Uberpop : pourquoi abroger les privilèges des taxis ?

Comment en sommes-nous arrivés à interdire un service commercial populaire ?

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Taxi parisien Credit Mathieu Fosse (Creative Commons)

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Uberpop : pourquoi abroger les privilèges des taxis ?

Publié le 2 octobre 2015
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Par Damien Theillier, Gaspard Koenig (Génération Libre), Christophe Seltzer (Students for Liberty France) et Thomas Harbor (Think Liberal Sciences Po).

Taxi parisien Credit Mathieu Fosse (Creative Commons)
Taxi parisien Credit Mathieu Fosse (Creative Commons)

 

La question mérite d’être posée alors que va se tenir aujourd’hui le jugement devant le tribunal correctionnel des deux dirigeants d’Uber. Sommes-nous revenus sous l’Ancien Régime ? Nos dirigeants ont-ils le droit d’octroyer des privilèges à certaines corporations, aux dépens de l’intérêt général ? Comment en sommes-nous arrivés à interdire un service commercial populaire ? Les Français doivent se poser ces questions aujourd’hui.

Toute cette histoire débute avec une innovation disruptive qui change radicalement notre quotidien. Grâce aux smartphones et à Internet, nous pouvons commander un service de transport VTC en quelques clics. Le succès vient d’un ensemble de qualités : le prix est fixé à l’avance ; les chauffeurs sont courtois et disponibles à toute heure et le service répond aux attentes des consommateurs. Logiquement, UberPop a acquis rapidement des parts de marché conséquentes. Les taxis auraient pu réagir en proposant un meilleur service mais leurs éminences grises ont préféré le copinage au jeu de la concurrence : la loi Thévenoud a été votée pour protéger l’activité des taxis. Le crime est double, car les conducteurs de taxis sont eux-mêmes amplement pénalisés par cette absurdité.

Aujourd’hui, il appartient aux Français de refuser le détournement de la chose publique au profit d’une corporation. La loi Thévenoud nous apporte-t-elle un bénéfice, en tant que consommateurs ? Hélas non, c’est même tout l’inverse. La loi Thévenoud défend les intérêts d’une corporation au mépris de vos intérêts, pouvoir accéder à un transport efficace, moins cher, et plus cordial. Quand nos élus veulent limiter la concurrence entre les services, c’est bel et bien vous qui en payez les frais. Cette volonté d’évincer UberPop et les innovations disruptives ne sert que les cartels en place, détenteurs des monopoles octroyés par les gouvernements. Seuls les taxis bénéficient de la loi Thévenoud.

Or, rappelez-vous : la Révolution de 1789 a justement mis fin à cette connivence entre les corporations et le roi. Prenez par exemple, la nuit du 4 août, qui abolit les privilèges et les droits féodaux… ou la loi Le Chapelier qui supprima les corporations de métiers qui empêchaient tout un chacun de lancer librement son entreprise. Aujourd’hui, nous sommes en train de revenir aux abus de l’Ancien Régime et du « fait du prince », comme l’illustre Bernard Cazeneuve, qui condamne par avance Uber, considérant qu’il s’agit d’un « délit d’organisation d’activités illicites de taxis ou de services de transports ».

Si vous n’utilisez pas ces services, cette question peut vous sembler triviale, mais elle dépasse la seule utilisation d’UberPop. Demandez-vous quelle société vous souhaitez ? Une société où les richesses sont accumulées par quelques-uns grâce à une rente octroyée par le pouvoir politique ? Ou une société libre où les entrepreneurs sont récompensés parce qu’ils ont su apporter un meilleur produit ou service aux consommateurs ? Le clientélisme n’est pas récent en France. En 1960, le rapport Armand Rueff, remis à de Gaulle, dressait un portrait de la France au vitriol : « Certaines législations ou réglementations économiques ont actuellement pour effet, sinon pour but, de protéger indûment des intérêts corporatifs qui peuvent être contraires à l’intérêt général ». Il proposait de mettre fin à la connivence entre les gouvernements et certains intérêts particuliers. Depuis, les rapports se sont amoncelés et ont été enterrés presque immédiatement.

