Suppression des sacs plastique : une bonne idée, uniquement sur le papier

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Ségolène Royal (Crédits : Philippe Grangeaud-PS, CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Suppression des sacs plastique : une bonne idée, uniquement sur le papier

Publié le 15 janvier 2016
- A +

Le projet de loi sur la biodiversité porte sur un grand nombre de domaines, et les réformes qu’il entend instituer sont pour la plupart bienvenues. Cependant, parmi les « avancées » proposées, il en est une qui constitue une bourde à la fois économique et écologique : le remplacement des sacs plastiques de supermarchés par des sacs en papier. Écobilan désastreux, recyclage plus compliqué des sacs en papier et 3000 emplois menacés, les retombées néfastes s’accumulent, alors que le gouvernement, qui nous donne encore un bel exemple de son écoute attentive des Français (il a même réussi à lancer un mouvement de frondeurs dans son propre camp à force de sourde oreille) persiste et signe.

Par Héloïse Brun.

Ségolène Royal (Crédits philippe grangeaud-PS licence Creative Commons)
Ségolène Royal (Crédits philippe grangeaud-PS licence Creative Commons)

Les sacs plastiques à usage unique mis à disposition gratuite ou à titre onéreux aux caisses des supermarchés seront bientôt de l’histoire ancienne. Dans un amendement déposé par la ministre de l’Écologie à la loi sur la transition énergétique, il est prévu que l’article 19 bis étende l’interdiction des sacs de caisse en plastique aux sacs composables en compostage domestique et constitués, pour tout ou partie, de matières biosourcées (amendement 160). L’idée est donc de les remplacer par des sacs en papier. Le décret d’application de cette mesure aurait dû paraître avant la fin de l’année 2015, mais sa publication a été repoussée, comme l’a annoncé récemment la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, à mars 2016. Pourquoi un tel report ? Parce que les critiques sont nombreuses et virulentes. Première inquiétée, la Commission européenne, qui étudie en ce moment le projet. « Nous avons reçu un avis circonstancié de la Commission européenne qui bloque la publication du décret de trois mois jusqu’au 28 mars », a expliqué un porte-parole du ministère de l’Écologie.

L’argument écologique derrière cette mesure est limpide. Mais ses conséquences économiques sont moins enthousiasmantes : la plupart des commerçants font aujourd’hui grise mine. Pour les poissonniers et les bouchers, par exemple, à cause des jus émis par leurs produits, difficile de se passer de ces emballages. Mais les plus affectés sont les commerçants de fruits et légumes. Ils ont fait savoir qu’ils étaient fermement opposés à cette mesure. Selon eux, « les 12 milliards de sacs de fruits et légumes distribués chaque année sont indispensables pour des raisons d’hygiène et de sécurité », explique la fédération du commerce et de la distribution (FCD). « Cette mesure, adoptée sans concertation, représente un surcoût de 300 millions d’euros et entraînera une hausse des prix, notamment des fruits et légumes. À l’heure où les Français sont inquiets pour leur pouvoir d’achat, une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité est un frein supplémentaire à la consommation. »

Après la taxe sur le carburant (et un gouvernement qui profite de la chute du prix du pétrole pour taxer encore plus les citoyens) et la pastille verte (projet pénalisant les plus défavorisés), on assiste en réalité ici à un autre exemple de bobo-écologie punitive. La ministre de l’Écologie avait pourtant promis ne pas recourir à ces politiques. Une promesse visiblement encore oubliée.

Une deuxième loi devrait intervenir au 1er janvier 2017, interdisant la distribution de tous les autres sacs plastique jetables (sauf ceux biodégradables), y compris ceux fournis pour emballer les fruits et légumes ou le fromage, mais également ceux de la vaisselle jetable en plastique à partir de 2020. Le gouvernement part donc en croisade contre les produits plastiques, au risque de couler toute une industrie, une des rares qui tienne encore la route en France. La situation est d’autant plus insupportable que ce revirement se produit après que le pays a demandé de gros efforts de conversion au secteur plastique. Les technologies ont permis la mise sur le marché des sacs 100 % biosourcés à base d’amidon de maïs, mais qui coûtent jusqu’à 10 fois plus chers que les sacs à base de polyéthylène.

