 blessés graves pendant les manifestations des Gilets jaunes entre novembre et décembre 2018.  Les photos publiées sur leur site sont difficiles à regarder, car une douzaine de personnes ont été éborgnées par les tirs de flashball et plusieurs personnes ont eu une main arrachée. La police cherche désormais à intimider les citoyens, des CRS sont armés de fusils d’assaut automatiques HK G36 et montrent clairement qu’ils ont peur de l’ampleur du mouvement.

Comment rester neutre en regardant des images de ces manifestants blessés, estropiés, handicapés à vie, comme cet adolescent de quinze ans qui est sorti de chez lui pour faire des soldes et qui a pris une balle dans le visage ? Comment ne pas prendre parti en apprenant que des manifestants sont emmenés en garde à vue pour rien, condamnés à des peines de prison ferme pour association de malfaiteurs, prévue pour le crime organisé ou le terrorisme, quand en réalité ils ont appelé au blocage d’une raffinerie sur Facebook ou lancé une canette sur les forces de l’ordre ?

Comment ne pas s’alarmer en voyant toute une classe de lycéens agenouillés, les mains derrière la tête, devant les officiers de police qu’on entend dire, « voilà une classe qui se tient bien sage », si même les leaders de l’extrême droite ont dénoncé ces dérives ? Comment ne pas avoir honte en lisant des commentaires outrés dans la presse étrangère ?

Le samedi 12 janvier 2019, lors de la neuvième journée de mobilisation des Gilets jaunes, la ligne rouge a été franchie. Maître Vallas, un avocat de Nancy, a été emmené en garde à vue pour avoir lu des extraits du Code pénal aux manifestants regroupés et encerclés par les CRS. Une vidéo a été postée sur Facebook, où on l’entend citer le texte de loi sur le droit de manifester, après quoi il a été appréhendé par les policiers et interpellé pour rébellion.

Les Français sont en colère car on leur refuse le referendum afin de verrouiller les débats, on leur refuse la proportionnelle pour obliger les petits partis à entrer en coalition avec les grands, qui ont déjà mis en place des cartels pour s’assurer une rente et barrer l’accès aux élections au plus grand nombre. En voyant avec quelle facilité leurs libertés sont bafouées, les citoyens s’insurgent contre les pratiques douteuses de maintien de l’ordre qui visent à entraver leur droit de manifester. Sur les réseaux sociaux, on voit déjà des images de la chute de la Bastille et les internautes appellent à l’insurrection en citant les paroles de la Marseillaise « aux armes citoyens ». La violence du peuple est devenue proportionnelle à la violence qu’il subit de la part de l’État.

Dans toutes les grandes révolutions de ces dernières décennies, en Europe de l’Est ou dans les pays arabes, les peuples ont renversé les gouvernements lorsque la police s’est ralliée à leur cause. À un moment donné, la police finira par se ranger du côté des Gilets jaunes car elle comprendra que son rôle est de protéger les citoyens et non le pouvoir – et là, les manifestants pourront obtenir les élections anticipées.

Les Gilets jaunes ont gagné la bataille la plus importante : celle de fédérer les Français. De droite, de gauche, du centre, des banlieues, des provinces, des villes. Le reste est une question de temps.

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  • « les charges poussent à la faillite des petites entreprises dont 30 % disparaissent après seulement trois ans d’existence » : on considère en général une sur trois comme « normal » en Europe ( secteurs principaux : commerce, horeca, construction ), principalement dû à une mauvaise compréhension de la gestion et des risques des pme.

  • « c’est la triste fin de Marie-Antoinette qui proposait au peuple qui réclamait du pain de manger des brioches. »
    ça devient pénible !

    • Effectivement, cette histoire de brioche, c’est une fake-new, comme on ne disait pas encore à l’époque.

      • Et alors ?
        L’histoire de France (ou plutôt le roman national) n’est elle pas une immense ‘Fake new’ ?
        Dumas lui même n’a t’il pas dit :
         » Qu’importe de violer l’histoire, pourvu qu’on lui fasse de beaux enfants… »

        • Lorsqu’on croit que les historiens sont intègres et cherchent la vérité, on constate que la probité est le cadet de leur souci. Ce sont des militants qui falsifient les faits pour des raisons politiques. Les BD sur l’histoire de France du journal Le Monde, où on voit Bonaparte avec le drapeau sur le pont d’Arcole est une escroquerie vu qu’il n’a jamais fait ça! Et je ne parle pas de Vercingétorix, dont on ne sait q’une chose: son âge approximatif, ce qui n’empêche pas des historiens d’écrire des livres entier sur lui!

    • Les historiens républicains se sont lâchés pour calomnier la monarchie et la famille royale. Michelet en premier. En fait elle n’a jamais dit cela, c’était plutôt une femme sympathique qui avait horreur de la cour et de son étiquette. Quand à Louis XVI c’était un brave homme, féru de sciences et d’exploration maritime. Le parlement a rejeté toutes les réformes qu’il voulait.
      Les impôts étaient moins lourds sous la monarchie que sous la Révolution, (et oui on croit le contraire) et surtout il n’y avait pas de service militaire obligatoire, introduit par les révolutionnaires pour agresser les pays voisins!

  • et pendant que les gilets jaunes se font taper sur la gueule par les forces de l’ordre , les dealers s’en donnent à cœur joie et font tranquillement leurs petites affaires devant les policiers sans que ceux ci n’interviennent ; ce pays est vraiment foutu ;

    • On embastille les gilets jaunes par contre les casseurs d’extrême gauche sont relâchés aussitôt par nos juges du mur des cons! Les gauchistes s’entraident.

  • Pas plus que l’auteur, je ne suis témoin des faits qu’elle rapporte. Je m’en tiendrai qu’à l’affaire des jeunes agenouillés, tenue de diverses sources que chacun pourra rechercher.
    L’anormal a été qu’ils soient photographiés et que certains visages soient visibles.
    Mais auparavant, ils s’étaient livrés à des actes répréhensibles. Les Policiers avaient réussi à les encercler alors qu’ils tentaient de fuir vers leur quartier et d’y entraîner les Policiers. Les Policiers étant en sous-effectif par rapport à leurs captifs, il fallait bien s’assurer que ces derniers n’allaient pas en profiter pour fuir ou se livrer à des actes violents en attendant d’être conduits vers un commissariat pour les suites à donner. En l’occurrence, présentation à un juge des enfants pour les plus violents.
    Dans l’affaire, aucun des jeunes n’a été blessé.

    • Tout à fait d’accord avec vous sur ce point. Cela ne justifie pas pour autant des excès de violence avérés.

    • D’accord avec vous xc et cela décrédibilise l’ensemble de ce texte hallucinant ! Il n’y a qu’en France qu’un policier peut se faire boxer sans pouvoir se défendre !

      • « Sans pouvoir se défendre » ? Vrai dans certains cas (dans les « quartiers », ou lors des manifs d’extrême gauche), certainement faux lors des derniers samedis GJ.

        • Donc qu’ils aient un bouclier et une matraque justifierait, selon vous, qu’on aille les boxer ?

          • Lisez mieux, ce n’est pas du tout ce que je dis.
            Je dis simplement que dans plein d’autres cas ils ont fait bien plus que se défendre. Et même dans le cas qui vous occupe il n’est pas si évident que cela quel a été l’évènement déclencheur.

            • La force publique n’est pas là pour se défendre, elle est là pour défendre l’ordre public. Il est bien trop facile de prétendre qu’on ne menace pas cet ordre public ! On le voit sur toutes les images télé, le manifestant, dans une manif non autorisée, qui se poste en provocateur face aux forces de l’ordre, et les autres qui n’attendent que la charge pour pouvoir prétendre avoir été « agressés »… Quand on n’a pas d’intentions violentes, il est facile de quitter les manifs avant qu’elles ne dégénèrent, si on tient absolument à faire valoir ses vues par un défilé en criant des slogans dans la rue (ce qui en soi est d’ailleurs assez incompatible avec une conception démocratique et raisonnée des choix publics, mais bon…).

              • Qu’elle le fasse (défendre l’ordre public) d’abord là où il est vraiment menacé. Cela fait malheureusement trop longtemps que cela ne se passe plus comme ça.
                L’Etat et ses forces de l’ordre ont depuis longtemps fait leur le principe « fort avec les faibles, faible avec les forts ». Que les faibles se rebellent doit être très étonnant pour beaucoup de monde.

                • Et où est-il vraiment menacé, selon vous, plus que lors des manifs non autorisées dans les quartiers touristiques (enfin, avant…) et commerçants, ceux des administrations (toutes gaspilleuses qu’elles soient), aux noeuds de circulation, etc. ?

                  • Avoir des pans entiers du territoire qui échappent au contrôle de l’Etat n’a aucun impact sur l’ordre ? Sérieux ?
                    Quant aux quartiers touristiques ou commerçants, allez faire un tour à Nantes ou à Rennes et demandez l’avis aux habitants, s’ils sont contents que leurs centres villes aient été mis à sac…
                    Et les noeuds de circulation, lorsque ce sont les syndicats qui les bloquent, ça ne pose pas de problème d’ordre ?
                    Mais, encore une fois, tout cela c’est dans l’ordre des choses. Comme les dégâts récurrents sur des bâtiments publics (écoles, casernes de pompiers, postes de police, etc, etc) qui « coûtent un pognon de dingue », mais qu’on ne s’intéresse jamais à récupérer.
                    Plus personne ne prend au sérieux cet Etat pas du tout « de droit ». C’est un fait et ce ne sont pas nos échanges ici qui vont changer quoi que ce soit.
                    Je crains le pire, justement parce que ce pseudo-droit est le seul argument que le pouvoir semble prendre en considération. Tout en continuant allègrement le deux poids – deux mesures, comme lorsque Castaner a évoqué les « festivités » de la Saint Sylvestre déroulées « sans incident », mais avec le même bon millier de voitures brûlées (en guise de « festivités », je suppose). Si au moins on observait un début de commencement de prise en compte de cet écart phénoménal…

                    • sur les quatre premiers points on est d’accord, et ça fait combien d’années, pardon, de décennies que c’est comme ça? Castagnol a fait des déclarations somme toute conformes à celles de ses prédécesseurs. Vous voulez en venir où exactement? On perd le fil là. « ce ne sont pas nos échanges ici qui vont changer quoi que ce soit » ça aussi, c’est vrai, d’ailleurs au lieu de discuter on ferait mieux d’encourager familles et proches à faire leurs valises avant qu’il ne soit trop tard.

