Le consumérisme est-il réellement une pathologie libérale ?

Publié Par Jonathan Frickert, le dans Philosophie

Par Jonathan Frickert. 

Ce matin, comme tous les jours, j’ai pris le train pour aller travailler. En marchant jusqu’à la gare, j’ai pu voir un graffiti sur un mur : « Travaille, emprunte, consomme, crève », était-il écrit.

Un tag anodin, d’autant que je ne saurais dire depuis combien de temps il était sur ce mur. Loin de toutes les questions de respect du droit de propriété d’autrui, la première réflexion qui m’est venue portait sur l’incroyable contrainte que l’auteur a voulu révéler quant au système capitaliste. « Consomme ».

Ce mot me hantait. Le libéral que je suis ne comprenait pas comment autant de violence pouvait ressortir d’une idée qui, pour moi, était synonyme de liberté et de respect de la nature humaine. Loin de m’en laver les mains comme j’aurai pu le faire en évoquant un jeune adolescent déphasé, j’ai recherché comment le capitalisme a pu faire naître un tel contresens.

Toute la journée, j’ai repensé à mes cours d’économie, mes recherches personnelles, mes lectures de philosophie, mes cours de droit… « Consomme ». Ce mot était devenu mon fil d’Ariane. La société de consommation est un ordre social défini par les antilibéraux et notamment le postmoderne Jean Baudrillard dans son ouvrage éponyme de 19701. Cette société serait fondée sur la stimulation permanente et abondante de l’acte d’achat de biens inutiles et éphémères.

Elle a pourtant émergé de concert avec l’application des politiques keynésiennes des Trente Glorieuses, comme l’État-providence et les politiques de relance.

Loin d’être le fruit du capitalisme libéral fustigé par la démagogie de l’extrême-gauche, la société de consommation est en effet le produit naturel du keynésianisme.

Une société aux antipodes des idéaux libéraux

Lorsque vous nommez le capitalisme à un quidam interpellé dans la rue, il y a de fortes chances qu’il vous parle de la World Company, cette société parodique de l’émission « Les Guignols de l’Info » censée représenter la globalisation. Très peu vous parleront d’un système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Ajoutez le terme « libéral » à celui de « capitalisme », et vous observerez les gens se raidir.

Les plus engagés feront rapidement le lien entre des notions très diverses telles que l’obsolescence programmée et bien sûr la société de consommation pour ne pas dire le consumérisme de masse. Pourtant, ses caractères convergent davantage vers le capitalisme de connivence que vers une société capitaliste pure.

Reprenons la définition du libéralisme économique du Larousse : « Doctrine économique qui privilégie l’individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l’intérêt général ».

Si nous sommes d’accord pour contester l’idée que le libéralisme est une doctrine, il comporte plusieurs caractères. Parmi eux, citons rapidement l’état de droit, ou « Rule of Law », que Friedrich Hayek estime comme préalable à tout système capitaliste, et le droit de propriété considéré par Milton Friedman comme la base même de ce système.

Mais deux autres caractères présentent un intérêt certain pour notre démonstration, à savoir la liberté contractuelle et la liberté des prix. Cette dernière liberté, condition essentielle pour le Français Jacques Rueff, sert à la fois à la coordination et à l’information des acteurs du marché.

Le théoricien principal de la société de consommation, le postmoderne Jean Baudrillard, lui donne pour principale caractéristique une incitation à consommer des biens moins chers et plus accessibles. L’idée même d’incitation est déjà contraire à l’idée de capitalisme libéral.

En effet, l’idée même de liberté contractuelle, intrinsèque au libéralisme, nie purement et simplement toute idée d’inciter à consommer. Les individus peuvent contracter ou ne pas contracter selon leurs intérêts et avec les modalités qu’ils définissent.

De même, la liberté des prix est totalement contraire à l’idée de coûts plus bas permettant de rendre les biens plus accessibles. Le mécanisme des prix ne dépend pas d’une volonté de faire consommer, mais des intérêts propres à chaque acteur.

Si la société de consommation devait être rapprochée d’un modèle capitaliste, il faut nous tourner vers le capitalisme de connivence.

Souvent confondu à dessein avec le capitalisme libéral, le capitalisme de connivence est un système économique fondé sur la collusion entre l’État et le patronat. Il se manifeste par des privilèges, de soutien mutuel entre les grandes entreprises et les hommes politiques, aboutissant à la loi du plus fort et à la corruption.

Jean Baudrillard, toujours dans son ouvrage de 1970, écrit que dans la société de consommation, l’État est en soutien de l’activité économique et procède à des politiques de redistribution, afin de permettre aux individus d’avoir les moyens d’acheter des produits.

Ainsi, toute incitation à la consommation à grande échelle ne peut être que le fait d’une politique étatique ou d’un travail de longue haleine mené par un consortium de grandes entreprises avec le concours de la puissance publique.

L’idée reine est ici de déboucher sur de la croissance. Si cette dernière constitue la justification de beaucoup de libéraux quant à leurs convictions, la croissance n’est pas en elle-même l’objectif des libéraux. En témoigne la décroissance assumée par les survivalistes animés par les théories libertariennes.

On l’aura compris : le principal acteur de la société de consommation est l’État. En cela, il n’est pas étonnant de voir que la société de consommation à émergé de concert avec les politiques keynésiennes. Ces dernières ont enfanté le consumérisme que les antilibéraux fustigent tant.

Un produit du keynésianisme

Le problème intrinsèque de tout système économique fondé sur l’État repose dans l’autophagie. Celle-ci entraîne, à long terme, l’effondrement pur et simple du système économique.

De la même manière, la société de consommation a pour autre caractéristique un goût prononcé pour le matérialisme. L’occasion de remarquer que la société fonctionnant comme un individu, la propension à acheter abondamment est souvent signe de dépression.

Pourtant, certains confondent régulièrement libéralisme et matérialisme. Avec l’idée de capitalisme de connivence, le concept de matérialisme est l’un des autres contresens qui a la vie dure. Rappelons, sans entrer dans des détails, que Ludwig Von Mises était très critique envers le matérialisme du fait du relativisme qui en découle2.

La société de consommation épouse totalement les théories keynésiennes, et ce sur deux points : la consommation y est vue comme une fin et l’État y joue un rôle primordial. De quoi la rapprocher des théories keynésiennes.

En effet, Jean Baudrillard estime que la société de consommation consiste en une profusion de biens. Cette abondance crée une dépendance matérielle vue comme la fin de toute activité économique. Cette divinisation des éléments matériels aboutit à légitimer la hiérarchie sociale.

Une incitation à la consommation qui n’est pas sans rappeler la dialectique marxiste qui dispose que ce sont les conditions matérielles d’existence des hommes qui déterminent leur conscience. L’homme est, ici, la somme de son patrimoine, et non sa valeur intrinsèque en tant qu’humain.

Dans la logique keynésienne des politiques de relance, le principal ennemi est l’épargne. Cet ennemi est ici combattu par des liquidités à faible taux. Cela dans l’espoir de déboucher sur un effet multiplicateur, avec toutes les conséquences néfastes que nous connaissons et qu’il serait inutile ici de décrire en détails, notamment s’agissant de l’inflation.

La logique des politiques de relance se rapproche donc fortement des politiques d’incitation à la consommation, par un État et des banques centrales arrosant régulièrement le marché de liquidités à bas coût.

De la même manière, comme nous l’avons vu plus tôt, la société de consommation suppose nécessairement un soutien de l’État à l’activité économique. Cela se fait par des mécanismes de redistribution. De quoi nous rappeler les caractères fondamentaux de l’État-providence.

L’État-providence, à distinguer de l’État régalien – appelé péjorativement État gendarme et ce y compris dans l’enseignement supérieur, axant par là la dimension prétendument sécuritaire – désigne l’intervention de l’État dans le domaine social et, parfois, économique.

Les exemples les plus parlants sont ici les mécanismes de régulation et de redistribution. Souvenons-nous du plan Marshall ou du rapport Beveridge. Toute la logique d’économie planifiée et de contrôle des prix s’est alors trouvée bien plus légitimée qu’avant la guerre.

Jean Baudrillard ne dit pas autre chose lorsqu’il évoque une hausse du pouvoir d’achat et le soutien à l’activité économique par les politiques publiques.

Dernier point : Jean Baudrillard évoque le problème de l’uniformisation de la culture induite par la société de consommation. L’information doit servir la consommation. De cette façon, la publicité est primordiale. L’apparence devient la norme sociale. L’apparence doit guider le réel. La logique est donc profondément constructiviste.

Une imposture constructiviste

« L’amour de l’argent comme objet de possession […] sera reconnu pour ce qu’il est : un état morbide plutôt répugnant, l’une de ces inclinations à demi criminelles et à demi pathologiques dont on confie le soin en frissonnant aux spécialistes des maladies mentales », écrivait Keynes3. Pourtant, sur le long terme, ses théories ont engendré l’inverse.

La consommation est devenue, ici, une fin, au mépris de toute nature humaine. Celle-ci ne saurait être garantie que par l’application de principes de liberté.

Produit de l’État-providence, la société de consommation, comme système fondé sur l’abondance et l’incitation à l’achat de biens toujours plus inutiles et de moins bonne qualité, suit toute la logique d’intervention de l’État dans l’économie, à savoir un échec inévitable sur le long terme.

Cet échec est d’autant plus patent dans un pays malthusien comme la France.

La société de consommation, comme l’idéologie fasciste, fait donc partie de ces grandes impostures du XXe siècle inventées par la gauche constructiviste pour masquer sa véritable responsabilité dans leur création.

  1.  La société de consommation, 1970.
  2.  The Ultimate Foundation of Economic Science: An Essay on Method, 1.8, The Absurdity of Any Materialistic Philosophy, 1962.
  3.  Essais sur la monnaie et l’économie : les cris de Cassandre, 1931.
  1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

    À vrai dire on ne comprend pas trop pourquoi l’auteur tient tellement à dissocier la « société de consommation » du libéralisme et du libre marché. Parce qu’un gauchiste aigri ou un pseudo-anarchiste a laissé un graffiti sur un mur ? Alors même que ce que décrit Adam Smith dans sa Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations sont les prémisses de la société de consommation.

    La « société de consommation » est apparue et s’est développée dans les pays où le marché était le plus libre et non pas dans les sociétés où l’État régentait l’économie. Tout simplement parce que le marché libre est la meilleure voie pour répondre aux besoins et aux attentes infinis des gens.

    Alors maintenant, si cela chagrine certains de vivre dans une « société de consommation », moi, je leur réponds toujours que je suis plutôt satisfait de vivre dans une « société de satisfaction ».

    1. La société de consommation est autant émanation de la société libérale que de la société démocratique.
      Le matérialisme dont nous faisons preuve nous vient pour beaucoup de la démocratie, bien remarqué par Tocqueville.

      Une société libérale permet la consommation.
      Une société démocratique y incite.

      Ne reste qu’à ajouter des politiciens socialistes, keynésiens et voilà la société de consommation.

      Est ce que çà me chagrine?
      Oui :
      « Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. »

      Est ce que je peux appeler la consommation des autres vulgaire sans passer pour un bon gros dictateur en puissance?
      Pas sur mais c’est ce que je pense.

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        « Une société démocratique y incite. »

        En quoi la démocratie m’incite à acheter une nouvelle voiture ? Ou prendre une semaine de congé en République dominicaine ?

        Sinon, Tocqueville craignait que l’individualisme ne mène à l’atomisation et la disparition des liens sociaux. On y voit mal une critique de la consommation.

        Et oui, vous pouvez trouver la consommation « vulgaire », c’est une antienne chagrine que l’on entend depuis Homère. Mais souffrez que les gens ait également le droit de consommer dès lors qu’ils veulent satisfaire paisiblement leurs besoins.

        1. Il me semble que c’est parce que, pour se faire élire, les politiciens font des promesses et que ces dernières ont tendance à ne porter que sur les moyens matériels alloués aux citiyens-électeurs.

    2. José, il ne me semble pas que l’auteur associe ou dissocie société de consommation et libéralisme, il constate juste que nombre de gens associent les deux et que s’il le font, c’est qu’il doit y avoir une logique pour eux.

    3. ce n’est pas ce que désigne la société de consommation je crois…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_consommation  » le concept de société de consommation renvoie à l’idée d’un ordre économique et social fondé sur la création et la stimulation systématique d’un désir de profiter de biens de consommation et de services dans des proportions toujours plus importantes.  »
      un peu flou..
      est ce que la sollicitation à consommer est systématique?
      est ce qu’elle est toujours plus importante….
      .est ce que l’ordre économique et social est fondé sur.ce qui précède?
      voila les termes du débats…des mots creux..

      Le terme société de consommation est mal choisi ( à dessein?) …Y a il eu d’ailleurs une société ou on ne consommait pas?

  2. Pas encore eu le temps de tout lire,Juste une remarque : bien sûr que le libéralisme(laissons de côté pour le moment le capitalisme qui n’est pas une invention datée contrairement à ce que dit Marx), le libéralisme,qui a pour but premier,par l’industrialisation et la liberté d’entreprendre, une diminution des coûts de fabrication donc des prix de vente,à l’aide de la concurrence, peut très bien inciter l’avidité humaine à extrêmiser ses « besoins » et ses désirs.

    Ce n’est pas pour ça qu’il en serait responsable. Alors que son projet n’est que de diminuer la misère en permettant d’acheter des produits(qualité/prix inclus bien sûr!) moins chers,par un système économique plus libre que celui des corporations.
    Qui dira que ce n’est pas bien et qu’il ne fallait pas,alors que c’est la seule solution ?

    Bien d’accord avec José Lopez-Martinez.

    1. je ne suis pas un libéral, ne connais pas l’idée exacte mais pour ce que j’en ai compris ce n’est pas le but du libéralisme qui n’a d’ailleurs pas matérialiste ou constructiviste, il se fait que le libéralisme qui permet évidemment la liberté d’entreprendre est la jouissance des fruits de son travail permet une société où la satisfaction des gens est optimisée en regard de leur mérité et travail….mais l’utilisation du terme société de consommation est tendancieuse…c’est fort mal défini et fort relativement..

      dans l’idée des gens qui critiquent la société en la qualifiant de consommation c’est une société du trop consommer…

      c’est uqu n tendance au  » tropisme » qu’ on retrouve ça chez les écolo, les égalitaristes ( mais rarement totaux) etc… ils ne critiquent pas dans l’absolu mais de façon relative…pour eux le monde est juste  » trop »…eux savent vous non…ils savent ce que sont vos vrais besoins…

  3. Je suis d’accord avec M. Lopez-Martinez, la société de consommation est le corolaire du capitalisme. Que ce soit en Europe , aux Amériques, Chine ou en Afrique la société de consommation s’étend.
    La production doit bien rencontrer une demande en créant des produits qui sont adaptés et désirés par les consommateurs. C’est la raison d’être des entreprises, des plus petites au plus grosses. Et bien sûr elles font tout pour augmenter cette demande, à la marge les producteurs essaient de créer, augmenter ce désir via la publicité et les banques offrent des services de crédit etc…
    Quand Steve Jobs et Apple crée l’Iphone c’est bien pour créer un marcher, répondre à un besoin non exprimé mais réel à la vue de la réussite.
    Que vient faire le keynésianisme là dedans ? la société de consommation a commencer à émerger bien avant l’influence de Keynes me semble t’il notamment aux USA.

    Peut être peut on dire que le libéralisme est à l’origine de la société de consommation sans le vouloir expressément en affirmant l’individu et donc sa capacité de désirer des biens et services; et que le capitalisme se charge d’y répondre.

    1. Je ne pense pas que le consumérisme critiqué par les « gauchistes » soit la même chose que la société de consommation dont vous parlez : leurs slogan a des relents d’aliénation, version post industrielle des temps modernes de Chaplin : un argument du « camp du bien » qui moralise toute entreprise humaine.

      1. Le consumérisme n’est pas critiqué uniquement par les « gauchistes » mais aussi les courants disons … conservateurs, emprunt de frugalité.
        – Le consumérisme dans une première acception c’est la stricte défense des consommateurs.
        – Le mot a évolué pour indiquer la propension des individus à trouver dans la consommation un assouvissement de leurs désirs matériels et statutaires.

        Ceci étant il est sans doute inutile de récrier contre le consumérisme car les hommes ont effectivement des désirs infinis et le capitalisme s’évertue à les assouvir (et y arrive fort bien). Il faudrait donc soit museler les désirs humain (peine perdue) ou abolir le capitalisme (Qui ici serait pour la fin du capitalisme ? 🙂 )

        1. Je parlais du slogan dont parlait l’auteur « Travaille, etc… » version post industrielle du « métro, boulot, dodo » et de l’aliénation au capital de Marx … et qui n’a absolument rien à voir avec la frugalité des Franciscains.

          Les premiers ne s’opposent pas à la société de consommation, ils revendiquent un « droit » à la consommation (sans contrepartie, sans travail, sans inégalités etc…), un droit universel au « à chacun selon ses besoins », à la capacité à profiter (surtout sans engraisser les capitalistes) – totalement différent du crédo moral des seconds selon lesquels l’homme ne trouve pas le bonheur dans les biens matériels.

  4. Inciter à la consommation effrénée est bien le fait d’ un État keynésien. D’ une part, cela engendre un flux de TVA plus important que ce qu’il serait en étiage de consommation principalement vivrière et d’ autre part, cela incite à ne pas épargner, horreur absolue selon cette théorie.

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « Inciter à la consommation effrénée… »

      Qui incite à la consommation effrénée ? Comment s’y prend-il ? Qu’est-ce qu’une « consommation effrénée » ?
      Ce serait « l’État keynésien » qui nous inciterait à acheter un smartphone, à faire un city trip à Prague, à jouer à des jeux vidéos en ligne, etc. ?

      1. La « relance par la consommation » en arrosant de liquidités est bien Keynésien, d’où la schizophrénie dénoncée par l’auteur : celle des même gauchistes qui dénoncent la consommation non régulée par le marché et qui l’attribuent au marché.

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          La relance par la consommation, ce n’est pas la société de consommation. Cette dernière aussi bien dans les pays qui pratiquent la « relance » keynésienne que ceux qui ne la pratiquent pas.

  5. Je ne vois pas en quoi la liberté d’inciter les gens (qui découle de la liberté d’expression) est anti-libéral.
    Donner la possibilité d’inciter ou de boycotter tout produit, projet ou entreprise n’a rien à voir avec l’État providence mais tout à la concurrence, ce qui est une bonne chose.

    Après il y aura toujours des cons pour consommer plus qu’ils ne produisent pour ensuite pleurer auprès de Maman État pour se conforter dans son irresponsabilité.

  6. Ce que l’on peut retenir de cet article c’est la vision extrêmement méprisante des socialistes de leurs concitoyens, incapables de faire preuve de lucidité et de libre arbitre. Elle découle directement de la dialectique marxiste qui dispose, comme le précise l’article « que ce sont les conditions matérielles d’existence des hommes qui déterminent leur conscience ». Fort heureusement nos visionnaires socialistes ayant eu la révélation marxiste l’ont compris à temps et sont déterminés à protéger même contre leur gré leurs concitoyens abrutis par les exploiteurs capitalistes. Dés lors leur constructivisme, leur étatisme, leur interventionnisme à coup de réglementation, de normes et de fiscalité s’en trouve entièrement légitimés pour des raisons de punition d’une part et de juste répartition d’autre part.
    Leur keynésianisme ayant pour objectif de redynamiser l’économie via la consommation fout un peu la merde. Mais bon, comme c’est l’Etat qui manage, nous voilà adoubés et cette consommation là sera belle, bonne et sanctifiée.

    1. En consultant régulièrement ce site fort bien fait, j’apprends beaucoup de choses, en partie sur le « libéralisme ». D’ou vient cette détestation systématiquement affichée des affreux socialistes? Dans les textes de ce blog, je dis à chaque ligne le mot « liberté », fort bien. J’attends avec une certaine impatience le mot « solidarité », qui ne fait, semble-il, pas partie du vocabulaire. Quand à l’égalité, elle est peut être incongrue lorsqu’on cherche le nivellement par le haut. Je ne sais pas. Quant au mot « fraternité », il ne faut pas rêver. Cela n’empêche: un blog bien conçu et extrêmement intéressant par les idées exprimées.

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        « Quand à l’égalité, elle est peut être incongrue lorsqu’on cherche le nivellement par le haut. »

        Pour rappel, l’égalité visée par la devise nationale française fait référence à l’égalité des droits. Ce concept n’a jamais posé aucun problème aux libéraux. Au contraire, puisque c’est un des fondements du libéralisme. Ni celui de solidarité ou de fraternité, dès lors qu’elles sont volontaires. Faut-il rappeler, par exemple, qu’aux États-Unis les gens offrent dix fois plus de dons aux associations caritatives ou fondations que les Français.

        1. Quand l’Etat n’est pas là, faut bien improviser…
          En France, vu l’individualisme et l’athéisme ambiant, j’ai bien peur que ça marchera pas…à moins d’éduquer les enfants à la solidarité et l’amour du prochain dès l’école. Ils s’en souviendront.
          Ou alors faire revivre l’entité communale, lieu d’excellence de gestion de la solidarité avant la Révolution (anciennes paroisses).
          Mais on peut rever^^ normal de penser à sa gueule quand rien ne nous attend après la mort. La Charité n’était jamais désintéressée, c’était une façon d’acheter sa place au ciel. Je me demande d’ailleurs si les associations dont vous faites référence ne sont pas de nature religieuse (évangéliques, mormons…). Ceci expliquerait cela.

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            « En France… »

            Dès lors que la population se fait dépouiller d’au moins de la moitié de ses revenus, on peut comprendre parfaitement que les Français sont moins enclins à la générosité volontaire.
            De toute manière : se faire piquer son argent par la force par un politicien pour que ce dernier achète le suffrage d’un autre, on n’appelle pas cela de la solidarité.

            1. hmm
              si je ne me faisais pas « dépouiller »,je penserai qu’à ma gueule . Nan vraiment: voyager, voir des films…etc
              C’est naturel. On attend rien du ciel.

              Je veux bien qu’on arrete . Cela dit, ça doit se coupler par une transition de la solidarité vers l’entité villageoise. Il s’agirait de développer les liens sociaux entre membres de la communauté. Il serait intéressant qu’une mairie fasse une collecte: donner 1 euro, 2 euros, 100 euros, 1000 euros selon son bon vouloir. Ne pas donner n’engendre aucune répression. La municipalité est une entité intéressante.
              L’argent récolté dormirait dans les caisses de la commune et pourrait être épargné si c’est possible. Cet argent serait réservé à des gens qu’on pourrait juger fragile. Bien sur, si l’argent est détourné par un employé municipal, c’est direct devant le juge.

              1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                « …si je ne me faisais pas « dépouiller »,je penserai qu’à ma gueule… »

                Premièrement, c’est faux. Et surtout ne prenez pas votre cas pour une généralité.
                Deuxièmement, même si c’était vrai… et alors ? C’est le rôle de l’État ou la commune d’imposer la solidarité forcée ?

                1. d’où je parle de solidarité forcée avec la commune ?
                  la commune propose, les habitants disposent

                  1. non il faut un vrai communisme ! celui de l’URSS c’était du faux communisme

                    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                      Tout à fait, en URSS, le peuple s’est mangé 70 ans de socialisme.

                2. C’est souvent le cas des socalistes. Ils pensent que les autres sont aussi mauvais, avides et jaloux qu’eux.

          2. Vous opposez fort justement la charité et la solidarité, cette dernière notion se passant fort bien de la notion d’un Dieu qui rend au centuple ce qu’on donne sur terre.
            La solidarité est en effet une notion athée. Les associations américaines donnent en effet énormément car les taxes sont minimes et la collectivité n’ intervient donc pas dans le soutien des plus pauvres (sans oublier que les dons sont largement détaxés).

        2.  »
          Faut-il rappeler, par exemple, qu’aux États-Unis les gens offrent dix fois plus de dons aux associations caritatives ou fondations que les Français.
           »
          C’est tout à fait vrai.
          Et proportionnellement, les pauvres plus généreux que les riches.
          Par ailleurs, aux USA, ils ont de grosses incitations fiscales à le faire … donc la comparaison entre état est biaisée

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            « …aux USA, ils ont de grosses incitations fiscales à le faire… »

            Et en France on a de grosses incitations fiscales à être radins.

      2. « M. de Lamartine m’écrivait un jour : « Votre doctrine n’est que la moitié de mon programme ; vous en êtes resté à la Liberté, j’en suis à la Fraternité. » Je lui répondis : « La seconde moitié de votre programme détruira la première. » Et, en effet, il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds.  »

        Extrait de La loi par Frédéric Bastiat.

        1. Mr Bastiat, parlant de fraternité légalement forcée, ingnore clairement ce qu’est la fraternité réelle. Je ne peut rien faire pour lui.

          1. Que ne comprenez-vous pas dans ce texte de Bastiat ? Il explique que, pour lui, la fraternité (relevant du don) est indissociable de l’absence de contrainte sur le donataire : on ne peut contraindre une personne à être fraternel, il n’y a pas de droit à la fraternité. Ensuite, il reproche néanmoins, au socialisme, de vouloir contraindre légalement (c’est-à-dire avec force de loi) à la fraternité : il y a là contradiction dans les termes.

            Si vous ne comprenez pas cela, j’ai bien peur que je ne puisse, moi non plus, rien faire pour vous.

            1. Je fais juste remarquer que ce site libéral à eu toutes les peines pour collecter ses fond s par le biais de dons volontaires au près de ses lecteurs consommateurs…

              1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                Ce site libéral travaille grâce aux dons de personnes généreuses et aux cotisations de l’association Liberaux.org.
                Sans jamais tendre sa sébile devant l’État.
                Voilà l’illustration parfaite de la solidarité et de la fraternité.

                1. MDR
                  Ils font des dons pcq ils ont un intéret à lire cet article.
                  Beaucoup plus productif à donner à des associations caritatives oui…une vie humaine vaut plus que 1000 idéologies

                  1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                    Cette position est néanmoins supérieure moralement à celle qui consiste, par exemple, à faire payer par la force les contribuables pour subventionner un journal comme L’Humanité, que presque plus personne ne veut lire. À croire que les électeurs de gauche n’ont aucun intérêt à la survie d’un journal communiste. Ou alors qu’ils révèlent un incroyable cynisme égoïste en faisant payer aux autres la défense de leurs intérêts.

          2. Si vous ne pouvez effectivement plus rien pour Bastiat, lui peut en revanche encore beaucoup pour nous tous.

            Sinon, voudriez-vous nous parlez de la fraternité réelle ? Ca a l’air super sympathique, dit comme ça.

      3. @Roger Lamouline : La détestation … mais pourquoi ??? Rappel : on célèbre les 100 ans du socialisme cette année et ses (au bas mot) 200 millions de morts qui n’ont pas su penser comme il fallait.

  7. « Travaille, emprunte, consomme, crève »,
    Bel article sur le mot « consomme », mais je trouve que c’est le mot « emprunte » qui méritait un tel développement.
    En effet, tout un chacun a encore la liberté de consommer ce dont il a les moyens, pour peu qu’il ait la maturité de comprendre la fatuité des campagnes de publicité.
    Par contre l’emprunt, offert à une échelle massive, transformant tous les citoyens en serfs, est un sujet beaucoup plus préocupant.

    1. Tout à faut. Et c’est l’art de nos gouvernants d’occulter cette réalité. Le consumérisme ne commençe-t-il pas quand on vit au-dessus de ses moyens? Ce qui est notre réalité collective…
      Cela me fait penser à la réflexion d’un ami sur le péché de gourmandise: la gourmandise, ça commence quand ça fait du mal…

  8. Le libéralisme dont il est question ici, est d’abord le libéralisme économique,naturellement dans le cadre des lois morales,et non le droit de faire tout ce qu’on a envie sans contrôle.
    Simplement la possibilité pour une population de produire sans contraintes inutiles et d’échanger selon les lois morales des échanges,ainsi que selon les lois traditionnelles,sans interventionnisme étatique exagéré sous de faux prétextes. La première solidarité viendra de l’effort social de prospérité.

  9. Faut aussi arreter de tout mettre sur le dos de l’Etat.
    L’acte de consommer résulte de l’habitus. On bouffe Mcdo, on boit Coca, on achète du Nokia pcq nos parents et la société nous ont habitué à faire pareil. On vit dans un paradigme tout simplement, paradigme qui changera (on y sera forcé, on peut pas continuer ce mode de vie éternellement).
    La publicité omniprésente nous rappelle l’existence de ces marques (les dépenses colossales en publicité j’appelle ça du gaspillage). Et la télévision privée vend aux entreprises du temps de cerveau disponible.
    Les produits sont bon marchés et destinés à la masse (je me souviens plus du nom d’une émission où un patron à mille lieux des réalités sociales a fait des courses dans un supermarché…il était paumé; t’as le fric, t’as la qualité hein tu manges pas chez les gueux ! )
    En plus ces chacals arrivent à vendre de la merde qui est bonne. Sérieusement…Mcdo…tellement bon au gout…pourtant, quand on voit qu’un hamburger ne moisit pas au bout d’un an, c’est aspect suspect. De la drogue légale.
    Certes il y a capitalisme de connivence, mais le libéralisme économique n’y conduit-il pas naturellement ? Une entreprise est destinée à prospérer que je sache et si t’as les moyens d’influencer ceux qui font la loi, t’en profites. Si tu peux créer un cartel pour écraser la concurrence tu le fais. Et puis, les situations quasi-monopolistiques existeront toujours. Vient un moment où le marché sur un secteur est saturé. Toutes les start-up ne veulent-elles pas prendre la place du calife et faire du lobbying ? C’est pas très « libéral ». Alors quoi ? On règlemente pour assurer le jeu de la concurrence libre et non faussée. On limite l’ascension de certaines entreprises. On arrete de taxer les petites et moyennes entreprises, et on s’en prend aux multinationales ? Oh ou je sais on « responsabilise » l’individu ? x) tu parles, on fait avec ce qu’on a. Les gens s’en foutent.
    J’aimerais que les libéraux reconnaissent que le libéralisme économique conduit naturellement au capitalisme de connivence. C’est une donne simplement logique: tu prospère, tu fais du lobbying, tu fais les lois.

    Et niveau constructivisme…à part l’image de la femme utilisée abusivement pour vendre un produit et autre culte de l’apparence, effectivement il y a un petit coté « ça c’est l’Homme idéal…tu veux etre heureux ? Ressembles à ça »…l’homme nouveau en fait, propre aux totalitarismes. Boh c’est pas imposé par une loi, mais nul besoin de lois pour imposer un standard. Le poids de la société joue (suffit de voir ceux qui sont exclus au collège et au lycée: pas assez à la page).

    Oh, et le peuple est con 😀
    Le peuple a les représentants qu’il mérite.
    De meme, le peuple a les entreprises qu’il mérite.
    De la merde en fait…la consommation c’est comme la démocratie: tu votes en achetant. La planète entière boycotte pendant une semaine une entreprise comme Coca-Cola, la multinationale est finie.

    Donc, non l’Etat n’y est pour rien (pas exclusivement lui) dans la construction de la société de consommation. Les con-sommateurs et les multinationales oui. Et si une loi venait à interdire Mcdo. c’est ce qui s’est passé avec Florence qui a dit « non » à l’implantation d’un énième Mcdo dans la ville…ça crie au scandale , à la méchante dictature florentine contre la liberté d’entreprendre ! envie de dire heureusement… Florence mérite mieux que ça. Entreprendre est une chose, l’avarice et l’orgueil c’est autre chose (pas mieux que les Empires étatistes). Et qui mieux que Florence pour connaitre l’état de ses commerce? Menacer les entreprises artisanales, diable non !

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « J’aimerais que les libéraux reconnaissent que le libéralisme économique conduit naturellement au capitalisme de connivence. »

      Ce que les libéraux reconnaissent, c’est que les capitalistes et les entrepreneurs ne sont pas forcément libéraux. Et que pour que le capitalisme de connivence ne puisse s’établir, l’État doit être empêché de légiférer dans des domaines qui ne concerne en rien ses fonctions régaliennes, à commencer l’économie. That’s all Folks!

      1. PhilippeMurrayRothbard

        Bien résumé.

      2. moyennement d’accord
        au regard des multinationales, l’économie est un pouvoir à part entière. Ce que Florence a fait est à mes yeux plus que louable !

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …l’économie est un pouvoir à part entière… »

          Ah bon ? Exxon, Inditex, Toyota, etc. n’ont absolument aucun pouvoir sur moi. L’État, oui.
          Vous citez Florence… C’est justement la parfaite illustration de la coercition étatique contre la liberté des individus. Personne n’obligeait les gens à manger autre chose que la cuisine italienne. Les politiciens ont décidé d’interdire par la force aux gens de manger autre chose qu’italien.

          1. eh! et la mairie qui a donner 100 euros à ses administrés pour acheter dans des magasins sympatoches….qui ne sont pas les grandes surfaces où pourtant les gens sont « contraints » de consommer…contraints par des prix plus bas,contraints par des places de parking, contraints par des courses simplifiées..les salauds!

    2.  » C’est une donne simplement logique: tu prospère, tu fais du lobbying, tu fais les lois.  »

      Quelle lois? Celles qui leur interdit de fabriquer et vendre des OGM? Celles qui leur interdit de faire des ententes cartélaires? Celles qui leur interdit de fusionner entre-eux tant que la commission européenne n’a pas donné son feu vert? Où celle qui a interdit à Mac do d’ouvrir un commerce à Florence?

       » envie de dire heureusement… Florence mérite mieux que ça.  »

      Et ce serait quoi ce  » mérite mieux que ça?  »

      Maintenant si je résume l’ensemble de votre commentaire je me demande si vous vous rendez bien compte des propos que vous tenez? Car ce qui vous a permis d’écrire ce commentaire sur internet est en total contradiction avec vos propos.

    3. Bonjour. Votre commentaire est fort intelligent et pertinent à certains égards. Vous parlez beaucoup du Mac Do, qui est pour certains une sorte de symbole païen un peu satanique. J’ai 85 ans et je n’ai pas été plus d’une fois au Mac Do de ma vie. Je me sens donc avec satisfaction ne pas faire partie de cette « merde » , de ces « cons » et de la « masse » . Beaucoup trop de mépris pour notre culture. Essayez la pauvreté, c’est beaucoup mieux disent certains.
      A propos, la municipalité de Florence ne s’oppose pas au Mc Do parce qu’on y mange de la « merde », mais à cause du risque d’une Pub agressive près de la cathédrale. Ils ont bien raison.

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        Ce que l’on reproche à la municipalité de Florence, c’est d’imposer aux commerces et restaurants de mettre en vente 70% de produits locaux.

        1.  » Ce que l’on reproche à la municipalité de Florence, c’est d’imposer aux commerces et restaurants de mettre en vente 70% de produits locaux.  »

          Et pour répondre à Lamouline; produits locaux ne veut pas dire produits sains pour la santé. Se nourrir souvent de salami, de fromages ou de lasagne artisanaux n’est pas moins nocif que de s’empiffrer de mac do.

           » A propos, la municipalité de Florence ne s’oppose pas au Mc Do parce qu’on y mange de la « merde », mais à cause du risque d’une Pub agressive près de la cathédrale.  »

          Qu’est-ce qui détermine une pub agressive? Je suis même certain que les municipaux de Florence ne seraient même pas capable de répondre cette question à par pour nous dire que c’est juste pour nous inciter à bouffer de la m…

    4. « Faut aussi arreter de tout mettre sur le dos de l’Etat. » On ne met jamais assez sur le dos de l’Etat obèse, tant qu’il existe. Naturellement, dès qu’il aura renoncé à nous piquer notre fric sans notre consentement, dès qu’il aura licencié l’immense cohorte des faux fonctionnaires, dès qu’il aura réduit de 99% les dépenses sociales publiques, donc quand il n’existera plus, on cessera d’en dire du mal. Est-ce si compliqué à comprendre ? L’Immonde Voleur Obèse ne croit quand même pas qu’il va s’en tirer en négociant sa survie après tout le mal qu’il a fait ?

      1. ah oui j’oubliais …la France est communiste avec son condensé de goulags…etc etc Les flics sont des glandeurs-voleurs, les profs des méchants fainéants communistes…etc une france qui ne donne aucun droit….elle donne meme trop de droits en réalité ! Viendra un jour où on acceptera des hérésies comme le transhumanisme, la pédophilie (ça se banalisera…), la zoophilie…
        Des réformes structurelles sont à faire oui, des fonctionnaires à opérer et plein d’autres. Stopper les privilèges des politiciens et haut-fonctionnaires. Pour le reste, quand on consent à vivre dans une société, on se obéit à un minimum de règles, il n’y a pas que votre petite personne qui existe. Vous êtes tout et rien à la fois dans cet univers, une simple fourmis. Aussi, je suis pas pour l’Etat mais pour l’échelle municipale. Car c’est normalement l’échelle la plus démocratique, et ce n’est un petit individu souhaitant s’approprier une foret communale qui fera la loi… c’est à l’échelle de la municipalité que toutes les actions de solidarité peuvent etre mises en oeuvre. Les besoins sont connus, il est plus aisé de faire quelque chose et ça ne me dérangerait aucunement de contribuer si ça peut partir dans le financement d’associations ou dans l’achat de nourriture pour sans-abris, entre autres.
        Le règne du « moi » tuera notre civilisation occidentale. P-e pas matériellement, mais spirituellement c’est déjà fait. On arrive plus à penser au-delà de notre petite personne ou de notre cercle familial et amical.

        Et vraiment, allez en Corée du Nord ou en Arabie Saoudite. La France deviendra un vrai petit paradis à vos yeux…
        Si vous ne consentez plus à etre lié à un Etat, et bien ma foi… ne payez pas l’impot tout simplement. Il y aura le fisc au cul, vous irez en prison au pire mais vous serez allé au bout de votre conviction, un petit coup de désobéissance civile… à moins d’etre trop lache pour ça ?
        J’entends quoi ? Un feu dans l’appartement ? Oh, le 18 c’est toujours utile diable!

        1. des fonctionnaires à supprimer*

        2. Eh oui, comme tous vos congénères collectivistes, vous êtes incapable de la moindre nuance. Pour vous, l’Etat, c’est forcément tout ou rien. En quelque sorte, l’Etat serait forcément collectiviste, totalitaire ou ne serait pas. Mais voilà, les années qui viennent vont vous démontrer le contraire parce que l’Etat obèse est déjà mort (étouffé dans ses vomissures), mais vous ne l’avez pas encore compris.

          Quant à l’échelle de la municipalité, c’est précisément le niveau de pouvoir qui, lorsqu’il n’est pas sous tutelle d’un pouvoir plus fort, permet à un individu décidé d’imposer sa loi, de s’approprier non seulement la forêt communale sans effort, mais également tous les biens communaux et privés.

  10. Je suis totalement d’accord avec l’auteur de l’article.
    J’ajoute mêmes un point particulier, c’est la protection sociale étatiste qui entraine le consumérisme : dans un vrai système libéral avec notamment un système de retraite par capitalisation, des assurances de santé privées et la fin du statut de fonctionnaire, le salarié standard a plutôt interêt à épargner pour assurer ses arrières, payer une bonne école pour ses enfants (mêmes avec une aide type chèque scolaire), avant d’acheter des cochonneries made in china (type 1 i phone par enfant alors qu’il gagne 2000 euros par mois) ou de partir au club med sans se préoccuper de sa retraite ou de l’école publique de quartier de ses enfants qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. C’est sûre, ce discours ne plait pas aux capitalistes de connivences types grandes surfaces. C’est bizarre, Macron et Fillon nos pseudos libéraux ne tiennent pas ce type de discours (manque de courage inhérent à la démocratie ?!)

    Le problème c’est le mélange libertarisme-consumérisme mondialisé-état providence…ça s’appelle la sociale démocratie. C’est la collectivisation et la nationalisation des risques qui entraine la surconsommation qui dans une économie mondialisée profite à d’autre pays, avec comme conséquence : dette, désindustrialisation, chômage de masse.
    Pour moi, c’est donc bien l’état providence associé à la démocratie de marché qui entraine la surconsommation.
    Par ailleurs pour répondre au dernier commentaire, notre protection sociale est une pseudo solidarité confiscatoire qui annihile toute charité réfléchie (j’ai déjà payé automatiquement pour les soins des migrants illégaux dans mon pays, je n’ai pas envie de donner en plus pour telle ou telle association)

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « …c’est donc bien l’état providence associé à la démocratie de marché qui entraine la surconsommation. »

      Prenons la liste des dix pays les plus libres du point de vue économique : Hong Kong, Singapour, Nouvelle Zélande, Suisse, Australie, Canada, Chili, Irlande, Estonie, Royaume-Uni. Je n’ai pas l’impression qu’on y consomme moins qu’en France.

      1. Sous réserve que votre classement libéral soit juste, il me semble que votre liste soit assez bien corrélée avec celle des pays où on épargne le plus, et donc logiquement ceux où on consomme le moins, en tout cas relativement à ses revenus.

        Même si l’article n’apporte pas une démonstration indiscutable de sa thèse, il reste vrai que l’épargne est l’ennemi absolu des thèses Keynésiennes mais aussi de la consommation. En logique simpliste les ennemis de mes ennemis sont des amis, c’est sans doute insuffisant à convaincre mais pour moi qui ne comprends toujours pas en quoi le libéralisme serait un idéal, j’y trouve matière à réflexion.

        1. Le libéralisme n’est pas un idéal, c’est une revendication : celle que l’Etat arrête de s’occuper de tout et n’importe quoi.

        2. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …il reste vrai que l’épargne est l’ennemi absolu des thèses Keynésiennes mais aussi de la consommation… »

          D’où prenez-vous que l’épargne serait l’ennemi absolu de la consommation ? Qu’est-ce que l’épargne ? Simplement une consommation différée. Mais surtout, l’épargne, c’est ce qui permet les investissements dans la production (de masse dans une société de consommation) afin de satisfaire la consommation des gens. Par exemple, au Chili, c’est à partir du moment où l’épargne a été rendue systématique par le système privé des pensions que la consommation globale chilienne a explosé.

    2.  » c’est donc bien l’état providence associé à la démocratie de marché  »

      Depuis quand le marché obéis au principe démocratique? Je n’ai pas souvenir que les français, les suisses ou les belges devaient chaque jour voter pour savoir où ils devaient être autorisé à faire leur course.

  11. travaille ( pour engraisser les politiques qui ont besoin de l’argent des travailleurs ) , emprunte ( pour engraisser les banques qui ont besoin de crédits pour en vivre ) , consomme ( il faut bien que notre argent servent à quelque chose mais surtout pas à l’épargne ) , et crève ( c’est le lot de tout un chacun ) ;

    1. c’est meme plus des solutions finissant en -isme l’urgence en fait; le problème est meme spirituel et mental !

  12. la société de consomation émane de la prospérité. Or il est vrai que quand on s’éloigne du capitalisme libéral on s’éloigne de la prospérité et il n’y a rien a consommer, ou très peu de choix. on passe en économie de pénurie.
    La société de consommation n’est aussi avilissante que ce qu’on la laisse le devenir.

    1. On est toujours dans une économie de pénurie, les besoins sont infinis et les bien finis.
      Il se trouve juste que la pénurie est mieux gérée par le marché libre qui permet de mieux répondre aux besoins des consommateurs que l’économie planifiée qui a démontré son incapacité à produire les biens vitaux.

      Si on entend par société de consommation le fait de pouvoir acheter autre chose que des biens vitaux alors cela fait bien longtemps que nous vivons dedans et force est de constater que peu d’individus veulent travailler avec pour seul but de pouvoir s’offrir des biens vitaux.

  13. Le mot « consommation » a-t-il le même sens pour tout le monde?
    Pour celui qui vit d’un côté du Rio Grande, et celui qui vit de l’autre côté?
    Pour le bobo du XVIème et pour la famille qui traverse la Méditerranée sur une coque de noix?

  14.  »
    Souvent confondu à dessein avec le capitalisme libéral, le capitalisme de connivence est un système économique fondé sur la collusion entre l’État et le patronat. Il se manifeste par des privilèges, de soutien mutuel entre les grandes entreprises et les hommes politiques, aboutissant à la loi du plus fort et à la corruption.
     »
    Oui, et sans l’etat, cad uniquement entre patron, ça existe aussi. ça s’appelle un cartel.
    Faudrait arreter d’écrire « Nous, cay le bien, Les autres, cay le mal »; à la manière à peine meilleure qu’un gamin de 4 ans.
    Le « capitalisme de connivence » n’est qu’une des nombreuses pratiques issue d’une loi naturelle appellée « opportunisme », cumulée à un biais de proximité qui consiste à un « pas vu pas pris ». Il n’y qu’à voir pour cela les vieilles voleuses du 16ieme arrondissement de Paris. Nous serions en Liberalie Orientale que l’on aurait toujours des problemes d’opportunisme, sous d’autres formes, mais toutes aussi nuisibles. (voir par exemple Martin Shkreli)

    Et c’est dommage, car sans cela, le texte serait tres intéressant, et digne d’etre présenté tel quel en cours d’economie à l’école, en guise d’introduction. Présenter le potentiel de l’economie permettre une meilleur compréhension et adhésion à ce systeme.

    1. En quoi la formation de cartels est-elle un problème?
      En quoi la coopération volontaire d’entreprises pose un problème?

      1. « En quoi la formation de cartels est-elle un problème? »

        Il n’y a plus de « juste prix », un racket peut s’organiser.
        De plus, la concurrence n’est plus repectée et l’innovation s’arrete car elle devient inutile, voir perte de profit.
        Je ne vais pas te refaire un cours d’economie, tu connais la suite.

  15. lehamstersortidesaroue

    – Le consumérisme est-il réellement une pathologie libérale ?
    Absolument pas !

    Le consumérisme est une émanation du capitalisme, justifiée par la survie même du capital.

    Toujours créer de plus en plus de valeurs abstraites, c’est la raison d’être du capital.
    cela passe en général par la création de bien et services réels mais pas nécessairement, voir sphère financière pure.

    Capital=> intérêts =>croissance perpétuelle=>chaîne de Ponzi entretenue par le consumérisme.

    Comme le lien entre capitalisme et libéralisme est très fort, l’amalgame entre les deux est fait par le « sauvageon » qui a compris les grandes lignes du monde dans lequel il vit.

    Personne n’est obligé de jouer le jeu du consumérisme superflu mais personne n’échappe au consumérisme vital.
    Cela explique le sentiment d’être pris au piège lorsque l’on est pas un vainqueur du système capitaliste.

    – Le consumérisme est-il réellement une pathologie libérale ?
    puisque le consumérisme est inhérent au capitalisme, tant que le capitalisme sera une revendication du libéralisme, le consumérisme restera une pathologie libérale.

    1. c’est une démonstraion?
      relfechissez..qui vous force à consommer…au sens propre!..l’état ou macdonald?

  16. Clé de l’article selon moi :  »la propension à acheter abondamment est souvent signe de dépression. » J’ajouterais la propension à acheter/demander ABONDAMMENT (puisque l’offre répond le plus habituellement à une demande) est souvent signe de dépression. Dépression = perte du sens (Spirituelle/temporelle) de l’existence.

    1. une propension est une inclination, j’aurais la propension d’acheter du caviar..mais je peux pas….
      zut, c’est un truc qui ne veut rien dire mais un concept que vous pouvez appliquer à TOUT???? un truc vous déplaît..c’est trop…

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