L’indispensable mais détestée énergie nucléaire

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L’indispensable mais détestée énergie nucléaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 octobre 2015
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Par Arnaud Daguin

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Si l’axe du Mal devait avoir un volet énergétique, le nucléaire serait à n’en pas douter l’ennemi public numéro 1. À vrai dire, il l’est déjà pour les quelques membres qui restent au sein d’Europe Écologie-les Verts et dont la seule « pensée » en matière d’écologie est la fermeture pure et simple de toutes les centrales françaises. Un programme qui priverait le pays de 80 % de ses besoins électriques. Et ce ne sont pas les énergies renouvelables qui pourront prendre le relai.

En cette année 2015 qui verra la tenue de la COP21 à Paris, la France veut se parer de ses plus beaux atours pour montrer à la face du monde qu’elle est l’un des leaders incontestés de la lutte contre le réchauffement climatique. À cette fin, le gouvernement a réussi, au bout de trois longues années, à faire voter une loi sur la transition énergétique. Texte inégal dont l’objectif est de rationaliser la consommation d’énergie et de recourir le plus possible à des énergies non émettrices de CO2. À y regarder de plus près, le défi est un peu surprenant dans la mesure où le nucléaire, source non polluante quoi qu’en dise EELV, fournit déjà près de 80 % de l’électricité consommée à l’échelle nationale. Encore mieux, 90 % de l’électricité produite en France n’émet pas de C02. Pour s’attaquer au 10 % restants la « majorité de gauche » s’en prend au nucléaire. Logique quand tu nous tiens…

La politique énergétique se doit d’être rationnelle. Rappelons qu’aucune centrale n’a explosé depuis 50 ans que la France s’appuie sur cette ressource. Mieux encore, le nucléaire permet de disposer d’un mégawattheure bien plus bas que des pays comparables et reste beaucoup moins cher que l’électricité issue des énergies solaire et éolienne, respectivement 42 €, 90 € et 390 € selon les chiffres de la Commission de Régulation de l’énergie. Quel est donc l’intérêt pour le consommateur d’aller s’approvisionner auprès de sources d’énergies au moins deux fois plus chères ? La question est d’autant plus pertinente que le consommateur est aussi un contribuable qui paye « joyeusement » le développement de ces « énergies propres ». Mais le citoyen n’a pas son mot à dire, il a été décidé en haut lieu que tout devait être fait pour que les énergies renouvelables prennent la première place et peu importe le coût final d’une telle politique.

Et le tableau n’est pas très reluisant puisqu’après plus d’une décennie de subventions et de matraquage politico-médiatique, les chiffres ne sont pas bons. Ils sont mêmes têtus. Alors oui, chaque année ou presque l’éolien et le solaire gagnent du terrain ou plutôt en grappillent. Mais cet été fut terrible pour les apôtres des énergies renouvelables. Au mois d’août, éolien et solaire ont représenté respectivement 2,9 % et 2,2 % de la production d’électricité. En tout et pour tout, le renouvelable, hors hydraulique, a contribué à 6,8 % de la production. Le chiffre en devient même inquiétant au regard des millions dépensés pour favoriser leur essor. Pire, si l’on peut dire, le nucléaire a battu un record vieux de sept ans en ce même mois d’août en franchissant la barre des 82 % de l’électricité produite dans l’Hexagone. La raison ? Une augmentation de la consommation en raison d’un été chaud. Les Français ont davantage utilisé la climatisation et s’ils avaient attendu que les énergies renouvelables leur viennent en aide, ils auraient passé un été très très chaud.

En effet, malgré tous les fonds, publics, investis dans le développement du renouvelable, il existe une barrière technique pour le moment infranchissable : le stockage de l’énergie. Stocker coûte très cher et cela ne peut se faire que pour de petites quantités. Le problème de l’éolien et du solaire est que ce sont des énergies intermittentes. Pas de vent comme cet été et la production électrique éolienne s’effondre, comme balayée par une mauvaise bourrasque. Au mieux, on estime que le renouvelable pourra alimenter à 30 % les besoins en électricité. Que fait-on pour les 70 % qui restent ? Fermeture des centrales nucléaires et retour au charbon ? Si la transition énergétique allemande fait office de modèle alors oui, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, la France ne pourra plus prétendre guider le monde vers une planète décarbonnée. Que la vie des écologistes doit-être inconfortable… Encore leur faut-il ne pas vivre dans le déni de la réalité.