                    • @Hésitant
                      Où je veux en venir ? Au fait que ceux qui applaudissent le soudain réveil de l’intransigeance du pouvoir sont les complices (peut-être involontaires) de nos malheurs présents et futurs. C’est le mot « décrédibilise » qui m’a fait bondir. Tout ce cirque n’est absolument pas crédible.
                      Concernant les valises, je ne suis pas sûr que ça soit la bonne approche. Faire faire des valises, oui, mais plutôt à ceux qui n’y ont pas leur place… « La valise ou le cercueil », d’une certaine façon.

  • Bonjour
    Ce qui n’est pas normal, en France, c’est que l’état est sourd à toute revendication, sauf en cas de violence des manifestants. On l’a vu pour NDDL, de même pour les GJ où EM a fait marche arrière seulement après les violences à Paris.
    C’est sans doute dû au mode de scrutin qui fait une prime à une minorité, au lieu de privilégier le consensus (Suisse). On a un président qui fait des coups de menton, mais qui n’a en réalité pas bcp de soutien dans la population.
    Au lieu de négocier autour d’une table, de faire des concessions mutuelles, on privilégie l’affrontement; d’où violences des manifestants et violences des policiers.

    • Pour un technocrate, la négociation est un gros mot. Car négocier revient à refuser de reconnaître la justesse de son expertise et la clairvoyance de ses décisions.

      • C’est quand même le mode de scrutin qui lui permet d’avoir cette attitude. Et qui permet à cette engeance de conquérir le pouvoir.

  • L’Etat trouve justifié d’utiliser la violence et des moyens physiques et humains extrêmement lourds. C’est là le noeud du problème qui explique le reste. Si l’Etat est aussi effrayé de perdre ses privilèges et sa légitimité à nous représenter c’est la porte ouverte à l’anarchie. L’anarchie serait toutefois meilleure que ce communisme dégoulinant. Mais la République est forte. La 5eme doit écraser et diriger. Un main en sang dans un gant de fer. C’est moche et c’est la France en 2019.

    • En effet, c’est moche. Mais il faut que les Français réalisent sue les dictatures, ce n’est pas que chez les autres. Et qu’un totalitarisme « soft » s’est installé depuis longtemps, à travers même ns institutions et notre droit, et dont il est aisé de repérer les signes:
      – Atteintes à la séparation des pouvoirs (politisation de la justice, parlement « aux ordres »…)
      – Confusion entre l’Etat et certains corps de la société civile qui devraient être des contrepouvoirs (associations, entreprises, influences type FM…)
      – Atteintes à la propriété privée et à la famille
      – Maintien du peuple dans la peur ou la précarité en vue d’une dépendance accrue vis-à-vis de l’Etat
      – Propagande massive: médias sous contrôle, relais intellectuels et artistiques omniprésents etc…
      – Elections manipulées
      – Décisions prises par les élites dans l’opacité, ou contre l’avis majoritaire
      – Intimidation/condamnation des (vrais) dissidents aboutissant de fait à l’autocensure
      – Endoctrinement de la jeunesse
      – Lyssenkisme: manipulation de la connaissance (histoire, sciences…) pour servir des objectifs politiques
      – Surveillance de plus en plus généralisée de la population sous prétexte de terrorisme
      – Prétention à instaurer une morale d’Etat
      La dérive de la violence policière n’est qu’une étape de plus.

      • Et vous oubliez la loi sur les fake news et toutes les atteintes à la liberté de pensé et d’expression!

        • @ Virgile
          Oui et non! Évidemment d’accord pour un maximum de libertés mais dans le respect de la loi (commune) et de la Constitution.
          En dehors de la loi et de la constitution, la force publique doit être en droit d’intervenir, même avec une violence appropriée et proportionnelle.

          Les principes sont clairs, la situation sur le terrain, toujours plus complexe et sujette à polémiques (jeu très apprécié en France). Qui peut définir la paix et l’ordre publics, après une échauffourée?

  • Combien de policiers ont été blessés par ces gilets jaunes dont certain sont devenus des casseurs, des centaines.
    Le prix de l’essence a baissé, les 80 km/h qui vont revenir à 90. Que veulent-ils? Notre pays est en faillite virtuelle le montant des intérêts à rembourser de la dette de 2300 milliards d’euros dépasse le budget de l’éducation nationale. Combien de commerçants et d’artisans seront en cessation de paiement dans les mois qui viennent… I

    • Ce qu’ils veulent, c’est qu’on cesse de les considérer comme des vaches à lait et de retrouver un fonctionnement démocratique.

      • @ La petite bête
        Oui, la France qui a renoncé à se réformer, est conservatrice dans un monde en mouvement permanent. Forcément, ça finit par coincer! Que veulent les GJ: bien malin ou retors qui parlerait en leur nom!
        Les GJ n’ont aucun porte-parole officiellement élu. Quels GJ, d’ailleurs? Ceux du premier jour ou ceux qui promettent les week-ends X et XI?

      • Fonctionnement démocratique ? Les gilets jaunes ? Ils veulent juste être califes à la place du calife, pour faire payer les autres au profit de ceux qui leurs sont proches. Autant ils étaient potentiellement crédibles au départ quand il s’agissait de pouvoir vivre de son travail, autant aujourd’hui leur conception « démocratique et populaire » rappelle les républiques du même nom d’avant la chute du mur !
        ISF pour faire payer les riches
        RIC pour opprimer sans honte les minorités
        SMIC pour gagner plus qu’ils ne méritent
        Retraites, en refusant la capitalisation, pour accentuer le déficit
        et maintenant démantèlement de la police pour casser sans risque !

        • Si vous voyez une similitude entre les GJ et les républiques « démocratiques et populaires », c’est que vous n’en connaissez strictement rien. Vous auriez été tout à fait capable à l’époque de classer Solidarnosc comme fasciste, sur les mêmes bases.
          Votre fixette sur le RIC est en plus des plus déplorables, des pays comme la Suisse ou les Etats Unis qui pratiquent ça depuis fort longtemps sont loin des enfers pour les minorités que vous ne cessez de décrire.
          Si vous êtes en manque d’activité, vous pouvez toujours postuler pour un CDD à LREM, comme propagandiste, mais ça risque d’être court…

          • Solidarnosc a été très utile pour détruire le communisme, et malheureusement ça s’arrête là. Qu’a-t-il construit ?
            Le RIC est une erreur, je persiste, pas intrinsèquement parce qu’associé à la subsidiarité c’est très bien en complément d’un système qui marche déjà, comme en Suisse, mais en tant que revendication parce que ça ne résout rien et que ça empêche les solutions vraiment constructives d’émerger. Donc au lieu de m’attaquer personnellement avec des suggestions absurdes, si vous voulez arriver à quelque chose, montrez-moi d’abord comment vous pensez construire un système viable, un tant soit peu libéral, et ensuite seulement, comment vous pensez que le RIC pourrait y aider. Moi, je vois que les premiers RIC n’auraient aucun mal à rétablir l’ISF, augmenter la prime pour l’emploi et le SMIC, augmenter les retraites et globalement assurer la fuite des producteurs de richesses qui ne sont pas encore partis.

            • Solidarnosc a construit de la solidarité. Et les premiers gouvernements démocratiques post-communistes. Que voulez vous de plus ?

              Ce que je n’arrête pas de vous dire depuis le début au sujet du RIC, c’est que justement il est absolument nécessaire aujourd’hui en France de commencer par là, car il n’y a aucun autre moyen pacifique de rendre le pouvoir au peuple, comme dans n’importe quel régime démocratique.
              Le RIC « empêche les solutions vraiment constructives d’émerger ». Lesquelles ? Je n’ai toujours rien entendu comme solution concrète pour enlever le pouvoir absolu des mains de l’oligarchie qui nous gouverne actuellement.

              Vous ne savez rien même sur les premiers sujets qui pourraient être soumis à référendum, mais vous connaissez d’avance aussi bien les préférences des citoyens et le résultat de leurs votes. Parce que vous confondez les minorités bruyantes avec la majorité silencieuse. Les GJ « du début » (comme nombre de commentateurs aiment formuler) ont eu un tel succès dans la population parce qu’ils étaient arrivés à exprimer justement la position de cette majorité silencieuse, dont on a même oublié qu’elle existe.
              Ne vous inquiétez pas, le gouvernement a exactement la même position que vous, il va refuser d’accepter qu’une majorité silencieuse puisse exister, et encore moins qu’elle pourrait être d’un avis différent du sien, donc rien ne va être fait pour faciliter les référendums en France. Et ça va mal finir et personne ne va comprendre pourquoi, vu que toutes les minorités bruyantes disaient exactement la même chose.

              • Je le dis ici quasiment tous les jours, la solution concrète est de former les gens et de faire appel ensuite à leur bon sens et à leur intelligence. Leur faire crier « Tous ensemble, tous ensemble, yeah ! » est exactement le contraire, c’est faire appel à leur instinct moutonnier pour éviter qu’ils ne réfléchissent, et c’est exactement comme ça qu’on fait quand on veut non pas élever le niveau, mais simplement devenir, comme je l’ai dit, calife à la place du calife.
                Arrêtez de faire semblant que les Français voteraient contre l’ISF, pour la suppression du SMIC, pour la retraite par capitalisation, et autres réformes qu’ils refusent à 75% d’après les sondages. Tant que vous n’expliquez pas pourquoi et comment ils seraient frappés soudainement d’un tel éclair de lucidité, vous n’êtes pas crédible !

                • Proposer sereinement un sujet de débat, organiser des échanges sur une période assez longue, argumenter, c’est pour vous Leur faire crier « Tous ensemble, tous ensemble, yeah ! » ? Et vous voulez que je considère sérieusement cela comme un argument ?
                  Comment seraient-ils frappés par un éclair de lucidité ? Exactement par la manière que vous envisagez : les former. Pourquoi diable croyez vous qu’ils seraient incapables de comprendre qu’ils ne doivent plus croire sur parole toutes les billevesées que les politiques et les journalistes leur racontent ? C’est déjà fait, il y a un Français sur cinq tout au plus qui leur fait confiance. Ils vont donc être ouverts et à l’écoute pour essayer de comprendre ce qui leur arrive. Alors, à ceux qui ont quelque chose à dire de le faire de la meilleure façon possible pour réussir à faire passer le message.
                  Il y a une erreur flagrante de logique dans votre raisonnement. Vous voulez transmettre des connaissances aux Français, mais vous refusez obstinément le cadre qui pourrait le permettre.

