Jean-Luc Mélenchon mène son train-train de sénateur en avion et en classe affaires

Allongez Jean-Luc Mélenchon dans un fauteuil d’avion ultra design et le naturel sénateur revient au galop confortable, pour la lutte des classes affaires !

Sacré Jean-Luc Mélenchon. Un bon client du bistrot, quoi que trop rare en ces tristes temps de grisaille météorologique et électorale. Et puis il suffit de l’allonger dans un fauteuil d’avion ultra design pour que le naturel sénateur revienne au galop confortable.

Un billet d’avion, par Monsieur Z.

« Eh bien oui, je n’ai pas mon permis ! Je me déplace en métro comme tout le monde, ça va vite et ça me va bien ». Vous vous souvenez de cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon, candidat sans permis qui se targuait de ne pas abuser de ses chauffeurs ? Aujourd’hui notre frétillant président du Parti de Gauche, politicien professionnel préfère l’avion, et en classe affaires, s’il vous plaît, comme un vrai business-man capitaliste.

Jean-Luc Mélenchon c’est le sénateur qui mène son train-train en avion pour mener la lutte des classes affaires voyez-vous.

Moi quand je voyage je vais en classe affaires. J’ai passé l’âge d’aller me faire briser le dos à la classe économique. Jean-Luc Mélenchon.

Épinglé par Morandini, Jean-Luc Mélenchon a testé un fauteuil d’avion ultra design, probable prototype d’une vente pour compagnies aériennes de riches émirs, en indiquant qu’il ne voyageait plus qu’en classe affaires et pas « à l’arrière », là où les Français moyens sont serrés comme des « sardines ». Le mélange avec le peuple, ça va quelques minutes de discours place de la Bastille. Mais en avion, ne Mélenchon pas les torchons ouvriers et les serviettes en cuir de business-men !

Nous qui attendions un vibrant plaidoyer pour l’égalité de transport pour tous, nous voilà déçus.

La lame pourfendeuse de nantis privilégiés s’est émoussée. À ce train ou cet avion-là, que vont devenir les déclarations de notre grande gueule politique nationale ? Imaginez un peu :

Je fais semblant de faire peur à Hollande place de la Bastille, j’ai passé l’âge d’être sincère avec les électeurs de gauche.

Je ne mange que des quenelles sauce financière, j’ai passé l’âge de bouffer des merguez dans les manifs CGT.

Je suis sénateur, j’ai passé l’âge d’avoir un vrai boulot.

Je ne publie pas ma déclaration de patrimoine, j’ai passé l’âge d’enfumer l’électeur avec des conneries sur la transparence.

Je ne souris plus, j’ai passé l’âge de me brosser les dents.

Au fait Jean-Luc, les ouvriers qu’on veut absolument maintenir à leurs postes en usine au lieu de réfléchir à un fonctionnement socio-économique qui garantit une vraie évolution de carrière après 45 ans, tu ne crois pas qu’ils méritent autre chose que de se « faire briser le dos » ? Dur labeur aux lombaires hein ? En attendant ils se font briser l’espoir en lutte syndicale et en illusions électorales, sur tous les fronts d’ailleurs.

Jean-Luc Mélenchon refuse la publication de son patrimoine