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  • Un peu excessif jeune homme !

    Il y a deux époques dans l’énergie nucléaire française, l’ancienne qui tourne depuis des décennies jusque là sans problèmes.
    Vous annoncez en coût 42€, soit, sauf qu’on n’a toujours pas réglé le problème des déchets ni celui du démantèlement et les rares essais faits dans le monde font grimper de beaucoup la note.
    Mais soit, accrochons nous à ces 42€

    Maintenant il y a le nouveau nucléaire, j’ai nommé l’EPR.
    Là c’est la catastrophe silencieuse permanente, on ne sait pas à quel coût final on va arriver ni quand on va les mettre en route (En France , comme sans doute en Chine qui attend de voir le résultat des fameux couvercles de cuve qu’on a été incapable de faire à halons selon les standards demandés et je ne parle pas de la Finlande.)
    Je ne crois pas plus récentes déclarations du nouveau PDG d’EDF sur le coût assuré et la date de mise en route certaine que les précédentes annonce
    On ne sait plus faire car on en a fait un grand nombre (trop sans doute d’où le chauffage électrique poussé en installations dans le bâtiment) dans un court laps de temps puis arrêt total pendant trop longtemps.
    Les anciens sont partis en retraite et les nouveaux ont étés trop présomptueux.
    C’est un sujet connu, le même souci par exemple est arrivé avec la seconde tranche de sous marins nucléaires à Cherbourg, mais là la DCN plus humble est allée ressortir les retraités pour qu’ils transmettent le savoir.
    Peut être aussi qu’un retraité EDF malgré son jeune âge au départ ne veut plus revenir faire des efforts pour les autres ?
    Passons.
    En tout cas, on voit actuellement EDF s’enfoncer dans le gâchis économique en proposant en cerise sur le gâteau, à la Grande Bretagne, cette merveille d’EPR avec un coût garanti de plus de 110€ valeur 2014 à indexer.
    On est bien loin des 42€!
    Au passage, étant du bâtiment, je suis effaré du ferraillage du béton dans ces EPR, plus de doublé par rapport aux anciens réacteurs, on ne sait déjà pas démanteler les anciens, je souhaite bien du plaisir à ceux qui auront à essayer de les détruire.
    Mais c’est dans 100 ans, alors vite sous le tapis, ni vous ni moi auront à le voir et merci pour nos
    arrières-arrières petits enfants.
    Pour finir, je suis scandalisé de voir que sur ces deux catastrophes majeures en dérapage coût comme temps, je n’ai jamais entendu dire qu’on allait prendre des sanctions contre les responsables, dans le privé ça aurait réagi depuis des années!

    Maintenant, la climatisation, certes c’est deux fois plus onéreux du degré clim l’été que le degré chaud l’hiver, mais on sait maintenant mettre les bons isolants qui peuvent s’opposer au train de chaleur l’été en le déphasant le jour de la durée nécessaire pour profiter du rafraichissement nocturne
    Mieux on peut poser des matériaux à changement de phase qui bloquent l’élévation de température pendant 5°C à partir de l’arrivée de la sur chaleur. c’est statique sans dépense d’énergies et efficace toute la durée de vie du bâtiment.
    Combien de logements aurait on pu réhabiliter thermiquement avec tous ces milliards perdus ?
    Et en plus, on aurait ensuite économisé l’achat d’énergies fossiles, ce qui ne sera jamais non plus le cas avec le minerai d’uranium entièrement importé à prévoir pour les EPR si ils fonctionnent un jour.

    Pour les énergies renouvelables, parlons du photo voltaïque:
    J’ai reçu pas plus tard qu’avant hier une offre pour une installation tout clé en main en France à 70€ et pas du matériel inconnu :
    Modules SOLARWATT Blue 60P
    Système ECOFIX /METASOLE
    Onduleurs Huawei SUN2000 – 33KTL
    Coffret AC Kamase
    Plus le câble DC
    Avec l’usine géante de panneaux PV décidée aux USA par Elon Musk, , plus toutes les recherches qui sont en train de devenir commercialisées, le solaire PV ne pourra que baisser et n’oubliez pas qu’une fois installé, le solaire qui produit le courant est une énergie gratuite.

    Pour la stockage, intéressez vous aux STEP et surtout aux voitures électriques complément essentiel de fonctionnement de nos habitations et bureaux pour l’avenir (merci VW pour l’énorme coup de pouce donné aux VE) .
    Voyez aussi l’usine super géante de batteries toujours aux USA et toujours décidée par le même génie Elon Musk, usine qui rentre en service avant la fin de l’année pour simplement doubler la capacité mondiale (plus les Japonais, Les Coréens, les Chinois qui oeuvrent dans le même sens.)

    Enfin, lisez les livres de Jeremy RIFKIN, regardez ce qui va être annoncé à INTERCLIMA en France en novembre et étudiez la prise de pouvoir des concitoyens face à l’inaction des politiques et hauts fonctionnaires (cf les décisions de regroupements de particuliers se cotisant pour construire des parcs éoliens)

    Bon dimanche et sortez de votre pré carré, le monde bouge et bien plus vite que vous semblez le penser.

    Cordialement,
    Pierre Nadaud
    Expert en Développement Durable, Energies dont Renouvelable et Thermique du Bâtiment.

    • Quid du recyclage des panneaux solaires dont la durée de vie est de l’ordre d’une vingtaines d’années ? Comptez-vous les envoyer en Afrique ou en Inde ?

      • Le recyclage des panneaux solaires c’est peanut à côté du démantèlement pour l’instant sans solution et à un coût incommensurable des centrales nucléaires. Et eux n’ont pas eu besoin d’importer de l’uranium pour produire du courant! Pour info l’uranium est justement un matériaux rare que l’on ne sait pas recycler

    • Bon hormis cela les énergies renouvelables ne sont que prétexte à prélever des ressources fiscales sur le dos des consommateurs !

      Des énergies renouvelables qui ne peuvent se développer qu’avec des matériaux dont l’exploitation n’est pas plus durable que les énergies fossiles…

      http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-141123-paris-climat-2015-ma-cop21-a-moi-est-metallique-1162840.php

      « Paris climat 2015 : ma cop21 à moi est métallique !
      DIDIER JULIENNE / STRATÈGE DES RESSOURCES NATURELLES | LE 06/10 À 20:52
      La transition énergétique n’évitera pas le réchauffement climatique si les métaux nécessaires à cette énergie climatique ne sont pas extraits par une énergie climatique…que nous n’avons pas.
      Réduire la dépendance mondiale aux hydrocarbures augmente la dépendance aux ressources minérales.
      Longuement ignorée ou bien sous-estimée, la projection d’une production électrique solaire et éolienne mondialisée, massive, à haute rentabilité mais décentralisée a été peu étudié sous l’angle des métaux nécessaire à sa construction. Pourtant, la production, le stockage, la distribution d’une électricité reposant sur le soleil et le vent mais également les nouvelles consommations industrielles et domestiques comme le transport par exemple, nécessiteront de nouvelles infrastructures de production, de stockage, d’acheminement et de consommation fortement consommatrices de cuivre, d’aluminium, de nickel, mais également d’acier, de béton, de sable et de métaux critiques. L’absence de planification de cette production minière au niveau mondial handicapera les objectifs de la transition énergétique (TE). »

    • Ne trouvez vous pas que les milliards dépensés AUJOURD’HUI dans les éoliennes ou PV n’auraient pas pu être mieux investi ailleurs (isolation – sécurité nucléaire), dans le contexte français ?

      Ces milliards français ne se retrouvent pas dans votre triptyque futurisque Stockage – Rifkin – Grid, et sont des paris technologiques sur l’avenir, avec leurs lots de promesses réussies et d’inconvénients cachés.
      Le progrès touche toutes les technologies.

    • Si le coût est de seulement 70€ par MWh, pourquoi le MWh des panneaux est-il payé 200 ou 300€ de plus. Où passe la différence?
      Il y a des pistes nombreuses d’amélioration du photovoltaîque, mais on ne constate pas encore d’industrialisation de panneaux performants. L’argent jeté par les fenêtres pour installer des panneaux n’importe où serait bien mieux utilisé à accélérer la mise au point de panneaux plus concurrentiels .
      Les panneaux nécessitent de plus des réseaux colossalement sur dimensionnés donc colossalement chers à cause de l’intermittence de leur production.
      Mais il y a toujours des gens pour exploiter notre société en vivant de ses subventions.
      Les voitures électriques présentent le même problème de produit de niche, que des lobbys veulent imposer partout avant que ce soit à peu près au point.
      Pourtant leurs batteries sont encore loin de constituer une alternative crédible au nucléaire pour suppléer à l’intermittence de l’éolien et des panneaux solaires. En cas de simple baisse à 50% de la part du courant nucléaire et à cause de cette intermittence , il y a besoin accru de stockage lors des pics de consommation électrique. 20GW pour effacer seulement 20 h de pointes pendant une semaine où il y a peu de vent ou soleil représentent le stockage de 400 Gwh d’énergie. Sous forme de batteries usagées de voitures électriques, il faut 20 millions de batteries de voiture contenant des millions de tonnes de produits polluants (prix neuf près de 200 milliards). Aux millions d’endroits où se trouvera une production et/ou une consommation d’électricité intermittente, il y aura ces grosses batteries. Elles seront certainement peu recyclées définivement si l’on suit la logique de la décroissance ou de la régression chère à une grande partie de Verts, dans ce cas l’utilisation de telles batteries polluantes est incompatible avec l’environnement. En tous cas, étant donné le délais de remplacement du parc automobile en voitures électriques et le délai supplémentaire pour que leurs batteries soient usagées, donc utilisables pour stocker l’énergie renouvelable, cela n’arrivera que dans 20 à 30 ans.

    • Bravo l’expert!
      En résumé, votre (long) article nous apprend ceci : le nucléaire, ce n’est plus rentable au niveau de l’EPR. C’est possible, mais motus sur les normes administratives perpétuellement changeantes au cours de la construction, et pas dans le sens de la réduction. Même problème pour le prix de la construction des logements, grevé de plus en plus par des normes de plus en plus onéreuses.
      Motus également pour l’abandon uniquement politique de la filière des surgénérateurs, qui résolu définitivement les problèmes de l’approvisionnement en conbustible et des déchets.

      Quant aux énergies renouvelables, vous allez voir ce que vous allez voir dans un futur proche. Mais cela, on connaît déjà : demain on rase gratis.

  • L’avenir est aux centrales au Thorium, le nucléaire propre.
    Quant aux éoliennes, elles sont escrologiques et défigurent le paysage.
    Le bon sens a simplement quitter ce pays.

    • J’ai bien peur que l’on paye ici au prix fort une certaine utopie dans la construction européenne : planification et règlementation totalement déconnectée des réalités locales, et intervention catastrophique dans le marché de l’énergie au niveau de l’Europe.

      L’Europe craque de partout à cause de ses erreurs économiques et de ses ambitions sociales qui ne sont plus sous la responsabilité des gouvernements et donc dont ils n’ont pas à assumer les conséquences.

    • Pas si sûr, l’avenir est peut être à la décentralisation, un modèle P2P de l’énergie.

      Je m’explique, c’est tout simple, aujourd’hui, disons le clairement, le photovoltaïque, dont les coûts baissent, reste tout de même à la ramasse, ses rendements sont faibles, ça nécessite des terres rares, le recyclage pose clairement problème, et les batteries ne stockent pas l’énergie, ce sont des générateurs électro-chimiques peu efficients, coûteux, se dégradant dans le temps.

      Hors d’ici quelques années, tout peut être amené à changer, ça fait des années que des labos bossent sur l’exploitation d’un nouveau matériau plein de promesses, à savoir, le graphène, basé uniquement sur du carbone.

      Avec ce dernier, on pourrait réellement stocker l’énergie, proprement, avec une durabilité monstrueuse par rapport aux solutions actuelles, le tout complètement recyclable.
      Quand aux rendements annoncés sur le solaire, on parle de 50 à 70% pour des cellules au graphène… Contre au mieux 8 à 16% aujourd’hui selon les technologies à base de silicium…

      Les derniers problèmes concernant ce matériaux, sont en train de tomber, on ne savait pas le produire en masse, il fallait en faire baisser le coût, et ça viens, lentement mais sûrement des entreprises commencent à annoncer avoir fait tomber certaines barrières, même l’informatique pourrait en être révolutionnée.

    • Pour davantage d’informations sur les réacteurs à sels fondus et le thorium :
      http://energieduthorium.fr

  • Le nucléaire classique sera dans quelques décennies remplacer par les centrales à fusion et à ce moment là les énergies renouvelable auto proclamée seront définitivement dépassé

  •  » le nucléaire permet de disposer d’un mégawattheure bien plus bas que des pays comparables et reste beaucoup moins cher que l’électricité issue des énergies solaire et éolienne, respectivement 42 €, 90 € et 390 € ».
    J’approuve la teneur générale du texte mais je me dis que les Sciences Po manquent de rigueur et méconnaissent les bases de la gestion.
    Il y a plus de Po que de sciences.
    Je ne m’étonne pas que la France soit aussi mal gérée.

    D’abord il y a inversion entre les prix de l’éolien et du PV mais surtout l’auteur méconnait la différence entre un cout et un prix. Il fait état de prix, de tarif, alors que tout son raisonnement repose sur les couts. Et en parlant de couts, il existe une infinité de les calculer, il faut préciser ce qui est inclus et comment et ce qui n’est pas compris.

  • Cet Arnaud Daguin n’est pas @arnindago

  • Pour être un peu plus complet, parlons d’économie d’énergie comme dans les habitations en application de l’adage : l’énergie non utilisée n’a pas à être produite !

    http://www.toit-vosgien.com/
    http://www.votreenergiepourlafrance.fr/du-logement-social-tout-bois-tout-paille-a-1850-euros-de-charges-denergie-par-mois/

    • Sylvie 76: « (Article sur la maison en paille) : la paille […] Ce matériau sain et écologique […] est disponible en quantités illimitées »

      Très loin de là, il en faut une quantité astronomique pour une maison, on ne peut pas faucher n’importe où et on utilise déjà celle produite. C’est valable donc pour quelques maisons pilotes, mais pas pour de la construction de masse et il n’est pas fait mention des inévitables problèmes d’hygiène : la paille après 10 années d’humidité et d’exposition aux micro-organismes et aux insectes ce n’est plus « sain » du tout.

      Les publi-reportage écolos, c’est toujours Alice au pays des merveilles.

    • Et oui, l’on préfère détruire paille et bois dans les centrales de cogénération normées EnR…

      Commençant par faire défaut sur terre le sable englouti par milliers de mètres cube ( notamment aux pieds des éoliennes ), l’on va devoir exploiter celui du fond des mers.

  • à l’image d’une des premières phrases de cette article « Un programme qui priverait le pays de 80 % de ses besoins électriques », je pense que pratiquement toutes les informations de cet article sont erronées et qu’il faut en comprendre le contraire. Les chiffres semblent truqués, la mauvaise foi aidant… Depuis quand les Enr seraient-elles plus subventionnées que le nucléaire? Et il faut vraiment vivre dans le déni pour considérer que le grand carénage est la solution ultime quand cela ne fait que reporter de 10 ans le problème de nos centrales obsolètes et de leurs déchets, et cela pour encore beaucoup trop cher

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