Affaire Harvey Weinstein : après l’omerta, la débâcle

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Harvey Weinstein by Thomas Hawk(CC BY-NC 2.0)

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Affaire Harvey Weinstein : après l’omerta, la débâcle

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 octobre 2017
- A +

Par Philippe Bilger.

Le lynchage a battu son plein et la justice a pris la relève dans divers pays.

Harvey Weinstein est un grand producteur mais à l’évidence un triste personnage et une personnalité qui s’est servie de son pouvoir pour abuser des victimes, actrices débutantes ou confirmées, jeunes femmes évidemment en situation de dépendance.

C’est fini pour Harvey Weinstein

Harcèlements, agressions, quatre viols présumés. Tout dorénavant y passe, tout est libéré. Il est à terre, il n’est presque plus rien. Son épouse l’a quitté. Depuis la dénonciation du New York Times, chaque jour son lot de révélations, d’indignations, de dégoûts.

Des plus illustres aux plus discrètes, elles se manifestent, révèlent, se révoltent, accablent, mettent en garde. Angelina Jolie, Judith Godrèche et Emma de Caunes par exemple. Et tant d’autres blessées, souillées, offensées, aujourd’hui honteuses et justicières.

Ce n’est pas parce que Harvey Weinstein est ainsi justement vilipendé que je vais avoir l’impudence de le défendre pour ce qu’il aurait paraît-il accompli à l’insu de tous, en tout cas du monde artistico-politique dans lequel il était immergé et qui le connaissait en détail. Aux Etats-Unis comme à Paris, à Cannes ou en Angleterre.

Après l’omerta, la stupéfaction surjouée du milieu

Il avait ses pratiques, on les connaissait. Comme toujours on savait mais on feignait de ne rien savoir. On le surnommait « le porc » mais il aurait été indécent de prendre son courage à deux mains pour le dénoncer. Pour rompre cette omerta des univers qui préfèrent murmurer entre eux contre l’immonde, partager l’ignoble dans leur cercle plutôt que de se lever, de s’élever et d’exprimer publiquement la vérité, aussi sale qu’elle soit.

Me gêne alors la stupéfaction surjouée, l’étonnement subit. Le couple Obama s’affirme dégoûté et Hillary Clinton choquée. C’est sans doute vrai, de même que la furie collective qui maintenant s’en prend à cette virilité dévoyée, à ce potentat du sexe sous diverses facettes. On ne m’empêchera pas de douter que personne ne se soit douté. Que personne n’ait su ce qui se déroulait dans les coulisses, que de rumeurs en certitudes négligées, personne n’ait eu l’oreille attirée, que personne, avant l’article du NYT, n’ait eu l’opportunité de mettre au jour ce que l’obscurité et l’intimité avaient prétendument dissimulé.

Ce n’est pas pour rien que Jane Fonda a avoué être honteuse parce qu’elle n’avait rien dit.

Il y a des histoires françaises qui me reviennent en mémoire et qui ne sont pas éloignées de ce déversement sincère mais si tardif sur Harvey Weinstein.

Tous ceux qui n’ont rien dit

J’éprouve la plus vive compassion pour les victimes nombreuses de ce producteur, de ce prédateur, quoi qu’elles aient subi, et je n’aurais pas l’impudence de leur reprocher de s’être tues parce qu’elles avaient peur mais les puissants qui n’ignoraient rien, le procureur Cyrus Vance – le même qui s’est illustré plus tard avec l’affaire de DSK – qui n’a donné aucune suite pénale à une plainte portée par une intrépide contre Weinstein, comment leur pardonner d’avoir failli ?

Il y en a plus qu’assez de ces complicités diffuses, implicites, évidentes qui se flattent d’une solidarité de classe, de fortune et de pouvoir quand la morale la plus élémentaire aurait eu besoin d’être respectée. Et la vérité proférée et dénoncée.