Finalement, ce sujet n’est-il pas une question de justice sociale ? De la liberté d’entreprendre ? De la liberté du consommateur de faire son choix en son âme et conscience ? Voilà pourquoi il est aujourd’hui nécessaire de reconquérir notre liberté de choix. Nous devons, ensemble, demander le retour à une égalité de traitement devant la loi. Que devraient faire nos dirigeants ? Rien de plus que protéger la liberté et la propriété privée, garantir la sûreté, ces droits garantis par la déclaration des droits de l’Homme de 1789. Qu’ils s’en tiennent à cela. Après tout, nous sommes assez grands pour choisir nous-mêmes quels transports nous devons prendre.

En outre, UberPop n’est que le début d’un nouveau modèle économique collaboratif et horizontal qui se développe dans tous les secteurs. Récemment, c’est encore la startup Wingly, qui propose un service de co-avionnage basé sur le modèle de BlaBlaCar mais appliqué à l’aviation légère, qui a dû faire face à une levée de boucliers de certains lobbies de l’aviation, notamment l’Union Syndicale du Personnel Navigant Technique. Pensez encore à AirBnB ou Djump. Les générations précédentes auraient-elles dû interdire l’électricité pour continuer à s’éclairer à la bougie de suif vendue à l’unité ? Ou bien interdire l’automobile pour perpétuer l’usage des calèches ? Une certitude s’impose : nos gouvernants ne pourront pas éternellement faire abstraction des innovations du XXIème siècle et devront rapidement s’y adapter.

Face au conservatisme de notre classe politique qui refuse de voir le monde changer, c’est d’une révolution dans nos façons de penser et d’agir dont nous avons besoin. Considérant l’émergence d’une génération d’actifs salariés le jour, chauffeurs VTC la nuit et freelance à leurs heures perdues, il est urgent d’adapter notre modèle social à cette nouvelle donne comme le propose Génération Libre dans un rapport sur le statut de l’actif. Le Free Startup Project #HackTheRules organise quant à lui cette année une dizaine de startups weekends indépendants en France avec des étudiants pour aider à la création de startups qui répondent à des problématiques sociales ou politiques. Parmi ses partenaires, la plateforme Slash qui permet de postuler facilement à des petits boulots en fonction de sa situation, ce qui ouvre de nouveaux possibles aux jeunes générations qui se transforment en digital nomades qui veulent entreprendre. L’Institut Coppet, pour révolutionner l’enseignement, met en place l’école de la liberté basée sur une pédagogie inversée où les étudiants participent à la production de leurs propres cours.

Le jugement en correctionnelle des deux dirigeants d’Uber doit nous faire réagir pour combattre la mauvaise image qu’il donne de la France : une certaine France passéiste, sclérosée et effrayée par son avenir.

Sur le web. Initialement publiée le 30/09/2015 sur le site du Figaro

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  • attention, vous faites l’amalgame entre uberpop et uber: quand vous dîtes « l’émergence d’une génération d’actifs salariés le jour, chauffeurs VTC la nuit …’ vous faites référence à uber, qui est toujours en activité, avec des chauffeurs VTC qui ont leur licence, leur assurance adéquate, etc…
    uberpop, qui est donc interdite, faisait travailler des personnes qui ne sont pas chauffeur VTC, car sans licence (Mr toulemonde donc pouvait être chauffeur), et surtout qui n’ont pas d’assurance adéquoite…interdit heuresement, parce qu’au premier accident mortel d’un passager payant, cela aurait été le chaos entre les différentes assurances..

