Retour du monopole d’État dans le nucléaire : le serpent se mord la queue

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Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

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Retour du monopole d’État dans le nucléaire : le serpent se mord la queue

Publié le 1 juillet 2015
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Les lourdes pertes d’Areva obligent le groupe spécialisé dans le nucléaire à se recapitaliser et à céder des actifs. Dans un communiqué, l’Élysée a indiqué mercredi qu’EDF a « vocation à devenir actionnaire majoritaire de l’activité réacteurs du groupe ». Un retour aux gros monopoles qui ont caractérisé l’après-guerre qui n’est malheureusement plus du tout adaptée au contexte actuel.

Par Héloïse Brun.

Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)
Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

L’État a finalement tranché le 3 juin dernier en faveur d’une reprise de la majorité de l’activité réacteurs d’Areva par EDF. En contrepartie il s’est engagé à renflouer le groupe  ; Areva a essuyé l’an dernier près de 5 milliards d’euros de pertes et traîne une dette de 5,8 milliards d’euros. Cette décision signe l’arrêt du modèle en place depuis la création du spécialiste du nucléaire en 2001. Avant cette refonte, l’ancien EDF-GDF était un monopole étatique contrôlant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité et du gaz en France – production, fourniture, gestion des réseaux de transport et de distribution. Dans l’immédiat de l’après-guerre, où les grandes entreprises étaient nationalisées, la taille d’EDF-GDF autorisait un développement centralisé des activités de production d’électricité et d’extension du réseau gazier, avec l’appui financier de l’État.

L’État étant actionnaire commun (à hauteur de 85 % environ) d’EDF et d’Areva, la crise actuelle offre l’occasion de redistribuer son portefeuille et d’y tracer de nouvelles lignes de démarcation. Ainsi les activités de conception, gestion de projets et commercialisation des réacteurs neufs d’EDF et d’Areva seront rapprochées dans une société dédiée. Cela signifie qu’au terme d’un processus de rapprochement estimé à un an, EDF absorbera l’ensemble d’Areva NP, qui rassemble les activités industrielles de construction, d’entretien de réacteurs et d’assemblage de combustible. Ce qui reste d’Areva – l’extraction et l’enrichissement de l’uranium, les activités de chimie, le recyclage des combustibles usés et le traitement des déchets radioactifs – ne sera viable que si le groupe d’électricité, son premier client, lui assure un carnet de commandes suffisant.

En gros, il s’agit d’un retour à la case départ. Et on peut déplorer que cette centralisation du développement des infrastructures par un monopole étatique soit aujourd’hui totalement obsolète. La pression concurrentielle, on l’a vu en Asie, pousse les géants de l’énergie à réduire leurs coûts, tout en étant un facteur d’innovation permettant d’offrir de nouveaux services plus adaptés à la diversité des besoins des clients. C’est ainsi que Direct Énergie et Poweo ont cassé les prix de l’électricité et du gaz en juillet 2007. Nombreux sont ceux qui avaient exprimé un intérêt en une reprise de l’activité d’Areva. L’ancien patron de Total, Christophe de Margerie, avait par exemple souvent fait état de son intérêt pour le nucléaire comme axe de diversification. La Chine (la Compagnie nucléaire nationale chinoise et la China General Nuclear Power Corporation– déjà partenaires d’EDF et d’Areva au Royaume Uni) ainsi que le japonais Mitsubishi Heavy Industries étaient également allés dans ce sens.

En parallèle, Areva a un besoin de financement estimé, selon les sources, entre 5 et 7 milliards d’euros d’ici à 2017. Il a déjà lancé un plan d’économies de 1 milliard d’euros – qui va notamment se traduire par la suppression de 6.000 postes dans le monde, dont près de 4 000 en France. Le futur Areva pourrait être autorisé par sa tutelle à ouvrir son capital à des partenaires industriels étrangers. L’idée est que le groupe soit renfloué sans que l’État français ne mette lui-même trop la main à la poche. Mais qui voudra payer pour le canard boiteux ? Il est probable que l’État se trouve à devoir prendre en charge à la fois les coûts de la restructuration et le sauvetage du futur Areva, faute d’avoir ouvert les parts susceptibles de mobiliser une levée de capitaux.

« L’enjeu, c’est non pas de répondre simplement à une difficulté financière que pourrait rencontrer Areva, mais de pouvoir restructurer l’ensemble de la filière pour la doter d’une nouvelle perspective », a indiqué l’entourage du président François Hollande. Ironiquement, il ne croyait pas si bien dire : la France est sortie de la période de développement de ses infrastructures, pour lequel un modèle centralisé basé sur un monopole était pertinent. L’heure est plus à la lutte contre le réchauffement climatique et au remplacement des infrastructures de production qu’à l’augmentation des capacités. Or, de nombreuses voix se sont élevées contre le retour en force d’EDF, entreprise dans laquelle le lobby nucléaire aurait empêché le déploiement d’autres formes d’énergies. Actuellement, face à une production d’électricité à 75 % d’origine nucléaire, les énergies renouvelables ne pèsent que 19 %. Dans ce contexte, on peut douter qu’un retour à 2001 soit la bonne solution.