                  • Eh, soyez sérieux ! Vous me vantez la solidarité, et quand je dis qu’elle ne cache que des mauvais instincts, vous me répliquez « débat objectif, raisonné et apaisé ». Vous n’êtes pas sérieux ! Le RIC, un cadre de débat objectif, raisonné et apaisé ? Vous faites ça comment, dans la vraie vie je parle ? Si ça marche en Suisse, c’est parce que les Suisses sont les Suisses, ça n’est pas parce vous en organiserez en France que les Français deviendront des Suisses !

                    • « Si ça marche en Suisse, c’est parce que les Suisses sont les Suisses, ça n’est pas parce vous en organiserez en France que les Français deviendront des Suisses ! » mais si, mais si, d’abord dans chaque Suisse, il y a un français qui s’ignore et puis socialisme ou libéralisme ou n’importe quel -isme, tout est universel et transférable. Lol, la belle pensée sortie tout droit des profondeurs nauséabondes du jacobinisme franco-français. P*tain de pays, comme ça se dit presque partout, très beau pays, le seul problème c’est ses habitants.

                    • Je ne dis pas que les Suisses ne peuvent pas devenir « Français », ni les Français devenir « Suisses », je dis que ça n’est pas le RIC qui fera cette dernière conversion.

                    • j’ai utilisé votre phrase pour ironiser un peu sur la pensée du sieur Durru, maître es-réponse-à-tout face aux crétins aveugles et ignorants que nous sommes. 😉

                    • @Hésitant
                      Ce n’est pas moi qui considère autrui comme « crétins aveugles et ignorants », c’est même tout le contraire.

                    • « Vous me vantez la solidarité, et quand je dis qu’elle ne cache que des mauvais instincts »
                      Déjà, je n’ai pas vu passer cette affirmation. Puis, c’est quel décret qui a établi ça ? Les dictionnaires n’évoquent absolument rien dans cette direction.
                      Et si ça marche aux US, c’est parce que les Américains sont des Suisses, eux aussi ? Et les Italiens, et les Britanniques ? Etc, etc…
                      Peu importe si Hésitant va encore me coller un -1 (ou vous, ou qui sais-je), mais y’en a par ici qui considèrent les Français comme des « crétins aveugles et ignorants », clairement. Les mêmes qui ne comprennent pas pourquoi ils sont descendus dans la rue à demander la démission de Macron…

                    • Les seuls ignorants que je considère comme des crétins sont ceux qui ne veulent pas reconnaître leur ignorance et s’obstinent à des réactions simplistes quand on leur propose au contraire de réfléchir et s’instruire.

          • Les Etats-Unis sont un enfer pour les minorités victimes de vraies violences policières.

            • Voilà pourquoi nombre de membres des minorités y vont. Et pourquoi ces minorités si maltraitées n’envisagent pas d’émigrer en masse. Vous en avez d’autres, des jolis poncifs communistes ?

              • C’etait humoristique… Et votre réponse est intéressante. Là c’est un poncif communiste. Mais les vidéos qui concernent les violences policières aux Etats-Unis ne vous choquent pas, vous ne les diffusez pas. Vous ne comptez pas le nombre de morts dues aux violences policières. En France par contre… Pour rappel, les minorités aux Etats-Unis sont des Américains depuis des générations et sont fiers d’être Américains, donc non ils n’émigreront pas. Et en France, les victimes des violences policières envisagent d’émigrer ?

                • ne vous fatiguez pas, ceux qui sont en désaccord avec lui sont soit des cocos soit des complices du pouvoir

                  • Comment qu’il disait Talleyrand, déjà ?
                    Je pardonne aux gens d’être en désaccord avec moi, ce que je ne leur pardonne pas, c’est d’être en désaccord avec eux-mêmes.
                    Je m’excuse par avance pour les inévitables fautes, le niveau de l’école, vous savez, a terriblement baissé.

                  • Oui c’est vrai que les arguments en face sont minces. Du coup on s’attaque à la personne, on lui prête des idées, on le met dans une case et hop fin de la discussion. On a ça tous les jours dans les médias, pour quelqu’un qui les critique, c’est dommage de faire pareil.

                • Quand (ou plutôt si) je vivrai aux US, je m’intéresserai aux abus de la police là-bas. Pour l’instant, je suis en France.
                  Les victimes des violences policières je ne sais pas, mais des victimes de l’inaction de la police oui, j’en connais…

                  • Vous n’avez pas dû en sortir souvent de votre petit hexagone. Pas étonnant que vous puissiez mettre sur un même plan quelques kalachs qui sortent du pré carré de Marseille (trafics divers de la faune du banditisme) avec la violence institutionnelle au Nicaragua où les potes idéologiques de Méchancon ont tué des centaines d’opposants.

                    • Qui les met sur le même plan ? Je vous faisais simplement remarquer qu’on s’en approche.
                      Quant à l’institutionnel, les milices ne sont pas institutionnelles, mais elles peuvent être « agréées » par le pouvoir (et je ne parle pas du Nicaragua). Et la terreur organisée itou, si vous voyez ce que je veux dire. Le fait que le niveau de violence ne soit pas (encore) le même s’explique par la soumission des victimes. Qui semble être en passe de foutre le camp, au grand désespoir de certains.
                      Et désolé de ne pas raconter ma vie.

    • Ce que veulent (entre autre) les GJ, c’est qu’on arrête de manipuler l’opinion avec des policiers « agressés » de l’essence qui baisse à cause des cours du pétrole et qui remontera de plus belle, des limitations « aménagées » et de pauvres commerçants des Champs-Elysées dont le chiffre d’affaire a baissé.

      Quand le bateau coule, tout le monde se noie, mais faudrait pas oublier que c’est le capitaine du Titanic qui a foncé dans la nuit pour battre le record du quinquennat le plus court.

    • Qu’on baisse les taxes et les impôts qui grèvent leur modeste salaire! A l’aube de l’Hiver quand il faut remplir la cuve de mazout, qui représente une grosse facture, et qu’on vous augmente la taxe il n’y a de quoi désespérer!

  • Sinon pour la police. Non elle ne se joindra pas aux GJ. Les fonctionnaires ne sont pas du même monde. Même si ils vivent comme des cloportes et se suicident ils appartiennent à une caste, une famille. Il y a une idée, un concept, un contrat. Le fonctionnaire Français n’est pas mixable avec le privé. Il est contre et puis c’est tout. Car le privé c’est sale. C’est le turbo-libéralisme, le capitalisme, la concurrence. Bref, l’anarchie. L’argent est en plus souvent (toujours) une preuve de débauche, d’interdit. Cet argent que l’Etat fait tout pour le supprimer et le réduire à néant. Car la seule chose qui importe c’est comment asservir et garder le pouvoir. Ruiner les gens et leur taper sur la gueule reste assez efficace en principe.

    • Merci de ne pas faire de généralités, de haine contre les fonctionnaires. Non je n’ai pas de haine envers le privé, ce n’est pas sale. Je ne suis pas contre le « turbolibéralisme ». Et ma caste avec ses privilèges, et bien elle n’attire pas grand monde malgré ses concours de recrutements. Rassurez vous, vous serez bientôt débarrassé de moi, ayant prévu de partir et d’arrêter les salaires de merde. Cordialement, un fonctionnaire.

      • Avec tout mon respect, vous êtes plutôt l’exception qui confirme la règle.
        Je respecte votre position et je sais que vous n’êtes pas le seul, mais il faut accepter que vous faites partie d’une minorité. Et suivant les endroits, ces minorités sont plus ou moins nombreuses. La fonction publique territoriale étant à la fois la plus problématique et la plus visible pour le citoyen, d’où un certain biais (ou un biais certain).

    • Une vidéo intéressante

    • Sur ces défauts que vous trouvez, plutôt à juste titre en général, aux fonctionnaires, l’opinion des GJ est bien en train de les rejoindre ! Les a-t-on vus défendre le privé, le libéralisme, le capitalisme, la concurrence ?

    • Les Policiers, comme tous les autres fonctionnaires, ont l’obligation de loyalisme qui consiste à servir tout Gouvernement sans considération de sa couleur politique, qu’on soit d’accord avec lui ou pas. Avec, toutefois, le droit de désobéir aux ordres manifestement illégaux. C’est la contrepartie de la garantie de l’emploi. A l’opposé, on pourrait imaginer le renouvellement complet des effectifs à chaque changement de Gouvernement (système des dépouilles)…
      C’est ce dernier qu’il faudrait adopter si les Policiers passaient du côté des GJ, c’est à dire,trahissaient. Plus aucun GVT ne pourrait faire confiance à des Policiers protégés par le statut de la Fonction publique. Mais alors, les Policiers n’auraient plus leur professionnalisme actuel.

      • Sauf erreur, le système des dépouilles concerne l’administration, pas les fonctionnaires « agissants ». Dans les pays qui le pratiquent, je n’ai pas vu que l’employé municipal de base, celui qui prend 2 mois de congés maladie en France en sus de ses 2 mois de vacances réglementaires, soit viré quand l’équipe municipale change.

      • Pour rappel :
        La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
        Le « loyalisme » est mal compris. De fait, il n’a strictement aucun sens dans un régime démocratique. Ce que la France n’est clairement pas.

  • @papi, c’est un épiphénomène ! Vous parlez de la partie visible de l’iceberg. Le mal soulevé par les GJ est très profond. Il s’agit de 40 années de dictature communiste qui sort d’un coup. Parler des faillites c’est ne pas comprendre la big picture. La France est une ruine sociale et économique. Le terreau y est pauvre et impropre à faire germer la jeunesse. Elle délaisse ses vieux. Ouvrez les yeux.

  • Et la dette est plutôt 6000 millards en incluant la charge des retraites des fonctionnaires. Il faudra bien les payer. Ils sont prioritaires sur le privé.

  • Un article avec lequel je ne pourrais qu’être d’accord s’il s’appuyait sur un principe incontournable : que Mesdames et Messieurs les manifestants commencent !

    • Vous aurez quand même remarqué que la première réaction du gouvernement aux demandes des manifestants est arrivée seulement APRÈS les premières violences. Enfin, je l’espère pour vous.
      Si vous ne comprenez des liens élémentaires de cause à effet, personne ne peut rien pour vous.