Déjà, sous l’effet d’une convention volontaire, le nombre de sacs de caisse distribués en France dans les grandes surfaces alimentaires est passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 et 2011. Le coût de fabrication a également été sensiblement impacté par une loi de 2010, prévoyant une taxe de 6 centimes d’euros par sac plastique à usage unique. En Irlande, ce type de taxe avait permis de réduire de plus de 90 % en un an l’utilisation de sacs plastique jetables.

Aujourd’hui, il est généralement admis qu’un sac doit contenir au moins 40 % de plastique végétal (généralement issu d’amidon ou d’huiles) pour bénéficier de l’appellation biosourcé. Cette conversion difficile est accueillie par le désaveu sans autre forme de procès du gouvernement. Encore une belle preuve de gratitude. Il faut bien trouver un remplaçant à ces emballages, et le gouvernement a fait le choix des sacs en papier. Pourtant, ces derniers présentent nombre de désavantages, ce qui revient à soigner la peste (une peste déjà largement réformée) par le choléra.

Peu compactables (un rapport volume-matière 15 fois inférieur par rapport au plastique), il faudra compenser leur faible efficience par la quantité. Cela suppose des capacités de transports largement accrues (ce qui s’offrira le luxe d’être polluant ET coûteux). À cela, il faut ajouter des méthodes de recyclages très coûteuses en eau (des millions de litres d’eau gaspillés, alors qu’il existe déjà des solutions pour valoriser les déchets plastiques comme celles d’Éco-Emballages). Ses contraintes les rendent très coûteux (le double des sacs plastiques biosourcés), et les commerçants ne manqueront pas de reporter ce surplus sur leurs clients. Sans oublier les conséquences dramatiques de l’arrêt des industries plastiques en matière d’emploi, avec plus de 3 000 postes menacés en France. Devant la calamité annoncée de ce projet, une pétition a été lancée. Il s’agit de faire retrouver ses esprits à un gouvernement qui s’est lancé dans une fuite en avant écologique dangereuse et aveugle.

Lire sur Contrepoints notre dossier écologie

Voir les commentaires (51)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (51)
  • c’est un pur scandale économique écologique et politique , ce n’est pas une fuite en avant écologique dangereuse et aveugle , c’est de la corruption de fonctionnaires , planifiée et a l’échelle de la planète

    • Un scandale ? Vous n’avez pas peur des mots. Je n’utilise jamais de sacs plastiques.. c’est largement facultatif dans la vie quotidienne. Bien entendu, lorsqu’il s’agit d’une décision à caractère environnementale, vous trouverez toujours, mais toujours les arguments, aussi faibles soient ils, pour dénoncer la mesure. Aucune nuance dans les propos comme d’habitude.

  • Et donc, que propose l’auteur pour reduire la quantite de sacs plastiques que l’on retrouve dams les oceans, nefaates pour l’ecosysteme marin? …

    • C’est bizarre, on ne trouve pas de voitures dans les océans… et donc le problème ce n’est pas les sacs.

    • Peut-être la solution serait-elle de ne pas les y envoyer, ce qui peut se faire assez facilement. Par exemple en commençant par éviter de faire faire des centaines de kilomètres aux déchets avec de nombreuses occasions pour le vent de les emporter.

    • Face de Rat Tisseur
      15 janvier 2016 at 10 h 25 min

      Avec le sac biodégradable constitué à 100% de matière végétale, ou est le problème?

    • Avez-vous pisté les sacs en question pour prouver qu’ils viennent de France?
      Les photos que l’on nous montre comme arguments, avec des sacs dans la nature, ont été prises dans des pays du toers monde!

    • Faire des collectes de plastique, utiliser des filets, des cartons, des caissette en bois …

      Mais surtout arrêter de prendre les gens pour des idiots et d’interdire au lieu de proposer d’abord des solutions (applicables). Souvent la solution « écolo » est : portez le vous même à la déchèterie, c’est à dire 1 heure de perdue et un litre d’essence !?!

