Syndicats : 8 excellentes proposition de Nicolas Perruchot

cgt credits bernard blanc (licence creative commons)

L’ancien député Nicolas Perruchot vient d’envoyer aux candidats de la primaire de droite et à 3 postulants à gauche, 8 propositions pour réformer le paritarisme.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Syndicats : 8 excellentes proposition de Nicolas Perruchot
cgt credits bernard blanc (licence creative commons)

L’ancien député Nicolas Perruchot vient d’envoyer aux candidats de la primaire de droite et à 3 postulants à gauche, 8 propositions pour réformer le paritarisme. C’est une excellente initiative que l’IREF soutient tout en proposant d’aller beaucoup plus loin : il faut d’abord ne plus verser de l’argent public aux syndicats !

On se rappelle que M. Perruchot est celui qui a eu le courage en 2011 de faire un Rapport sur le financement des syndicats et qui s’est attiré les foudres d’une grande partie de la classe politique et, bien entendu, des leaders syndicaux. Son rapport a d’ailleurs été longtemps interdit de publication ! Les propositions qu’il vient de faire ont d’ailleurs eu un écho très modeste dans les médias. Pourtant, l’ancien député a raison lorsqu’il soutient qu’on ne pourra pas réformer la France sans une refonte totale du paritarisme. Dans ce sens, il propose de :

  1. Mettre fin au monopole syndical au 1er tour des élections professionnelles tout en donnant la possibilité à tous les salariés de se présenter.
  2. Donner la possibilité aux chefs d’entreprise, aux salariés et aux syndicats de salariés d’organiser un référendum au sein des entreprises sur les questions liées à l’organisation du travail
  3. Confier à la Cour des comptes l’évaluation du nombre de personnels mis à disposition par l’État et travaillant pour les syndicats
  4. Refonder le paritarisme de gestion
  5. Supprimer la taxe sur les salaires qui permet le financement des syndicats
  6. Supprimer la possibilité pour un syndicat attaquant une entreprise en justice de s’enrichir en récupérant l’argent du procès
  7. Instaurer une déclaration de patrimoine obligatoire pour les dirigeants syndicaux
  8. Soumettre le financement du comité d’entreprise d’Edf aux mêmes règles que les autres comités d’entreprise

Bien entendu, l’IREF soutient toutes ces propositions. Mais est-ce suffisant pour mettre au pas les syndicats nuisibles ? Nous proposons d’aller plus loin et d’empêcher une minorité de syndicalistes de faire grève et prendre en otage la France entière. C’est la première mesure qui devra être assortie par d’autres comme la suppression des aides publiques – directes ou indirectes – accordées aux syndicats. Les organisations syndicales sont représentatives ou elles ne le sont pas.

La France a besoin de syndicats forts et non-politisés. Il faudra redéfinir leur rôle en leur donnant la possibilité de proposer des services comme c’est le cas dans de nombreux pays. Dans une étude récente, l’IREF propose l’ouverture à la concurrence de l’assurance chômage. Il n‘y a aucune raison pour qu’un syndicat libre et non-politisé ne soit pas habilité à rendre ce genre de service (dans un système concurrentiel) comme c’est le cas en Suède (67 % de syndiqués), en Finlande (68 % de syndiqués), au Danemark (67 % de syndiqués) et dans d’autres pays…

On ne peut pas réformer les syndicats français sans les éloigner de la sphère de l’État, de la manne publique. Transformons-les en prestataires de services ! Ubérisons le syndicalisme français pour le guérir de l’idéologie de la lutte des classes !