      • Je déplore que le gouvernement n’ait cédé qu’à la violence. Mais ça n’est en rien une justification à la violence. Comment font-ils dans les autres pays ?
        Et les attaques personnelles, ça ne fait que vous discréditer. Si vous n’avez pas de meilleurs arguments, comment voulez-vous faire triompher votre cause ? Comment voulez-vous que des gens vous rejoignent ? Vous reprochez à Macron le mépris dont il fait preuve envers vous, vous avez là parfaitement raison. Mais quand vous méprisez manifestement votre interlocuteur, vous ne valez pas mieux que Macron, y avez-vous pensé ?

        • Nous sommes en France, bon Dieu ! Pourquoi en Corée du Nord ou au Venezuela il n’y a pas d’élections honnêtes ? Quel rapport ?
          Il faut être né hier pour se poser encore ce genre de questions, après l’affaire Théo ou le mur des cons ou… Je peux continuer avec des exemples de deux poids – deux mesures à l’infini, le contraire (une application neutre et équitable de la Loi) serait l’exception.

          Je méprise les arguments fallacieux, peu importe qui les produit. Si je ferai de la politique, je polirai plus mon style, ça c’est sûr. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. Désolé, rien de personnel. Mais c’est vrai que votre acharnement contre les GJ et le RIC commence à me gaver… Surtout que je ne vois pas l’ombre d’un argument construit derrière.

          • Qu’appelez-vous un argument construit ? Une construction théorique, contraire au bon sens, mais qui vous satisfait parce ça va dans votre sens, même si c’est contraire à toute l’expérience qu’on peut avoir en pratique ? Quel argument fallacieux aurais-je utilisé ? Que le RIC ne résoudrait aucun des problèmes que nous avons en France, qui sont une imposition excessive, un marché du travail trop encadré, une redistribution excessive, un monopole d’état sur la retraite et la santé, et pour revenir au sujet de l’article, les deux préjugés jumeaux contre l’état garant de l’ordre et pour l’état garant de la tenue à l’écart du méchant libéralisme… Vous pensez que c’est fallacieux ? Démontrez-le.

            • Le RIC c’est un outil. Il n’est censé résoudre rien d’autre qu’un problème de représentativité et de souveraineté. Pourquoi chercher plus loin ?
              Il n’y a strictement aucun rapport entre vos peurs et cet outil. Les problèmes que vous soulevez sont bien présents dans la société sans aucun RIC, par la sclérose du système politique. Sans changement de ce côté, vous aurez sans aucun doute le pire de vos cauchemars transformé en réalité, nous sommes de toute façon bien partis pour.
              L’Etat devrait être garant de l’ordre, et cela fait des dizaines d’années qu’il ne l’est plus. Venir maintenant vouloir appliquer des règles toujours à géométrie variable est tout simplement risible. Si au moins la fermeté affichée était absolue…
              Pour finir, c’est Macron (et pas les GJ) qui a fustigé le méchant « ultra-libéralisme », tout en nous rassurant qu’il serait en train de perdre la partie. Vous vous trompez (lourdement) d’ennemi.

              • Le problème que nous avons n’est pas la conséquence d’un problème de représentativité et de souveraineté, c’est à mon avis le problème de représentativité et de souveraineté qui est l’une des manifestations visibles du problème que nous avons. On ne traite pas un mal en luttant contre ses symptômes…
                Les GJ ont fustigé Macron, pas l’anti-libéralisme : vous vous trompez (lourdement) d’amis.

                • Si, bien sûr que si. Le fait d’avoir laissé une caste au pouvoir accaparer de plus en plus de pouvoir et faire toutes les inepties est évidemment la conséquence du système qui a permis que cela arrive. La preuve, on a un mal de chien à les déloger. Pourquoi la France, et pas un autre pays ?
                  Les ennemis de mes ennemis sont mes « amis ». Sans plus.

          • « Il faut être né hier » lol, ça c’est de l’argument. Vous vous relisez pour vous rendre compte de l’énormité de la … »phrase ».
            « Si je ferai de la politique » looool, bon avec L’Educ Nat qu’on a faut pas être surpris.
            « Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant » ordonnance Durru du 30 février 1984?

  • les jeunes agenouillés , était face au portrait de notre jupiter , sous la surveillance de notre police !!! lol …???? le grand Amour de la nation….

  • Violence policière….ça me dépasse ,peut on imaginer des policiers doux comme des agneaux ?

    • Non, mais ils doivent respecter un principe, celui de proportion dans la répression. Principe à l’évidence bafouè, quand sur ordre, ils « nassent » des manifestants pacifiques pour les gazer ensuite.

      • C’est la faute des manifestants : ils n’ont qu’à écrire en grand « manifestant pacifique » sur leur gilet jaune. De quoi avaient-ils peur pour ne pas l’avoir fait ?

      • Pendant qu’ils « nassent » et « gazent », ils se prennent des pavés et des boules de pétanque. Vous avez raison il y a un problème de proportion.

  • Et hier encore le sous-ministre de l’intérieur vient de s’essuyer ses pieds merdeux sur le paillasson du défenseur des droits au sujet des lanceurs de balles de défense…

    • On ne peut pas se promener sur un champs de mines et se plaindre ensuite de perdre une jambe. Le flashball n’est pas utilisé pendant une manifestation mais pendant les échauffourées. Si vous êtes pacifique, vous participez à la manifestation et lorsqu’elle finit vous rentrez chez vous, d’autant plus que la venue des casseurs est parfaitement prévisible. Si vous restez alors que les échauffourées éclatent, vous prenez un risque, c’est à vous de l’assumer. On ne va pas déshabiller encore un peu plus les forces de l’ordre parce que les pacifistes restent à coté des casseurs.

      • Échauffourées, vous dites ? Est-ce que ça correspond, ça ?

        Vous en voulez d’autres ?

      • C’est quoi l’intérêt de se trouver là, de faire face aux forces de l’ordre, de ramasser un projectile ? C’est pas de la provocation gratuite ? Si le parcours déclaré prévoyait de passer par cette rue, elle ne serait pas bloquée. Le flashball n’est pas précis, on le sait, ce serait bien que les gj arrêtent de jouer avec les CRS. Vous ne me convainquerez pas avec les vidéos des provocateurs. Prenez le boxeur : les gj veulent sortir du parcours déclaré et emprunter un pont, accès interdit à toute manifestation. Quel intérêt ? Qui provoque ?

        • Vous n’avez que le mot « interdit » à la bouche, et vous intervenez sur un site libéral. Mais vous ne voyez aucune contradiction.

          • Le libéralisme n’est pas la violation systématique des interdits.

          • Le libéralisme n’est pas l’anarchie.

          • Vous savez au moins pourquoi les ponts sont interdits aux manifestants, quels qu’ils soient ? Parce que des manifestants pacifiques sont déjà tombés de ponts (sans l’aide de CRS si, si c’est possible). Alors on les a interdit aux manifestations. Il y a des interdits salutaires, il faut juste se renseigner et ne pas partir du principe que l’Etat est une dictature.

            • Et en plus vous êtes sérieuse. Et lorsqu’on enferme les manifestants complètement pour des heures dans un espace très confiné, c’est aussi pour leur bien, n’est-ce pas ? Pour ne pas se faire écraser par les voitures, peut-être ?
              Le concept d’adulte responsable, jamais entendu parler, je suppose.

              • Vous êtes drôle ! Les manifestants lorsqu’ils respectent le déroulé prévu ne sont pas « enfermés ». Vous avez remarqué que ce n’est pas arrivé ni hier ni samedi dernier. Les manifestants ont-ils été « enfermés » ? Non. En revanche, lorsque certains d’entre eux décident de prendre un autre itinéraire, à un moment donné ils se retrouvent face aux forces de l’ordre. Un peu plus haut, vous avez fustigé les forces de l’ordre qui avaient laissé les violents se disperser dans les rues, cassant donc dans d’autres endroits. Et maintenant vous critiquez le fait qu’on les bloque. Faudrait être d’accord avec vous-même. Ah oui, c’est vrai, les gj sont des gentils, ils faut leur laisser faire tout ce qu’ils veulent. En tous cas, clairement, une manifestation est déclarée avec un itinéraire, ceux qui veulent prendre un autre chemin se retrouve bloqués, et c’est normal. C’est ce qui s’est passé au niveau du pont. Après c’est facile de venir se plaindre d’avoir été bloqué.
                Il y a des limites au concept d’adulte responsable. Les adultes responsables peuvent se trouver pris dans un mouvement de foule vous savez.

                • Vous feriez un très bon citoyen de pays communiste, je vous jure. Les règles sont tout pour vous. Celles imposées par l’Etat, bien sûr.

  • Bah, la police, on s’en accommode,
    tant qu’elle arrête plus de malfrats qu’elle n’en emploie…

  • j’admire que l’auteur (ou l’autrice ou l’autruche) puisse dire tout cela sans évoquer un seul instant ce qui a déclenché ces actions : les casseurs !

    • Et les casseurs tout le monde sait qui ils sont: les Black bloks de l’extrême gauche qui cassent lors de toutes les manifs, et n’ont rien à voir avec les GJ.

  • Vous verrez, bientôt les hommes de l’Eurogendfor seront là pour s’occuper du problème sur demande de Macron sous un prétexte Européiste quelconque. Je ne sais pas si les français accepterons ce genre d’invasion sans riposter ? N’oubliez pas que selon le traité de Lisbonne, la peine de mort pour rébellion existe. Merci l’europe.

  • @titi, non pas de haine. Il n’y a pas deux sortes d’individus. Il faut un seul droit pour l’humain.

  • ce qui n’est pas normal en France, c’est que le peuple depuis 40 ans roupille. il vient de se réveiller avec la gueule de bois..;mais entre temps, il a été complètement bobotisé….il doit commencer par mesurer les dégâts et apprendre à se responsabilisé..;ce n’est pas pour demain….