      On ne résout rien en traitant des cas particuliers comme les piles, les ampoules, les épluchures de pommes de terre ou les briques en carton.

  • Cette loi est aussi actif depuis quelques années a hong kong, pas de sac papier, mais des sacs en tissus sont vendu a prix coûtant aux caisses des supermarchés.

    Sac en tissus que j’utilise depuis plusieurs années, et qui passe en machine a laver quand il est sale. (moins de sacs en plastique sur les plages de HK !!!)

  • Tant que nos ânes d’énarques écouteront des écolos avec béatitudes, nous aurons de telles absurdités. Mais réfléchir intelligemment, c’est trop long pour ces décideurs de court terme.

  • Face de Rat Tisseur
    15 janvier 2016 at 10 h 26 min

    Quoi, une industrie qui fonctionne en France? Vite des bâtons dans les roues, qu’elle disparaisse…
    L’écologie ne supporte pas l’industrie.

  • lorsqu’on signe une pétition sur  » mes opinions  » on est obligatoirement dirigé sur une page « nature  » ( apparemment bien écolo ) pour valider . Pour les éviter passer à la page 2 , et les ignorer

  • Petit problème annexe dans les supermarchés: les sacs papier ne sont pas transparents (la caissière – ou le caissier! – ne peut pas voir le contenu pour le vérifier

  • La suppression des sacs plastique était initialement prévue dans le projet de loi biodiv, pour ensuite être transférée dans le PJL transition, par soucis de rapidité. La loi a donc été votée et votre phrase « Une deuxième loi devrait intervenir au 1er janvier 2017, interdisant la distribution de tous les autres sacs plastique jetables (sauf ceux biodégradables) » est fausse.
    Le décret concernant les modalités de l’interdiction des sacs au 1er janvier 2016 n’est jamais paru, et tous les enjeux résident sans sa publication (litrage des sacs, composition, etc.)

  • Comme nos gouvernants sont a la lutte pour que rien ne change, ils n’imaginent pas que quelque chose puisse changer entre le moment ou un problème est identifié et ou une loi est votée et appliquée pour y porter remède. La plupart du temps cette loi est dépassée par les avancées technique et/ou l’évolution de la connaissance que l’on a du problème. En fin de compte on a un gouvernement de carabiniers italiens. Mais en admettant qu’il soit a l’heure le résultat le plus probable serait que la loi bloque toute évolution ultérieure, ainsi si la loi avait imposé le sac papier il y a quelques années la possibilité de voir les sacs plastique évoluer positivement aurait été annulée.

  • Pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre le désastre que cela va entraîner sur la consommation, le panier moyen va chuter en flèche instantanément.

    Si peux emballer mes produits dans un sac que je porte à une main, j’achète 5-10 articles sans problème.
    Si je dois tout porter à la main et galérer, j’achète maximum 3 produits pour être sûr de les porter correctement.

    Nos politiciens sont de vraies vedettes.
    Ils prennent des décisions par idéologie sans savoir que les sacs plastiques sont avant tout un service, un confort offert par le commerçant pour augmenter son panier moyen.

  • les capacités d’importation de pétrole française sont en diminution à cause de la géologie notamment:
    – 1970/80 : 2.6 millions à 2 (pic us/OPEP)
    – 2007 – 2015 : 2 millions à 1.6 (pic européen)

    cette mesure n’est pas juste écologique elle sert à améliorer notre compétitivité, notre pétro-dépendance. pourquoi continuer à utiliser des sac à usage unique quand le pétrole disparaît, il faut le transformer sous la forme la plus durable possible. effectivement compte tenu de sa disparition progressive sur le siècle nous devons en remplacer ou en améliorer tout les usages.
    perso j’utilise le même sac depuis 5ans pour faire mes courses (erlib 50€) amortis sur 3ans.

    • Le pétrole disparaît ? D’où disparaît-il ?

    • Toujours le mythe du « peak oil » depuis plus de 40 ans… C’est comme la ligne de l’horizon: toujours devant mais jamais atteinte.
      De plus, le plastique des sacs n’est qu’un minuscule produit dérivé du pétrole. Ce n’est pas le fait de les supprimer qui augmentera significativement les réserves.