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  • entièrement d’accord avec vous : que l’on laisse Areva faire faillite puisqu’ils le méritent…

    tiens d’ailleurs dans une société libérale, le nucléaire n’aurait jamais vu le jour à cause du poids des assurances, en effet aucune assurance ne pourrait s’engager a couvrir les dégâts potentiels…

    • Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas assurer l’industrie électronucléaire qui au dernier accident a fait zéro mort alors qu’en même temps un tsunami tuait 20000 personnes probablement assurés contre les catastrophes naturelles.

      • rien a voir : un tsunami c’est naturel et ça n’obéit pas (encore) à la loi du marché.

        dans la vraie vie, aucune assurance ne peut assumer les centaines de milliards qu’il faut pour décontaminer, reloger et indemniser les populations (sans parler des très nombreuses conséquences indirectes) et tout cela même si il n’y a aucun mort… si un assureur était assez gros pour assumer cette ardoise alors nul doute que le prix de électricité deviendrait inabordable.

        • Et donc quel est le coût de la « catastrophe nucléaire » japonaise par rapport à celui du tsunami ?

          • les deux catastrophes ont des couts énormes… mais quel est le rapport ?… le nucléaire n’est pas une catastrophe naturelle…

            dans un monde libéral, on doit s’assurer pour les dégâts que l’on peut faire aux autres… le nucléaire, hélas, ne suit pas cette règle, puisque dans les États collectivistes, c’est la collectivité qui règle cette ardoise quand elle arrive…

            • Quel est le rapport ?
              Il se trouve que les victimes de catastrophes naturelles sont assurées et donc pourquoi on ne pourrait pas assurer le nucléaire ?
              Dans un monde libéral, on peut choisir de ne pas vivre en bord de mer, près d’un volcan, dans des zones propices aux tempêtes, …
              Mais limitez plutôt le risque nucléaire en arrêtant de poster sur contrepoints, ceci déchargera d’autant le réseau.

              • vous confondez les victimes et les responsables… par exemple c’est comme si je vous rentrais dedans avec ma voiture et que je passe rembourser le cout de mon accident à la collectivité, à mes voisins en définitive…

                dans un monde libéral cette collectivisation des couts est inconcevable.

                • Votre vision est biaisée, l’exemple de la voiture n’est pas pertinent car vous ne créez de dommages que pour une unique victime.
                  Par ailleurs, je vous ferai remarquer que les CNPE sont assurés : enfin, en cas d’accident nucléaire, c’est EDF qui serait en quelque sorte son propre assureur, puisqu’il est responsable de ses installations : c’est donc EDF qui mettra la main à la pâte pour rembourser ce coût. Je vous invite donc à ne plus utiliser l’électricité EDF si vous souhaitez ne pas être mis en cause en cas de catastrophe nucléaire

                  • bon si vous voulez, je peux emboutir plusieurs personnes avec mon véhicule…

                    soyons sérieux une seconde s’il vous plait, vous voyez EDF rembourser plusieurs centaines de milliards d’Euros en cas de catastrophe ?… au Japon, il ne me semble pas que ce soit TEPCO qui ait réglé la facture…

                    eh oui si on est libéral, on ne peut pas être favorable au nucléaire tel qu’il est produit aujourd’hui…

                    • Je vous invite donc à demander à vos amis japonais s’ils ont eu de lourdes dettes suite à Fukushima.

                      Indice : pas vraiment

                    • @Noks : ce lien vers un site d’intégriste écologiste pourra surement vous apprendre des choses : http://www.lesechos.fr/27/08/2014/lesechos.fr/0203727629899_fukushima—une-facture-d-au-moins-80-milliards-d-euros.htm

                    • Ok, et dans les faits ? J’ai des contacts au Japon qui n’ont aucun souci sur leurs factures, sur leurs impôts, et ce depuis que l’accident est survenu, alors certes c’est bien beau d’avancer des coûts astronomiques, mais :
                      – d’une part on rejoint ce que je vous ai dit plus haut, si vous ne voulez pas payer le coût via EDF alors n’utilisez pas leur électricité ;
                      – d’autre part l’Etat paie uniquement pour l’indemnisation des personnes comme énoncé dans l’article, en collaboration avec les autres compagnies électriques : quid de la part de chaque entité ? Si l’Etat ne subventionne que 1 Md de yens sur les 5 Mds, ce qui représente environ 8 Mds d’euros, alors le prix pour le contribuable est d’environ 50 euros par tête (150 millions d’habitants) : si ce prélèvement s’effectue sur, disons, une dizaine d’années ça fait 5 € par an. Mon dieu, quelle catastrophe : le contribuable est à genoux.

                    • @Noks…. on est sur un site de libéraux pas de pour ou contre le nucléaire….

                      ce que je veux vous dire c’est que si je décide moi de monter ma boite de production d’électricité nucléaire, je vais devoir prendre une assurance qui va rendre mon électricité invendable par rapport au monopole d’État qu’est Areva/EDF… pour avoir une totale libre concurrence, il faut que l’industrie nucléaire paye ses assurances. Bien sur que si tous les français sont prêts à me payer 5 € par an sur 10 ans alors je vous rejoins complètement…

                      Non au nucléaire actuel qui est anti-libéral !…

                    • Éh bien laisser donc les énergéticien produire et les assureurs assurer. C’est leur problème, pas le vôtre. (M’est avis que leur calcul de risque, au vu de l’historique de cette industrie qui est de loin une des plus sûre, leur autorisera de beaux profits. Une excellente chose, de beaux profits).

                    • marcel: « @Noks : ce lien vers un site d’intégriste écologiste pourra surement vous apprendre des choses : http://www.lesechos.fr/27/08/2014/lesechos.fr/0203727629899_fukushima—une-facture-d-au-moins-80-milliards-d-euros.htm »

                      Le Tsunami c’est 150 milliards de dégâts et 80 milliards c’est 2% du PIB du Japon.

            • L’assurance est le premier pas vers la sagesse, car elle ne remboursera au tiers que les dégâts avérés. Du coup, un Fukushima ne coûtera pas plus qu’un Amoco, où les avocats d’Amoco ont épluché une par une les factures dont les Bretons demandaient le remboursement. Les milliards de coûts qui sont avancés servent à justifier des dépenses publiques que sans cette propagande personne de sensé ne dépenserait.

            • « dans un monde libéral, on doit s’assurer pour les dégâts que l’on peut faire aux autres… »

              Depuis quand?

              Citez-moi une seule industrie assurée pour les dommages qu’elle « peut » faire. Cela n’existe pas.

              • depuis toujours !… voir la : http://www.risquesmajeurs.fr/le-risque-industriel

                Le régime des assurances régit généralement cette indemnisation, puisqu’en cas d’accident, l’exploitant engage sa responsabilité civile, voire pénale. L’État pourra parfois compléter cette démarche par des moyens spécifiques, décidés face aux besoins identifiés.

                être libéral ce n’est pas : privatisons les profits et collectivisons les pertes…

          • exact aucun organisme privé ne peut assurer le coût du nucléaire, quant au Tsunami ce n’est pas du tout comparable comme on vous l’a expliquer, d’ailleurs autre exemple il suffit de voir les alertes catastrophes déclenchées en France dans les zones inondables et écouter les déboires des compagnies d’assurance sur l’indemnisation des victimes alors imaginez pour un accident de centrale nucléaire. Et le prix serait en effet inabordable d’ailleurs si les tarifs sont si abordables en France c’ est bien parce que le nucléaire est subventionné par l’Etat. Le jour où les tarifs seront alignés sur ceux de l’Allemagne la pilule aura du mal à passer croyez moi. En fait l’aspect positif d’une privatisation de l’énergie c’ est que ça rend le consommateur plus responsable de sa consommation en même temps une entreprise ne peut pas pas décréter n’importe qu’elle projet fantaisiste si il n’est pas rentable mais croire que la privatisation de l’énergie mènera à une baisse des tarifs c ‘est une vaste blague, au contraire les tarifs vont monter parce que c’ est des secteurs où les investissement initiaux sont très importants et puis d’un point de vu purement psychologique le client n’acceptera jamais une hausse exponentielle de tarif pour couvrir des mauvais investissement ou des catastrophes. En fait la privatisation soit ça se fait dès le début soit ça à peu de chance de fonctionner correctement.

        • Vous me faites penser à ces élus bobos-écolos dont je n’ai jamais retenu le nom ou la fonction (députés?) qui étaient allés voir l’institut des actuaires pour obtenir un chiffrement du risque lié à l’industrie nucléaire en France suite à Fukushima. Après leur avoir rappelé l’historique des catastrophe nucléaire depuis la création de ladite industrie ils ont été gentiment foutus dehors. Peut être cela répond t-il à votre question?