    • Pardon, mais dans les conditions requises pour être chauffeur Uberpop il faut une assurance responsabilité civile professionnelle (couvrant véhicule, conducteur, passagers, tiers). Renseignez vous avant d’affirmer qu’il n’y a aucune assurance…

      D’autre part, hors cette question d’assurance à laquelle je viens de répondre, vous dites que le problème est de « faire travailler des personnes qui ne sont pas chauffeur car sans licence, Mr tout le monde peut donc être chauffeur ».
      En quoi est-ce un problème? Avec mon permis, j’ai le droit de conduire ma femme, ma fille, mes amis, et même des covoitureurs. Le principe du permis B est bien de dire que le conducteur a les compétences nécessaires pour conduire.

      Compétence + assurance, il y a ce qu’il faut.
      En réalité, la seule chose qui fait grogner, c’est cette histoire de « licence », passe droit que se réserve le monopole des taxis. Mais sur le fond, il n’y a pas plus de risques à prendre un véhicule uberpop qu’un taxi. On est donc purement dans la défense ou l’abolition d’un simple passe droit, ni plus ni moins.

      • Monsieur votre commentaire et honteux et insulte l intelligence des lecteur, pour être assurer au niveau professionnel il faut être un PROFESSIONNEL donc avoir un diplôme de capacités pro et un statut d auto entrepreneur, seulement 10% des chauffeur se sont declarer(90% de travail dissimulé?) ha et votre permis b vous permet seulement de conduire des personnes a titre non onéreux et aux dernière nouvelles le covoiturage permet le déplacement a titre onéreux seulement pour le montant des frais en claire vous payer seulement l usure du véhicule et le carburant

        Ps la cocaïne sa marche super bien mais c est pas pour ça que je vais en vendre

        • @3.14 Le service des taxis ne nécessite aucune « compétence » autre qu’un véhicule en bon état, un accueil respectueux du client et l’assurance dudit passager en cas d’accident. [ les deux premiers sont loins d’être systématiques dans cette profession réglementée]

          L’uberisation de l’économie pose un sérieux problème au financement de notre systeme d’assurances sociales et au regard de la fiscalité.
          C’est cela qu’il faut faire évoluer, tant les gens sont aujourd’hui beaucoup plus facilement polyactifs…

          Le simple fait que les taxis sont prêts à acheter très chers un privilége délivré gratuitement par l’administration, et qu’ils l’amortissent finalement assez rapidement montrent qu’ils ne déclarent pas tout au fisc… comme aux RSI…

          • « Le service des taxis ne nécessite aucune « compétence » »
            J’ai la chance d’avoir un pote taxi et sympathique (oui ça existe). La compétence n’est pas dans l’exécution de manœuvres telles qu’on vous les apprends à l’auto école mais dans l’endurance. Il est acté qu’il s’agit d’un métier de forçat où l’on ne doit pas compter ses heures mais être opérationnel quasiment 24h/24 7j/7 (enfin en province c’est souvent le cas). Entre choisir de conduire 2h dans une à deux soirées et faire ça 70h par semaine il y a une grosse différence qui met en jeu la gestion de la fatigue et de la récupération. Sans compter que vous pouvez oublier la vie de famille et les 5 semaines de vacances par an. Ça mérite au moins ce respect là, ce sont des gens qui bossent énormément contrairement à la majorité de la population attachée à ses 35h.

            « un véhicule en bon état, un accueil respectueux du client »
            Je n’ai jamais eu de problème en province avec les taxis, seuls les parisiens posent de gros soucis.

            « qu’ils l’amortissent finalement assez rapidement »
            Si c’était le cas ils ne grogneraient pas.

        • C’est justement ce que je dis : RIEN ne justifie physiquement qu’un conducteur ne puisse conduire d’autres personnes, même à titre onéreux.
          La sécurité? Mais si c’était le cas, alors pourquoi laisser ceux qui ont le permis B ne serait-ce qu’accéder à la route, et accompagnés?

          Vous dites : « le permis B permet seulement de conduire des personnes à titre non onéreux ». C’est justement ce que je critique. Les compétences sont là (le permis B est bien une attestation de compétences), les assurance aussi. Il n’y a donc logiquement besoin de rien d’autre pour conduire une personne à titre onéreux. Sauf d’une « licence », le fameux passe droit que je mentionne. Et là, on rappellera joyeusement que lesdites licences ont été accordées gracieusement par l’état (tiens tiens), en nombre limité à la demande des monopoles de taxis, avant que certains n’en fassent un commerce. En gros, on fait désormais payer aux jeunes taxis un droit à travailler et à interdire aux autres l’accès au même travail.

          Donc, je persiste, on est bien dans la défense d’un monopole et d’un bête passe droit.

          • Il est peut-être aussi bon de rappeler que les privilèges ont été supposément abolis au moment de la révolution de 1789… Il serait peut-être bon de se mettre à jour.

  • toujours pas lassé de cette histoire de fou !
    mais je suppose que vous ignorez que ces ‘taxis’ ont toujours existé( dans les pays ou régions pauvres en infrastructures , a l’économie désorganisée ), comme les sous locations , le co-voiturage etc . la différence aujourd’hui est qu’une société se fait des milliards en exploitant les pauvres et en ruinant une économie fonctionnant pas trop mal depuis très longtemps . quand les hôtels auront fermés leurs portes ou que les taxis auront disparus , est ce que nous vivront mieux ?

    • « en ruinant une économie fonctionnant pas trop mal depuis très longtemps »

      C’est une blague? Avez-vous deja pris un taxi a Paris?

      L’Etat a cree la penurie et si les taxis pouvaient se permettre d’investir dans une licence a quelques centaines de milliers d’euros, voire un million de dollars dans certaines villes, c’est parce que les tarifs pratiques le leur permettait : le consommateur subit non seulement la penurie de service mais paye en plus pour cela car seul le prix de la course permet au chauffeur de taxi de rembourser son « investissement »!

      La « disruption » (si quelqu’un a une bonne traduction francaise, je suis preneur) creee par Uber pose effectivement quelques problemes au pauvres types qui se sont endette pour payer leur droit au monopole mais c’est du cote du monopole octroye par erreur dans le passe qu’il faut regarder. Si l’Etat a un role a jouer dans ce dossier, c’est de se flageler et tenter de sortir du bourbier en limitant la casse.

      • je suis d’accord , l’état est le grand responsable de toute cette pagaille économique , il ne le sait pas ou fait semblant de ne pas savoir , son avenir s’obscurcit tous les jours d’avantage , on va finir par se passer de lui !

      • disruption = changement de paradigme?
        Certes, moins concis… comme le fatras des Lois, Codes, réglementations diverse et avariées du Pays de l’escargot ? lancé au galop vers le mur politico-économique…
        Et ce grâce à 40 ans de gabegie des Poly-Tocards senestres et dextres et Thrombonnards des Ponctions publique et territoriale! 😛
        Vous avez aimé la GRÈCE 2015?
        Vous adorerez la RANCE 2017!

        Ce Pays est foutu…

        PS: pour voir le Candidat des médias JUPPÉ se faire moucher par un Communiste pragmatique, c’est par ici:
        http://www.dreuz.info/2014/09/23/video-alain-juppe-se-prend-une-lecon-de-morale-de-lambassadeur-de-chine/#sthash.cxmu3ltA.dpbs

    • Je n’arrive pas à comprendre le passage sur l’exploitation des pauvres et la ruine d’une économie.

      Je suis un usager occasionnel d’Uber (que ce soit UberPop quand il existait ou Uberx) et sytématiquement je discute avec les chauffeurs, tous ceux avec qui j’ai eu une discussion sont contents de leur situation (horaire de travail, rémunération, etc…) et n’ont pas le sentiment d’être exploité.

      Le seul grief que je pourrais avoir à l’encontre d’Uber est le fait que la société puisse déconnecter l’application d’un chauffeur si ce dernier ne respecte pas la notation minimale (4/5) sur une certaine période (je n’ai pas le détail concernant le laps de temps). Et encore, comme le chauffeur est averti auparavant qu’il doit remonter sa note, il n’est pas pris au dépourvu.