      • production en europe -60% disparaît pas ? http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_graph33.jpg

        afrique du nord -40% disparaît pas ?

        proche Orient -30% disparaît pas ?

        la Russie ça ne progresse guère….

        http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_passe_petrole.html

        le peak oil (conventionnel) on l’abordait il y a 40ans pour prévenir les populations, les politiques de son arrivé mondial au tournant du siècle et des conséquences (chomage, dette, délinquance…). mais la politique restrictive de l’opep a repoussé de 10ans son arrivé.

        par ailleurs c’est une moyenne et en fonction du début d’extraction, des réserves,… les régions l’atteignent à des moment différents. de plus les non-conventionnels viennent piper les dés car ce qui compte finalement c’est le pétrole consommé par la société qui compte et non ce que consomme l’extracteur.

        Margerie avant de mourir avait reconnu que nous avions atteins le pic. qu’il s’était trompé pendant 30ans. même si ensuite il disait que c’était un pic demande. comme par hasard le pic demande au moment même où les géologues avaient calculé en volume son arrivé. bon ça trompe que les gens qui ne veulent pas voir la réalité.

        bref si avec le pic charbon en Europe en 83 nous avons muter, avec le pétrole on se contente de subir. ça appauvrit tout le monde.

        • Les premières exploitations ferreuses avaient pour origine les astéroides. Le peak iron annonçait déjà la fin de la civilisation humaine…

        • Dans le monde réel une baisse de production n’est pas synonyme de baisse de réservés disponibles.

    • « amorti sur 3 ans »

      La blague.

      Ça me fait penser aux gens qui « font des économies » en faisant leurs courses dans 3 magasins différents car ils savent quel produit est moins cher dans quel magasin, mais qui oublient complètement dans leur calcul le coût de 4h de leur temps perdu à tout jamais + les déplacements + l’impact sur leur énergie et leur productivité globale.

    • Quand on n’est pas aussi éco-conscient que vous (c’est pas bien, oh le vilain), on ne se trimbale pas avec son sac de bobo à 50 euros en permanence. Comme dit dans de nombreux commentaires, on renonce ou diffère alors des achats. Vous avez donc raison : le ralentissement économique consécutif fait bien diminuer nos importations de pétrole.

      Et pour la courbe du chômage, Yaka envoyer les consommateurs en stage de rééducation pour les sortir des statistiques.

      • Quelle démagogie… « des sacs de bobo à 50 euros »; non mais qu’est ce que ça veut dire. Encore une fois, votre parti pris est éclatant. Les sacs coûtent un euro au plus; peuvent durer des mois; et vous, vous êtes le premier à se plaindre. Depuis quand cela fait renoncer à des achats ….

        • C’est MisterLol qui se vante de son sac à 50 euros. Quant-au renoncement à l’achat, lisez les commentaires plus haut, auxquels je ne fait que souscrire. Toutefois, mon parti pris ne concerne pas le problème mais les fausses solutions, car je me sens concerné par le problème de la gestion des déchets.

          En revanche et d’une manière générale, quand on veut traiter un problème complexe la meilleure solution et de faire appel au secteur privé pour trouver des solutions et non de légiférer bêtement ou de faire appel à un « esprit citoyen ».

      • primo je n’ai jamais dit qu’acheter un sac à 50€ c’était la chose à faire. il se trouve que je fais du cyclotourime et que j’utilise ce sac dans ce cadre. et que je l’utilise aussi pour faire mes courses. maintenant rien ne vous oblige à acheter un sac moins cher hein. toujours à râler.

        deuxio non c’est bien la hausse de prix du pétrole depuis 2000 en Europe (et non l’euro, les subprimes,…) qui a fait s’effondrer le pouvoir d’achat car celui-ci est l’un pivot de notre société thermo-indutriel? la sociét est essentiellement une externalité positive du pétrole. le deal économique c’est de mettre de l’énergie et des matières première en face de chaque individu avec un savoir-faire. sinon preqsue pas de mouvements ou une activité très très limitée. les pays sans pétrole c’est moins de 150€ par mois par individu.

