De l’insoutenable violence policière de l’État

Quelle solution pour éviter l’escalade de la violence policière ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

De l’insoutenable violence policière de l’État

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 avril 2015
- A +

Par Natasa Jevtovic.

Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, licence Creative Commons)
Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, (CC BY-NC 2.0))

 

N.B. : Les citations qui émaillent l’article ont été recueillies par l’auteur auprès de victimes et de témoins de violences policières.

Le mois d’octobre marquera le dixième anniversaire de la mort de Zied et Bouna, deux adolescents de Clichy sous Bois électrocutés en voulant échapper à un contrôle de police. Ils n’avaient commis aucun délit, mais ne voulaient pas se retrouver en garde à vue en plein ramadan, chose qui peut arriver à n’importe quel jeune Français issu de l’immigration, contrôlé sans raison, si ce n’est le délit de faciès. Suite à cet événement, une insurrection a embrasé la France entière pendant trois semaines, dénonçant ce que Guy Sorman a appelé « l’apartheid anti-jeunes ». Dix ans plus tard, rien n’a changé et nous en sommes toujours au même point.

« Une fois, à la sortie d’un chantier où je travaillais, la police est arrivée pour un contrôle d’identité et j’ai été écarté des autres ouvriers. C’était un contrôle banal qui s’est déroulé sans incident, seulement ça m’a fait mal d’être le seul à être contrôlé, juste parce que je suis étranger.
— Et pourtant, tu es Français ?
— Oui, mais je ne suis pas blanc, je suis d’origine pakistanaise. »

En 2009, l’écrivain Frédéric Beigbeder a été placé 36 heures en garde à vue pour avoir consommé de la cocaïne sur le capot de sa voiture. Il a obtenu le prix Renaudot pour Le roman français, le livre dans lequel il dénonce les conditions de sa détention, même si plusieurs passages ont été censurés, ses avocats craignant des poursuites pour outrage à magistrat, fait étonnant dans un pays qui manifeste en brandissant des crayons pour défendre la liberté de parole. Cet événement a surtout démontré qu’une garde à vue peut arriver à tout le monde, la moitié de la population du pays étant recensée dans le fichier STIC de la police nationale. La France est le seul pays européen où la garde à vue est possible en l’absence d’un délit grave, juste pour la nécessité d’une enquête, en présence d’un simple soupçon d’infraction commise.

« J’ai une tête d’arabe et un prénom arabe, mais ma mère a épousé un Français et j’ai un nom de famille français. Du coup, j’ai fait plusieurs gardes à vue car la police pense que j’ai des faux papiers. C’est pour ça que je m’entraîne au free fight, pour bloquer leurs coups avec une clé de bras. »

Dans un contexte économique et social explosif, gangrené par la crise et le chômage, les manifestations pacifiques sont de plus en plus réprimées par les forces de l’ordre. Tel est l’exemple des Veilleurs, un mouvement de désobéissance civile dont les membres se rassemblent devant les ministères et brandissent des bougies pour protester contre la politique gouvernementale. Sa devise est celle de Thomas More consacrée à la liberté de conscience : « C’est cher d’être libre. Mais le dernier des esclaves peut l’être s’il accepte de payer. » Et pourtant, les interpellations sont tellement nombreuses que le mouvement a dû publier une page d’aide juridique pour soutenir les manifestants en garde à vue.

Le Syndicat de la magistrature a également publié « Le guide du manifestant arrêté » téléchargeable sous format PDF qui explique en grands détails le déroulement de la procédure d’arrestation afin de protéger les droits des intéressés. Si les médias ont amplement commenté la mort de Rémi Fraisse, un militant écologiste de 21 ans tué alors qu’il manifestait pacifiquement contre la construction d’un barrage dans le sud de la France, les autres victimes sont passées sous silence. Selon une recherche publiée par le CFJ, Centre de formation des journalistes, entre 2005 et 2015 il y a eu 54 morts à la suite de violences policières.

« Comme j’ai grandi dans une cité, les gardes à vue, j’en ai fait plus de cinquante dans ma vie, et ce depuis l’âge de onze ans. Une fois, j’en ai fait même deux dans une seule journée. Un pote à moi s’est approché trop près d’un scooter et les flics nous ont embarqué tous les deux. Si tu vas d’un point A à un point B, tu peux y échapper, mais dès que tu t’attardes dans la rue tu risques un contrôle de police. Ils cherchent à te provoquer pour que tu les insultes, afin de t’embarquer pour outrage à agent. Ils cherchent à t’humilier avec les fouilles au corps. Une autre fois, ils m’ont fait remonter toute l’avenue à pieds, pour que tous les voisins puissent me voir menotté. Arrivé au poste, j’ai lancé à l’agent d’accueil que demain matin je serai dehors, tandis que lui sera coincé là jusqu’à la fin de sa carrière. En réalité, ce sont des incompétents. La dernière fois qu’ils ont fait une perquisition chez moi, ils ont oublié leur flash-ball. Je me souviens encore, à côté de la gare de l’est, ils m’ont passé à tabac sans aucune raison, je devais avoir 17 ans. Ou la fois où je devais partir en vacances avec ma copine, j’ai raté le vol car j’étais en garde à vue ; elle est partie toute seule et m’a quitté. Aujourd’hui encore j’ai été contrôlé à la gare du nord, je devais prendre un train pour l’Allemagne. Les policiers m’ont demandé ma nationalité, j’ai répondu que j’étais Français et ils m’ont alors demandé mon billet. Et pourtant aujourd’hui, à l’âge de 24 ans, mon casier judiciaire est toujours vierge. »

En 2013, lorsque les émeutes ont éclaté à Grigny suite à un contrôle d’identité, il y avait eu un réel décalage entre la version édulcorée relayée par les médias traditionnels et les informations qui ont pu être recueillies sur les réseaux sociaux, où on trouvait des vidéos montrant des policiers insultant les citoyens. Ministre de l’Intérieur à cette époque, Manuel Valls avait conseillé aux Français de s’informer dans les médias traditionnels plutôt que de consulter les réseaux sociaux, mais sans succès. Le ministre a fini par imposer aux fonctionnaires de porter un matricule en évidence et de vouvoyer les citoyens.

« Je me suis faite agresser dans la rue par un individu qui a voulu arracher mon sac. Couverte d’hématomes, je suis allée au commissariat pour déposer une plainte contre X pour violences volontaires. Les policiers m’ont conseillé de porter plainte pour tentative de viol, afin d’éviter un classement sans suite de ma plainte. Lorsque j’ai fait remarquer que je ne pouvais faire une déclaration mensongère, ils m’ont répondu que si l’auteur n’était pas arrêté, et qu’il arrivait la même chose à une autre femme, j’en serais responsable. Un mois plus tard, un officier de la PJ m’a convoquée pour obtenir davantage de précisions et m’a traitée comme si j’étais l’auteur du délit. Il m’a reproché de faire perdre mon temps à la police et m’a suggéré de retirer ma plainte car l’auteur des faits ne serait de toute façon jamais appréhendé. J’ai alors signé un document. Le même officier m’a téléphoné le même jour pour s’excuser de son comportement et me rencontrer de nouveau car je détenais un objet portant les empreintes de mon agresseur. Il s’est alors déplacé à mon domicile, et m’a proposé une liaison sans lendemain, il était marié, mais appréciait les filles de l’est aux jolies formes. »

Il existe beaucoup de sites associatifs qui recensent les violences policières, bien que le plus connu parmi eux, Copwatch France, ait été interdit par la justice. Beaucoup sont consacrés aux injustices subies par les sans-papiers, souvent mariés à des Français ou parents d’enfants européens, ce qui rend leur expulsion illégale. Suite à une décision de la justice européenne, ces derniers ne peuvent plus être mis en garde à vue, le fait de ne pas avoir de papiers ne constituant pas un délit ; depuis, ces personnes sont placées en rétention administrative et perdent même les droits dont elles bénéficiaient lorsque leur garde à vue était envisageable.

« Je me suis battu avec un homme dans le quartier et je lui ai déchiré sont tee shirt. Soudain, un homme casqué s’est mis à me donner des coups et je l’ai frappé aussi. Il s’est avéré que c’était un policier, et il m’a embarqué. Une fois au poste, ils ont apporté un couteau et voulaient que je reconnaisse qu’il m’appartenait, ce qui était faux. Je suis resté 24 heures en garde à vue sans manger ni dormir. À cinq heures du matin, ils m’ont apporté un document en me disant que je pouvais sortir si je le signais. Après l’avoir lu, j’ai refusé de le signer car j’y reconnaissais que le couteau m’appartenait. »

Les violences policières en France sont régulièrement dénoncées par les ONG. La dernière en date, celle de Human Rights Watch publiée en janvier 2015, dénonce les violences gratuites subies par les demandeurs d’asile, ceux qui ont perdu leurs familles et foyers dans la guerre et qui ont demandé la protection de notre pays.

« Une fois, j’ai été en garde à vue pendant 72 heures et j’ai commencé à être agité car c’était anormalement long, et on me laissait dans l’ignorance. Un policier m’a frappé derrière la tête avec une  matraque et je me suis évanoui. Lorsque j’ai repris connaissance, j’ai constaté que mes vêtements étaient couverts de crachats. »

Quant à ceux qui s’adressent à la police pour demander une protection ou obtenir un renseignement, obtiennent-ils satisfaction ? Ils sont souvent dissuadés de porter plainte. Lorsqu’ils recherchent une personne disparue, on leur répond que les gens sont libres de disparaître sans laisser de trace et que le chagrin des familles n’est pas forcément signe d’une disparition inquiétante. L’enquête décrite dans le poignant film « 24 jours » consacré à la mort d’Ilan Halimi, kidnappé, séquestré et mort de faim alors que la famille avait réuni les fonds pour payer la rançon, montre que la police ne parvient même pas à remplir son rôle principal, celui d’assurer la protection des citoyens.

« Aujourd’hui, à Aulnay sous Bois, j’ai vu quatre hommes avec une kalachnikov en évidence, dans une voiture, et je me suis dit qu’ils devaient être sur le point de faire un braquage.
— Ils ne portaient même pas de cagoules ?
— Ben non, sinon, comment vont-ils conduire ?
— Et personne du quartier n’a songé à prévenir les autorités ?
— Personne, et moi je me suis dit que je leur souhaitais bonne chance. »

Si la police nationale perd la confiance des citoyens, pourquoi ne pas la privatiser ? Dans les années 1970, en comparant les statistiques de plusieurs pays, Édouard Savas a démontré que le secteur privé est toujours deux fois moins cher que le secteur public pour un service collectif équivalent1. David Friedman, fils du célèbre économiste et prix Nobel Milton Friedman, nous a montré que même les forces de police et de défense nationale peuvent être gérées par le secteur privé. La privatisation de la police est non seulement dans l’intérêt des citoyens contribuables car elle réduit les dépenses publiques, mais aussi car le secteur privé obéit à la logique de rentabilité et ne prend pas en compte les paramètres tels que l’origine sociale ou ethnique des éventuels auteurs des délits. Si la privatisation est basée sur une communauté d’intérêts, le principe si cher aux libéraux, elle mettra fin au racisme sous toutes ses formes et apportera la paix sociale.

  1. Guy Sorman, La solution libérale, éditions Fayard, Paris, 1984, p. 213-214.
Voir les commentaires (40)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (40)
  • La police a en son sein des voyous, des brutes, des racistes, des fascistes, comme chez les politiques, les magistrats, les curés, les plombiers, etc…
    Il est exact que l’on attend des flics une conduite exemplaire même en face de petites frappes, de salopards qui foulent au pied, eux aussi, la dignité humaine. Je pense que cela ne doit pas être facile d’être confronté à cette racaille.
    Les sans-papiers sont adorables car vierges de toutes infractions selon la bonne conscience du progressiste. Oui, nous devons respecter leur dignité en tant qu’humain. Mais eux, nous respectent-ils ?
    C’est comme la solidarité dans ce pays en déliquescence : toujours imposée, jamais récompensée.

  • Article à charge de manière excessive..

  • Je suis totalement pour une privatisation de la police pour éviter ne nombreuses dérives mais soyez sérieuse:

    « la mort de Rémi Fraisse, un militant écologiste de 21 ans tué alors qu’il manifestait pacifiquement contre la construction d’un barrage »

    Rémi Fraisse n’était pas innocent, une faisait parti d’une faction marxiste armée et violente qui occupait des terres. Dans un pays libéral ce genre de mouvement dont les techniques de guérilla s’inspirent des FARC auraient rapidement été virés par une milice de paysans armée ou une société privé de sécurité.

  • Article bizarre où l’on sent principalement un manque de réflexion sur le sujet. C’est donc le reflet de l’opinion de l’auteure, qui ne s’appuie sur pas grand chose, donc d’un intérêt tout à fait limité.
    Il suffit de comparer le nombre de policiers blessés par des « civils » et le nombre de civils blessés par des policiers pour constater que « l’insoutenable violence » n’est pas forcément là où elle croit qu’elle est.
    On l’espère mieux inspirée dans la finance…

  • La police est dans la même état que la société : en pleine déliquescence . Votre article souligne des abus qui je pense sont réels.
    Maintenant , quand on compte le nombre de victimes , les morts et blesses parmi les forces de l’ordre sont nettement plus nombreux , le rapport de force n’est donc pas celui que vous souhaitez montrer . Dans les banlieues , ceux qui ont peur, ce sont les policiers . J’attends votre article sur le point de vue côté forces de l’ordre .

    • J’ajouterai que si la police se montre aussi coupable de tout ces méfaits, on ne peut les en dédouaner, mais le premier responsable est définitivement l’état, qui n’assure pas une politique clairement définie pour assurer la sécurité de ses citoyens, et l’égalité de tous devant la loi.

      Au lieu de cela, la police est utilisée comme un outil au gré des intérêts politiques du moment, ou de l’image que tel ou tel gouvernement veut se donner. L’injustice vient de l’état, qui réprime tel mouvement pour favoriser tel autre, favorise des condamnations légères pour tel groupe « fôpastigmatisé » tandis qu’il se montre implacable envers tel autre qui serait « nauséabond », et prouve une bonne fois pour toute que la séparation des pouvoirs n’existe pas en république bananière française.

      Enfin, donner nos impôts à toutes sortes d’associations de défense de la veuve et de l’orphelin fictif, pourvu qu’elles soient dans un combat « progressiste » de gauche, ou à une politique culturelle lamentable, tandis qu’on ne cesse de réduire les moyens de la police, la gendarmerie et l’armée, il ne faut pas ensuite s’étonner que les policiers soient totalement débordés, et vous envoie balader sans fausse politesse quand vous requérez leur intervention.

      Avant de condamner cette police qui commet ces méfaits, commencez par lutter contre les vrais responsables, ces bandits que sont les représentants de l’état.

  • …la mort de Rémi Fraisse, un militant écologiste de 21 ans tué alors qu’il manifestait pacifiquement contre la construction d’un barrage dans le sud de la France…
    Je me suis arrêté là.

    • Allons, cette maladresse ne doit pas faire oublier le reste des propos de Natasa et que celui qui n’a jamais été aux prises avec un flicaillon sûr de son pouvoir lui jette la première pierre. Pour ma part c’est ès qualité de conducteur automobile et j’imagine que nous sommes nombreux dans ce cas.

      Bien sûr que la Police doit être irréprochable pour maintenir la confiance qui fait sa véritable force Mais peut être que si on les emmerdait moins quand ils cognent un peu fort sur un éco-terroriste ou un truand parfaitement identifié et absolument en tort, les policiers seraient moins tentés de se passer leurs nerfs sur tout ce qui passe à leur portée et qui parait moins dangereux.

      Mais nos politiques ont bien d’autres chats à fouetter et de journalistes accortes à trousser.

      • heu, il y a une différence entre un flic agressif (j’ai déja été confronté à des flics désagréables) et un flic qui commet une bavure

  • votre dernier lien ne marche pas. voici le bon lien: http://daviddfriedman.com/The_Machinery_of_Freedom_.pdf

  • tout d’abord, cet article est un article à charge. j’aurais préféré un article un peu plus impartial et un peu plus objectif. en plus, cet article cite un ensemble de témoignage (rien ne dit qu’ils sont vrais même si je pars du principe qu’ils le sont sauf si on m’apporte la preuve du contraire. cependant, il y a des grandes chances pour que ces témoignages ne présentent qu’une partie de la vérité. c’est juste une version. j’aimerais bien avoir la version des policiers. dans ce genre de cas, les gens présentent tjs une version qui leur est favorable. alors même s’ils ont réellement vécus des bavures policières, cela ne veut pas dire qu’ils ont présenté toute la vérité (certains ont pu avoir été agressifs avec les policiers,ect)) mais ne dresse en rien un tableau global des violences policières (combien en y a t il par ans, combien de policiers en commettent, conbien y a t il de victimes,…). toute police commet inévitablement des bavures, il y aura tjs des témoignages de gens qui commettent des violences policières même si globalement il y a peu de violences policières. « Les violences policières en France sont régulièrement dénoncées par les ONG » perso, je préfèrait des sources un peu plus indépendantes (par exemple comme des instituts indépendants ou bien des organisations internationales) car les organisations des droits de l’homme sont très partiales. en plus, elles sont très favorables aux demandeurs d’asile. c’est bien de faire le constat qu’il y a des violences policières mais il faut peut être en chercher les causes. comment voulez vous proposer des solutions sans connaitre les causes des violences policières ?? pour moi, le laxisme de la justice explique en grande partie les violences policières: les policiers en ont marre de voir l’impunité dont disposent la plupart des délinquants donc cette frustration se transforme en violence. perso, moi même et les gens de mon entourage nous avons jamais été victimes de violences policières (cela ne veut pas dire qu’en général, si on traite les policiers de manière respecteuse, il est rare qu’ils commettent des violences policières), il est vrai que je ne fais pas confiance en la police mais c’est parce qu’elle est inefficace à cause du fait qu’elle passe plus de temps à s’occuper des routes que de la délinquance. si vous considérez que les policiers francais sont violents allez aux usa où les flics ne rigolent pas mais au moins, ils sont très compétents. pour moi, il faut réformer la police pour la recentrer sur sa fonction première: lutter contre la criminalité mais c’est avant tout la justice qu’il faut réformer (resteindre le champ pénal et mettre fin au laxisme de la justice francaise,…). je ne vois pas en quoi la privatisation de la police mettrait fin aux violences policières. je suis totalement opposé à ce genre de privatisation : l’état doit s’occuper des fonctions régaliennes (la sécurité est l’une des premières fonctions de l’état). il faut aussi donner plus de moyens aux policiers. car l’une des causes des violences policères c’est la difficulté du métier de policier (stress,…) en recentrant les fonctions de la police et en lui donnant plus de moyens vous diminuez les difficultés du métier de policier. proposer de privatiser la police est juste irréaliste (jamais on appliqueras cette solution). c’est mieux de proposer des solutions plus réalistes. je trouve que la raisonnement de l’auteur est très bancal: il y a des problèmes dans la police donc privatisons. si vous privatisez la police, autant qu’il n’y ait plus d’état (quelles fonctions l’état peut assumer si ces fonctions premières sont privatisées). l’anarchocapitalisme est une utopie.

  • Existe-t-il un site qui recense les infractions de toute nature commises dans les zones de non droit?
    Ce site recense -t-il aussi les exactions ressemblant à des scenes de guerre commises par les milices d’extreme gauche Antifa
    Le dernier moyen de défense des gendarmes mobiles,la grenade offensive,leur ayant ete supprimé,y a-t-il le site qui réclame maintenant de les priver de casques,protection d’épaules et genoux ,et bien sur sifflet à roulette!

  • Le libéralisme n’est pas une religion, citer des auteurs dit libéraux pour justifier ses convictions est tout aussi crétin et insultant pour l’intelligence de vos lecteurs que de nous cracher à la figure le catéchisme socialiste… Tous les auteurs, qu’ils soient libéraux, marxistes, socialistes, si ils ont été lus et relus, c’est parce qu’ils ont écris des choses importantes et aussi pas mal de conneries…. Être un libérale, c’est accepter d’être libre et responsable, si vous voulez privatiser la police, expliquez nous par A+B en quoi cela résoudra les maux que vous dénoncez, quels sont les objectifs à atteindre (pour info le monde parfait des chatons gentils, c’est dans vos rêves) et par quelles mesures simples et concrètes vous pensez pouvoir y arriver… Le reste, tout le reste n’est que blabla de socialiste qui se cherche désespérément une nouvelle religion pour justifier la défense de ses croyances et intérêts ici le mythe catholique du pôvre = gentil…

  • Non serieusement? privatiser la police? Je suis un libéral convaincu. L état doit arrêter de s occuper de tout et n importe quoi mais il doit assurer le régalien. C est quoi l étape suivante? La justice prive? La loi du talion?

    Et on a tous été confronté un jour ou l autre un cowboy limite abruti qui sous prétexte qu il porte un insigne se croit tout permis ou qui ferme les yeux si vous avez des atouts féminins adéquat. Tout comme il y a des dérapages qui doivent etre sanctionner de manière très ferme sans l absolution traditionnel corporatiste qu on entend souvent de la part des syndicats policier. Il faut etre très ferme et plus que pour un citoyen lambda car un policier est le dépositaire de la puissance publique; il doit etre irréprochable.

    Delà á faire une généralité sur les forces de l ordre c est comme dire que tous les jeunes de banlieue sont des bruleurs de voiture

    Dernier point. oubliez pas que si les forces de l ordre nous font chier sur les routes. Ce n est que la conséquence des volontés politiques.. Faut arrêter de se tromper de responsable.

    • La justice privée existe déjà. Ça s’appelle l’arbitrage et la médiation. Sans forcément privatiser la police, la décentraliser et la mettre sous surveillance aiderait un peu.

  • Vous confondez absolument tout. Un contrôle ne peut se faire, par définition, qu’au faciès, et pour une bonne et simple raison : l’habitude. Quand les flics se retrouvent face à des délinquants qui ont systématiquement le même profil, il est normal qu’ils se méfient en priorité des gens ayant les mêmes caractéristiques physiques et comportementales.
    La répression brutale contre les Veilleurs est de nature très différente : il ne s’agit plus de lutter contre la criminalité, mais de faire taire une opposition politique relativement pacifique.
    Mon conseil : allez donc faire un peu de terrain dans les coins « sensibles », vous comprendrez mieux la réalité. Un groupe de jeunes à capuches est nécessairement plus suspect qu’une grand-mère avec un panier de provisions.

    • J’ajoute également que l’exemple de Beigbeder est tout simplement risible : il a commis un délit et il s’est retrouvé dans la situation de n’importe quel voyou. Les fics n’allaient tout de même pas lui payer une chambre au Ritz. Je rappelle à la personne qui a écrit cet article que la possession et la consommation de cocaïne constituent des délits, et donc que Beigbeder auraît dû avoir au moins le courage de ne pas se plaindre quand il se fait choper.
      Les articles de Contrepoints sont en général de très bonne qualité, je suis étonné de trouver ici cette copie de niveau deug de sociologie qui pourrait à la rigueur être écrite par un stagiaire chez rue89.

      • Moi j’aime bien celle la :

        « Ou la fois où je devais partir en vacances avec ma copine, j’ai raté le vol car j’étais en garde à vue ; elle est partie toute seule et m’a quitté. »

        Soit c’était une s… pour le laisser ainsi en plan (et la police lui a rendu service), soit plus vraisemblablement elle en avait marre d’un lourdaud incapable de se tenir à carreau 2 minutes pour ne pas lui gâcher ses vacances …

    • Dans un pays libre, on ne devrait pas avoir à se soumettre à un contrôle d’identité si le policier n’a pas de suspicion raisonnable que l’on ait commis un crime.

      • Dans un pays libre, la justice devrait punir les criminels comme il se doit et ne pas s’acharner sur les citoyens honnêtes. Dans un pays libre, les flics devraient pouvoir tabasser les criminels sans qu’on s’en émeuvent, et foutre la paix aux automobilistes. Dans un pays libre, tout citoyen honnête devrait pouvoir posséder une arme et avoir le droit de tirer sur quiconque s’introduit sans y être invité dans sa propriété privée, surtout de nuit et à travers une fenêtre dont les barreaux ont été préalablement sciés. Dans un pays libre, les zadistes ne devraient pas pouvoir occuper illégalement une propriété priver, pas même 10 minutes. Dans un pays libre, le crime ne proliférerait pas en toute impunité, et donc les citoyens ne seraient pas suspects à la moindre occasion.

  • Il me semble que ces dérives sont la conséquence directe d’un État faible avec les forts et fort avec les faibles.

    • Vous avez hélas, tout compris. La société française dans sa globalité est malade. Souffrons, que sa police soit son reflet bizarroïde.

  • Article truffé d’assertions invérifiables, et je ne ferai pas confiance à n’importe quelle ONG pour les vérifier.
    Quelques points, toutefois:
    Beigbeder en GAV pour consommation de cocaïne au vu et au su de tout le monde. Que n’aurait-on pas entendu si la Police n’avait rien fait!
    Une personne en GAV 72 heures: pour quel délit ? Certainement pas un petit.
    La procédure de « recherche dans l’intérêt des familles », pour les disparitions non inquiétantes, n’existe plus depuis avril 2013. Mais une recherche peut tout de même être faite si des indices font supposer que la personne disparue est en danger.
    Une Police privatisée! Qui pourra garantir qu’elle sera au service de l’intérêt général, et non de celui de particuliers ? Qui la financera, et comment ? Qui la contrôlera ? Y aura-t-il des polices concurrentes ? Si oui, comment les conflits entre polices concurrentes seront-ils réglés ?

    • c’est quoi l’interet general?

      • Il est galvaudé par les socialistes mais je crois qu’il a quand même un sens dans l’application des règles de bases de la société : tu ne tuera point et tu ne volera point. Pour ces règles, il ne peut pas y avoir de compromis, de contrat, de négociation, de loi « de la majorité », ou de bien-pensance : l’intérêt est universel au sein de la société car celui qui refuse ces règles s’exclue lui-même de toute société.

        • En gros c’est un mélange de droit naturel et de pression sociale selon vous ? ça n’empêche pas de privatiser la police.

    • J’espère bien que lorsque je vais déposer une plainte, la police sera au service de mon intérêt particulier.

  • Police privatisée ? Pendant que l’on y est, créons des milices d’autodéfense. Supprimons aussi la justice pour pendre haut et court tout contrevenant à  » l’ordre nouveau » de ces milices.
    STUPIDE !

    • « Pendant que l’on y est, créons des milices d’autodéfense. »

      Pourquoi pas ? C’est plutôt une idée brillante, les citoyens auraient de nouveau le contrôle sur leur sécurité. Sans oublier de rétablir le droit de posséder des armes à feux.

  •  » David Friedman, fils du célèbre économiste et prix Nobel Milton Friedman, nous a montré que même les forces de police et de défense nationale peuvent être gérées par le secteur privé.  »
    Il n’a rien montré du tout, il s’est contenté de l’affirmer.

  • Pas du tout convaincu, mais de temps en temps il faut accepter d’avoir des avis divergeants.
    Lorsque je vois le comportement de tous ces voyous qui insultent la police leur crache dessus, je trouve bien au contraire qu’elle n’applique pas la loi qui veut que l’outrage aux forces de l’ordre est contraire à notre législation.
    Concernant les deux fugueurs,donner l’excuse du ramadan n’a rien à voir avec leur comportement délictueux. Il est bien spécifié qu’il y a danger de mort à pénétrer dans des transformateurs, à moins qu’ils ne sussent pas lire, ils étaient en effraction et ont provoqué leur propre mort.
    On peut me contrôler 10 fois dans la journée si cela évite des attentats et ramène un peu de paix je suis très content,
    Depuis plus de cinquante ans la police a baissé beaucoup dans ses comportements agressifs
    D’autres que moi on dit que c’ètait un article à charge et je partage leur opinion pour une tendance au politiuqement correct

  • Article a charge contre la police et rien de plus, il n’y a rien d’autre a par une série de témoignage( pas forcément vrai) et d’élucubrations post marxiste.

    Privatiser la police ? et pourquoi donc ? qui financera ce machin ? qui le dirigera ?

    Bref un non sens, le rôle d’un État étant d’assurer la stabilité et le respect de la loi, le marché n’a rien a faire dans ce domaine.

    Remi Fraisse ?

    Un vulgaire délinquant armée d’un cocktail molotov et s’étant battue contre la police, pas un innocent donc.

     » Zied et Bouna »

    délit de fuite comme on dit, après ce n’est pas la faute des agents de police si les délinquant qu’ils poursuivent sont assez idiot pour allez se réfugier dans une transformateur électrique…

    « Frédéric Beigbeder  »

    Fumer de la coke est un délit, il est normale que la police fasse respecter les lois.

    « Le Syndicat de la magistrature  »

    Il est vrai qu’un syndicat d’extrême gauche connus pour son laxisme est une source très fiable.

    « Si la police nationale perd la confiance des citoyens »

    Justement les citoyens ont une total confiance en leur police…

    http://www.jeanmarcmorandini.com/article-330672-sondage-les-francais-ont-une-bien-meilleure-opinion-des-gendarmes-que-des-policiers.html

    En décembre 2014, 65% des sondés avait une bonne opinion de la police.

    Et ce nombre doit être bien plus élevé aujourd’hui.

  •  » Insoutenable violence policière de l’ Etat  » Tout à fait voici 2 petits exemples :
    Dans le pays voisin de la Serbie ( un ancien pays communiste ! ) Croatie une votation du peuple fut autorisée pour le mariage homo alors qu’ en France ce dit  » mariage  » a été imposé de gré ou de force au peuple
    et l’ autre
    Cotiser pour la Sécurité Sociale en payant de la csg , crds .et payer 100% de ses frais médicaux c’ est possible en France le savez vous ? une escroquerie légalisée et par qui ?

    • Quand Contrepoints a-t-il soutenu le FN et les abus de l’Etat? La théorie libérale-libertarienne consiste à limiter le pouvoir de l’Etat le maximum possible, donc quand le FN propose de nationaliser et de choisir qui peut venir chez moi, il est normal que Contrepoint le dénonce. De même que lorsque les flics font des abus envers la population il est normal de les dénoncer, il faut arrêter d’être de gentils citoyens dociles et bisounours aussi.

      • aucun libéral ne défend le fait de privatiser la police ou la défense nationale, cela s’est défendu par les anarchocapitalistes et certains libertariens, ces gens sont clairement des utopistes. si vous voulez dénoncé les violences policières de manière efficace, il faut mieux faire un article un peu plus impartial et objectif. car cet article est clairement un article anti flic ne dressant aucun tableau global de la situation et non donnant pas les causes des violences policières.

  • Après deux articles anti-fn et un article anti flics, je ne reconnais plus Contrepoints. Ce site tente-t-il, comme nos politiques, de ratisser large au niveau des lecteurs ? les extrêmistes de gôche, comme ce « pauvre » Rémi Fraisse lâchement tué par des flics « pourris », ne lisent pas Contrepoints. Des flics ou/et des électeurs du fn sont par contre plus à même d’y faire un tour… non pas pour « fliquer » mais par conviction.

    • Vous devez débarqué, vous. Car Contrepoints a toujours publié des articles anti-FN.

      « … par conviction. »
      😆
      Allons, un peu de sérieux. Toutes les idées frontistes sont à l’exact opposé de celles défendues par les libéraux.

    • Le FN défend une soumission totale de individu à l’état, il ne vaut pas mieux que les gens dont vous parlez…

  • Un vrai réquisitoire contre la police , c’est hélas comme ça que je qualifie ton papier. Un véritable procès contre une institution qui est chargée de notre sécurité. Vous , les nihilistes vous vivez de violence et vous refusez les règles de vie communes, vous vous arrogé le droit de jeter l’anathème sur les institutions , préférer la violence comme instrument de communication et désigner d’un doigt accusateur ceux et celles en dehors de votre registre idéologique et politique. Votre stratégie de stigmatisation est hélas ubuesque et participe en vérité qu’à servir vos intérêts. La violence n’a jamais été une réponse aux péripéties de la vie, par contre la compréhension , le recul et une réelle capacité d’échange peut aider à dénouer toutes formes de violence. Mais a défauts d’une attitude de compréhension , vous préférez être toujours dans une posture défensive parce que incapable de communication. Chère Natasa, tu es comme un tsunami , ton orgueil puéril et ton manque d’intelligence comme la violence qui t’habite finira un jour par t’emporter.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

À la suite de la réforme de la Constitution française de juillet 2008, des circonscriptions législatives sont créées à l'étranger pour permettre aux Français établis hors du pays d'élire des députés à l'Assemblée nationale, les Français hors de France n'étaient auparavant représentés qu'au Sénat.

Ces députés, au nombre de 11 (un par circonscription hors de France), ont été élus pour la première fois lors des élections législatives de 2012. Les Français établis hors de France ont voté pour la seconde fois lors des élections législatives... Poursuivre la lecture

À l’issue du second tour, les Français ont donc renouvelé leur confiance au président sortant Emmanuel Macron.

Pour réaliser cet article, nous nous sommes basés sur le programme officiel du candidat, le même que ceux diffusés à l’ensemble des Français. 

Le président réélu a promis le doublement des forces de l’ordre sur la voie publique, messageries instantanées pour créer un meilleur dialogue entre les a... Poursuivre la lecture

Président d’un petit collectif « Les Citoyens Avec la Police », ancien policier auxiliaire au temps du service militaire, je n’ai jamais caché ma sympathie et mon admiration pour les forces de l’ordre de notre pays. Mais là encore, Emmanuel Macron a réussi à monter une grande partie des citoyens contre leur police (leur car ce sont eux qui payent).

Nous sommes loin (et pourtant la blessure est encore vive) des gestes de solidarité à l’égard de ceux qui étaient des héros de la lutte contre le terrorisme islamique. Même le chanteur anarc... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles