Le mythe des 97% de consensus sur le changement climatique

climat sceptique

Quelle est l’origine de l’idée fausse que presque tous les scientifiques sont d’accord sur le réchauffement climatique ?

Quelle est l’origine de l’idée fausse – constamment répétée par le président Obama, les médias et d’autres – que presque tous les scientifiques sont d’accord sur le réchauffement climatique ?

climat sceptiqueIl continue d’être prétendu que « 97% des scientifiques sont d’accord sur le fait que le changement climatique est avéré, d’origine humaine et dangereux ». C’est ce que le ministre des affaires étrangères américain [Secretary of State, NDT] John Kerry a déclaré lors de la cérémonie de remise des diplômes aux étudiants de l’Université de Boston [Boston College, NDT]. C’est ce que le président Obama a dit lors de son discours sur l’état de l’Union et dans un tweet récent.

Il y a seulement un problème – mis à part le fait que cette affirmation est actuellement utilisée pour aider à justifier des politiques et des réglementations qui provoquent la fermeture de centrales à énergie fossile et paralysent notre économie : cette affirmation est complètement fausse. Comme Joe Bast, président du Heartland Institute, et Roy Spence, climatologue, le montrent très clairement dans l’article cité ci-dessous, les publications scientifiques utilisées pour créer et perpétuer l’argument du consensus à 97% souffrent de défauts sérieux et fondamentaux. Le prétendu consensus n’existe tout simplement pas ; et il représente encore moins quoi que ce soit qui s’approche, même de loin, de 97%.

 


 

Le mythe des 97% en faveur du changement climatique

Quelle est l’origine de cette idée fausse que presque tous les scientifiques sont d’accord à propos du réchauffement climatique ?

Par Joseph Bast et Roy Spencer

Le ministre américain des affaires étrangères [Secretary of State, NDT] John Kerry, le président Obama et d’autres prétendent fréquemment que le changement climatique aura « des conséquences gravissimes » et que « quatre-vingt dix-sept pour cent des scientifiques sont d’accord sur le fait que le changement climatique est avéré, d’origine humaine et dangereux ». En réalité, cette affirmation est fantaisiste. Le prétendu consensus provient d’une poignée de sondages et de statistiques reposant sur le comptage de résumés de publications scientifiques – dont la totalité ont été réfutés par de la recherche plus fiable.

Naomi Oreskes est une source fréquemment citée. Elle prétend avoir examiné les résumés de 928 articles scientifiques et constaté que 75% soutiennent l’idée que les activités humaines seraient responsables de l’essentiel du réchauffement observé sur les 50 dernières années, alors qu’aucun n’a exprimé d’opinion directement opposée. La définition du consensus de Mme Oreskes inclut le critère d’une influence « d’origine humaine » mais pas celui du « danger » – et exclut des multitudes d’articles de scientifiques éminents qui remettent le consensus en question. Elle oublie également de prendre acte qu’une étude publiée dans le journal Nature a noté que les résumés des publications scientifiques contiennent souvent des affirmations qui ne sont pas démontrées dans les publications proprement dites.

Une autre source fréquemment citée en faveur du consensus est un article dans Eos: Transactions of the American Geophysical Union. Cet article fait état des résultats d’un sondage en ligne en deux questions adressé à un panel de scientifiques, et prétend que « 97 pour cent des climatologues sont d’accord ». La plupart des scientifiques qui doutent fortement d’un réchauffement climatique catastrophique d’origine humaine répondraient néanmoins « oui » aux deux questions. A contrario, le sondage reste muet sur le fait que l’impact des activités humaines – ou l’augmentation de température – soient ou non assez importants pour constituer un problème. Il omet également d’inclure les scientifiques les plus à même d’être au fait des causes naturelles des changements climatiques.

Rien ne permet de prétendre que 97% des scientifiques croient que le changement climatique d’origine humaine soit un problème majeur.

Lire le reste de l’article (en anglais).


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