        • Donc, dans votre grand sac à 50€, vous mettez en vrac salade, carottes, petits pois, fruits, votre viande, poisson ? Car je vous rappelle qu’il s’agit bien pour vous de supprimer TOUS les emballages !

          • Les poireaux qui se mêlent aux moules… Le passage sur le tapis de caisse vaudra le détour !

          • Dérision et démagogie encore une fois.

            • Ah ? Et en quoi est-ce de la dérision ou de la démagogie ? Simple vérité, la réalité sans plus.

              • Vous sous-entendez quoi ?
                Les problèmes de déchets notamment plastique sont bien connus. Les sacs plastiques en forment le fer de lance et il se trouve que ces derniers sont très facultatifs: utilisation brève-très « volatile »- remplaçables.. etc. Le problème des emballages est assez différent, même s’il s’agit dans le fond de la même chose, mais le problème se pose différemment. Ce n’est plus l’utilisateur mais l’industriel qui prend le premier rôle. Alors votre réponse ironique sur la salade et le poisson en vrac est dérisoire et démago.

                • Quelle salade ? Je vous demande en quoi s’opposer à la suppression des sacs en plastique (il y a les recyclables, les biodégradables, etc.) serait démagogique et vous me parlez de salade ? C’est un AUTRE intervenant qui parle de salade. Veuillez lire avant de répondre .

                  • « Veuillez lire avant de répondre » Peu importe vous avez la réponse puisque vous êtes la pensée unique locale.

          • les sacs plastiques en caisses, pas le emballages et le conditionnement…

    • écoutez si il y a un peak oil un jour laisser le arriver tout seul!
      Je me fous du peak oil car je n’y peux rien mais je subis ceux qui veulent me forcer à appliquer leurs solutions miracles.

      vous auriez pu utiliser ces arguments depuis le début de l’exploitation du pétrole…un jour il y en aura plus donc débrouillons nous, dès aujourd’hui et à n’importe quel prix pour nous en passer..

      La peur du peak oil ne sert qu’à empêcher de critiquer ces solutions miracles.

      si le pétrole se raréfie les solutions alternatives deviendront économiquement intéressantes..point barre.

  • Je veux bien signer la pétition au sujet des sacs plastiques, mais la pétition indiquée par l’auteur couvre 3 sujets différents avec un titre beaucoup trop évasif (contre l’écologie punitive).

  • On a fait voter les français sur des sujets (Maastricht, quinquennat) auxquels ils ne comprenaient à peu près rien ou en tous cas n’en mesuraient pas les enjeux pour eux mêmes mais, en revanche, sur des décisions de la vie quotidienne qui impactent tout le monde comme les ampoules électriques ou les sacs en plastique, surtout on ne demande l’avis de personne et on fait passer des interdictions à l’occasion de lois qui n’ont qu’un vague rapport avec le sujet. Les élites assez éloignées des réalités pour décider de supprimer les sacs en plastique ne doivent pas souvent acheter de poisson ou de roastbeef… ah, j’oubliais que les écolos sont végétariens !!! Mais doit-on passer par les volontés de minorités stupides, fussent-elles agissantes dans les médias ?

    • « minorités stupides »
      Mais qui êtes-vous donc pour vous permettre de parler ainsi ? Vous pensez détenir la vérité absolue ?
      Quelle petitesse d’esprit ! Et des raccourcis tels que « les écolos sont végétariens »
      Est-ce stupide de vouloir préserver nos terres, nos mers, notre biodiversité ?
      Comme vous ne le savez peut-être pas, l’élevage intensif et la surpêche sont des facteurs de pollution inquiétants pour notre environnement.
      Ou est-ce plutôt de l’égoïsme de vouloir bouffer son morceau de viande ou de poisson tous les soirs probablement issus d’élevage intensif peu respectueux des bêtes, qui n’a jamais vu la lumière du jour et dont on ne vérifie même pas la provenance, parce qu’au final, on s’en fou, on veut juste manger de la viande ?
      Les gens qui comme vous préfèrent manger en quantité sans se soucier de la qualité ne se respectent pas car il ne respectent pas leur santé ni l’environnement dans lequel ils sont.
      Je ne suis pas pour autant végétarien, mais je privilégie un morceau qui vient d’un producteur local de temps en temps, et tout le monde est gagnant.
      Pour revenir au sujet de départ, j’utilise que très rarement des sacs en plastique, et je ne fais pourtant pas parti de cette « élite assez éloignée des réalités » que vous dénoncez sans arguments …
      La remise en question n’est pas à l’ordre du jour visiblement.