Je ressens aujourd’hui ce paroxysme multiplié et cette surabondance défoulée contre lui à la fois comme éminemment légitimes mais aussi telle une manière pour beaucoup de faire oublier leur indifférence, leur silence, leur abstention. Ou, plus tristement, leur tolérance amusée. Dans la périphérie éclatante, toute de lumières et de connivences, les ombres et les turpitudes d’Harvey Weinstein étaient connues, mais gardées au secret pour et par les initiés. On a les privilèges misérables qu’on peut.

La condamnation soit, les condamnations heureusement.

Mais qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader puisque le « porc dans son auge » était préservé de toute révélation.

Qu’il ait fallu un grand journal pour mettre au jour les nombreuses, sordides et traumatisantes péripéties, dont Harvey Weinstein a été coupable si longtemps en toute impunité, condamne la bonne conscience d’une société qui a laissé s’accomplir ce qu’elle aurait pu, dû empêcher.

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  • Une femme qui ne dénonce pas un viol dans les 48 h ou voir une semaine, le fait parce qu’elle y trouve un interêt plus fort que son traumatisme psychique. D’autre femme vendent leur corps pour de l’argent, quelle est la différence ?

    • Vous parlez en connaissance de cause ?

    • Si vous ne la voyez pas c’est que vous êtes comme Weinstein. Il y a une différence entre vendre sciemment son corps et subir un gros porc qui vous fait chanter!

      • Bien d’accord avec vous, sauf qu’en ce concerne les actrices, j’ai vraiment beaucoup de mal à voir en quoi elles ne vendaient pas sciemment leur corps. Certes, elles ne s’attendaient peut-être pas toutes à devoir payer de ce prix la bienveillance de Weinstein envers leur carrière, mais il est quand même délicat de faire l’amalgame avec des cas de viol où la victime ne cherche pas à obtenir un avantage quand elle va rencontrer son violeur et est véritablement surprise. La question n’est pas d’excuser le viol, elle est de ne pas considérer tous les viols comme de même gravité.

      • Demander des faveurs sexuelles en échanges de travail ça n’est pas du chantage, vous êtes libre de refuser. je dirait même plus vous DEVEZ refuser car en acceptant cet ignoble compromis vous condamner d’autre femmes à subir le même choix. si ce gros porc n’avait essuyez que des refus il aurait finit par laisser tomber. mais il se trouve que certaine femmes n’ont aucun problème avec les « négociations » sexuelle et n’ont aucun problème à « vendre » leur corps contre de l’argent ou des avantages, c’est même souvent beaucoup plus facile et moins fatiguant que de travailler. ces femmes là sont tout aussi responsables que les hommes car elles tendent à conforter et encourager les pires comportements puisque finalement « ça marche ».

        • Hugo von Graffenberg
          16 octobre 2017 at 11 h 20 min

          Bonjour,
          Et en plus il émane de lui une séduction Apollonienne!!!

        • Celles qui ont refusé ont vu leur carrière finie, car en plus le salaud était vindicatif. Il n’y a aucune excuse à ce genre de comportement. Quand une femme dit non il est déplacé d’insister et de se venger. Mais c’est une question de galanterie qui échappe à beaucoup de mâles en rut.

      • oui il y a une différence…
        mais il faut prouver le chantage…en préciser sa nature…
        si c’est ce qui est à perdre c’est une éventuelle carrière dans le cinéma..
        un role…
        est ce bien ce qu’on doit qualifier de chantage?

        J’accepte plus volontiers ce terme pour une femme qui risque de perdre son emploi et qui sait qu »elle n’en retrouvera pas, mais m^me dans ce cas, on peut refuser…
        Et est ce un viol est une agression sexuelle?
        Je peux comprendre qu’ne femme qui accepte cette dégradation de soi change d’avis… mais si on considère que une pression de cette ordre relève du m^me ordre qu’une violence physique..ça me pose question..
        Je baisse ton salaire ou je te vire… c’est pareil. On peut appeler ça du chantage…est ce que à l’instar de la violence, je baisse ton salaire ou je te casse la gueule, ça doit être interdit?

    • Il est clair que dans le monde on trouve des abuseurs, prédateurs sexuels et des putes. Pour le dire vulgairement.
      D’un côté comme de l’autre des cyniques entendent utiliser leur pouvoir pour arriver à leurs fins.
      Mais en aucune manière nous ne pouvons mettre ces hommes et ces femmes sur le même plan. Les premiers le font sous la contrainte et ne laissent guère le choix à leurs victimes. Ou elles se plient à la volonté de leurs agresseurs ou elles en paient le prix qui passe d’actes de rétorsion jusque parfois des actes de violence.
      Pour une femme qui vend ses charmes, rien de tout cela. Son initiative tentatrice laisse aux hommes le choix d’accepter le deal ou de le refuser.
      Ne mettons donc pas sur un même plan ces deux catégories qui sont bien l’expression du vieil ordre machiste primitif.
      Les dos argentés sont parmi nous.

  • Tous ces gens étant de gauche sont donc des hypocrites, ce qu’ils démontrent une fois de plus dans cette affaire, car ils étaient parfaitement au courant. Pire, ils ont pris unanimement la défense de Polanski après le viol d’une fillette de 13 ans, alors qu’il n’y avait aucun doute quand à l’affaire, et n’ont jamais désapprouvé Woody Allen pour sa pédophilie!

    • La question de Polanski ou celle de Nabokov sont d’autres cas particuliers, pour lesquels on peut remettre en question la validité du consentement de la fillette vu son âge, mais qu’on ne peut juger à l’aune de l’affaire Weinstein. A moins évidemment de considérer que ces actrices avaient un âge mental qui les classe comme mineures encore à 40 ans, ce qui est possible.

      • Polanski a saoulé et drogué la gamine et vous osez parler de consentement? C’est l’excuse habituelle des violeurs aux policiers d’affirmer que la victime était consentante!

    • Il y a un vrai dilemne..
      l’agression sexuelle est difficile à prouver ( mais la menace physique aussi), avouer un viol est traumatisant aussi…reste que ce qui se dessine est la volonté de considérer la parole d’une victime ( femme ) comme sacrée… or condamner sur la seule foi d’un témoignage verbal, parole contre parole est la porte ouverte à des erreurs .
      judiciaires. Le présupposé et c’est comique pour des défenseurs de l’égalité des sexes l’homme est un porc la femme est un ange..et les sexes sont égaux.
      ben non …si odieux soit le viol, si traumatisant soit il…toute personne qui se dit victime d’une agression sexuelle ne dit pas nécessairement la vérité.
      Ce matin on a le hashtag dénonce ton porc..pas ton violeur ou ton agresseur…dénonce ton porc…
      Je ne pense pas que d’etre un porc soit un crime…et je pense que polansky bien qu’il soit un être sensible talentueux artiste autrement dit pas un porc méritait un sanction.

    • Hugo von Graffenberg
      16 octobre 2017 at 11 h 16 min

      Bonjour,
      Sans oublier que popol avait drogué la-dite fillette (par délicatesse, pour qu’elle souffre moins???).

      • Vous avez des informations ? Celles que j’ai sont un n-ième refus cet été de la justice de classer l’affaire comme la victime le demandait, 40 ans après les faits.

        • Le fond du problème pour les Américains, pour la justice américaine, pas tant l’objet de l’affaire, le viol, mais la fuite de Polanski qui s’est soustrait à la Justice. C’est ce délit qui est le motif qui fait que l’affaire ne peut être classée et que les USA demandent au pays d’extrader Roman Polanski.
          Mais il est vrai que Polanski avait trouvé un accord avec la famille de la gamine violée, un accord libellé en dollars. Il est vrai que la victime aujourd’hui, ne voudrait pas voir remis sur le tapis cette affaire.

          • Ce qui pose un réel problème, pour un libéral, car à partir du moment où un accord a librement été conclu entre les parties, de quel droit la justice a) le refuse-t-elle et b) maintient-elle des poursuites ?

