UMP, l’Union pour la Mendicité Populiste de Copé et Sarkozy

Faut-il confier la gestion du pays à un parti endetté ? Sans honte Copé et Sarkozy relancent l’UMP, l’Union de la Mendicité Populiste.

L’UMP est presque ruinée. Financièrement s’entend car politiquement le point de non-retour désastreux a déjà été atteint lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et ce dernier se voit obligé, pour de vulgaires questions de financement public, de faire un retour forcé et forcément inélégant.

Fini le vrai faux suspens du grand come-back politique alimenté par les analyses blablatesques des journalistes d’astreinte. Finie la sérénité d’un retour rendu évident par l’incompétence caractérisée d’un équipe gouvernementale qui coule comme un Batho sur Duflot d’inepties et de Montebourdes en tout genre.

Personnellement c’est bien ce que je reprocherais le plus aux socialistes au pouvoir : être capables de remettre dans la tête des électeurs l’idée absurde que l’UMP est une alternative politique valable et de faire oublier à quel point ce parti a alourdi la dette publique ces cinq dernières années au lieu de réduire drastiquement les dépenses de cet État confortablement installé dans un train de vie sociale suicidaire, tel un passager sans destin.

Illustration : Def.

Suite à la décision du Conseil Constitutionnel de refuser l’approbation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé a déclaré qu’« il s’agit d’une décision grave puisqu’elle a pour conséquence de priver le premier parti d’opposition républicaine des moyens d’exercer sa mission au service de la démocratie française. »

Mais s’il s’agissait plutôt d’une chance inespérée de ne plus voir des incapables remplacer d’autres incapables au gouvernement ? La mort financière de l’UMP c’est plutôt une chance d’ouvrir enfin le débat sur le financement public des partis politiques, ces sangsues accrochées comme des syndicats sur la peau des subventions.

Après la création par Fillon du mouvement mort-né RUMP, voici que Copé crée ROUMP en lâchant ses bandes de rhommes politiques dans les rues. Faut-il être lobotomisé par des années de militantisme bas-de-plafond, plus moranesque que romanesque pour accepter d’envoyer un seul centime d’euro à l’UMP, cette Union de la Mendicité Populiste lancée sans honte par Copé et Sarkozy ?

Faut-il être inconscient pour confier de  nouveau la gestion d’un pays en récession à un parti qui n’est pas fichu de gérer son budget correctement et qui s’est enfoncé dans une dette colossale de plusieurs dizaines de millions d’euros, à grands coups de luxueux pince-fesses mondains organisés à très grands frais et à tout bout de champ ?

Sans compter par exemple le coût d’un lipdaube réalisé par de jeunes communi-cons, clip vidéo qui a repoussé les limites de la ringardise en plombant le budget de plus de 30 000 euros de droits d’auteurs à reverser pour l’utilisation comme rengaine d’un navet musical de variétoche inaudible.

Certes Jean-François Copé a souhaité donner l’exemple. Il a réduit son budget pains au chocolat et fait remplacer la voiture de fonction que lui offre gracieusement le parti en passant d’une C6 à une C5. Mais a-t-il supprimé le poste de chauffeur qui va avec, salaire et lourdes charges inclus, soit la plus grosse part du budget de cet avantage en pâture pour carnassiers gavés de privilèges ?

Riches et UMProbables mendiants, dîtes bien à Jean-François Copé qu’il n’obtiendra par un kopeck et qu’il ne relancera pas le parti d’un don de la farce avec son initiative de ra-quête. Pour Nicolas Sarkozy et lui, il va falloir enfin travailler plus pour gagner plus… mais en dépensant beaucoup moins.