      • sauf que l’élevage intensif et la ‘ sur( pêche) sont utiles pour nourrir les gens…

        que veut dire qualité bon sang de bon soir…de quelle qualité parlez vous?
        ne soyez pas péremptoire si vous voulez donner des leçon d’humilité.

        la seule qualité d’un viande locale est d’etre locale, pas d’etre de qualité….

        l’agriculture ne respecte pas l’environnement l’agriculture crée un environnement!

        on a pas le choix chasseur cueilleur en petit nombre stable ou dégradation de l’environnement.

        • Pour vous répondre également point par point :

          L’élevage intensif et la sur-pêche sont peut-être utiles pour nourrir les gens, mais ce n’est en rien une solution durable pour l’environnement, ni pour la santé des gens. Il existe d’autres solutions mais les gens ne veulent rien changer au modèle actuel.
          Les bêtes qui sont entassés dans des hangars, en surnombre, sont obligées d’absorber des quantités d’antibiotiques énormes car les conditions de vie sont insalubres et le niveau de stress est très élevé.
          Vous ingurgitez par la suite ces antibiotiques.
          De plus, les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, donc vous avez aussi la possibilité de manger une viande contaminée en plus des antibiotiques présents dans cette dernière.

          Autre petit détail, le bétail représente environ 15% des émissions de gaz à effet de serre lié aux activités humaines. Plus que les émissions directes des activités du transport.

          Nourrir le bétail demande de l’espace : 75% des terres agricoles mondiales sont dédiées à faire pousser ce qui sera ensuite mangé par le bétail.
          Le soja par exemple qui est responsable de la déforestation de masse, est dédié à 90% à nourrir des bêtes !

          Sans parler du problème de l’eau : Il faut environ 15 000 litres d’eau pour fournir 1 kg de viande de boeuf.

          Pour finir, il ne faut pas oublier que ces bêtes font aussi leur besoin. Et ces dejections ont tendances à polluer les sols et cours d’eau alentours en nitrates.

          La consommation de viande rouge a été classée selon l’OMS comme probablement cancérigène, et on sait que cette dernière aggrave les risques de maladie cardiovasculaires et de diabète (qui à elles seules représentes 30% des décès sur la planètes).

          Après avoir posé ces quelques notions, je reprends vos phrases :

          « Que veut dire qualité ? »
          Et bien, il est possible que les bêtes ne soient pas élevées en surnombre, en plein air, sans antibiotiques, et non loin de chez nous. Voilà ma notion de qualité.

          « L’agriculture ne respecte pas l’environnement, l’agriculture crée un environnement »
          Et bien là encore, vous vous trompez. L’environnement était bien là avant que nous commencions l’agriculture. La déforestation et la monoculture, sans parler des amendements chimiques détruisent la faune, flore et le paysage sauvage.

          « on a pas le choix chasseur cueilleur en petit nombre stable ou dégradation de l’environnement. »
          On a pas le choix quand on se donne pas les moyens de trouver une solution. Mais attendre que les autres la trouvent à notre place, c’est plus simple, n’est-ce pas ?

          Il faut vous renseigner, et pas seulement être fataliste dans votre coin. Les solutions il y en a déjà, le problème ce sont les esprits fermés au changement, et ceux qui ne prennent pas le temps de s’informer un petit peu.

          Je ne suis pas rentré dans le détail de la sur-pêche, qui ferait aussi un excellent exposé, si cela vous intéresse. Mais peut-être qu’à votre niveau vous pouvez déjà effectuer des recherches.