  • Depuis 2013 l’IGPN peut être saisie d’un simple clic sur internet, depuis son fauteuil, bien au chaud. En 2017, il, y a eu 1085 ouvertures d’enquêtes judiciaires par l’IGPN. Oui oui 1085 sur la totalité des interventions de police. C’est moi ou c’est peu ? 39% « seulement » de ces enquêtes ont été initiées par des particuliers. Mais attention, ces enquêtes concernent également des accusations de vols, de violations du secret professionnel, de harcèlement moral etc. Au final, les enquêtes pour « violences volontaires avec ou sans armes » en 2017 sont au nombre de 574. Il est clair que l’usage de la force dans le cadre des missions de police génère des allégations de violences volontaires… Les supposées violences policières, censées faire peur à tous les jeunes et jaunes de France, sont somme toute assez modestes. Peu de pays peuvent s’en targuer… Et la violence à laquelle les policiers sont exposés, qu’ils doivent faire cesser, ne se combat pas avec des bisous et de la barbe à papa.
    « Ces violences sont aujourd’hui dirigées contre tous les opposants politiques » on ne se trompe pas de pays, là ? Curieusement, samedi dernier à Paris, lorsque les manifestants se sont arrêtés face aux forces de l’ordre, comme d’habitude pour provoquer, insulter, tenter d’obtenir une « réponse disproportionnée » (je ne parle pas là de tous les manifestants mais de ceux qui ne sont pas pacifistes), c’est l’intervention du service d’ordre mis en place par les gj qui les a calmés et les a incités à reprendre la marche telle que déclarée. La manifestation respectant ce qui a été déclaré, il n’y a pas eu de « nasse gazée ».

  • Voici un article tendancieux qui n’honore pas Contrepoints. Une charge haineuse, outrée, malhonnête. La première fonction de la police est de défendre les institutions essentielles de la république, élues conformement à la constitution, qui constituent la base de la démocratie, nommément menacees par les GJ, ou nombre d’entre eux. (destitution du chef de l’Etat, du gouvernement, de l’Assemblée). La police a rempli ce rôle primordial essentiel, grâce auquel la presse -dont Contrepoint et l’auteur de cet article -peut continuer d’écrire.
    On peut ensuite gloser à l’infini sur le degre de violence necessaire ou pas. Cest facile quand on ecrit cale dans son fauteuil, beaucoup moins quand on repousse des manifestants qui vous bombardent de pavés ou bien pire.
    Contrepoint ne devrait pas se permettre de publier des brûlot aussi tendancieux. Le n’importe quoi n’est pas du liberalisme mais du chaos.

    • Faux :
      La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

    • @Théo
      Bonjour et bonne année,
      « La première fonction de la police est de défendre les institutions essentielles de la république, élues conformement à la constitution, qui constituent la base de la démocratie, nommément menacees par les GJ, ou nombre d’entre eux. »
      Comme vous l’a répondu durru zn mentionnant l’article 12 de la DDHC de 1789, vous avez faux. Le rôle majeur, que vous mentionnez est le rôle qui lui est octroyé par le Code de déontologie de la Police, et en tout premier vient la défense et la sauvegarde des Institutions, bref en gros, il faut que rien ne change, et que ceux qui sont accrochés à leurs privilèges, dont la bonne gamelle, y restent.

      Pour continuer, la France n’est pas une démocratie, ni une république, et sa Constitution n’est pas constitutionnelle.
      La démocratie repose sur la souveraineté nationale, laquelle est diluée voire anéantie quand un président qui demande son avis au Peuple qui l’a élu, fait fi de l’avis demandé. Elle repose aussi sur le concept que Peuple/Nation/citoyens sont la base des pouvoirs que possèdent ceux qui les représentent. Le Peuple a donc TOUS les pouvoirs pour pouvoir les conférer.
      La république suppose la séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire, ce qui n’est pas le cas en France :
      – gouvernement qui fait et passe des lois (article 49.3 de la Constitution) ;
      – Judiciaire sous la coupe de l’Exécutif : Ministère de la Justice, qui nomme et promeut juges et procureurs, alors qu’ils devraient être élus.
      Du coup,l’ Art. 16. prend sens : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

      Le Président est mis en place par les citoyens. Ceux-ci doivent aussi pouvoir l’en sortir, mais il n’y a pas de recours légal en France. Idem pour tous les représentants nationaux et locaux.

      « La police a rempli ce rôle primordial essentiel, grâce auquel la presse -dont Contrepoint et l’auteur de cet article -peut continuer d’écrire. »
      La Presse est financée pour écrire. Si elle n’écrit pas correctement, dans le bon sens, sa source se tarit. La Presse dans le giron de l’Etat est un des signes du totalitarisme.

      « Réprimez un peu les journaux, faites-y mettre de bons articles, faites comprendre aux rédacteurs des Débats et du Publiciste que le temps n’est pas éloigné où, m’apercevant qu’ils ne me sont pas utiles, je les supprimerai avec tous les autres et je n’en conserverai qu’un seul ; … que le temps de la Révolution est fini et qu’il n’y a plus en France qu’un parti ; … que je ne souffrirai jamais que les journaux disent ni fassent rien contre mes intérêts. »
      – Napoléon Bonaparte, Lettre à Fouché, 22 Avril 1804.

    • Je pense exactement comme vous.

      • Voici un article tendancieux qui n’honore pas Contrepoints. Une charge haineuse, outrée, malhonnête. La première fonction de la police est de défendre les institutions essentielles de la république, élues conformément à la constitution, qui constituent la base de la démocratie, nommément menacées par les GJ, ou nombre d’entre eux. (destitution du chef de l’Etat, du gouvernement, de l’Assemblée). La police a rempli ce rôle primordial essentiel, grâce auquel la presse -dont Contrepoint et l’auteur de cet article -peut continuer d’écrire.
        On peut ensuite gloser à l’infini sur le degré de violence nécessaire ou pas. C’est facile quand on écrit cale dans son fauteuil, beaucoup moins quand on repousse des manifestants qui vous bombardent de pavés ou bien pire.
        Contrepoint ne devrait pas se permettre de publier des brûlot aussi tendancieux. Le n’importe quoi n’est pas du libéralisme mais du chaos.
        Je pense exactement comme vous. Moins 1 pour Contrepoints

        • Je répète :
          La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
          C’est pourtant clair quelle est la fonction première de la police. Qu’elle ne remplit effectivement plus depuis un bon moment.

  • Les Gilets jaunes ont gagné la bataille la plus importante : celle de fédérer les Français. De droite, de gauche, du centre, des banlieues, des provinces, des villes. Le reste est une question de temps.
    C’est surtout le pouvoir qui a gagné la bataille de fédérer tous les Français contre lui. Et, effectivement, « le reste est une question de temps ». Malheureusement, je suis assez pessimiste sur la manière dont cette sortie de crise va s’opérer.

    • On aura soit le Lider Minimo et sa clique de Maduristes, peu probable) soit et c’est plus plausible la grosse blonde et son programme national socialiste qui rapprochera l’économie du pays de celle de la Grèce, le tout sur fond de violences généralisées et de très grande amplitude.

      • On aura ce que le peuple décide. Si on lui donne la possibilité.
        C’est quand même impressionnant le nombre en augmentation continue d’individus qui savent à la fois ce qui est bien pour les Français et qui savent également ce que les Français vont décider demain.
        Et toujours personne pour comprendre que c’est exactement cette attitude qui n’est plus supportée.

        • « savent » ??? depuis quand un pronostic est-il un savoir? prenez un valium, vous vous trompez de cible

          • Un pronostic s’accompagne d’une expression de doute, non ? Une affirmation n’est pas un pronostic. Surtout accompagné de « plausible ».
            Vous avez besoin de quoi de plus pour constater qu’on est dans une situation de violences généralisées ? Il n’y a pas encore dans votre quartier, c’est ça qui manque ?

            • sans blague? plausible et probable ne sont que l’expression de l’assertion? Rohhh, ya pas qu’en maths et en économie que les français assurent. Non mon quartier est calme, ça existe sauf pour ceux qui se passent en boucle les videos les plus édifiantes qui circulent sur le net. Allez faire un tour au Nicaragua où les fascistes rouges dégomment les opposants à la Kalach, vous ferez la différence entre les possibles niveaux de violence. Si c’est compatible avec votre niveau de perception du réel.

              • On commence à avoir des Kalach au-delà de Marseille, pour votre gouverne. Soyez un peu patient, ça va arriver chez vous aussi. Surtout si vous continuez à soutenir les forces du désordre.
                « Plausible » était par rapport à l’autre Méluche, « peu probable » lui. Donc l’hypothèse la plus plausible des deux. Vous avez vraiment l’impression que votre message laisse la porte ouverte à une troisième option ?

                • « On commence à avoir des Kalach au-delà de Marseille, pour votre gouverne. » non pas possible? oh mon dieu, mon dieu, vous m’en apprenez des choses. « Surtout si vous continuez à soutenir les forces du désordre. » Je soutiens les forces du désordre? ah bon, où ça? Je veux bien avoir une approche libérale sur des tas de sujets mais apparemment vous forcez trop sur le krack. « « Plausible » était par rapport à l’autre Méluche, « peu probable » lui. Donc l’hypothèse la plus plausible des deux » en français ça donne quoi? Ouvrez un dictionnaire pour voir si « plausible » et « probable » relève du champ sémantique de l’hypothèse ou de l’assertion.

                  • Il n’y a (pour vous) que deux hypothèses, dont une est plus plausible. Est-ce qu’il y a de la place pour une troisième, dans votre assertion ? Je la cherche encore…
                    J’aurais dû être plus explicite : il y a des victimes de Kalach au-delà de Marseille. Ca va mieux comme ça ?
                    Qui « force trop sur le krack » ? Pas celui qui pense qu’on va se retrouver avec Méluche ou, plus plausible, avec « la grosse blonde », si par malheur Macron ne tiendra pas ? Le vieux « moi ou le chaos » a encore des beaux jours devant lui, même si ça fait un moment que Jospin a affirmé clairement que les « menaces fascistes » évoquées depuis Mitterrand n’étaient que des fadaises.

                    • voyons, voyons, je fais des hypothèses, mais ces hypothèses constituent une assertion. euh… Comme disait Camus (c’est aussi bien que Talleyrand) « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » … la suite maintenant « il y a des victimes de Kalach au-delà de Marseille. Ca va mieux comme ça ? » euh ce sont des milices para-gouvernementales qui mitraillent les opposants? Gilets Jaunes ou autres? « Qui « force trop sur le krack » ? Pas celui qui pense qu’on va se retrouver avec Méluche ou, plus plausible, avec « la grosse blonde », si par malheur Macron ne tiendra pas ?  » on dit si Macron ne tient pas, il n’a pas appris ça à la nécole, le monsieur? Ce ne serait pas forcément un malheur, mais je vois mal, sauf révolution et changement total de système électoral, qui d’autre pourrait sortir des urnes. Pourrait hein? Du conditionnel quoi, de l’hypothèse. Ah c’est vrai pour vous, un chat ou une pelle, ça a le même sens.

                    • Je prends des notes. Vous avez d’autres remarques à faire, quant à mon niveau déplorable en français ?
                      Vous croyez que les armes qui se baladent dans la nature sont à destination unique ? Si aujourd’hui elles servent à des règlements de comptes, elles ne pourront jamais servir à autre chose ? Surtout si la population est désarmée ?
                      « Sauf révolution », vous dites. Quelles sont vos hypothèses d’issue de la situation actuelle ? À part la solution que Macron envisage évidemment, « les chiens aboient et la caravane passe » ? Vous croyez qu’il va lâcher quoi que ce soit ? Sauf à être obligé, bien sûr, comme pour la taxe carburant.
                      Moi je ne peux exclure aucune option, surtout pas la « révolution » (terme ambigu s’il en est, titre de son livre de campagne, par ailleurs – cocasse, n’est-ce pas ?).

                    • @Durru et à part prêter aux autres des idées/opinions qu’ils n’ont pas, comme approuver la répression gouvernementale contre un mouvement populaire (je vous mets au défi de trouver le moindre mot qui indiquerait ceci dans tout ce que j’ai écrit mais bon si votre niveau de lecture est à la hauteur de votre syntaxe, tout est possible) … vous avez autre chose à faire? Vous êtes juste borné, arrogant et sectaire ou un troll dont le job est d’écœurer les lecteurs de passage susceptibles de s’intéresser aux idées portées par ContrePoints. A voir votre niveau d’agressivité avec pratiquement tout le monde et les invraisemblables présupposés et jugements que vous produisez (un tel sort des poncifs cocos, tel autre est un complice du pouvoir). Une de vos questions retient mon attention  » Quelles sont vos hypothèses d’issue de la situation actuelle ?  » je répondrais bien mais j’ai peur que mon ou mes hypothèses soient perçues comme des assertions.

                    • Je vous conseille de suivre les interventions de MichelO et de RaphSud au sujet des GJ (pas que sur cet article), et après on en reparle, question poncifs.
                      Ce qui est (pour moi) très étonnant est que sur pratiquement tous les autres sujets je suis plutôt en accord avec les points de vue de MichelO.
                      Cette histoire des GJ a fait ressortir beaucoup de haines et de peurs, c’est un fait.
                      Pour ce qui est de l’agressivité, je ne vous ai pas remarqué faire la police de l’orthographe et de la grammaire sur ce site pour entamer tout échange par ce sujet. Relisez votre première intervention et trouvez la part de « pronostic » dans la formulation, à part entre les choix 1 et 2 que vous énoncez. Vous faites exactement deux hypothèses et vous ne laissez pas de place à une autre, ce que vous appuyez d’ailleurs dans une autre intervention. Mais ce ne sont que des hypothèses, voyons… Et c’est vous qui évoquez l’agressivité. Bien joué.

        • On aura ce que le peuple décidera. Mais le peuple en question se garde bien de dire ce qu’il voudrait décider, il préfère le « on verra ». Comment ne pas penser que c’est pour éviter que certains ne lui dénient ce droit à décider à chaque carrefour si on va à droite, à gauche, en avant, en arrière, ou si on reste sur le rond-point ? Et quand il s’agira de faire intervenir la force publique, vous ferez un RIC en préalable à chaque désordre ? Et vous vous plaignez qu’avec Macron, on ne sait pas où on va…

          • Au lieu de demander « à chaque carrefour », commençons par demander une seule fois, juste pour voir.
            Qu’en savez vous de ce que ça peut donner ?
            Il n’y a pas de solution « bonne » ou « mauvaise », mais il y a des solutions acceptées ou pas. Ce qui fait toute la différence.

        • C’est qui, le peuple ? Les Français veulent-ils tous la même chose ? Les gj ne sont même pas d’accord tous entre eux (ce qui est normal, dès que 10 personnes donnent leur avis sur une question, on a 3 où 4 solutions) Le « peuple » a régulièrement la possibilité de décider, ça s’appelle des élections. Que les gj préparent leurs représentants, montent leur liste et hop, dans l’arène démocratique. Puisqu’ils sont majoritaires dans l’opinion, à ce que vous dites, dans 3 ans ils seront au pouvoir et pourront tout envoyer balader.

          • Encore heureux que tous les Français ne veulent pas la même chose. C’est pourquoi il faut qu’ils s’expriment, et pas dans des débats fumeux où seulement la force de la voix compte.
            Si les élections, telles qu’elles sont actuellement organisées en France, servaient à quelque chose, ça se saurait et on serait pas dans la m…e noire dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.
            Pour finir sur votre lubie indécrottable, les GJ ont maintes fois répété qu’ils ne vont pas constituer de parti, ni s’en affilier.
            C’est la démocratie qu’il faut restaurer, pas « un certaine vision de la France » (quelle qu’elle soit).

          • @RaphSud
            Bonsoir et bonne année
            « Le « peuple » a régulièrement la possibilité de décider, ça s’appelle des élections. »
            C’est de la démocratie « cadrée », « guidée ». (de la pseudo démocratie). En dehors des périodes électorales, le Peuple souverain, est muselé, et on ne lui demande pas son avis, en particulier quand cela le concerne directement et en premier lieu. Vu qu’il a des représentants, il est censé fermer son clapet.
            Donc la démocratie en France, c’est deux fois tous les 5 ans ans au niveau national, et une fois tous les 5 ans au niveau municipal. Je ne m’attarderai pas sur les règles des élections qui en font des mascarades pipeautées.

            • Bonsoir STF, merci et bonne année à vous aussi
              Notre démocratie fonctionne ainsi en France depuis pas mal d’années. Bien sûr, tant que le pays va bien, on ne la remet pas en cause. Lorsque la situation économique se tend, notre beau système social adapté aux 30 Glorieuses nous précipite dans le vide abyssal de la dette, du déficit et des taxes. Il faudrait revoir les dépenses, mais lorsqu’un Président s’y attelle, si peu que ce soit, la France rouge et jaune descend dans la rue pour défendre les zacquis socio. Et ça, ça ne changera pas. La demande initiale des gj de baisses des taxes a été remplacée par la demande du retour de l’ISF, la hausse du smic, la démission de Macron et le RIC avec une préférence pour le révocable.
              Nous avons donc un président élu pour 5 ans qui va, dès ses 1ères décisions de fond, fait face à la rue rouge et dans la foulée au RIC qui lui demandera de ne pas mettre en place ce qui doit l’être.
              Avec des échéances à 5 ans, on n’avance déjà pas beaucoup, avec le RIC, ce sera tous les ans, on n’avancera plus du tout ! Bonjour le progrès.

    • Fédérer les Français contre Macron, comme Macron l’avait fait contre Hollande. On voit combien ça n’a que l’apparence trompeuse d’une victoire, et combien c’est éphémère…

      • Macron a fédéré les Français contre Hollande ? C’est nouveau ça, j’avais pas eu l’impression qu’on avait Hollande comme candidat en 2017. Ni que Macron ait eu des mots très durs à l’encontre de ses anciens collègues, dont certains sont venus par la suite dans sa nouvelle équipe.
        Sérieux…

        • Vous répondez à côté : Macron a fédéré contre les autres, et certainement pas pour un projet. Les GJ tentent de fédérer contre tout et n’importe quoi, y-compris les forces de l’ordre, et de repousser (via le RIC, entre autres) toute précision concrète sur leur projet. Comme Macron, ils seront jugés sur leurs résultats, pour Macron ça a mis 18 mois, je vous prends le pari qu’ils ne tiendront pas l’illusion aussi longtemps.

          • Relisez vous : « comme Macron l’avait fait contre Hollande »

          • Il n’y a pas de « projet », vous ne voulez pas comprendre l’évidence ? On a pas à faire au RN, ni à LFI, ni même au PS ou LR ou UDI ou que sais-je encore. Le seul « projet » est de restaurer un semblant de démocratie et de respect.

            • Quand quelqu’un ne « veut pas comprendre votre évidence », quand bien même vous seriez un spécialiste avec un QI d’énarque, la bonne réaction est d’admettre que ça n’est peut-être pas véritablement une évidence et de discuter sans a priori avec lui. En se rappelant que comme disait Lord Thomas Dewar, notre esprit est comme un parachute, il marche mieux quand il s’ouvre…

              • Je vous pique l’image de Lord Thomas Dewar ?

              • Bon, alors vous allez m’expliquer qui a ce fameux « projet » et en quoi il consiste.
                Et peut-être que mon QI d’énarque pourrait suffire pour que je comprenne.

                • Il vient un moment où il faut avoir un « projet », quelque chose à un niveau intermédiaire entre les principes et les actions spécifiques, et qui définit une cohérence dans l’action. Ce qu’on voyait du projet des premiers GJ? c’était de baisser la fiscalité pour ceux qui sont trop riches pour être les plus défavorisés, et trop pauvres pour pouvoir supporter aussi facilement que les vrais riches la fiscalité actuelle. C’est ça, en gros, que j’aurais aimé voir transformer en projet un peu plus structuré et précis, élargi à une baisse de la fiscalité pour tous et à un nettoyage des dépenses publiques improductives. Mais comme en 68, c’est parti en débats stériles et en doléances, en « CRS=SS », et en « parole au peuple ». Ca n’est pas un projet, au delà de perpétuer indéfiniment le mouvement, de débats sans fin, et de votes sans conséquences effectives prévisibles sur l’économie. Donc comme pour Macron (C’est notre brochet !, comme l’illustre un fameux éditorialiste), le (C’est notre refus du projet !) n’est qu’un artifice qui se révélera tout aussi impuissant à apporter des résultats et à satisfaire la population.

                  • Vous êtes donc d’accord qu’il n’y a pas de projet (ce que je tenais pour évident). Bizarre… Bref, ce n’est pas grave.
                    Vous avez du mal à faire la différence entre la colère qui a déclenché le mouvement (et qui est toujours là, c’est ça qui est important) et les éructations télévisées à la Ruffin et compagnie, que toutes les chaînes cherchent sans arrêt.
                    Pourquoi pensez vous que des gens qui, à la base, sont très différents, doivent absolument construire un « projet », quand une liste très courte de revendications communes suffit largement et leur permet d’oeuvrer ensemble pour la promouvoir ? Cela me dépasse.
                    Je pourrais vous raconter des histoires pas si vieilles que ça qui prouvent que c’est souvent la seule chose censée à faire. Les anciens pays communistes regorgent en fait de ce type d’exemples, où à peu près le seul point commun d’une alliance était de renverser un pouvoir en train de (re)devenir totalitaire.

  • Le cet article dans contrepoint m’afflige un peu.
    Dans forces de l’ordre, il y a force et ordre.
    Ceux qui vont manifester savent les risques qu’ils prennent.
    Et depuis novembre les violences des manifestants sont inacceptables.
    La riposte est forte.
    Quelle difference entre cet article de parti pris relayant un article de libération et le journalisme approximatif de cash investigation ?
    Aucune.
    C’est desolant

    • Désolant est le mot. J’ai été sidérée aussi. Chaque ligne, de la 1ère à la dernière est révoltante, affirme des stupidités et véhicule des contre-vérités. Affligeant est même plutôt le bon mot.

    • Avez vous le même discours (ou plutôt celui inverse) lorsque des « jeunes » des quartiers « émotifs » passent à feu et à sang des quartiers entiers ?
      Ou lorsque d’autres « jeunes » (des beaux quartiers, cette fois, les fameux « black blocs ») détruisent des centres villes ?

      Vous ne comprenez pas que l’ordre, lorsqu’elle est appliquée à géométrie (très) variable, cesse de fait d’exister ?

      • Exactement le même discours, il est scandaleux de laisser ces sauvages, bien souvent peu nombreux, mettre les « banlieues » à feu et à sang ou même juste sous leur coupe réglée. Mais c’est à cette situation scandaleuse qu’il faut s’attaquer, qu’il faut dénoncer. Pas aux forces de l’ordre chargées de surveiller les débordements des manifestants. Vous croyez vraiment que la violence des samedis lorsqu’elle est le fait des gj violents peut être justifiée par le laxisme auprès des banlieues ?

        • Aux forces de l’ordre qui ne se gênent pas d’employer flash balls et autres lacrymos contre des manifestants contre le pouvoir, mais rien du tout contre ceux qui s’attaquent à des propriétés privées. Vous comprenez mieux, là ?
          N-ème rappel (qui va encore se prendre un -1, on aime pas trop la DDHC par ici, c’est pas très « libéral » à ce qu’il paraît) :
          La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

          • Vous ne voulez pas comprendre Durru alors je répète : ce n’est pas parce qu’il est aberrant qu’il n’y ait pas de vrai bonne réponse répressive contre ceux qui s’attaquent aux propriétés privées en banlieue qu’il ne faut pas avoir une réponse répressive contre les manifestants agressifs. Rappelons aussi que les forces de l’ordre sur le terrain ne font qu’obéir aux ordres et qu’il est donc carrément stupide de s’en prendre à eux, de les provoquer comme c’est devenu une habitude, juste parce qu’il n’y a pas assez de répression dans les cités émotives. C’est ça la justification des gj violents ? La « force est donc instituée pour l’avantage de tous » donc y compris pour l’avantage des riverains des zones des défilés.
            Aucune manifestation organisée pour dénoncer cette situation ubuesque du 2-poids 2-mesures dans le traitement des situations (manifestants vs banlieues).

            • C’est LA MEME police qui d’un côté fait de l’excès de zèle et de l’autre ne fait rien. La même institution, la même hiérarchie. C’est si difficile à comprendre ? Cela n’est tout simplement pas acceptable. Vous pouvez retourner l’affaire dans tous les sens, il n’y a pas d’argumentation digne d’un Etat de droit pour cautionner ça.
              Tous, en français, a un sens assez clair. Que les riverains soient inclus est évident. Mais les autres aussi, y compris les manifestants qui, malgré vos affirmations, sont pour la plupart pacifiques. Et pour revenir aux riverains, je me rappelle avoir vu des images d’interventions le premier week-end où les blindés ont fait leur apparition, la protection des riverains n’était clairement pas parmi les priorités, car les manifestants étaient juste poursuivis et ont pu donc parcourir une bonne partie de la ville (et causer certains dégâts au passage).
              Dans la citation est clairement exprimé le but premier de la police : la protection des citoyens. Dans les actes, on a vu clairement que le but premier était la défense du pouvoir. La contradiction avec la DDHC est évidente (sauf pour vous, il me semble).

              • C’est en effet, semble-t-il, difficile à comprendre puisque vous vous refusez à le faire avant de le clamer ! Ou alors, vous comprenez trop bien, et dans ce cas je m’interroge sur le camp auquel vous apparteniez quand vous étiez dans un pays totalitaire (je dis ça pour stimuler la réflexion, pas l’indignation). Quelques réserves qu’on puisse avoir envers le ministre de l’intérieur, et réserves, le mot est faible, quand on n’est pas un spécialiste de la stratégie de maintien de l’ordre face à des extrémistes qui cherchent la bavure fatale, et qu’on constate le bilan des opérations, on la ferme ! En ce sens, l’article qui avance des chiffres où sans aucun doute les victimes décorrélées ont été comptabilisées plutôt deux fois qu’une fait partie de la stratégie extrémiste (Contrepoints ne devrait pas, à moins d’une confiance absolue dans l’esprit critique de ses lecteurs, le publier sans un minimum de mise en garde).

                • Nous sommes d’accord sur le contenu de l’article. Le point de vue est pour le moins étrange. Mais vu les interventions sur ce sujet, il me semble que l’esprit critique des lecteurs a plutôt bien fonctionné.
                  C’est l’interprétation que vous faites (principalement vous et RaphSud, mais aussi quelques autres) du rôle et des responsabilités de la police (telles qu’inscrites dans notre Constitution, quand même) qui me semble problématique.
                  Rien que le fait que la citation de l’article 12 de la DDHC (partie intégrante de la Constitution, encore une fois) soit de manière systématique notée négativement devrait vous poser question. C’est quoi le problème ? Il n’y a jamais d’argumentaire, je ne peux donc savoir ce qui a amené ces votes. Mais cela est symptomatique d’une attitude, surtout lorsque dans le message il n’y a rien d’autre.

                  Ecoutez le témoignage du policier partagé par « la petite bête » plus haut sur ce fil. Certes, c’est Le Media qui l’a fait, il faut le prendre avec des pincettes. Mais certaines affirmations (comme les fumigènes des motards ou la fermeture de toutes les sorties) sont corroborées par des preuves matérielles. Alors peut-être que la première question à se poser est de connaître le but réel des ordres donnés par le commandement. Peut-être que l’évitement de la « bavure fatale » (qui est pourtant arrivée, à Marseille, mais on l’a un peu oubliée) n’était pas forcément la première priorité.
                  C’est ça aussi l’ouverture d’esprit (pardon, de parachute).

                  • Tout d’abord, merci d’avoir compris l’esprit de mes interventions, je retrouve là — enfin ! — le Durru avec lequel je me sens en communauté d’esprit sur d’autres sujets.
                    Pour ce qui est de la DDHC, je ne peux qu’émettre des hypothèses, mais je crois que vous avez vous-même identifié la différence entre les principes qu’elle énonce et auxquels vous vous référez, et leur application dans une situation compliquée sur le terrain. Trop souvent, les principes sont l’argument de ceux qui veulent « rabioter » un peu dans la pratique, en faisant abstraction que dans la vie, ça ne se passe jamais comme dans le manuel. Le rappel à la DDHC est un peu hors de proportion avec l’analyse des événements dans le genre de confusion qui régnait dans ces manifestations, non ?

                    • Non, la DDHC est en parfait accord avec la manière dont la répression a été dirigée depuis les postes de commandement. Il ne s’agit pas d’actions individuelles qui sont mises en cause, je ne crois pas une seule seconde que tel policier ou gendarme a pu lancer une grenade ou un flash ball de son propre chef, sans avoir reçu d’ordre.
                      Un policier de base sur le terrain va certainement être confronté à la confusion dont vous parlez, mais cela n’est pas du tout le cas au niveau du commandement. Là-bas, ils savaient parfaitement ce qu’ils étaient en train de faire.

                  • Durru perso je n’ai jamais mis de -1 à vos rappels de la DDHC, je les trouve juste hors de propos dans les discussions que nous avons. Lorsque pacifistes et casseurs sont mélangés face à la police, vous préconisez quoi pour les forces de l’ordre ? Faut-il laisser les sorties ouvertes avec le risque que les casseurs s’en prennent aux riverains (défaut de protection de la population par les forces de l’ordre comme vous le rappelez) ou effectivement bloquer tout le monde ? Il est bon aussi de rappeler que la situation n’était plus celle du défilé des gj pacifiques, mais bel et bien celle des casseurs et gj violents, regroupés en fin de journée en un point non prévu pour la manifestation. Dans la plupart de vos démonstrations vous mélangez les gj pacifiques et ceux qui ne le sont pas + les casseurs. Or cette distinction est primordiale.
                    Par ailleurs, il est très intéressant de noter que les forces de l’ordre ont plusieurs types d’intervention et c’est aussi pour cela que je parle toujours de « forces de l’ordre » : les policiers, les CRS et la BAC, ceux en noir avec brassard, qui repèrent les plus violents et fondent d’un coup sur leur cible, en rang serré, et l’interpelle.
                    Parce que vous faites l’amalgame entre toutes ces personnes, on ne peut pas vous répondre de manière satisfaisante, perso je vous réponds par rapport aux casseurs ou violents parce que ce sont ceux-là en général que vous prenez pour exemples de victimes des forces de l’ordre.
                    On revient aux origines : manifestation prévue sur les Champs-Élysées mais Arc de Triomphe interdit. Ceux qui se présentent sur les Champs ont leur sac fouillé. Nombre refusent et vont sur la Place de l’Etoile. Pourquoi refuser ? Sur la place de l’Etoile, les sorties étaient ouvertes jusqu’en fin d’après-midi. Les gj ne savent pas qu’ensuite c’est l’heure des casseurs ? Si, puisque la majorité d’entre eux est partie. Alors, qui est resté ?
                    Ensuite le boxeur, que vous défendez : bel exemple encore : certains décident de quitter le déroulé prévu et de traverser un pont fermé par des CRS. Pourquoi ? On ne sait pas. Quand les pavés commencent à leur pleuvoir sur la tête, les CRS gazent, ben oui. Maintenant, ceux qui sont autour de ceux qui balancent les pavés peuvent leur dire stop non ? Le boxeur soi-disant furieux d’avoir été gazé pourquoi s’en prend-il aux CRS et pas aux violents à l’origine du gazage ?
                    Encore une fois, on ne peut pas rester au milieu des casseurs ou des violents et demander à la police de ne gazer que ceux-là, impossibilité de terrain. Si on est un adulte responsable on assume son choix de rester.
                    Pour finir, les manifestations de ce samedi et de samedi dernier à Paris avaient (enfin) un service d’ordre interne et tout s’est bien passé pour les gj. Lorsque certains ont voulu faire face aux CRS postés dans une rue perpendiculaire, le service d’ordre est intervenu et la manifestation a repris son chemin… Quelle conclusion faut-il en tirer ?

                    • Vous refusez de discuter sur le fond, j’arrête ces échanges.
                      Le problème n’est pas l’action ponctuelle de tel ou tel policier ou gendarme ou de tel ou tel manifestant. Le problème est la manière dont les forces de l’ordre sont utilisées par le pouvoir politique, le but qui est poursuivi.
                      Je vous conseille une nouvelle fois d’écouter le policier qui parle dans le lien mis par la petite bête, avec les pincettes de rigueur, vu l’éditeur (Le Média). Et de mettre ça en parallèle avec d’autres images ou déclarations.
                      Contrairement à ce que vous dites, il y a bel et bien eu (par exemple, à l’Opéra) des manifestants pacifiques (nombre de femmes, notamment) qui ont été enfermés des heures durant. A l’Arc de Triomphe aussi, il y a deux semaines, par exemple (témoin direct).
                      Vous parlez de fouilles. Eh bien, ce qui m’a choqué moi c’est qu’après les « fouilles », dans le périmètre à priori fermé, on a pu voir nombre d’individus armés de battes ou couverts de casques, entre autres. Alors, fouilles, ou pas fouilles ? Ou on se fout du monde ?
                      Vous avez vu les images avec le boxeur ? Il y a un truc bizarre quand même, au moment de la scène de boxe, seul le centre de la passerelle est défendu par les CRS, les deux côtés ont été libérés. Bizarre, ne croyez-vous pas ? Inutile, certainement.
                      Mais bon, restez à vous concentrer sur les détails et refusez à avoir une vue d’ensemble, cela évite de se poser des questions. Sur la manière dont les ordres sont donnés, et sur les raisons de ces ordres, notamment.

                    • Vous avez raison la discussion est stérile. J’ai écouté une partie de la vidéo de ce policier, ce qui m’a arrêtée ce n’est pas seulement le fait que ce soit « le Média » mais que celui qui parle est le secrétaire du syndicat cégétiste, donc totalement anti-gouvernement, donc ce qu’il dit est totalement sujet à caution et donc inutile à mes yeux (oreilles). Avez-vous lu le lien que j’ai mis vers un simple policier, peut-être facho mais qui met des chiffres vérifiables (j’en ai repris certains dans un message).
                      Pour la scène de boxe, rien de bizarre, les gj sont arrivés par l’autre côté qui n’était pas fermé contrairement à ce que vous dites et les CRS se sont trouvés pris entre 2 « feux » et finalement séparés. Rappelons que eux aussi se prennent leurs propres lacrymogènes dans les yeux et perdent leurs repères. Souvenez-vous de cette image qui a fait le tour des médias le 1er samedi, le CRS qui se retrouve seul, tombé au milieu d’un groupe qui s’en donne à cœur joie (sauvé par un gj), pensez-vous que l’isolation de ce CRS a été voulue en haut-lieu ?
                      Oui vous avez vu des battes et des casques dans l’espace « sécurisé » mais leurs propriétaires sont arrivés en fin d’après-midi. Au moment du rassemblement oui il y avait des fouilles et du coup, cet endroit a été totalement vide, les images étaient « choquantes » quasi personne, les gj ont dévié vers la Place de l’Etoile. Donc il parait évident qu’à un certain moment il n’y a plus eu de fouilles, les forces de l’ordre devant se déplacer vers la Place.
                      Vous voulez voir de la violence d’Etat et nous faire croire que nous sommes dans une presque-dictature. Et vous cherchez les preuves dans toutes les situations possibles, que vous interprétez pour les faire entrer dans vos convictions. Je n’analyse pas toutes celles que vous citez, il faudrait des images, creuser etc.
                      Je reste justement sur une vision d’ensemble prouvée par les 2 derniers samedis : quand on respecte le parcours prévu par la manifestation déclarée, qu’on a un service d’ordre, les manifestations se passent dans le calme et il y a peu d’échauffourées.

                    • Quand on aime pas le message, on s’en prend au messager. Ce que le mec dit sont des trucs de bon sens. Vous n’avez jamais fait partie de l’organisation d’une structure avec plus de cinq membres, pour savoir comment ça se passe, visiblement.
                      A vous croire, c’est sûr que les motards qui sont venus lancer les fumigènes n’avaient aucunement reçu d’ordre pour, comme le dit le syndicaliste. Et le reste c’est pareil.
                      Pour la scène de boxe, vous n’avez même pas remarqué que le basketteur qui était leur chef était très serein derrière ses subordonnés en première ligne et ne cessait de les diriger tout en surveillant les alentours. Gazé, mon oeil. Désorienté ? Repassez.
                      Pour les contrôles, je ne sais pas ce que vous racontez sur le « vide », mais les images que je garde en mémoire sont justement des foules qui passent les « filtres » toute la journée.
                      Comme je disais, concentrez vous sur des détails et ignorez complètement les donneurs d’ordres. Et si les dernières manifs se sont bien déroulées parce qu’il y a eu moins de provocations (comme par exemple les motards) ?
                      Il n’y a pas pire aveugle…

      • Je crois qu’on a très bien compris, au contraire, qui est responsable d’avoir fait disparaître l’ordre, et que ça n’est pas ceux qui le font respecter.

        • « Ceux qui le font respecter », vous dites. Rien de plus faux. La formule correcte est : « ceux qui sont censés le faire respecter ». Parce qu’il ne le font simplement pas.
          Si, c’est bien eux les premiers responsables. Pas le fonctionnaire de base, pas un individu en particulier, mais l’institution et sa hiérarchie.

          • Si vous savez mieux que quiconque comment devraient agir les forces de maintien de l’ordre pour arriver à leurs fins sans vous heurter (au propre comme au figuré), nous vous écoutons.

            • Il n’est pas question de ça, je dis simplement qu’ils agissent (ou pas, en fait) à géométrie variable. Il y a des exemples chaque jour. H16 a dû écrire de nombreux articles à ce sujet.
              Le Droit ne peut pas fonctionner lorsqu’il est appliqué de manière aléatoire, aussi bien par ceux qui font appliquer la loi et par ceux qui la disent.
              Et ce qui se passe n’est pas le fruit du hasard, on le voit avec les coups de menton à l’encontre des GJ. L’Etat (ou plutôt ses représentants) savent qu’ils peuvent demander le respect de la loi. Mais le faire aujourd’hui sans l’avoir fait hier, le faire à Paris mais pas à Saint-Denis, le faire à midi mais pas le soir, cela ne veut strictement rien dire. C’est le règne de l’arbitraire, ce n’est pas de l’ordre.

  • Merci à l’auteur de l’article et à durru, gillib, golum, Virgile, véra et d’autres, pour leur lucidité et leur courage à dénoncer une violence d’État qui met chacun de nous en danger.

    L’aveuglement de ceux qui s’accommodent de ces violences, et qui veulent les ignorer en ne cherchant pas à s’informer, en rajoute dans l’insécurité physique, morale, juridique, fiscale et économique où cet État abusif entend nous obliger à vivre.

    La violence envers les GJ fait contraste avec le laxisme entretenu de longue date envers une délinquance et une criminalité que l’État a laissé croître au mépris d’une population laborieuse qu’il entendait accabler toujours plus de taxes et de réglementations. C’était tellement facile.

    Les GJ ne veulent pas tous la même chose. Mais ce qu’ils sont tous d’accord à ne plus vouloir, c’est de pouvoirs publics indignes, forts avec les faibles et faibles avec les forts, manipulateurs et menteurs qui dilapident l’argent public et s’engraissent en ruinant leurs efforts.

    Quant à MichelO puisse-t-il se réveiller après s’être un peu informé car il semble ne pas être assez au courant de ce qui se passe.

    • Ce point est réel. Mais ce n’est pas du tout évoqué dans l’article qui évoque la violence d’état comme une organisation planifiée et politisée.
      Ils ont lâché les freins par rapport à la compassion habituelle pour des populations « pas blanches » volontairement gettoisées et dont les débordements sont tout juste contenus dans leurs cités sur ordre politique.
      Tout le monde à vu des GJ blancs sur les rond-point (ceux qui étaient à l’enterrement de Johnny) et les pseudo GJ qui attaquaient les magasins Adidas et Apple pour se refaire leur garde robe et qui s’exprimait souvent en arabe (cf des reportages tv). Ce coup ci tout le monde a reçu des coups de bâton.
      Personnellement, je ne suis pas triste.

    • « La violence envers les GJ fait contraste avec le laxisme entretenu de longue date envers une délinquance et une criminalité que l’État a laissé croître au mépris d’une population laborieuse qu’il entendait accabler toujours plus de taxes et de réglementations.  » Je crois que c’est un bon résumé, l’essentiel même dans tout ce fil

      • Oui, c’est le bon résumé Hésitant. Et je ne trouve nulle part (pas que sur Contrepoints) la raison de ce laxisme. Quel intérêt de laisser ces zones de non-droit se développer ? Zones qui s’étendent telles une toile d’araignée sur tout le territoire. Qui y trouve son compte ? Et là, je ne pense pas que ce soit ceux qui veulent bénéficier de voix aux élections. Alors, qui, pourquoi ?
        PS j’aime bien votre pseudo, questionnement permanent, pas de vérités toutes faites, l’intelligence quoi ?

        • La vérité qu’on ne veut pas voir… Surtout qu’il y a des journaux (surtout en ligne) qui en font leur fonds de commerce. Mais c’est forcément complotiste, car non agréé par le Ministère.
          C’est pas moi qui ai écrit le message ci-dessus, hein, M. Hésitant 😉

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