      • bah , si le client y retrouve son compte , c’est formidable , étendons le système a toute l’économie , ..n’est ce pas ce qu’il se passe dans les quartiers de non droits où la télé est fournie par le squatter du 2éme celui ci se fournissant directement chez son voisin de palier tandis que tes clopes viennent en direct par le cousin polonais du 3é ….tout ces braves gens son chômeurs , faut bien qu’ils vivent !

        • Vous ne répondez pas à mon interrogation : en quoi le service d’Uber (Pop ou VTC) ruinerait l’économie et exploiterait les pauvres ? Qui sont, d’ailleurs, ces pauvres dont vous parlez ?

          Et aucun rapport avec le quartier de non droit 🙂

    • « une société se fait des milliards » ET des dizaines de milliers de chômeurs retrouvent la fierté d’être moins dépendant de l’état.
      Qu’est ce qui est le plus injuste? D’empêcher des chômeurs de travailler alors qu’ils ont les compétences/assurances requises, ou d’empêcher des monopoles de s’octroyer des passes droits?

      • « D’empêcher des chômeurs de travailler »
        Si un chômeur travaille, ce n’est plus un chômeur et il ne doit donc plus être indemnisé. Ainsi demandez vous à présent si ce travail le fera vivre ? Seriez vous un adepte des boulots à 1€ de l’heure ? Pourriez vous vivre avec 10€ par jour ?

        • Mon frère a été chômeur et chauffeur uberpop. Et bien si on lui avait proposé de baisser ses indemnités chômage a hauteur de ce qu’il gagnait avec uberpop, il aurait accepté. Comme il dit, il trouvait plus de dignité à gagner sa vie en apportant quelque chose.

          • Votre frère a donc triché. Un chauffeur UberPop doit être déclaré et lors de l’actualisation pole emploi vous devez signifier que vous avez créé votre entreprise (même pour les auto-entrepreneurs) et là vous pouvez même bénéficier d’aide particulière comme l’exonération de charge sociale pendant un an (ACCRE) ou l’aide à la création ou reprise d’entreprise (ARCE) qui permet de toucher le complément entre son indemnisation et son revenu. Ce qui est sûr c’est que pôle emploi ne vous considérera plus comme un chômeur mais comme un créateur d’entreprise. Donc votre frère avait tous les outils en main mais a certainement préféré cumuler comme bon nombre de nos concitoyens.

      • Si Uber se « fait des milliards », c’est uniquement grâce à un effet d’échelle. Une société de taxi qui a 2 personnes administratives et 10 taxis gagnera moins que celle qui a 2 personnes administratives et 20 taxis …. et Uber a peu de personnes administratives et beaucoup de chauffeurs, c’est tout, mais leur marge sur une course est moins élevée que la marge sur une course de taxi ……

    • Oui ! et pour moins cher !

    • « une économie fonctionnant pas trop mal depuis très longtemps . »

      Eh ben… Je me demande ce que c’est une économie ne fonctionnant pas, pour vous…

    • La Famille Rousselet?

    • Contrairement à ce que répète régulièrement la presse Uber « ne se fait pas » des milliards, mais perd (encore) de l’argent chaque année.

      En revanche le groupe G7 ( Taxis G7 et Taxis bleus) qui n’est pas plus l’employeur des artisans-taxis ( dont beaucoup travaillent 60 h par semaine pour un revenu net bien faible, du moins tant que le crédit de la « plaque » n’est pas remboursé) qu’Uber ne l’est des chauffeurs de VTC gagne lui chaque année quelques vraies dizaines de millions d’euros.

  • Encore un dévouement au culte de l’économie collaborative. Croyez vous qu’on peut vivre de l’activité de chauffeur BlaBlaCar ? de celle d’airBnB ? C’est tout au plus un moyen d’ajouter quelques euros supplémentaires à la fin du mois mais ça ne remplacera jamais un salaire. (Cette économie existe depuis toujours et un partage des coûts entre particulier n’a jamais créé de richesses)
    Ce qui me choque c’est votre modèle où nous pourrions faire 3 à 5 métiers différents dans la même journée, vous pensez donc que plus personne ne pourra créer son business à partir de sa compétence et prospérer ainsi ? C’est triste.

    • L’article ne vise pas à en faire un culte, mais de convaincre qu’il s’agit d’une activité légitime, qu’il est absurde et contre-productif de bloquer un secteur qui par la porte ou par la fenêtre se développe et qu’il doit être pris en compte dans le fonctionnement de la sécu… Il ne s’agit pas d’un « modèle » dans lequel chacun a sa place prédéfinie. Si certains sont polyactifs, libre à eux.

    • Quel mal y’a t’il à ce que plusieurs systèmes coexistent? C’est l’essence du libéralisme, c’est ce qui permet la concurrence, et donc un meilleur service pour le consommateur.

      • Aucun mal, comme je l’ai dit ce système existe depuis toujours, c’est simplement sa visibilité contre rémunération qui change. En revanche je ne vois pas pourquoi on en ferait un objet de révolution puisque ça a toujours existé d’une part et que ça ne crée aucune richesse d’autre part, donc focaliser l’avenir sur une économie qui n’a rien inventé et qui nous laissera de toute façon dans une merde noire économique, je ne comprends pas.

        • Si cela ne crée pas de richesse, si les chauffeurs ne sont pas satisfaits, le service disparaitra assez naturellement. En attendant, je trouve qu’empêcher de travailler les gens qui le souhaitent est tout simplement scandaleux.

          • « En attendant, je trouve qu’empêcher de travailler les gens qui le souhaitent est tout simplement scandaleux. »
            Ce n’est pas l’objet de mon propos, évidemment qu’il faut laisser les gens libres de travailler mais ça n’est qu’un complément de salaire, ça n’a rien de révolutionnaire mais le focus médiatique participe au déséquilibre de ce domaine d’activité. Avant d’empêcher les gens de faire ça il faudra s’occuper de libérer les professionnels du secteur.

            « Si cela ne crée pas de richesse, si les chauffeurs ne sont pas satisfaits, le service disparaitra assez naturellement. »
            Je suis d’accord avec vous mais dans le contexte actuel, si on continue dans l’entêtement de l’état à ne rien faire, c’est d’abord les taxis qui disparaîtront suivi des chauffeurs « pop » lorsqu’il se rendront compte que ce revenu ne leur permettra même pas de renouveler leur véhicule. Le première chose à faire est de libérer le secteur du transport en général et après laisser faire ceux qui veulent en faire un business de ceux qui veulent en faire un simple complément de revenu.

  • Bon calcul corporatiste, vraiment ? Il y a en France 50 000 taxis mais … des millions d’utilisateur.
    Retour de bâton en 2017, s’il y a des candidats à la présidence courageux.

  • Mais la question n est pas de savoir s il a envie de bosser pour 1€ ou 10€ mais de lui laisser la possibilite d en decider librement.

  • La conduite de véhicule nécessite une bonne expérience pour éviter des accidents fréquents.
    Or les taxis et VTC ont souvent une expérience de millions de km. Contrairement aux chauffeurs occasionnels d’Uber et aux 40 millions de conducteurs ordinaires, qui risquent beaucoup plus de vous entraîner dans un accident. L’accroissement de la sécurité a un coût.
    Les transports d’Uber et ses chauffeurs se font par concurrence déloyale et par parasitage de l’économie et de la société française. Bien sûr, comme les voleurs ne diront généralement pas qu’ils volent, Uber et ses chauffeurs ne diront généralement pas qu’ils trichent.

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Par Sébastien Laye, Barthelemy Blanc[1.Barthelemy Blanc est financier à la BERD.] et Adrien Faure[2. Adrien Faure est étudiant en théorie politique et philosophie à l’Université de Genève.].

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