          • oui ça répond bien par la négative à la question de savoir si l’industrie nucléaire pourrait s’acquitter de ses assurances… d’ailleurs si elle pouvait s’acquitter de ses assurances nul doute qu’elle le ferait…

            encore une preuve du collectivisme de ce pays… je me demande encore comment il peut y avoir des libéraux qui soutiennent ce monopole étatique anti-concurrentiel ?…

      • @Riffraff

        ce que l’on sait pour Fukushima, c’est qu’il y a actuellement une prévalence de 30 cas pour 100.000 enfants (-18 ans). vu qu’il n’y a pas de base référentielle pour cette région, on ne peut effectivement rien conclure : on ne peut pas dire non plus que ça n’a pas fait de victime.

  • Mais alors, nous sommes sauvés si c’est l’état qui prend les commandes du nucléaire ….
    Enfin, il faut peut être modérer mon enthousiasme parce que les talents de gestionnaires de nos énarques n’est plus à démontrer … de fiasco en fiasco … l’incurie n’est plus à démontrer et de toute façon tout ce petit monde de privilégiés s’en fiche parce qu’en fin de compte c’est le cochon de citoyen contribuable qui paiera.

  • @marcel, @koalatik

    Vous nous assurez que le nucléaire est inassurable, mais cela ne reste que de l’incantation.

    Calculons :
    * le parc produit ~400 TWh/an
    * considérons un tarif ARENH à 42 €/MWh (~prix coûtant du nucléaire, sans profit, et paradoxalement maximum acceptable par les écolos), largement sous évalué par rapport à la valeur réelle du fait que le prix de l’électricité est un bon moyen de subventionner une clientèle électorale par les hommes politiques
    * cela nous fait une chiffre d’affaire du nucléaire très sous-évalué de 17 G€/an (le chiffre d’affaire d’EDF en France est de ~35 G€)
    * Sur 60 ans, cela nous fait ~1000 G€ de chiffre d’affaire
    * considérons un intervalle de 60 ans entre deux Fukushima en France, valeur très certainement sur-évaluée, ne serait-ce que du fait que les réacteurs français sont dotés de filtres à césium limitant fortement la contamination et de recombineurs d’hydrogène éliminant les risques d’explosion. On peut penser que Fukushima se serait beaucoup mieux passé.
    * considérons un Fukushima à 80 G€
    * cela signifie que le coût de production nucléaire devrait augmenter de ~8% soit 3 €/MWh

    C’est supportable.

    D’autant plus que comme les Français sont presque tous clients d’EDF d’une façon ou d’une autre (DirectEnergie ne fait que trader l’électricité d’EDF achetée à prix coûtant), il n’y a pas beaucoup d’injustice entre clients « irresponsables » d’EDF et client « responsables » d’EDF. Cela signifie que le Français gagne un peu de pouvoir d’achat en échange du risque de devoir payer très cher en cas de sinistre. C’est un choix collectivisé, oui. On peut toutefois choisir de prévoir.

    Cela étant dit, une assurance du nucléaire serait-elle une bonne idée ? Cela compensera les surcoûts de sûreté des réacteurs les plus sûrs en diminution de prime d’assurance, et nos réacteurs pourraient peut-être mieux se vendre que les réacteurs russes ou chinois.

    • tout ce long paragraphe pour nous dire qu’au final c’ est l’ Etat qui est appelé à la rescousse votre démonstration ne me contredit point au contraire la question est de savoir si dans la pratique un assureur privé peut prendre en charge la filière nucléaire la réponse est non tout simplement.
      Quand à la clientèle électorale, EDF comme vous le dîtes est le fournisseur de quasiment tous les français donc vous faîtes également partie de cette clientèle.
      De toute manière le nucléaire français est un des symbole du capitalisme de connivence planqué de lobbies et bourré de subvention c’est d’ailleurs pour ça que le prix de l’ électricité est si peu cher par rapport à d’autres pays, l’ argument du clientélisme n’existe pas tout simplement parce que quelque soit les gouvernements au pouvoir le nucléaire français à toujours subsister grâce à l’Etat.
      Ca me fait vraiment marrer les libéraux français pro nucléaire qui trollent les écolos, peut être à cause de ça que les libéraux sont loin de remporter des échéances électorales ou proposer des alternatives lucides ils sont libéraux quand ça les arrangent, un peu comme les bonnet rouges et les professions libérales moins de taxes, moins d’impôts, moins de charges, mais quand ça va plu on appelle l’Etat à la rescousse.

      • koalatik: « Ca me fait vraiment marrer les libéraux français pro nucléaire qui trollent les écolos »

        Connivence pour connivence, avec le nucléaire vous avez au moins de l’énergie.

  • En quoi est-ce un « canard boiteux »?

  • Well…. Qui marche bien dans le monde aujourd’hui en terme d’export? Les Russes, 100% centralisé et dans les mains de l’état, t qui exportent partout dans le monde). Donc, l’histoire étant un éternel bouclage, pourquoi pas???? On évitera enfin les disputes publiques entre AREVA et EDF si dommageables à notre image à l’étranger!

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