            • Votre affirmation qu’il suffirait de s’entendre comme larron en foire pour que la justice n’ai pas a se prononcer sur la légalité d’un processus me parait vraiment curieuse.
              De tout façon, ici la justice ne s’est pas encore prononcée ! Elle n’a pas pu le faire !!! l’oiseau s’est envolé durant sa mise en accusation devant le tribunal.
              Vous savez bien qu’aux States les accords financiers sont généralement bien acceptés.
              Mais pour ce qui est de la pédophilie, le viol d’une mineur droguée préalablement, je ne sais pas vraiment ce qu’il en est dans le droit US. Mais je note que dans ce cas, ce n’était pas un accord avec la victime mineure proprement dit, mais avec ses parents.
              Je ne vois vraiment pas où le libéralisme a quelque chose à voir dans cette affaire, car aujourd’hui, Monsieur Polanski est poursuivi pour avoir faussé compagnie durant sa mise en accusation. La justice n’a pas eu l’occasion de passé. Ce délit ne regarde pas la victime du viol, c’est une affaire entre l’Etat de Droit et Roman Polansky.

        • Pourquoi vous défendez avec autant d’acharnement ce violeur pédophile. Un crime est un crime et doit donc être puni.

  • L’image de la starlette qui couche avec le producteur pour décrocher un rôle fait, depuis 50 ans, partie de notre imagerie « traditionnelle ». De même pour « la promotion canapé » retoquée en viol barbare. La vérité doit se trouver entre l’accord tacite et le viol…Cet élan de pudibonderie est bien dans l’air du temps.

  • bah..ce n’est pas un débat sur le viol bien sur…
    si il y a eu viol, cela mérité la taule point barre…
    e n’est même pas un débat sur le fait de la difficulté pour une femme de déclarer avoir été violée..on le sait. Et comme en plus si il n’y pas de preuve matérielle le crime est parfois difficile a prouver c’est encore plus difficile.On le sait..
    et je plains de tout mon coeur tristane banon si elle a été victime de dsk et je la méprise sinon…je suis enclin a opter pour la croire…mais la vérité est que j’ai affaire à un victime de viol ou un menteur…

    On me dit wienstein est un porc..je m’en fous…ça n’est pas le sujet.
    Hors la répétition des accusations…je ne suis pas en mesure de me prononcer sur la culpabilité de ce gars en ce qui concerne les viols.

    J’en ai assez de refaire le cas banon…j’en ai assez de tout le temps avoir àchosir entre diable ou démon.
    En outre, je me fous de weinstein, qu’il soit jugé selon ses actes…mais le silence du milieu n’est pas à SA charge.ALors de deux choses l’une les gens savaient, ils sont COMPLICES…et coupables de non dénonciations de crimes…les gens croyaient savoir alors rien sinon que un feille comme ema de caunes qui croit savoir que wientein est un agresseur sexuel en serie et qui entre dans sa chambre et qui par ailleurs me semble etre d’une intelligence normale me pose question jusqu’à une forme de colère….
    le monde est ce qu’il est les hommes sont encore souvent obsédés sexuels, les femmes encore incapable de résister physiquement DONC sauf excuse de naïveté on ne va pas quand on est une femme dans la chambre d’un homme qu’on ne connait pas!!!!!!
    Je le dit crûment parce que je VEUX que les choses changent c’est à dire qu’il y ait moins de viols.
    J’en ai marre de refaire le cas banon..Je ne veux pas d’une justice qui se fonde juste sur des dires…
    Il faut éduquer les gens quand m^me…
    On évite de se retrouver seule avec un inconnu…
    On déclare l’agression surtout quand c’est difficile..
    Le temps ne change pas tout et à l’instar de la première beigne dans un couple…toute violence inutile doit être sanctionnée.
    c’est ce que je dirais à une amie. c’est ce que je dirais à ma fille.

    EN ce moment j’entends que je DOIS CROIRE sur parole toute femme qui dit avoir été victime de weinstein…et ça m’ennuie..mais ça m’ennuie… EN somme, au milieu des cas de viols; dont un seul prouvé me suffit pour envoyer weinstein en taule, je dois plaindre une femme qui aurait changé avec le temps son appréciation de ce qu’elle a fait..malaise..hypocrisie…

  • Honnêtement que ce gros voit sa vie détruite bien fait pour lui mais il est important de comprendre qu’il n’est que la partie émergée de l’iceberg. Désolé mais il n’est pas rare dans ce milieu qu’un producteur couche avec une actrice en échange d’un rôle. Bon nombres d’actrices (et même de chanteuses) ont vu leurs carrières décollées grâce à cela. Ce genre de pratique est tout simplement répugnante mais c’est comme cela que cela marche. Alors oui il y a des victimes (certaines femmes non consentes) mais il ne faut pas oublié que bon nombres d’actrices qui s’indignent aujourd’hui ne voient aucun problème à ce genre de pratiques et cela les arrange même (vu qu’elles doivent leurs carrières à ce genre de pratiques).
    Il ne s’agit pas pour moi de défendre ce mec juste de constater l’hypocrisie des gens qui l’attaquent aujourd’hui. Bon nombres de femmes se disant dégoûtées ne voyaient aucun problème à coucher avec lui (ou un autre producteur) pour voir sa carrière avancée. Sa femme qui l’a épousé pour son fric l’a quitté se disant dégoûtée. Va t on sérieusement faire croire qu’elle était pas au courant ?
    Hollywood est un monde de dégénérés. Il semble que certaines personnes viennent de le découvrir. Le sexe comme la drogue sont fort répandus. Pas étonnant que des sectes comme l’église de scientologie aient autant de succès chez ces dégénérés.
    Ces détraqués font ce qu’ils veulent (enfin à part commettre des viols cela s’est illégal. On pourrait aussi parler de la pédophilie qui est répandue à Hollywood (la justice ferait bien d’enquêter là dessus)) mais qu’ils arrêtent de donner des lecons de morale. Parce que l’on fait parti d’un milieu aussi immoral, on est mal placer pour donner des lecons de morale à qui que ce soit.
    Au moins, le cinéma américain n’est pas subventionné avec l’argent public.

    • qu’il soit un porc on s’en fout, que des femmes aient couché volontairement avec lui…ça les regarde…

      le problème est que s’impose un jour l’idée que parce le viol est si terrible qu’on doivent croire sur parole toute personne qui dit avoir été violée ou agressée.. ce n’est pas un hasard si les qualificatifs sur weinstein partent à la dérive et ne font pas avancer d’un poil les preuves de viol…c’est un gros porc il doit être puni.

      • Vu le nombre d’accusations de viol j’aurais quand même tendance à croire qu’elles sont vraies.
        Là où je suis plus sceptique c’est sur les accusations d’harcèlement sexuel. Sans aucune doute certaines sont vraies mais d’autres sont fausses dans le sens où cela ne dérangeait pas les femmes se disant dégoûtées de coucher avec lui contre un rôle. Il suffit voir des vidéos de femmes aujourd’hui se disant dégoûtées: elles se collent à lui et semblent très contentes.

        • avez vous lu quelque part un article circonstancié sur un viol commis par weinstein moi non pour le moment, nous sommes dans les eaux troubles du fait de la nature de la pression, un couteau vaudrait il une menace de ne pas avoir un rôle??? mouais…je demande à voir au cas par cas……je suis plus enclin à croire que dsk ou polanski on bien commis chacun au moins un viol. Ce qui relève de l’agression sexuelle pour weinstein est par contre tout à fait crédible, mais un serai violeur ou un serial mettre de main aux fesses, ce n’est pas la m^me chose non plus.

          • et je répète…le qualificatif de gros porc ne sert à rien. sauf à imaginer qu’un viol commis par un type sympatoche et beau soit moins un viol qu’un viol commis par un gros porc… je pense aux commentaires édifiants que j’ai lu sur polansky…
            en l’attente de faits, je défends la présomption innocence et je ne sacralise pas la parole des femmes …
            On ne va pas quand m^me pas le condamner ( médiatiquement ) pour viol partant du principe que c’est un porc et qu’il a commis beaucoup d’agression sexuelle…

            relation sexuelle obtenue sous la contrainte…alors si on commence à penser qu’n chantage est une contrainte physique..ça peut dériver ferme…

            ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est traiter les témoignages contre weinstein en bloc… Il est possible que dans le lot on ait toute la palette..de l’actrice qui a couché pour réussir et le regrette par la suite à la fille violé et traumatisée à vie…

            ET je le répete..sauf à vouloir entrer dans une ere ou le temoignae des femmes est parole d’évangile, je conseille aux femmes victimes de viol de dénoncer sitôt après et de faire constater par un médecin..difficile? sinon traumatisant JE LE SAIS ..mais personne ne vous croira sur parole. et HEUREUSEMENT ..
            Je conseille aux victime de harclement d’obtenir des élements objectifs, ça c’est plus facile et si les associations donnaient des conseils pratique voila comment coincer un harceleur ça aiderait plus que de faire s des statistiques à la con qui ne prouvent rien…
            et je conseille enfin à tout personne de prendre soin elle même de sa sécurité…

            parce que moi je veux qu’il y ait moins de viols, et que leurs auteurs en soient sanctionnés..

            Une remarque le harclement est défini comme des pression répété dune personne sur une autre…le harcèlement de rue…c’est considérer que des plusieurs pressions des plusieurs hommes valent répétition…curieux non..sauf à penser que le but est de dire..les hommes sont coupables…

  • Genre Clinton et Obama n’étaient pas au courant ? Lol. Tout le monde savait. Et il n’est pas le seul producteur à avoir de telles pratiques. Ce qui est gênant dans cette histoire n’est pas ce lynchage (il ne fait que subir les conséquences de ces actes) mais de voir toute cette bande d’hypocrites le critiquer en sachant très bien et en ayant des pratiques toute aussi immorales.
    Je compatis avec les vraies victimes car désolé de le dire mais j’ai l’impression qu’une bonne partie des femmes se faisant passée pour victime ne le sont pas (cela ne les dérangeait pas à l’époque de se soumettre à de telles pratiques).

    • non…tout le monde ne savait pas…et si vous pouvait prouver que les gens savaient, vous pouvez les amener devant la justice pour non dénonciation de crime… on savait que c’était un obsédé sexuel qui n’hésitait pas à marchander du sexe contre des rôles… Mais si vous me dites qu’une personne savait qu’un viol avait eu lieu et qu’il ne l’a pas dénoncé: sanction.

  • Il serait caricatural de dire que les actrices sont des prostituées mais il y a un fond de vérité dans cette affirmation. Pas toutes mais une bonne partie doivent leurs carrières grâce à leurs corps (et à ce qu’elles en ont fait dans un lit). Et il est faux de croire que cela les gêne. Pour cela il faudrait qu’elles aient des valeurs morales chose dont elles sont dépourvues

    • Je ne vous suis pas très bien.
      Je pense qu’il n’y de morale qui vaille que celle qui fait que ses propres comportements ne provoquent pas de victimes ou de souffrances à des tiers. Si les femmes dont vous parlez assurent pleinement ce qu’elles font vis-à-vis d’elles-mêmes et que personnes n’en est blessé ou pénalisé (mari, amis, amants, enfants, grossesses non désirées, etc.), je ne vois pas trop ce qu’on pourrait leur reprocher.
      Ainsi que dire « moralement » de Catherine Millet ? Qui raconte sa vie sexuelle de nymphomane dans un livre à succès.
      Mais il est vrai que plus largement, la morale est l’adoption de comportements qui permettent au monde – et à la vie – de se perpétuer dans la paix et l’harmonie.
      Mais à se compte là, on risque fort de se retrouver promptement dans le camps des supposés réactionnaires de la manif pour tous…
      Mais c’est un autre débat.

  • Hugo von Graffenberg
    16 octobre 2017 at 11 h 24 min

    Bonjour,
    Vous avez dit HARVEYLEMENT SEXUEL….. Comme c’est étrange!!!!!
    Qui pourra expliquer que « tout le monde savait » — mais que SA FEMME ignorait tout? Voilà maintenant qu’elle claque la porte sous l’effet dévastateur de la surprise.

  • Pourquoi dénoncer Weintein comme « un porc » et parler de ses « victimes » sans jamais dénoncer les femmes qui proposent leurs charmes contre des faveurs ? Car dans cet échange « sexe contre faveurs », l’initiative peut venir des deux côtés, le plus souvent d’une femme très belle ou d’un homme très riche, ces deux éléments étant facteurs de pouvoir. Mon humble opinion est que l’initiative en vient plus fréquemment des femmes, et je pense que le traitement médiatique de cette affaire est hautement problématique, et ici Contrepoints ne déroge pas à la règle.

    Si cet échange « sexe contre faveurs » était traité de façon « égalitaire », ces femmes qui jouent de leurs charmes, très nombreuses à Hollywood, seraient elles aussi dénoncées, poursuivies, mises en première page des journaux et humiliées publiquement, comme les hommes. Je ne défends pas ce traitement mais je pense que Contrepoints rate une occasion de mentionner cette forme de discrimination.

    Car cette situation où « la femme a toujours raison et l’homme toujours tort » est extrêmement dangereuse pour la justice et l’égalité. Elle peut et va mener à des abus, la disparition de la présomption d’innocence, des chasses aux sorcières, comme cette liste de dénonciations anonymes des « Shitty media men » dont parle Buzzfeed. Bien-sûr la liste ne vise QUE des hommes, conséquence de la situation que je viens de décrire.

    https://www.buzzfeed.com/doree/what-to-do-with-shitty-media-men?utm_term=.qfyY2q18p#.vdwEVlKwq

    Vous vous laissez manipuler par le mouvement politique féministe, qui utilise ces accusations avec pour but ultime d’exclure complètement les hommes du pouvoir en les délégitimisant par l’accusation que : « Pouvoir + homme = abus sexuels ». Je terminerai par une citation d’un autre article parlant de cette même liste de dénonciations anonymes : « Nous [càd les femmes] devrions la formaliser pour PRENDRE le pouvoir, plutôt que d’accepter le pouvoir des hommes et faire avec. » Il est question dans cet article de transformer ces dénonciation en armes à utiliser contre les hommes. C’est ça la face cachée de ce scandale. Seuls les plus perspicaces peuvent la comprendre.

    https://www.vox.com/first-person/2017/10/16/16482800/harvey-weinstein-sexual-harassment-workplace

  • Non, 94% des femmes qui ont dénoncé le harcèlement sexuel de leur patron n’ont pas perdu leur travail
    http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-non-94-des-femmes-qui-ont-denonce-le-harcelement-sexuel-de-leur-patron-n-ont-pas-perdu-leur-travail_2401744.html

    Si je dis cela c’est parce que l’on voit beaucoup de manipulation concernant le harcèlement sexuel ces derniers jours de la part des féministes

  • Je mets ici le post facebook d’Aristide Renou:
    « Je sais que tout le monde – je dis bien tout le monde – à Hollywood sait ce qui se passe… Il ne se cache même pas vraiment… La manière dont il le fait, avec tellement de gens qui sont impliqués et qui voient ce qui se passe… Mais tout le monde a trop peur de dire quoi que ce soit» a affirmé Emma de Caunes au magazine The New-Yorker au sujet d’Harvey Weinstein. Une affirmation d’ailleurs corroborée par le journaliste du New-Yorker en ouverture de son article.
    Ce « tout le monde savait à Hollywood » a des implications intéressantes.
    Il signifie tout d’abord que nombre de celles qui se plaignent aujourd’hui des agressions dont elles auraient fait l’objet de la part de Weinstein savaient que cet homme était dangereux. Beaucoup savaient, ou auraient dû savoir que, s’il leur donnait rendez-vous dans sa chambre d’hôtel, ce n’était probablement pas uniquement pour discuter d’une future collaboration cinématographique.
    Plus ennuyeux encore, certaines des victimes de Weinstein ont continué à avoir des contacts professionnels avec celui-ci pendant des années après, et même plus que professionnels.
    Le cas d’Asia Argento est assez exemplaire. Selon ses propres dires, avant que Weinstein ne lui impose une fellation, elle avait consenti à lui faire un massage dans sa chambre. Et après cette agression, elle a continué à le fréquenter, et même à coucher avec lui.
    Tout cela ne rend pas Weinstein moins coupable, au moins moralement (légalement c’est autre chose, car il est évident que ce genre d’ambiguïtés compliquent les accusations de viol). Mais cela nous rappelle qu’entre le viol ou l’agression pure et simple et la relation sexuelle parfaitement consensuelle, il existe une vaste zone grise dans laquelle la victime, tout en étant victime, n’est pas nécessairement parfaitement innocente de ce qui lui est arrivé. Vérité impie et bien entendu strictement inaudible en ces temps de féminisme officiel. Les femmes ne sauraient être que de pures victimes et les hommes des monstres sans scrupules.
    Cela nous rappelle aussi à quel point ce petit milieu du cinéma hollywoodien a des mœurs opposées presque trait pour trait aux opinions qu’il professe en public. Progressisme granitique et féminisme en titane pour la galerie, mœurs dignes des idées que ces gens-là se font du Moyen-Age de l’autre, avec de puissants barons cyniques et brutaux exerçant leur droit de cuissage sur leur cheptel de serfs des deux sexes. Ces gens, qui n’ont en général de cesse de dauber en public sur le « capitalisme » et les horreurs de l’économie de marché, vivent au sein de l’un des marchés les plus brutaux et impitoyables qui soit, dans lequel la loi d’airain de l’offre et de la demande réduit inexorablement des troupeaux d’aspirants comédiens à devenir les objets sexuels des quelques puissants qui tiennent les clefs de la caisse et de la réputation.
    Et ceci nous amène au point le plus intéressant.
    Tout le monde savait, et pourtant Weinstein a pu continuer à jouer les prédateurs pendant plus de vingt ans sans être inquiété.
    Alors bien sûr il y avait la crainte des représailles, et toutes ces sortes de choses. Mais il y avait surtout quelque chose de plus. Harvey Weinstein se conduisait, semble-t-il, comme un porc, mais il pensait bien. Selon les canons progressistes, s’entend.
    L’homme était l’incarnation de tout ce que les féministes prétendent détester MAIS il votait Démocrate et il finançait par exemple la campagne électorale de l’über-féministe Hillary Clinton.
    Donc les victimes du libidineux producteur savaient, « tout le monde savait » qu’il n’y avait pas de soutien à attendre de la part du milieu dans lequel elles vivaient. Un homme de droite aurait-il été publiquement accusé de ce dont Weinstein est accusé aujourd’hui que toutes les organisations féministes du pays seraient montées au créneau pour l’accabler, tous les médias se seraient mis à enquêter séance tenante sur son passé, et l’intelligentsia dans son ensemble n’aurait pas eu de mots assez durs pour le condamner. En revanche, pour une femme, accuser Weinstein c’était non seulement se mettre à dos le puissant magnat hollywoodien, mais c’était aussi se battre seule, au milieu du silence, voire de la réprobation de tous ceux officiellement dévoués à la cause des femmes.
    Ce n’est certes pas la première fois qu’un progressisme affiché vaut cape d’invisibilité pour des mœurs répugnantes. Mais il est toujours fascinant de voir à quel point, pour les féministes, bien penser l’emporte presque absolument sur le fait de bien agir.
    Ayez en public les bonnes opinions, et en privé vous pourrez presque tout vous permettre.
    C’est que nos modernes féministes sont de féroces idéologues, engagées dans une lutte acharnée – et désespérée – contre la réalité. Elles pensent réellement que, par exemple, l’écriture inclusive pourra changer les comportements humains. Elles pensent sérieusement qu’on ne nait pas femme mais qu’on le devient, c’est-à-dire que « la société » n’a qu’à agiter sa baguette pour transformer une femme en homme ou inversement. Elles croient au pouvoir absolu des idées et vivent en conséquence en permanence dans un monde imaginaire. Tout sera rectifié en ce bas-monde dès lors que les gens penseront bien. Ce que vous dites est donc infiniment plus important que ce que vous faites. Ce qu’il s’agit de traquer, ce sont les mauvaises pensées. Le réel peut attendre. Ou plutôt, le réel suivra. Qu’importent les vies écrasées en attendant.

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