  • 1/ Si on trouve des sacs en plastique dans les océans, c’est la seule responsabilité de l’homme, les sacs n’y sont pas allés tout seuls avec leurs petites pattes ou leurs nageoires…
    2/ La campagne anti sacs en plastique a été lancée il y a pas mal d’années par une enseigne d’hyper marchés au nom de l’écologie: belle hypocrisie!! Cette campagne a été lancée en fait au nom de l’économie. Un peu plus qu’une nuance!! Les mêmes hyper marchés fournissent toujours des sacs en plastique à leurs clients… à titre onéreux, honteux!
    3/ Je me servais des sacs en plastique pour stocker mes déchets (chez moi, c’est ramassage … 1 fois par semaine!!!). Peut-être faudra-t-il que je les transporte jusqu’au camion dans mes mains??
    4/ NON, je ne suis pas schizophrène, pas encore…

  •  » Un gouvernement qui s’est lance dans une fuite en avant ecologique dangereuse et aveugle « .
    Comme toujours avec des decisions idiotes du Ministere de l’Ecologie qui sont pondues pour faire clean
    mais qui jamais ne vont plus loin dans l’etude des repercusions entrainees.
    J’achete des sacs plastique biodegradables depuis plusieurs annees , utilise des cabats en toile ultra du-rables, mais aussi les petits sacs plastique et des barquettes plastique pour les olives, et autres denrees vendues en vrac. Le papier ne sera pas tres pratique pour bien des marchandises. Personne ne mentionne
    le cout ecologique de l’exploitation ou de la sur -exploitation des forets . La Royal n’y a pas pense pour sur !!

    • C’est la qu’on se découvre protecteur des forêt.. comme protecteur des rapaces avec les éoliennes. Opportunistes!

  • Le sac plastique transparent est une calamite pour les oceans. Plus de 900 points de concentration en mediterranee Comme les textiles a base de petrole acrylic, pp, pe, ….qui se cassent au lavage et liberent des milliards de nanoparticules de plastique en mers. Le poisson que vous mangez aujourd hui en contient. Il faudrait mettre des filtres …. Conclusion je n achete que des vetements en cotton laine lin…et vraiment c mieux. Economiquement c’est mieux aussi car l effet indirect est de favoriser le locavor et les producteurs francais. Faite vous offrir des sacs en tissus
    et bocaux pour noel prochain:-)

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une nouvelle réglementation interdisant les emballages en plastique des fruits et légumes est entrée en vigueur au 1er janvier 2022. Relater sa genèse est plus intéressant et instructif que gloser sur les désagréments et catastrophes à venir. Ce fut priorité à la bien-pensance et la démagogie au détriment de l'efficacité économique et sociale.

Le 1er janvier 2022 est entré en application le Décret n° 2021-1318 du 8 octobre 2021 relatif à l'obligation de présentation à la vente des fruits et légumes frais non transformés sans conditionn... Poursuivre la lecture

À la première vision, la grosse production de Netflix et son lot de stars séduisent. Il y a ce mélange de film catastrophe et de critique sociale distanciée qui en font un divertissement réussi. La métaphore climatique est un sous-texte intéressant mais laisse un arrière-goût d'à-peu-près. C'est à la réflexion que l'on perçoit le hic.

Que raconte Don't look up

En effet, le problème réside dans la dynamique du film, évidente pourtant, mais dont l'évidence même révèle notre faiblesse à la penser. Car de quoi s'agit-il ? D'un couple de sc... Poursuivre la lecture

Avec les illuminations de fêtes, le sujet de la pollution lumineuse redevient le marronnier en vogue des medias.

Longtemps sous-estimé, ce phénomène est désormais un chantier incontournable pour les collectivités, assène La Tribune. La pollution lumineuse est néfaste pour les êtres vivants, alerte France Bleu. Elle modifie l’expression génique chez les têtards de crapaud commun, s’alarme l’inee.cnrs. Libération, au travers de son CheckNews (dont la réputation d’imprécision et de légèreté n’est plus à faire) déplore que toutes les nuisa... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles