La France gagnerait à avoir moins de ministres comme Victorin Lurel

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Victorin Lurel, ministre méconnu des Outre-Mer aime les dictateurs au grand cœur comme Chavez. Droits de l’Homme fondamentaux bafoués et piètre bilan économique pour Chavez ? Peu importe.

Victorin Lurel, ministre méconnu des Outre-Mer aime les dictateurs au grand cœur comme Chávez. Droits de l’Homme fondamentaux bafoués et piètre bilan économique pour Chávez ? Peu importe.

Par Monsieur Z.

Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer.

Est-ce un goût de l’autoritarisme à géométrie variable, une mémoire très sélective, une furieuse envie d’exister un peu dans les médias ou les trois raisons à la fois qui ont poussé Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer illustrement méconnu du grand public jusqu’à présent à faire une déclaration vibrante d’ambiguïté scandaleuse sur Hugo Chávez ?

En considérant que « Le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Chávez », Victorin Lurel a rejoint son collègue de gouvernement Kader Arif dans le club des ministres qui font des bourdes en tentant le tout pour le coup médiatique, histoire de sortir un peu de l’anonymat ingrat auquel les oblige la gestion d’un ministère discret, gestion heureusement grassement payée avec nos impôts pour compenser cette injustice flagrante.

Le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Chávez.

Il ne sera donc pas inutile, même en cette période larmoyante de deuil socialiste international et de culte communiste de la personnalité d’un Chávez 6 pieds sous terre, de ramener notre ministre 2 pieds sur terre en lui rappelant tout d’abord le passif pesant des années de socialisme bien appliqué au Venezuela : pénuries, inflation, infrastructures délabrées et autres joyeusetés.

Mais notre ministre des outre-passements cultive le goût de la dictature light et de l’autoritarisme sans matière crasse. Au point de déclarer que Chávez avait « respecté les droits de l’homme ». Alors qu’une étude un peu attentive des faits sur une période plus longue qu’une onéreuse sortie officielle de ministre de week-end pour les obsèques d’un chef de nation étrangère, une étude des faits comme celle de Human Rights Watch par exemple, nous prouve à quel point les petits anges socialistes bienfaiteurs imaginés par Victorin Lurel se brûlent les ailes dans les flammes infernales des pratiques autoritaires et des droits humains fondamentaux bafoués : maintien injustifié en prison malgré les décisions de justice, censure de journaux et emprisonnement de leurs propriétaires ou encore chasse aux sorcières sur des opposants au régime calomniés et menacés.

Mais bon, il était tout mignon, frais, apaisé.

Pour rattraper un peu sa bourde, notre ministre de l’outrance n’a pas manqué de comparer Chávez à Léon Blum et au Général de Gaulle avec une admiration à peine dissimulée pour les hommes à poigne qui nous laisserait presque penser qu’il ne nous manque plus qu’une bonne vieille guerre pour que tout aille mieux. Il a également abusé d’une mièvrerie dont seules les mamans sont capables face à leur chérubins, en parlant de Chávez comme d’un bébé qui « était tout mignon, frais ». Ravissant non ? Les communiqués de presse n’indiquent toutefois pas s’il a participé à l’embaumement à sa manière en lui talquant abondamment les fesses.

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Victorin Lurel, très cher ministre de l’outrecuidance, vous qui maniez si maladroitement le pinceau pour barbouiller de tons pastels un sombre décor politique et économique, vous qui êtes pétri de certitudes idéologiques, ces certitudes qui font que partout où le socialisme immaculé est appliqué la population souffre et s’appauvrit, nous tenions à vous signaler que le monde gagnerait à n’avoir aucun homme politique comme vous, voire aucun homme politique du tout pour les plus lucides d’entre nous.

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